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 Cassiopée || Le renard solaire [Finit]

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MessageSujet: Cassiopée || Le renard solaire [Finit]   Jeu Déc 10, 2015 5:36 am

Cassiopée Hoshii
Lorsque le soleil disparaît derrière l'horizon, on peut voir les tournesols s'abîmer dans la tristesse...
Yakumo Ran || Touhou
"Mon nom est Cassiopée Hoshii et je suis indéniablement une femme, âgée de 21 ans. Mon principale défaut est ma possessivité et ma qualité majeure est ma douceur."

  ► Prénom : Cassiopée
  ► Nom : Hoshii
  ► Taille : un mètre soixante
  ► Poids : soixante kilos
  ► Planète d'origine : Zélod III
  ► Groupe : Zélodiens
  ► But :  Vivre, en souvenir de son frère et pour elle-même.
 
La Zélodienne est une jeune femme de petite taille. Ne dépassant pas le mètre soixante, elle a en outre un physique bien découpé. Sa silhouette ne présente aucune graisse superflue, même si elle n'est pas musclée pour autant... Elle fait bien sur un peu d'exercice pour se maintenir en forme, mais c'est surtout un régime équilibré qui lui permet de maintenir son corps à une corpulence moyenne.
Son ventre est plat, surmonté d'une poitrine menue, et ses épaules se prolongent en deux bras fins se terminant par deux mains élégantes. Ses ongles sont longs, et elle aime les décorer d'un verni noir et brillant. Ses jambes sont longues et fuselées, et se terminent par de petits pieds menus.
Son visage est fin lui aussi, barré dans le sens verticale d'un nez droit et légèrement retroussé et dans le sens horizontale par un regard perçant. D'un or lumineux, ses yeux sont mis en valeur par de longs cils blonds surmontés de fins sourcils de la couleur des blés. Ce visage est complété par des lèvres pâles, sans artifice, souvent étirées en un sourire espiègle. Son visage au menton pointu est surmonté d'une chevelure courte et brillante, d'un blond pâle parfois barrée de quelques mèches plus sombres, en particulier sur les couches inférieures.
Mais s'arrêter ici reviendrait à oublier ce qui fait de la jeune femme une zélodienne : En effet, comme ses semblables, elle arbore deux oreilles et une queue de renard. La fourrure de ses oreilles est du même blond que celui de ses cheveux, mais devient brune sur la pointe, offrant un joli dégradé. Sa queue, épaisse et touffue, est cependant particulière puisque si elle commence par une unique implantation dans le prolongement de sa colonne vertébrale, elle se sépare à mi-parcours en deux queues plus fines. De même que pour ses oreilles, la fourrure de sa queue est blonde mais se dégrade petit à petit vers le brun.
Elle aime porter de lourdes robes à fourrure, et il est rare que ses mains dépassent de ses manches ou ses pieds des pans de ses vêtements, car plus elle est couverte plus elle se sent à l'aise. Sa robe préférée est noire mais pourvue de manches longues et blanches. Évasées, elles couvrent ses bras et ses mains et se constituent en réalité de plusieurs épaisseurs de tissu épais et confortable. La robe en elle-même retombe sur ses pieds, et est encore couverte sur l'avant d'une bande de tissu noir ornée de motifs bleus et blancs en spirale. Elle porte à ses pieds des souliers épais montant sur ses chevilles, lacés par des rubans d'argent.
Description Physique


 
Indéniablement, les Zelodiens sont des êtres aux émotions à fleur de peau, sensibles et expressif. C'est tout naturellement que Cassiopée à adopté ce trait de caractère qui fait parti de sa nature profonde. Elle est attentive et réceptive, et elle a du mal à se détacher de ses émotions. Elle a tendance à réagir au delà de la raison, et à se montrer tour à tour trop en colère ou trop heureuse d'un fait qui devrait entraîner, chez toute autre race, une réaction plus normal. En outre, elle est très empathe, et comprend facilement les états d'esprits des gens qui l'entourent. Elle déprime facilement si une personne proche d'elle et qu'elle apprécie déprime, et elle est de même heureuse lorsqu'elle est en présence de gens heureux. Elle prend ainsi facilement en pitié les personnes malheureuses ou blessées, même si ces personnes sont des ennemies.

D'un naturel posé, elle est extrêmement paisible lorsqu'on la laisse exprimer sa personnalité profonde. Elle aime la sérénité, et elle a souvent été un petit îlot de tranquillité pour ses proches lorsqu'ils recherchaient l'apaisement. Gentille comme tout, elle ne rechigne jamais à aider une personne, qu'elle l'apprécie ou non. Elle n'a pas la rancune facile, et elle offre toujours à ceux qui lui ont fait du mal la possibilité de se racheter à ses yeux, car elle n'aime pas être en mauvais terme avec les gens. Elle préfère penser que chaque être vivant à du bon en lui.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la passion de la Zelodienne n'est pas la magie. Elle est versée dans son art, mais si elle s'intéresse énormément à la magie de ses sceaux, elle ne peut pas s'empêcher de revenir perpétuellement à ses premiers amours : les plantes, et en particulier les fleurs. Elle a la main verte, et elle aime s'occuper d'un jardin et voir ses plantes grandir et s'épanouir pour en tirer, à terme, les fruits. Elle est versée dans la confection d'onguents, de parfums et d'huiles faites à partir de plantes, et elle ne se sent jamais aussi bien que lorsqu'elle est au milieu de ses fleurs.

Cassiopée est une femme calme est posée, empathe et sensible, qui ne cherche pas à cacher ses émotions lorsqu'elles la prennent... Mais il subsiste en elle une certaine part sombre, née des suites d'un événement tragique survenu dans son adolescence. En effet, depuis sa mort, son frère jumeau, avec lequel elle entretenait une relation fusionnelle, lui manque énormément. Elle a en outre du mal à nouer avec les gens des relations réellement profonde, car elle a peur de la souffrance qu'une séparation pourrait lui causer. Ainsi, si elle n'a aucun mal à nouer des amitiés, elle a du mal à laisser une relation évoluer plus loin que ce stade très superficiel, et elle en souffre énormément... Elle a besoin d'une vie sentimentale plus complète, mais... Elle ne parvient plus à se laisser aller.
Description Mentale


 
Partie I - La fin d'une ère

« Quand j'étais petite, nos parents nous racontaient souvent cette histoire. Celle de cet énorme monstre qui, les nuits de pleine lune, ravageait nos villes et nos villages. Chaque soir de pleine lune, nous posions des prières sur les fenêtres et aux portes pour tenter d'éloigner le monstre, que nous prenions pour un démon. Mon frère et moi, nous les regardions écrire les prières avec attention, car nous étions conscient que c'était elles qui protégeaient notre famille lorsque d'aventure un démon venait dans notre village. Et il en venait souvent. Mais nous ne savions pas, alors, que le monstre qui se manifestait à la pleine lune n'en faisait pas parti. Maintenant je le sais, parce-que nos parents n'ont rien pu faire pour nous défendre. »

Le sol avait cessé de trembler depuis longtemps lorsque les quatre Zelodiens secourables arrivèrent sur les lieux du carnage. La pleine lune avait eu lieux quatre jours plus tôt, et s'ils n'avaient pas osés s'approcher avant de peur que le monstre soit resté sur les lieux, ils osaient finalement approcher du village en ruines. Ils avaient peu d'espoir de trouver des survivants, mais ils voulaient se rendre compte de l'étendu des dégâts et ramener les corps des victimes à leurs familles... Ils s'engagèrent donc sur le lieux du sinistre, le cœur lourd mais déterminés à ne pas faillir.

Plus ils avançaient, plus ils se rendaient compte de l'étendu des dégâts. Certains des corps étaient tout bonnement irrécupérables, d'autres, séparés en plusieurs morceaux, gisaient aux quatre coins du village. Les quatre Zelodiens en avaient les larmes aux yeux. Ils détestaient ce genre de travail, mais il fallait bien que quelqu'un le fasse... Et puis, alors qu'ils s’enfonçaient dans les profondeurs du carnage, ils le sentirent. Tous les quatre en même temps. Les fantômes d'une utilisation de magie un peu plus loin. Un espoir fou naquit en eux, et ils ne prirent pas le temps de discuter avant de se précipiter vers l'origine de la sensation.

La maison avait sans contexte appartenu à quelqu'un d'aisé. En faite, elle ressemblait beaucoup à une maison de campagne d'une personnalité riche. Les matériaux étaient précieux et, si le tout n'avait pas été totalement détruit, la maison aurait été sans aucun doute élégante et raffinée. On voyait, au milieu des décombres, les restes de draps de soie filés d'or qui avaient servi de rideaux aux fenêtres, et le verre brisé laissait tout de même entrevoir un travail de verrier de qualité. Mais les émanations magiques ne venaient pas de la surface, et les quatre Zelodiens s'en rendirent vite compte. Elles venaient d'en dessous.

Ils se mirent à la recherche d'un accès, et l'un d'eux finit par trouver une grosse trappe sous un tapis à moitié déchiré. Sans le triste état du tapis, et s'il n'avait pas été en train de chercher activement ce qu'il avait trouvé, il serait sans aucun doute passé à coté. Il appela ses camarades et tous vinrent le rejoindre alors qu'il ouvrait la trappe, dévoilant un espace sombre et étroit.

« Lorsque nous avons entendu des bruits au dessus de nos têtes, nous avons cru que le monstre était revenu. Puis la trappe s'était ouverte et un visage était apparu dans son encadrement. Mon frère serrait ma taille à m'en étouffer, et si notre mère nous avait passé des bouteilles d'eau avant de refermer la trappe sur nous, nous n'avions rien mangé depuis un temps que nous n'aurions su mesurer. On me dit encore aujourd'hui que cela avait probablement duré quatre jours. Nous étions donc faibles et effrayés. Mais quand nous avons reconnu la forme caractéristique des oreilles de renard, nous avons ressenti un soulagement tel que mon frère s'en est évanoui. »

Il sortirent les enfants du réduit pour se rendre compte qu'ils n'avaient probablement pas mangé depuis longtemps. Ils se départirent donc d'une partie de leurs provisions, et la fillette mangea autant qu'on le lui autorisa avant de l'arrêter. Après un jeun, le corps avait besoin de se réhabituer à manger. Le garçon s'était évanoui, ils lui firent donc boire un peu d'eau en attendant. Il leur fallut plus de temps pour arracher des lèvres de la fillette ce qui s'était parlé, mais elle finit par s'exprimer d'une voix tremblante.

- C'est le monstre, il est venu à la pleine lune... Papa et Maman nous ont mis dans la trappe et ils l'ont refermée. Il y a eu du vacarme pendant longtemps, puis un grand silence encore plus longtemps... Et puis après vous êtes arrivés.

Elle leva un regard angoissé sur les quatre Zelodiens, se mettant soudain à trembler elle-même autant que sa voix. Elle angoissait visiblement, et l'un des secouristes lui plaça une couverture sur les épaules dans laquelle elle s'enroula.

- Où... sont nos parents..?

Ils se regardèrent, l'air gêné et attristés. L'un des hommes finit néanmoins par se pencher sur elle et posa ses douces mains sur ses épaules pour la regarder dans les yeux. Ce qu'il s'apprêtait à infliger à cette enfant était cruel, mais il n'avait pas le choix.

- Vos parents sont morts, ma pauvre...

Il lui laissa le temps d'assimiler la nouvelle. L'enfant avait beau s'en douter, cela lui fit tout de même un choc et les dernières couleurs qu'elle avait sur les joues désertèrent son visage. Elle fondit bientôt en larmes en serrant son frère jumeau inconscient contre elle. Elle se sentait anéantie, et elle n'osait pas imaginer l'état dans lequel serait son frère, qui avait toujours été plus chétif qu'elle...

- Je suis désolée, mais j'ai besoin de savoir... Avez-vous de la famille, ailleurs ?

Le temps que les mots se fraient un passage dans son esprit embrumé par le chagrin et elle hocha la tête. Ils y allaient une fois l'an avec leurs parents, une ville à quelques jours de marche. A l'occasion du nouvel an, ils rendaient visite à la sœur de leur mère. Abandonnant d'un commun accord la mission sinistre qui était la leur, les quatre Zélodiens promirent aux enfants de les amener à leur tante pour qu'elle puisse s'occuper d'eux. Les vivants étaient plus importants que les morts, et ces enfants avaient besoin qu'on s'occupe d'eux, ils avaient besoin d'une présence familière...

Partie II - Les tournesols

« Quand nous arrivâmes chez ma tante, elle fut tout d'abord surprise mais heureuse de nous voir, mon frère et moi. Elle s'inquiéta ensuite de l'absence de nos parents, et lorsque nos quatre sauveurs lui apprirent qu'ils étaient morts, elle en fut aussi dévastée que mon frère et moi. Nous passâmes les semaines suivantes à nous soutenir mutuellement, et elle promit de veiller sur nous comme si elle avait été notre mère. Et ainsi fit-elle. Mon frère était d'une santé fragile, et cela était d'autant plus vrai depuis le drame qui nous avaient enlevé nos parents. Il déprimait constamment, et le voir dans cet état m’enfonçait moi aussi. alors je résolu d'être positive pour nous deux. C'était dur. C'est à peu près à cette période que notre tante commença à m'enseigner le métier qui était celui de tous les membres de notre famille maternel depuis des générations : la chasse aux démons. »

Elle avait vu de nombreuses fois sa mère tracer élégamment les prières sur les talismans, mais tenter de faire soi-même des talismans, elle n'avait jamais compris à quel point cela pouvait être difficile. Il fallait insuffler la magie dans chacun des coups de pinceau, et si, d'un point de vue extérieur, elle donnait simplement l'impression d'écrire sur des bandes de papier, elle s'épuisait rapidement à faire ce travail et elle était frustrée de la faible efficacité de ses talismans. Quand elle comparait la puissance dégagée par ceux de sa tante avec les siens, elle était découragée. Arriverait-elle un jour à la cheville de la sœur de sa mère ?

Elle passait ses matinées à s'entraîner à la confection de ses talismans, et l'après-midi elle poussait son frère à sortir avec elle. Ils n'allaient jamais plus loin que les jardins de la riche propriété, mais Cassiopée était certaine que son jumeau avait besoin de respirer un peu d'air frais chaque joue. Son état ne s'arrangeait pas et il ne passait jamais plus de deux heures en sa compagnie à l'extérieur, mais leur tante était d'accord avec la fillette : Sirius avait besoin de prendre l'air et de marcher.

Ainsi découvraient-ils ensembles les jardins de la demeure de leur tante. Entretenu par deux jardiniers, il était immense et pourvu de nombreuses plantes exotiques et rares, mais l'affection de la renarde se portait sur une variété de fleur en particulier. Une fleur toute simple, commune, mais qui exprimait à son sens la direction qu'elle voulait faire prendre à sa vie : le tournesol. Cette fleur avait en effet la particularité de se tourner vers le soleil, et la métaphore plaisait à Cassiopée. Elle aussi voulait regarder vers la lumière, et ne pas se laisser submerger par les ombres de son passé. Sirius préférait le lierre, et sa sœur se doutait de la raison de ce choix. Elle comprenait que son frère se sente prisonnier de la mort de leurs parents, qui pesait sur lui et sur sa santé fragile. Il avait toujours été plus délicat et sensible qu'elle.

Cassiopée emplir la chambre de son frère de tournesols. C'était une plante solide, et avec les conseils des jardiniers elle parvenait à les faire survivre très longtemps. Ainsi commença son apprentissage de la botanique, de la volonté d'aider son frère à se sentir mieux. Car si les talismans pouvaient lutter contre les démons et les mauvais esprit, ce qui rongeait l'âme et le corps de son frère était tout autre chose. c'était le poids de la tristesse qui ne s'efface pas, ainsi que la menace d'un corps fragilisé qui ôtait toute perspective d'avenir. Prenant très à cœur le bonheur de son frère, Cassiopée appris auprès des jardiniers de la demeure, pendant son temps libre, à préparer des onguents à base des plantes du jardin pour masser les articulations endolories de Sirius. Elle appris à confectionner les parfums qui dégageaient l'esprit et l'âme, et elle apprit à préparer les tisanes qui apaisaient les cœurs et procurait un sommeil reposant.

Sirius en était reconnaissant à sa sœur, et il se trouvait d'autant plus misérable de ne pas être capable de fournir autant d'efforts qu'elle pour son propre bien-être. Il essayait de l'aider comme il pouvait, il l'accompagnait lors des sorties qu'elle lui imposait et il l'écoutait parler de ce qu'elle faisait, de l'avancement de ses différents apprentissages et des plantes dont elle apprenait à s'occuper. Et lui, il lui parlait de ses lectures et de ce qu'il aurait aimé faire si sa santé le lui avait permis.

« Il arrive que je m'en sois voulu parfois qu'il ait été plus faible que moi. C'était de la pure paranoïa, mais je me demandais si je n'avais pas hérité de toute notre force à la naissance, le dépouillant de la sienne. Certaines choses que j'avais lues disaient que les jumeaux étaient souvent fait ainsi : l'un était plus faible que l'autre, car ils auraient du être une seule personne à la base. Il fallut les efforts combinés de ma tante et de mon frère pour me convaincre du contraire. Mais l'état de santé de Sirius ne faisait que décliner, et j'avais beau faire tous les efforts possible, je n'arrivait pas à le sortir de cette pente savonneuse sur laquelle il s'engageait, contre sa volonté. J'avais quinze ans le jour où il est mort... Nous étions dans le jardin. »

Cassiopée avait emmené son frère pour sa promenade quotidienne. Cela faisait deux ans qu'il n'avait plus la force de sortir chaque jour, mais il mettait un point d'honneur à suivre sa sœur au moins une fois par semaine. Elle lui montrait alors les nouvelles merveilles du jardin, les fleurs qui s'ouvraient en cette période de l'année, même lorsque l'on était au plus froid de l'hiver. Mais ce jour-là, il faisait beau et l'été était sur eux depuis plusieurs semaines. Le frère et la sœur étaient assis dans les tournesols, la fleur préférée de Cassiopée. Ils parlaient - enfin Sirius écoutait sa sœur deviser avec animation sur l'arnica, cette plante qui était miraculeuse pour soigner les contusions - lorsque le Zelodien fut pris d'une quinte de toux violente, comme celles à laquelle il était sujet depuis deux semaines. Cassiopée s'interrompit dans son discourt pour regarder son frère avec inquiétude.

- Ça va..?

Il hocha péniblement la tête en portant un mouchoir à ses lèvres et se remit à tousser. Lorsqu'il écarta le mouchoir, il était maculé de sang. Inquiète, Cassiopée voulut se lever et aller quérir l'aide d'un médecin mais son frère la retint par le bras, réussissant à articuler entre deux quintes de toux :

- Reste avec moi...

Elle resta donc avec lui, le prenant dans ses bras, et ses traits se tordaient d'angoisse à chaque nouveau soubresaut de sa poitrine qui tentait d'expulser ce qui l'encombrait. Et à chaque fois qu'il toussait, il crachait un peu de sang. Vint enfin un moment ou il cessa de s'arracher la gorge et ou il retomba entre ses bras. Il avait fermé les yeux et il semblait évanoui, ses bras pendant, inertes, à ses cotés. Morte d'inquiétude, l'adolescente n'osa d'abord pas vérifier, puis elle finit par poser sa main sur la poitrine de Sirius.

« Lorsque le soleil disparaît derrière l'horizon, on peut voir les tournesols s'abîmer dans la tristesse... »

Son cœur ne battait plus.

Partie III - L'un et l'autre

« Mon frère et moi étions comme les deux faces d'une seule et même pièce. Lorsqu'il est mort, ce fut le coup de trop pour moi. Mes parents m'avaient étés brutalement arrachés, et j'avais du me faire rapidement à leur disparition, mais là... J'avais vu Sirius décliner lentement mais surement vers la mort, et je n'avais rien pu faire. Malgré mes efforts, malgré le temps que j'avais passé avec lui à soulager ses douleurs, il était mort entre mes bras d'une cause des plus naturelles : la maladie. Je passai une fort mauvaise année, rongée par la tristesse, le cœur déchiré. On venait de me retirer ma moitié. Et pourtant, je devrais bien continuer à vire... Non ? »

Pendant un an, Cassiopée ne parvint pas à aller au delà de la mort de son frère. Elle déambulait dans la maison de sa tante et s’acquittait de ses tâches machinalement, comme si elles n'avaient aucun intérêt. Elle continuait d'apprendre auprès de sa tante l'art de confectionner des talismans, mais ils n'avaient aucune force car elle n'y mettait pas de cœur. Même ses précieux tournesols dépérissaient dans son jardin sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle avait perdu le gout de vivre, ce qui inquiétait beaucoup sa tutrice.

Une année complète, au terme de laquelle la renarde faillit bien trouver la mort. Un incident qui lui fit enfin prendre conscience que la vie était un bien précieux qu'il ne fallait pas gaspiller. Ce fut également ce jour-là qu'elle rencontra un véritable démon. Il attaquait la ville, et quelqu'un était arrivé en courant à la demeure de sa tante pour lui demander de l'aide. On savait que sa magie était très efficace contre cette engeance, et la femme vit là une occasion de faire sortir sa pupille des ombres de sa dépression et elle l'emmena avec elle. Morose, Cassiopée suivit néanmoins sa tante jusqu'à la rue dévastée par le démon.

La créature était trapue et sa peau violette se couvrait de poches de pus qui faisaient paraître sa peau transparente en certains endroits. Deux yeux mauvais profondément enfoncés dans leurs orbites se levèrent vers la tante et la nièce, et ses lèvres se retroussèrent sur trois rangées de dents pointues longues comme des couteaux. Ses bras démesurément longs se terminaient par quatre griffes, et chacune de ses mains tenait la moitié d'un zélodien. Le malheureux était à moitié dévoré. Horrifiée, Cassiopée regarda le démon délaisser les restes de son repas pour s'intéresser à ces deux proies dont le sang battant l'attirait comme un aimant. Ce fut un déclic dans l'esprit de l'adolescente.

Elle ne voulait pas que la créature la tue. Elle voulait rester en vie.

Elle recula de quelques pas derrière sa tante qui déjà sortait un talisman des poches de ses vêtements. Le tendant devant elle, la femme invoqua la puissance de l'élément foudre et le parchemin se désagrégea entre ses doigts pour se transformer en un éclair fulgurant qui frappa la créature en pleine poitrine. Un instant désorientée, le démon cessa d'avancer, puis il se rendit compte que la foudre l'avait énervé plus qu'autre chose et il bondit avec une vitesse fulgurante sur les deux femmes. La magicienne prit un grand coup de patte qui l'envoya voler à plusieurs mètres avant d'avoir pu sortir un autre talisman et s'assomma contre un mur à moitié écroulé, laissant l'adolescente de seize ans seule. Furieusement, Cassiopée fouilla ses propres poches à la recherche de ses maigres tentatives de talisman, mais elle n'eut pas le temps de mettre la main dessus que le démon se penchait déjà sur elle, une longue langue gonflée et violette pendant de sa gueule. Glacée d'effroi, l'adolescente recula de quelques pas lorsqu'une forme sombre entra dans son champ de vision.

A une vitesse fulgurante, une petite créature étrange venait de faire son apparition et s'était jeté sur les yeux du démon pour l'aveugler. Un hurlement semblable à un cliquetis de chaîne retentit tandis que Cassiopée courrait jusqu'à sa tante et fouillait frénétiquement ses poches à la recherche d'un talisman puissant. Elle finit par mettre la main sur ce qu'elle cherchait et l'extirpa d'entre les parchemins pour le lire attentivement, car une seule erreur dans la formule pourrait en annuler tout simplement les effets, tout en détruisant le talisman. De plus, elle ne l'avait pas écrit elle-même, aussi n'était-elle pas certaine que cela fonctionnerait... Elle prit son courage à deux mains et, comme sa tante un peu plus tôt, tendit le talisman devant elle et incanta :

- J'invoque le pouvoir de la clé. Celle ce démon pour moi, j'en t'en prie !

Sa voix tremblait légèrement, mais elle parvint à prononcer chaque mot clairement et le parchemin fit comme le premier. Il partit en fumée, et trois chaînes surgirent du néant pour s'enrouler autour de la créature violette et l'attacher solidement. Les liens se mirent à briller d'une lueur pâle et le démon s'écroula, soudain privé de ses pouvoirs et de sa force. Ce n'était que temporaire, après tout Cassiopée était effrayée et elle n'avait pas confectionné elle-même le talisman, mais cela lui laisserai peut-être le temps de réveiller sa tante... Elle se pencha sur la femme inconsciente et la secoua, la suppliant de se relever, de se réveiller. Elle était morte de peur. Lorsque la magicienne émergea en grognant, elle commença à lui expliquer précipitamment ce qu'elle avait fait pour neutraliser le démon, mais son discourt était embrouillé et les liens commençaient déjà à s'en aller.

Alors la tante de Cassiopée fit son travail. Profitant de la désorientation du démon, elle invoqua le pouvoir de ses talismans pour le conjurer définitivement. Le démon s'évanouit, ne laissant derrière lui que le carnage qu'il avait causé. Mais Cassiopée cherchait encore quelque chose des yeux. Elle cherchait la forme qui l'avait aidée. Elle n'eut pas besoin de chercher longtemps cela dit, car son sauveur s'approcha d'elle d'un pas léger. Il semblait glisser sur le sol. C'était une petite créature aussi longue que son avant-bras, du bout de la queue à la pointe de son museau. Il ressemblait beaucoup à un chat, mais sa queue était bien plus touffue et son pelage semblait évanescent, comme s'il avait été fait de fumée. Il avait les yeux d'un bleu profond, proche de celui du ciel alors que la nuit venait de tomber. plusieurs points lumineux brillaient dans sa fourrure, imitant la constellation du chien.

Epilogue - Sous le même ciel

« Cette créature, ma tante me la désigna comme un Shikigami, une sorte d'esprit protecteur. Elle me dit que j'avais beaucoup de chance qu'il soit venu à moi, et qu'il me défendrais et m'aiderais lorsque je serais confrontée aux démons. Elle s'excusa aussi de nombreuses fois pour avoir mis nos vies en danger, mais je lui pardonnais volontiers. Je l'aimais presque comme une mère, et je ne voulais pas qu'elle sen veuille puisque tout s'était finalement bien terminé...

Le Shikigami me suivit depuis ce jour partout où j'allais. Suite à l'incident du démon violet, je réalisai que la vie valait la peine d'être vécue malgré les souffrances qui pouvaient en paver le chemin, car j'ai vraiment craint de finir entre les mâchoires du monstre. Je recommençai à m'occuper de mes fleurs, et je m'attristai en voyant l'état dans lequel se trouvait mes tournesols. Je les avaient délaissés, oubliant qu'ils avaient étés comme moi témoins du déclin puis de la mort de Sirius. Et lorsque le Shikigami me regardait les remettre en état, il hochait la tête comme si je faisais quelque chose de bien. Mon cœur guérissait lentement.

Je repris également l'étude de la confection et de l'utilisation des talismans. Je ne souhaitais pas me retrouver à nouveau dans la situation désespérée dans laquelle je m'étais trouvée lorsque j'avais rencontré le Shikigami. La peur que j'avais ressenti fut un catalyseur puissant, et j'appris plus sérieusement, plus efficacement que jamais à me défendre face à ces créatures horrifiques. Je voulais pouvoir réellement aider ma tante, ne plus être pour elle un poids mort. Si bien que, quelques années plus tard, elle me quitta pour prendre sa retraite et aller habiter à la campagne, me laissant les rennes de sa demeure en ville. Je m'en accommodai tant bien que mal.

Le Shikigami ? Je n'ai pas su pendant longtemps comment l’appeler. Et puis, finalement, je décidai de m'inspirer de la constellation qui marquait son pelage pour l’appeler "Inu". Ce nom semblai lui plaire et il l'adopta sans mal, heureux que je lui demande son avis avant de lui attribuer arbitrairement un nom. Il me fait penser à mon frère, et parfois, lorsque je pose les yeux sur lui, j'ai l'impression qu'il me dit àquel point il est fière de moi. Mais peut-être que ce n'est qu'une illusion...

En tout cas, mes tournesols n'ont jamais étés aussi magnifiques.
»
Histoire du Personnage


 
HRP
Dans la réalité je suis...
► Pseudo(s) fréquent(s) : Yureliom
  ► Tu as quel âge ? 23 ans
  ► Tu nous a trouvé où ? Je suis le double-compte de Khail ^^ J'ai l'droit, Pan a dit que je pouvais '^'
  ► Comment tu trouve le forum ? A l'origine, je cherchait un forum Dragon Ball avec Koda...
  ► T'as un autre compte? Lequel ? Voir plus haut '-'
  ► T'as pas un truc à nous dire hein ? Cette section pourrait me permettre de dire tout un tas de truc, et je vais m'efforcer de le faire pour le simple plaisir de savoir que vous allez certainement lire pour essayer de trouver une réponse intéressante. Attention, n'allez pas croire que je ne vais rien dire de pertinent, gardez juste en tête que cela va mettre du temps à arriver. Etant moi-même victime de ce genre de subterfuge, je sais que c'est toujours rigolo de lire quelqu'un qui raconte de la merde pendant un quart d'heure pour au final ne rien en tirer de véritablement important. Qu'importe, moi j'aime le troll. D'ailleurs, l'ancien skin de Lollypoppy faisait un très bon trollface, et je trouve ça assez excellent qu'ils aient gardé ce sourire magnifique pour son rework lorsqu'elle danse. Juste magnifique. Mais bon, LoL c'est pas trop notre sujet... Une dernière connerie pour la route ? Les renards, c'est Keule '^'
  ► Code du règlement : Vous pouvez y goûter, je vous dis que ces fleurs sont comestibles ! *brandit des jonquilles*

 
Code de Frosty Blue de Never Utopia


Dernière édition par Cassiopée le Dim Déc 13, 2015 8:00 pm, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Cassiopée || Le renard solaire [Finit]   Jeu Déc 10, 2015 6:21 am

Re-Bienvenue Khail! J'espère que ce personnage sera intéressent et bonne continuation pour ta fiche Wink
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MessageSujet: Re: Cassiopée || Le renard solaire [Finit]   Jeu Déc 10, 2015 1:24 pm

YAKUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !

re Khail Surprised
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Gray Ashura

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MessageSujet: Re: Cassiopée || Le renard solaire [Finit]   Jeu Déc 10, 2015 1:35 pm

XD Bonne préz !

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MessageSujet: Re: Cassiopée || Le renard solaire [Finit]   Dim Déc 13, 2015 8:00 pm

Ma fiche est terminée ^^
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MessageSujet: Re: Cassiopée || Le renard solaire [Finit]   Dim Déc 13, 2015 8:28 pm

Alors j'aurai fait pété un niveau 30 malheureusement les Zélodiens sont validés plus faibles que les autres, donc niveau 15 rang F ^^

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MessageSujet: Re: Cassiopée || Le renard solaire [Finit]   Dim Déc 13, 2015 9:30 pm

Félicitations Cassiopée ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Cassiopée || Le renard solaire [Finit]   

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Cassiopée || Le renard solaire [Finit]

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