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 La chauve-souris mélancolique. Un visage triste dans les ténèbres. [PNJ de Kamui] (Terminé)

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MessageSujet: La chauve-souris mélancolique. Un visage triste dans les ténèbres. [PNJ de Kamui] (Terminé)   Dim Aoû 10, 2014 5:34 pm



Fiche de Présentation d'Ulquiorra



Informations

► Prénom : Ulquiorra
► Nom : /
► Age : 250 ans
► Sexe : ♂
► Race : démon originel
► Planète D'origine : Makyo
► Rang et Niveau souhaité (facultatif) : 100% - 125% de Kamui
► Comment avez vous découvert le forum ? : Je suis Kamui Shiro
► Code du règlement : les démons sont la classe incarnée
► Votre avis sur le forum ? Nice.



Caractère
Les rares démons qui l'ont croisé n'ont pas vécu assez longtemps pour se faire une idée de sa personnalité. Ce démon est un être à première vue assez violent et semble dénué d'intelligence. Mais la réalité est toute autre. Cet être redoutable n'évolue, en fait, pas dans le même univers que la plupart de ses semblables d'où leur difficulté à le comprendre. Il n'évalue le monde qui l'entoure que par sa vue. Ce récent démon originel est un être impassible, calme, doté d'un très grand sang-froid et se révèle être assez effrayant. Il est, en outre, doté d'une très grande intelligence et faculté d'analyse. Ses intentions sont toutefois inconnues mais il considère les démons originels comme des êtres supérieurs méritant de régner sur l'univers. Sa petite particularité est qu'en plus de n'être doté que d'un sens sur cinq, il est un nihiliste convaincu.

Physique
Ce jeune démon originel a une apparence assez frêle. Son corps est très maigre et élancé et entièrement blanc. Vu de loin, ce démon ressemble un peu à une chauve-souris blanche humanoïde. Sa tête est assez étrange et dérangeante. Ses cornes font légèrement penser à des oreilles de chauve-souris et ses grands yeux couleur émeraude possédant des pupilles en forme d'amandes ont une lueur effrayante. Son visage orné de deux bandes vertes verticales partant du bas de ses yeux lui donne constamment un air mélancolique. Ses membres semblent très fragiles de par leur maigreur mais étant dénué de bouche, cet être maléfique a appris à s'alimenter autrement. Ses ailes démoniaques sont situées dans le bas de son dos et s'avèrent, avec sa longue queue noire, être ses membres les plus puissants sous sa forme basique. Le dernier point dérangeant est la présence d'un trou au niveau de son cœur qui trône au centre de son torse.



Histoire

CHAPITRE 1 : NAISSANCE AU CŒUR DES ENTRAILLES DE MAKYO


Au cœur des montagnes ténébreuses,

Sur Makyo, il existe un lieu où la lumière du jour ne passe jamais, un endroit sombre et dangereux, sec et étouffant. Dans les montagnes ténébreuses, il existe un ravin s'ancrant dans les profondeurs insondables du monde des démons. Dans ce gouffre, un véritable labyrinthe de galeries s'étend sur plusieurs milliers de kilomètres dont certaines mènent à des culs-de-sac, d'autres à la surface et l'une d'entre elle à un temple de lave. Parmi ces galeries, il en existe une très peu empruntée qui mène en un endroit plus profond encore et tellement sombre qu'aucune lumière et qu'aucun être ne pourrait venir au secours du malheureux qui s'y serait échoué.

Au plus profond des montagnes, il existe une cavité large de plusieurs kilomètres et contenant de nombreuses galeries menant vers d'autres cavités mais il n'y en a qu'une qui mène vers la surface.

C'est donc dans cette grotte dénuée de lumière que je vis le jour. Mes semblables étaient noirs et se muaient aux ténèbres. Moi j'étais blanc. Ils étaient dotés de crocs aiguisés et pouvaient voir, mordre, entendre, sentir et toucher. Moi, tout ce que je possédais était mes yeux. Des yeux couleur émeraude pouvant voir de nombreuses choses. Je pouvais discerner l'apparence de mes ennemis dans l'obscurité comme en plein jour, voir leur aura, le flot d'agressivité qui émanait d'eux ainsi que leurs intentions rien qu'en observant leurs traits changer.

Dans cet endroit humide et frais, les autochtones s'agglutinaient aux lacs pour boire et dévoraient avec sauvagerie les faibles. Étant différent, je fus maintes fois pris pour cible mais nul de parvint à me vaincre. Quoiqu'ils fassent, je ne ressentais rien. Je n'avais pas eu de mal à me débarrasser de ces charognards encombrants et agressifs. Il m'avait suffit de me retirer, de régénérer mes membres et d'attendre. Je n'avais nul besoin de dormir mais eux, si. Et lorsqu'ils furent tous gagnés par le sommeil, je les avais anéantis à mains nues. J'avais beaucoup erré dans ces cavernes sans rencontrer davantage de créatures hostiles. Tout était calme, je ne ressentais rien. J'avais juste un sentiment ou une impression de vide. Je ne pouvais rien entendre, rien mordre, rien sentir, rien ressentir ni dormir. Je n'avais aucune compassion et continuais de marcher dans les ténèbres.

J'avais déduis un fait lors de mon errance. Les choses qui se reflétaient dans mes yeux n'avaient aucun sens et les choses qui ne pouvaient s'y refléter n'existaient pas. Je marchais et parcourais des kilomètres sans but, sans fin, sans jamais trouver quoique ce soit qui ait un sens à mes yeux.

Et puis, un jour, dans une grotte inexplorée, je découvris quelque chose qui me captiva. Une lumière dans les ténèbres. Un point blanc dans l'immensité de cette cavité. Une fois arrivé à ce dernier, je découvris que l'étrange objet fluorescent était un arbre doté de nombreuses branches pointues et dépourvues de feuilles. C'était la première fois que mon regard était autant captivé. Était-ce le lieu de ma naissance ? Il n'avait aucune couleur, n'émettait aucun son, aucune odeur et n’interagissait avec rien. Il existait tout simplement et se tenait là, devant mes yeux. C'était sûrement la chose la plus proche du vide sur laquelle j'avais pu poser mon regard. J'avais envie de me noyer dans ce vide. Je m'enfonçais alors dans les branches ne ressentant pas mes blessures et m'y enfonçais jusqu'à me retrouver en son sein. Même si j'y perdais ma vue et aurai été dissous par ce grand vide, je me sentais comme si tout ce qui m'entourait avait disparu. J'étais heureux.


CHAPITRE 2 : INTRUSION

J'étais resté des heures, des jours, des semaines, des mois et peut-être même des décennies au sein du grand vide quand mon attention fut attirée par quelque chose d'extérieur. Il y avait du mouvement vers la surface. La première chose qui me tira de mon inertie fut un puissant tremblement de terre venant de la surface. Quelque chose avait dû s'écraser dans le ravin. Le tremblement et la chute de roches s'étant arrêtée, je ne prêtais plus attention à ce petit désagrément et restais à ne rien faire impassible.

Je continuais d'observer le plafond et les énergies de la surface sans y prêter attention quand je vis une couleur étrange et étrangère fuir une autre massive et impressionnante. Elles s'affrontaient plusieurs kilomètres plus loin en hauteur et la plus petite n'était semble-t-il pas de taille face à la grosse lueur. Ce spectacle était divertissant mais n'avait aucun sens. La grosse lueur commençait à faiblir alors qu'elle était supposée faire disparaître la plus petite. Les lueurs bougeaient relativement vite puis la grosse lueur gagna en intensité et envoya un rayon vers la faible qui prit la fuite. Cette dernière se rapprocha des profondeurs du ravin. C'était insensé, de nombreux démons résidaient dans les profondeurs et il était très probable qu'elle se fasse dévorer pendant son inconscience mais cela n'avait aucune importance.

Plusieurs jours passèrent, puis la petite lueur se mit à se déplacer à nouveau. Elle se rapprochait davantage de mon sanctuaire mais elle s'arrêta avant de rejoindre les profondeurs les plus sombres de la planète. Elle devait avoir rencontré quelqu'un ou quelque chose de puissant. C'est alors que j'aperçus une énorme lueur diabolique. Tandis que la grosse lueur était apparue d'un seul coup, le plafond se mit à nouveau à trembler et des roches tombèrent.


Soudain, le plafond céda et une lueur que j'avais observée, plusieurs jours plus tôt, me fit face. Le démon hideux qui me faisait face était gravement blessé mais toujours suffisamment fort pour être un potentiel danger. Son corps avait dû être attaqué par les démons des profondeurs quand il était parti à la poursuite de la faible lueur mais en utilisant trop de force, il avait explosé le plafond et atterri dans mon sanctuaire. Je sortais donc de l'arbre et me plaçais entre lui et la créature. Le démon parla tout seul.

- "Saloperies de créatures ! Il a fallu qu'elles se mettent sur mon chemin alors que je poursuivais cette bonne-femme qui me doit deux de ses bras. Je suis où d'ailleurs ? On n'y voit rien dans ce trou à rats. Faisons un peu de lumière."

L'être imposant forma une lumière autour de sa main puis envoya plusieurs petites sphères qui éclairèrent les ténèbres de la grotte. J'observais un court instant ces lumières avant de regarder à nouveau l'invité surprise. Son visage était affreux, il était squelettique et la peau de ses bras était en putréfaction. Il en possédait d'ailleurs une quantité hors-norme pour un démon. C'était le premier être que je croisais des faibles profondeurs mais pour l'instant, il me laissait indifférent.

- "Tiens, il y avait quelqu'un ici. Hé toi, le minus. Tu en as de jolis bras. Si tu me les donnes, je te laisserai la vie sauve. Sinon..."

Le démon lança une vague déferlante qui passa au dessus de ma tête puis heurta le plafond au dessus de l'arbre. Des roches s'écroulèrent sur celui-ci et l'abima. Je foudroyais alors du regard l’intrus; enfin, c'est ce que j'aurais fait si je pouvais ressentir de la colère. Mon visage était resté impassible.

- "Je te réserve le même sort."

Je me ruais en un instant vers l'être qui avait osé détruire mon précieux trésor et faisais un rapide pas sur le côté pour éviter son coup de poing imminent et pour me retrouver dans son dos. Je grimpais alors sur son dos et lui arrachais un premier bras en tirant tellement fort que mes muscles en souffrirent. Mais ne ressentant point le toucher et la douleur, je n'y prêtais pas attention.

- "Gaaaaah ! Qu'est-ce que tu m'as fait ? Ordure ! Tu vas descendre de là, oui ?"

Je matérialisais une épée tandis qu'il gigotait et essayait de m'extraire de son dos. Son grand nombre de bras ne lui permettait pas de m'attraper. Je m'agrippais alors à un de ses bras puis le lui tranchais avant de répéter le processus. Il poussait des cris d'agonie pendant que je le démembrais mais le monde que je côtoyais était silencieux et aucun son ne me parvenait.

L'être peu futé avait beau gigoter ses membres dans tous les sens, rien n'y faisait, je ne quittais pas son dos. Je lui tranchais rapidement d'autres de ses bras volés jusqu'à ce qu'il n'en ait plus un seul. C'est alors que je venais de lui trancher le dernier bras, qu'il parvint à m'extraire de son dos en faisant exploser son énergie.


- "Dégage !!! Bon sang ! Mes bras ! Mes précieux bras ! Je n'en ai plus un seul. Tu vas me le payer au centuple, gamin !"

Je fus projeté loin dans la grotte tandis que son attaque avait réduit en cendres l'arbre fluorescent. Ce qui m'avait fasciné avait disparu. Je voulais le tuer et pousser un hurlement mais je n'avais pas de bouche et aucun son ne pouvait émaner de moi. Pour la première fois depuis ma naissance, je perdais mon sang-froid et entrais dans un état second. Je lançais rapidement plusieurs kikohas sur les boules qui illuminaient la pièce quand le démon m'arracha mon bras blessé en le saisissant avec sa mâchoire. Bien qu'il ne me restait qu'un bras, je ne tenais pas compte de ce détail et matérialisais dans ma main restante une lance d'énergie d'une couleur verte intense. Je me ruais vers ma proie tandis que celle-ci essayait d'absorber mon bras et préparait une attaque par la bouche.

- "Misérable ! Tu vas me le payer ! On va voir si tu fais encore le malin quand je t'aurai atomisé !"

Alors qu'une lueur rouge se matérialisait au fond de sa bouche, je lançais ma lance qui atteignit le fond de sa gorge avant que l'énergie ne se libère en une vague déferlante. L'explosion qui en suivit fit trembler le sol. Lorsque la poussière se dissipa, la créature n'était pas parvenue à assimiler mon bras et sa tête avait littéralement explosée. Je regardais, silencieux, la dépouille et récupérais mon bras. Un second bras repoussa rapidement à la place de celui que j'avais perdu. N'ayant plus besoin du membre arraché, je le consumais en libérant mon énergie. Continuant d'observer la dépouille de l'intrus, je n'étais toujours pas satisfait. Je lançais alors une vague déferlante sur le corps inanimé et l'observa longuement se consumer, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que poussière. Je rejoignais ensuite l'arbre et tentais de le dégager des décombres mais il ne restait plus rien à part une branche. Je plantais alors cette dernière dans le sol plus loin, puis la quittais.


CHAPITRE 3 : ERRANCE


N'ayant plus rien qui me retienne dans cette grotte, je reprenais mon errance à travers les grottes souterraines. Je marchais, marchais, marchais sans jamais trouvé quoique ce soit d'intéressant à mes yeux. J'avais déjà exploré toutes les profondeurs insondables des galeries et à présent, il n'y avait plus rien qui me retenait au sein de ces dernières. N'ayant plus rien à explorer, il ne me restait plus qu'une chose à faire, me rapprocher de la surface.

Je passais alors par le trou par lequel le démon hideux était tombé. Je remarquais que j'étais en face d'une énorme porte derrière laquelle résidaient encore l'énorme lueur et la petite qui s'était mesurée à l'être que j'avais abattu. Je n'avais pas spécialement envie d'explorer cette partie des profondeurs et explorais plutôt les galeries de cette nouvelle partie souterraine. Ne pouvant ressentir mon environnement autrement que par la vue, je ne savais pas que je me trouvais dans des souterrains secs et étouffants. Errant sans réel but, j'arpentais les diverses galeries et prenais le temps de mémoriser chacune d'entre elles et les endroits où elles débouchaient. Bien qu'elles étaient côtoyées par des démons, ces derniers m'évitaient comme la peste. Ils devaient sûrement craindre les créatures qui existaient dans les profondeurs les plus obscures de Makyo.

En continuant mon exploration, je remarquais que ces êtres effrayés se camouflaient avec les parois et y restaient accrochés en s'y dissimulant. Leur apparence était proche de celles de lézards et leurs yeux luisaient dans le noir d'une lueur pâle et blanchâtre. Je prenais note d'une réaction instinctive de survie de ces êtres démoniaques. Lorsque je m'approchais de l'un d'entre eux, il se fondait dans le décor et s'enfuyait à vive allure avant de s'arrêter quelques mètres plus loin et de faire le mort en s'ancrant dans la paroi et en s'y fondant. Mon exploration des souterrains dura une bonne cinquantaine d'années mais j'avais pu trouver le chemin qu'avait emprunté la créature étrangère qui avait chuté dans cet abîme. Un peu intrigué, je remontais alors sa piste jusqu'à arriver plusieurs jours plus tard à un vaisseau. Je levais la tête pour réaliser qu'une lumière perçait au loin. Était-ce un autre arbre ou un phénomène semblable qui produisait cette lumière ? Je devais en avoir le cœur net. J'observais longuement les parois avant d'y trouver des aspérités me permettant d'y grimper.


CHAPITRE 4 : LA SURFACE

Il me fallut plusieurs jours avant d'arriver en haut du gouffre et de pouvoir en sortir. J'avais pris le temps de bien m'ancrer sur chaque prise et de bondir jusqu'à la prochaine prise la plus solide. Une fois à la surface, je fus ébloui par le soleil écarlate de Makyo. Je plaçais alors instinctivement ma main devant mes yeux et remarquais des cloques. La chaleur extérieure devait être bien élevée pour me causer autant de blessures mais ne ressentant pas de douleur, cela ne me gênait pas outre mesure.

Je continuais d'observer le ciel quand les nuages se mirent à masquer les rayons du soleil qui passaient à travers. Le ciel s'obscurcit rapidement au dessus des montagnes ténébreuses et l'orage éclata violemment. La foudre s'abattit sur les pics rocheux et fit trembler dans un grondement titanesque le sol. Je déployais alors, pour la première fois, mes ailes qui étaient jusqu'à présent rabattues autour de mes jambes et m'élevais au dessus du gouffre pour ne pas y retomber à cause des secousses.

J'étais comme hypnotisé par la foudre. Cet élément lumineux naissait et disparaissait en une seconde. Bien que son existence soit éphémère, sa puissance faisait trembler le monde et provoquait un grondement terrorisant. C'était la deuxième chose qui se rapprochait le plus du vide. Comme pour la première fois, j'avais envie de me noyer dans ce vide. Je m'élevais haut dans les airs de mes ailes puissantes. Je m'envolais toujours plus haut jusqu'à dépasser la cime des montagnes ténébreuses quand je fus littéralement foudroyé. La lumière s’abattit sur moi endommageant gravement mon corps et mes ailes.


Mon corps se mit alors à chuter. Je ne savais pas encore voler sans mes ailes... Je m'écrasai peu de temps après sur la cime d'une des montagnes ténébreuses et roulais dans la neige en répandant des cendres et du sang. Je ne comprenais pas pourquoi je ne ressentais rien. Quel était le sens de ma vie ? Celui de la neige et de la foudre ? Ils n'en avaient aucun... Moi non plus. Mon existence n'avait aucun sens. J'étais comme le vide, je ne ressentais rien ni physiquement ni mentalement. Mon corps était gravement brûlé et j'avais du mal à me redresser. J'observais mes jambes et mes bras calcinés. Malgré mes tentatives, je n' arrivais pas à me relever. Pourquoi étais-je bloqué ainsi ? Pourquoi existais-je ? Quel était mon but ? Je n'en avais aucun. Je restais dans la neige sur le dos tandis que mes membres commençaient déjà à se régénérer. L'orage continuait de s'abattre et ce pendant plusieurs jours. Pendant que les éléments se déchainaient, je décidais que j'allais faire mienne la puissance de la foudre et restais allongé dans la neige à observer ce spectacle jusqu'à ce que je sois régénéré. Je m'élevais de nouveau et recevais la foudre une seconde fois, je tentais alors de former une lance ayant ses propriétés et tentais de repousser le prochain éclair. Il me suffit d'observer les nuages attentivement pour pouvoir lancer au timing parfait ma lance. Elle heurta la foudre mais ne la dévia que de peu et mon corps fut de nouveau carbonisé. Je m'écrasais encore dans la neige et prenais le temps de me régénérer. Ma régénération depuis que j'étais à la surface n'avait cessée de gagner en rapidité et en efficacité. Je décidais de répéter l'expérience jusqu'à ce que je maîtrise la puissance de la foudre ou que l'orage disparaisse. Au bout de la treizième tentative, je parvins à matérialiser une lance énergétique possédant la puissance de la foudre et scinda un éclair en deux. Cette dernière s'éleva dans le ciel avant d'exploser et de se transformer en une supernova d'un vert très clair et lumineux. J'observais cette dernière jusqu'à ce qu'elle ne soit plus. Le spectacle terminé, je descendais de la montagne en m'envolant.


CHAPITRE 5 : UNE PRISON PLUS VASTE

Pendant les cinquante années suivantes, j'avais longuement erré sur Makyo, ne croisant que désolation et déserts arides. Les rares démons que je rencontrais ne me comprenaient pas et ne vivaient pas suffisamment longtemps pour en avoir la possibilité. Je tuais les créatures qui s'interposaient entre moi et mon exploration. Je m'étais adapté à la vie à la surface. Mon corps blanchâtre ne souffrait plus de brûlures et mes yeux supportaient aussi bien l'obscurité la plus noire que la lumière la plus aveuglante.

Je n'avais rien croisé qui pouvait attirer mon attention. Je ne croisais que des êtres faibles qui pensaient pouvoir me manipuler et incapables de rivaliser avec moi. Mon errance me mena jusqu'à un lac écarlate, un lac de sang. Ce dernier tranchait avec le paysage vide et était, pour les autochtones, tel une oasis dans le désert. J'avais observé longuement cette étendue rougeoyante qui me donnait la nostalgie de ma vie souterraine. C'est en explorant les alentours du lac que je fis la découverte d'une sorte de grotte qui s'enfonçait dans les profondeurs. Je m'y engouffrais sans crainte et y découvrais, au plus profond, une caverne avec une étendue d'eau. Je restais alors dans les ténèbres à guetter un quelconque évènement qui me donne une raison d'en sortir.

De mes yeux verts, j'avais pu suivre le réveil d'un puissant démon et le retour de l'étrangère. La construction d'un château et l'arrivée massive de créatures sur la planète ne passa pas inaperçu. Après cent ans d'attente dans cette grotte, j'avais décidé de ressortir et de les rejoindre. J'étais entré dans le château royal quand les portails se refermèrent soudainement sous mon nez et que les êtres que je voulais suivre avaient disparu. Un peu déçu, je quittais le château et m'envolais plus haut que jamais afin de quitter cette maudite planète, qui n'était qu'une prison plus vaste que les grottes où je résidais.




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MessageSujet: Re: La chauve-souris mélancolique. Un visage triste dans les ténèbres. [PNJ de Kamui] (Terminé)   Dim Aoû 17, 2014 10:39 pm

Je te valides donc avec le Rang maximum possible, sois 125% du LV de Kamui.
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MessageSujet: Re: La chauve-souris mélancolique. Un visage triste dans les ténèbres. [PNJ de Kamui] (Terminé)   Dim Aoû 17, 2014 11:17 pm

Merciiiiiiiiiii !!!
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MessageSujet: Re: La chauve-souris mélancolique. Un visage triste dans les ténèbres. [PNJ de Kamui] (Terminé)   

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La chauve-souris mélancolique. Un visage triste dans les ténèbres. [PNJ de Kamui] (Terminé)

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