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 La trace de la folie

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Ferliost

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MessageSujet: La trace de la folie   Mar Oct 10, 2017 12:51 pm







Début de piste

Cela faisait de nombreux mois que la terre n'avait pas subi d'invasion plus ou moins médiatisés, et de façon général les terriens semblaient soit réfuter soit ne pas se soucier de la vérité devant leurs yeux, à savoir qu'il y avait de la vie ailleurs dans l'univers et que celles ci ne leur voulait pas forcément du bien. Cette ignorance pour autant ne mettait pas un terme exact à cette problématique, bien qu'elle restait inconnue aux yeux de la plupart des personnes. Après tout qui irait songer qu'une disparition ou des effondrements d'immeuble soient dû à autre qu'à des accidents ou les actes de quelques criminels ? C'était tellement plus facile à envisager que de considérer que ça puisse être l'oeuvre de démon, ou de fuyards d'une tentative ratée d'invasion. Néanmoins, il en était certains qui avaient conscience de la vérité, tel que le Wolfpack ou les hommes assez puissants pour se confronter directement ces menaces.

Et entre les deux, il y avait les hommes qui se doutaient que quelque chose ne tournait pas rond dans certains événements, que ce soit de ce qu'ils voyaient à la télé ou ce qu'ils pouvaient constater au travers de leur travail, et certaines professions étaient plus sujet à ces soupçons que d'autres, tel les journalistes, les militaires ou encore les médecins, qui dans l'exercice même de leur profession sont parfois au plus près de la réalité, sans parvenir pour autant à l'appréhender tout à fait… Il était en effet des ravages et des actes que des humains ordinaires seraient bien incapable de commettre et qui suscitaient parfois la curiosité, parfois l’effroi, et pour certains une certaine formes de lassitudes. Mais ces êtres insolites n’étaient pas seulement sources de malheurs et de doutes, il en était certain qui apportaient leur aide et, au sein du corps médical, le récit d’une femme étrange soignant les blessés par ce qui semblait,pour les moins cartésiens, être de la magie, à la peau d’albâtre, souvent accompagnée d’une autre jeune femme à l’allure plus humaine mais à la chevelure d’un violet caractéristique, se faisait de plus en plus entendre. Bien sûr il y avait de nombreux débats quant à savoir comment elle s’y prenait exactement, mais ses "patients" n’avaient jamais eu de séquelles et en était toujours ressorti en meilleur forme que ce qu’aurait pu permettre n’importe quel opération chirurgicale. De fait, il y avait un certain consensus dans le corps médical quant au fait de l’accueillir à bras ouvert lors de ses venues et de ne ni la déranger, ni de chercher à lui nuire et ce même afin de l’étudier !

De fait, lorsque sur les lieux d’un affrontement qui avait détruit deux bâtiments et causes une trentaine de blessés, certains en état grave, cette jeune femme se manifesta nul ne fut vraiment surpris. Les badauds avaient déjà été écartés pour laisser les médecins faire leur travail, et la plupart d’entre eux relevèrent simplement la tête vers la jeune femme, certains lui souriant, avant de se concentrer sur leur travail. Le temps était primordial ici, les politesses seraient superflues, d’autant plus que la plupart d’entre eux ne savaient pas vraiment comment s’y prendre à son égard ou alors étaient un peu craintif quant à ce qu’ils ne connaissaient pas.

Néanmoins Arcadia put constater qu’un d’entre eux, et plus exactement le responsable des opérations, la regardait régulièrement.  Il coordonnait généralement les autres et s’était visiblement déjà personnellement occupé des cas les plus urgents avant son arrivée, ses gants et ses blouses couverts de sang alors qu’il ne s’arrêtait pas de donner des consignes aux autres soigner, mais pour autant il lui arrivait de s’interrompre un bref instant, de s’attarder sur Arcadia, avant de reprendre ses propos. C’était un homme, à priori dans la cinquantaine au vu de sa chevelure et de sa courte barbe grisonnante, mais encore en forme, probablement en partie de par ce travail auquel il semblait se dévouer corps et âme.

Mais alors qu’elle oeuvrait, Arcadia put également constater qu’il y avait, malheureusement, eu des morts, certains individus qui avaient péris dans l’effondrement des immeubles, et donc les corps étaient recouverts d’un drap. C’était malheureux, mais prévisible au vu de la situation. Un détail étrange cependant était que tout les corps étaient placés côté à côte, sauf 3 d’entre eux qui, à y regarder de plus près ne semblaient pas exactement complet… Une hypothèse confirmé, quand, parmi ceux fouillant encore dans les ruines, l’un des sauveteurs extirpa une main rougeâtre, dotée de griffes, qui fut récupéré par un des médecins et déposé sous le draps d’un de ces trois corps isolés. Le médecin qui s’était chargé de cela s’approcha alors du responsable et commenta, d’une voix assez énervée.

"Je te parie ce que tu veux que c’est encore l’oeuvre de ton « Fils ». Il y a que lui pour les découper comme cela ! Et ça explique les cris de douleurs que les habitants ont entendus… Bon sang William, je veux bien que ces… Choses nous aient causés du tort et qu’il n’a jamais a priori découpé un autre humain, mais rien ne nous dit que ce n’est pas lui qui a détruit ces bâtiments pour agir !"

"Peut être bien, oui, mais que veux tu que je fasse ? Cela fait plus d’un an qu’on n’a presque plus de contact avec lui et il ne nous a jamais écouté. Cela étant, tu sais aussi bien que moi de ce qu’on a vu à la télé que Ferliost n’est pas du genre à causer des explosions, comme ce qui a détruit ces bâtiments, lui c’est plutôt… La coupe."

Sa voix était plutôt amère, mais en disant cela il finit par regarder non pas son interlocuteur mais la jeune femme à la peau blanche… Et alors que la prise en charge des blessés touchait à sa fin et que la quasi totalité avait été évacué, ne laissant finalement que peu de personne sur place, le dénommé William s’avança vers elle, retirant ses gants couverts de sang.

"Bonjour, je suis le docteur William. Merci pour votre aide... Vous nous avez vraiment facilité la tâche, mais, si je peux me permettre, vous devriez faire attention à vous et peut être éviter de traîner là où mon fils est passé. Ça me gênerait qu’il en vienne à vous tuer."

Il semblait.. .Gêné, et ça pouvait se comprendre, ses propos n’avaient rien d’anodin, mais il ne voyait pas comment les exprimer autrement. Néanmoins, cela lui sembla important de préciser sa pensée.

"Il a une certaine dent envers les personnes… Un peu trop étranges, et plus particulièrement avec votre amie, peut être même vous en t’elle parlée. J’avoue ne plus le connaître assez pour savoir ce qu’il ferait exactement, mais malheureusement ça ne me surprendrait plus vraiment que votre mort soit à ses yeux une possibilité appréciable."

Il eut une légère moue, mais finit par regarder derrière lui alors que les derniers blessés finissaient d’être évacués et il afficha au final un léger sourire.

"Au moins pour aujourd’hui nous avons fait du bon travail… Vu comment vous disparaissez à chaque fois, je ne vais pas vous retenir plus longtemps, mais si éventuellement vous souhaitez que je vous dépose quelque part ou que je peux vous rendre service, n’hésitez pas. On vous doit une fière chandelle et puis… Ça me gênerait d’être venu vous parler juste pour vous faire peur !"

Il eut un léger rire mal à l’aise, mais ce n’en était pas moins visible. Bien qu’embarrassé c’était un homme bon qui, à en croire ses propos, s’inquiétait un peu des exactions de sa progéniture.

Portrait de William:
 





_________________
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Arcadia

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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Mer Oct 11, 2017 6:10 pm

Arcadia était en pleine séance assez étrange avec la mère de Ryanne, sa grand-mère en somme si on puis dire. Elle devait démêler de la laine, la tenir le temps que sa grand-mère ne la triture et la tortille à l'aide de longues et fine pointe de métal. Elle ne comprenait pas vraiment l'intérêt de fabriquer autant de vêtements en peaux de moutons, vu qu'ils avaient tous déjà beaucoup de vêtements disponibles, mais visiblement c'était une grande passion. Elle n'était pas du genre à gâcher le plaisir des autres loin de là. La blanchette essayait d'aider sa grand-mère en tenant plusieurs fils de laine entre ses mains afin d'optimiser le travail, mais très rapidement cela finissait en jeu de patience géant entre ses deux mains. La pelote de laine s'était emmêlée entre ses doigts dans tous les sens, ce qui provoquait l'hilarité de sa grand-mère. Arcadia était dans une grande confusion, par ce qu'elle ne comprenait pas du tout, pourquoi, mais elle n'en était pas due toute vexée, car elle faisait de son mieux.
 
   « Je ne comprends pas du tout cet art, je crois que c'est bien trop compliqué pour moi, alors que ce n'est que l'enchevêtrement de laines dans un assemblage cohérent.   »  
 
Dit alors l'extraterrestre à sa grand-mère, qui lui mie entre les mains les longues aiguilles à tricoter, et il s'avérait que c'était bien plus complexe que de venir en aide à des gens. C'était une manière de créer quelque chose, cela lui ressemblait assez plutôt que de simplement détruire. Sa grand-mère commença alors à lui montrer la base, une maille par-dessus, puis l'autre par-dessous, et il fallait recommencer ainsi pendant des heures. La déesse avait les yeux concentrés sur sa tâche, comme si une vie en dépendait, extrêmement sérieuse sur le coup. C'était un petit peu comme cela dans la vie de tous les jours. Elle n'avait toujours aucune conscience de qui elle était vraiment malgré le temps passé sur terre. Elle n'était pas censée tricoter dans une humble demeure sur une petite planète bleue, mais veiller à l'avenir et l'équilibre de la galaxie. Dans son inconscient au fait de ce défi immense, elle tentait toujours d'être positive et d'aider son prochain. Elles étaient devant la télévision, qui était davantage un bruit de fond que la première préoccupation. 
 
Arcadia avait bien subi dans sa vie un affrontement physique, mais elle ne serait jamais sentie vraiment en danger. Si elle s'était battue, c'était bien pour protéger des humains, même s'il se trouvait que c'étaient des gens à l'honnêteté toute relative. La blanchette ne s'était jamais retrouvée face au mal absolu, à un danger si immense qu'il puisse vous écraser sur l'instant. Elle ne savait pas d'ailleurs qu'elle s'était sa réaction. Aurait-elle peur ? Fuirait-elle ? Prendrait-elle ses responsabilités ? La jeune fille n'était pas capable d'en juger, elle verrait bien lorsqu'elle en sera confronter. Elle avait toujours fait de son mieux pour aider les autres sans penser aux conséquences. C'était aussi pourquoi son expérience dans l'hôpital régional ne serait pas passée le mieux du monde. C'était pourtant une place logique pour quelqu'un comme elle, mais cela avait tourné en une meute avide de soin pour des maux imaginaires et parfois réels. On commençait à parler de ce phénomène que plusieurs personnes n'ont pu que constater sans réellement comprendre. Les esprits les plus cartésiens ne pouvaient que croire qu'il s'agissait là d'une haute technologie inconnue. La magie n'existait pas n'est-ce pas ? C'était peut-être dangereux de finir par être trop connu dans son cas, mais le sort de blessés et de malades était bien plus important que son propre bien-être. Elle n'avait pas vraiment d'existence légale, alors elle devait être difficile à cerner et à retrouver. Heureusement, aucun journaliste ou des personnes posant trop de questions n'étaient venus dans la maison de la famille de Ryanne. 
 
Arcadia aidait les autres avec bonheur et plaisir. Elle ne pouvait pas croire que des gens si gentils à la laisser faire étaient en fait en train de l'étudier. Si elle avait pu apprendre aux autres sa manière de faire, elle l'aurait évidemment fait sans se poser de questions, mais même sa mère,  une magicienne de renom, n'avait pu comprendre comment cela fonctionnait et pour de bonnes raisons. On ne parlait de dieux que dans les légendes et les contes, mais qui pouvait se targuer début avoir croisé un véritable ? Cependant, elle fut alors distraite dans sa bataille laineuse par un flash spécial d'informations. C'était le genre de présentateur qui était capable de parler des plus grands malheurs à un moment sur un ton léger, puis de parler ensuite du dernier potin à la mode. 
 
 « interruption de vos programmes habituels, car dans la ville du sud un terrible affrontement à lieu en ce moment même causant dans le sillage de nombreux immeubles détruits. Il nous est impossible de déterminer le nombre de morts et de blessés, mais le bilan pourrait s'élever à des centaines de personnes ! Vous pouvez voir derrière moi un des immeubles écroulés qui...   »  
 
Immédiatement, Arcadia se leva avec encore la pelote de laine emmêlée entre ses doigts en catastrophée face à la situation. Elle regardait la télévision, qui en rajoutait au maximum évidemment en montrant des corps ensanglantés appelants à l'aide. C'était totalement intenable pour la jeune femme ce genre de téléspectacle. 
 
 « Je... Je devrais y aller, c'est pauvre gens... Je pourrai les aider. Je pourrai tous les soigner.   »  
 
 « mais attend, c'est loin et cela peut être dangereux ! Que dirait ta mère si je te laissais y aller.     »  
 
 « je suis vraiment navrée, je vais être prudente. Ne t'en fais pas.   »  
 
Répondit alors la shinjin à sa grand-mère avec un air vraiment désolé. Elle ne désirait pas faire de la peine à sa grand-mère, mais elle devait le faire. C'était bien plus fort qu'elle à voir la souffrance des gens sous ses yeux. Elle ne savait pas tellement encore comment son pouvoir pouvait bien fonctionner, comment elle arrivait à se déplacer d'une manière instantanée d'un endroit à l'autre. Elle avait même réussi à surprendre sa mère ou son amante Pan ! 
 
 « je dois me concentrer... L'idée d'être là-bas... Ce lieu...   »  
 
Marmonna alors la jeune femme en observant avec soin la télévision. Il fallait qu'elle se projette dans l'endroit, qu'elle s'imagine aux côtés de ce journaliste en direct. C'était là où il y avait le plus besoin d'elle après tout ! Elle commença à sentir cet étrange sentiment la prendre, comme se sentir à deux endroits à la fois. Arcadia sentait son énergie divine bouillir aux tréfonds de son être, et dans une lumière puissante elle disparut en un instant pour se retrouver à quelques pas du journaliste en direct. Après un merde de surprise du cameraman et la surprise que l'on pouvait lire dans le regard du journaliste, il tenta alors de parler à cette étrange jeune femme à la peau pâle voir grise. Elle portait une simple tenue en coton avec une ceinture blanche. Cependant, cette dernière semblait être totalement ailleurs, elle ne cherchait pas du tout à parler au journaliste, mais surtout à localiser les blessés. Elle savait hélas qu'elle ne pouvait rien pour les morts, heureusement, sinon elle ne chaumerait pas. 
 
 «  Ma... Madame ? Mais... Mais que faites-vous là ? Et d'où vous sortez !?   »  
 
 « Ils sont où vos centaines de blessés ?   »  
 
 « Par...pardon ?   »  
 
Commença à demander le journaliste en essayant de pousser Arcadia à parler, il était en direct après tout. Il fallait meubler de combler les vides, d'autant plus que c'était tout de même étonnant. Cependant, l'extraterrestre s'en fichait absolument de suivre un interview. Elle ne comprenait même pas l'intérêt de cela, devenir connu lui passait au-dessus de la tête. Heureusement, un médecin de l'antenne médicale la remarqua et vint rapidement la récupérer avant de finir au jt de vingt heures.
 
 « Par ici Arcadia, venez !   »  
 
 « Ha bien bien, vous pouvez me tenir ça un instant ?   »  
 
Demanda alors la shinjin au journaliste,  alors qu'elle lui confia l'entremêlât de laine en mains. Il ne faisait rien du tout de sa journée à part parler non ? Alors qu'il se rende utile ! 
 
 « Et ne faites rien tomber ! C'est à ma grand-mère !     »  
 
 « Mais... Je...   »  
 
Répondit alors Arcadia à l'étonnement du journaliste, trouvant cela tout à fait normal. Elle fut alors guidée par le médecin qui rirait si la situation n'était pas si grave. Il y avait tout un tas de personnes plus ou moins gravement blessées. Il y avait du personnel de sécurité pour écarter les petits curieux, et c'était tant mieux. Le phénomène de foire,  regarder par une grande partie du personnel médical, rendit le sourire aux personnes qui lui souriait, mais elle fut plus rapidement intéressée par les blessés. Arcadia allait devoir se concentrer sur les cas les plus graves en premier malgré la demande d'énergie plus importante. Elle était là pour cela après tout. Elle sentit une légère gêne, mais les médecins savaient bien qu'elle était efficace. Une aide médicale la guidait entre les lits, les gémissements et le sang qui dégoulinait à terre. Elle se sentit observer avec soin, mais malheureusement pour eux, ils ne risquaient pas de pouvoir l'imiter. 
 
La shinjin se laissait guider par l'aide-soignante en observant autour d'elle si son regard captait une personne blessée, qu'elle pouvait soulager. Elle soupira légèrement en voyant des corps recouverts de draps, elle savait bien ce que cela voulait dire. Arcadia se dirigea alors vers un blessé ou il était évident qu'il avait dû recevoir quelque chose de lourd sur la jambe, elle devait être certainement brisée. L'aide-soignante commença à lui dire ce qui n'allait pas, mais elle n'en avait pas vraiment besoin sur le coup. Elle sourit doucement au patient où elle ressentait que c'était un homme bien. Une douce et chaude lumière l'entoura alors et Arcadia vint apposer les mains tels les saints que l'on pouvait lire dans la bible. Extrêmement rapidement et sans aucune douleur, elle effaça toute trace de blessures sous les yeux ebaillis de l'infirmière qui l'accompagnait. L'homme se releva alors en testant sa jambe à plusieurs reprises, mais il pouvait bien gambader comme si de rien n'était. La shinjin devait trouver des cas plus graves, cela devait se trouver, mais sans doute que la demoiselle, qui l'accompagnait n'osait pas. Elle observa du coin de l'œil sans vraiment y faire attention en écoutant le discours entre les deux personnes. Apparemment un artiste étrange était à l'œuvre ici, mais elle ne trouvait pas que c’était beau comme pouvait l’être une peinture où un beau paysage. Cependant et ce malgré l'incompréhension, elle se demandait si elle devait chercher l'être dangereux derrière cette fameuse œuvre. Des explosions, elle se doutait que cela devait être une force de Ki et rien d'autre. Elle n'en utilisait pas vraiment, mais elle avait déjà vu faire sa mère adoptive. La blanchette n'avait pas fait attention à se protéger les mains pour les bactéries, elle soignait quasiment tout au toucher. Elle continua ses tâches en aidant à soigner complètement la plupart des personnes que les blessures étaient graves ou non. Cependant, elle refusa de soigner un homme peu blessé en essayant de lui sourire et de passer à autre chose. 
 
 « Mais putain ! Vous avez soigné tout le monde et moi non ? Pourquoi ! Vous devez le faire ! C'est dégueulasse !   »  
 
 « Vous n'êtes pas une bonne personne, je ne peux pas vous soigner, c'est ainsi. Cela ne fonctionnera pas.   »  
 
Dit alors Arcadia sans aucune hésitation et sans aucun filtre. Elle ne savait pas mentir, alors lorsque l'on lui posait une question, elle y répondait simplement. Heureusement, un médecin sans doute vint lui parler au sujet de son aide. Elle lui sourit en hocha bref la tête. 
 
 « Ce n'est rien, je les soigne uniquement par ce qu'ils en ont besoin. Je peux le faire, alors pourquoi ne pas aider. Chacun doit apporter la pierre à cet édifice qu'est la vie.   »  
 
Arcadia ne faisait pas attention à l'homme qui continuait de râler à l'injustice, mais elle était certaine de ce qu'elle disait. 
 
 « Si, je dois être blessée en faisant mon devoir, ce n'est pas important. Je convainquerais votre fils de faire le bien. »  
 
La jeune femme ne craignait pas la mort, cela faisait partie du cycle de la vie. Elle ne comprenait pas tellement pourquoi elle devait faire particulièrement attention à lui, mais elle nota ce nom dans un coin de sa tête. Peut-être que ceux à qui il s’attaquait était des êtres mauvais ? Elle ne pouvait pas vraiment le savoir vu que la plupart de ses victimes directes étaient mortes.
 
 « Je suis étrange ? Mon amie ? Vous parlez de qui exactement ? Je n’ai jamais entendu parler de votre fils, non, je suis navrée.   »  
 
Après avoir utilisé tant d’énergie à soigner les gens, Arcadia sentait sa tête lui tourner. Si bien qu'elle dût poser une main sur la table toute proche de peur de perdre l'équilibre. Elle ne voyait pas à se retenir lorsque des personnes en avaient besoin. Elle se reposerait plus tard, n’avoir qu’une année de vie et bientôt deux voulait bien dire qu’elle avait de l’énergie à revendre et une grande faculté à se régénérer.   
 
 « Je ne disparais pas si vite, je rentre simplement chez ma grand-mère, maman est en voyage, enfin je crois. Pour rentrer chez moi ne vous en fais pas, je me téléporte sur de grandes distances, mais c'est gentil de votre part. Cela serait bien si jamais vous avez besoin de moi de pouvoir me contacter, je souhaite rendre service aux gens biens et dans le besoin. C'est juste que je ne comprenne pas vraiment l'empressement et la sorte de folie que peuvent prendre des gens à me voir les soigner.   »  
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Ferliost

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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Ven Oct 13, 2017 1:21 pm







La folie d'un fils


"Que quelqu'un s'occupe des égratignures de monsieur qu'il nous fiche la paix !"

William était peut être quelqu'un de gentil et de dévoué à son travail, mais il n'était pas non plus le genre de médecin à s'écraser devant des patients trop vindicatifs ou déplaisants. Après tout si l'individu était encore en état pour râler ainsi il n'avait pas besoin de soin intensif ou urgent. Pour autant sa voix ne dégageait aucune colère ou mépris, simplement une certaine autorité, forgée par l'habitude de diriger une équipe avec souvent rien de moins qu'une vie humaine en jeu, tant et si bien que non seulement une aide soignante vint s'occuper de l'individu, mais même celui ci cessa de râler, se contentant de grommeler plus discrètement. Cela assura à William une certaine tranquillité pour continuer à écouter les propos de son interlocutrice.

Mais même pour un homme avec son vécu, ou peut être à cause de cela, le comportement de l'étrange femme avait quelque chose de désarmant. Au delà de son apparence particulière l'innocence dont elle faisait preuve dans ses propos était troublant. Il avait certes déjà entendu quelques récits sur elle, mais l'entendre s'exprimer, c'était tout autre chose. Oh bien sûr, il y avait aussi un peu une part de cela pour lui même. Il se surpris à se remémorait pourquoi il avait choisit de faire ce travail, avec la seule volonté d'aider les gens, mais il y avait aussi quelque chose de moins pur, de moins onirique dans son approche. L’appât du gain, bien que minime, ou encore un certain désir de reconnaissance... Il n'en était pas moins heureux cela dit étant à la fois utile, dans une situation financière aisée et reconnu par ses pairs. Non, dans le fond, a bien y songer, il n'avait qu'un seul regret et c'était justement le sujet de la suite de la conversation. Ainsi, alors que la jeune femme mentionnait sa volonté à prendre des risques et à tenter d'adoucir son fils, il lui répondit par un sourire un peu amer, commentant brièvement.

"C'est bien là le soucis, il est persuadé de faire le bien..."


Malgré la gravité du sujet, il n'en eut pas moins un sourire, et même un court rire, suite aux questions de la soigneuse, en particulier la première. C'est vrai que selon son point de vue elle devait être tout ce qu'il y avait de normal ! Pour autant le point méritait clarification, comme les suivants, mais il y viendrait après, le temps de se remémorer les propos exact tenus par son fils... D'aileurs en songeant à des choses qui ne semblaient normal qu'à elle, elle s'expliqua sur ses disparitions, évoquant la téléportation, quelque chose qui n'était que de la science fiction aux yeux de William, comme la chose la plus naturelle du monde. Néanmoins il parvint à garder sa contenance, après tout, cette femme guérissait bien des blessures sans avoir besoin d'outils ou de quoi que ce soit d'autres qu'elle même, littéralement par magie alors... Quelque part il avait probablement déjà accepté l'idée qu'elle était quelque peu particulière et que de fait il n'avait pas à se laisser troubler par ce qu'elle lui conterait, même si c'est vrai qu'en l'espèce c'était un peu gros... Cela dit il ne semblait pas être le seul à être un peu perdu, son interlocutrice elle même étant surpris par la réaction des gens souhaitant se faire soigner par elle. C'était un peu rassurant, mais aussi logique en y songeant un peu. Quand deux cultures se rencontrent il est rare que l'une comprenne l'autre et inversement, et ici, le terme culture était à envisager de façon très large ! Pour autant ça n'excluait pas l'entraide, et parmi les propos de la jeune femme William perçut une opportunité, portant la main à sa blouse pour en sortir une carte qu'il lui tendit, tout en se remémorant enfin le nom par lequel certains de ses collèges l'avaient conu.

"Hm... Arcadia, c'est cela ? Voici ma carte, avec mes coordonnées, numéros de téléphone et adresse, si jamais vous souhaitez me contacter ! L'idéal serait que j'ai également les vôtres afin de pouvoir vous contacter en cas de besoin, et si vous n'en avez pas je peux peut être m'arranger pour vous en acquérir un avant que vous ne vous... Téléportiez. C'est vrai que cela nous aiderait beaucoup, même si j'ai peur d'abuser..."

Mais en même temps l'occasion était trop belle pour simplement refuser l'offre implicite par peur de la déranger. Arcadia leur apportait certes déjà une aide précieuse dans les situations les plus graves, mais s'il y avait moyen de coordonner leurs efforts, de nombreuses difficultés pourraient être levées, et sans doute des soins apportées au plus désespéré. Il n'était cependant pas question d'abuser de ses pouvoirs pour le moindre problème ! Même s'il en avait rien dit par politesse, lui même étant courroucé quant on le signalait à son égard, il voyait bien qu'au même titre que les interventions qu'il avait pratiqués, les soins qu'avaient apportés Arcadia l'avaient visiblement fatigués, et il ne s'agissait pas de l'exténuer à force de s'occuper de plaies bénignes, surtout au vu de la curiosité qu'elle suscitait sur son passage.

"D'autant plus justement de par l'attention que vous attirez, je ne voudrai pas que tout le monde vous harcèle, enfin davantage qu'ils ne le font déjà... Mais même si cela vous parait bénin pour vous, comprenez que pour nous, quand il faut guérir quelqu'un, ça prend du temps, c'est douloureux, ça peut laisser des séquelles et parfois ça demande plusieurs personnes ! Et plus la blessure est grave plus les contrecoups possibles sont conséquents ! Alors que vous avec votre... Magie, désolé si ce n'est pas ça mais je ne sais pas comment le qualifier autrement, c'est rapide, indolore et sans séquelles ! C'est quelque chose que les gens n'ont pas l'habitude de voir et qui les fascine ! Pour être tout à fait honnête je suis un peu envieux d'un tel don..."

Cela lui épargnerait parfois des choix bien difficiles, ou lui permettrait de défier cette fatalité qu'il ne connaissait que trop bien de par son métier. Pour autant, il n'était pas homme à s’apitoyer sur lui même, il avait passé l'âge sur cela, et il était temps de repasser à un sujet plus fâcheux, qui lui arracha une moue, et l'amena à parler de façon bien plus amère.

"Et peut être qu'étrange n'était pas forcément le bon mot pour vous désigner, mais... Vous êtes atypique parmi les terriens. La couleur de votre peau et vos capacité de soin, et je ne parle même pas de la téléportation, sont des choses que nous ne connaissons pas ! Cela suscite la fascination, la curiosité... Moi même je me demande si vous êtes juste une des nôtres née avec un don ou si vous venez d'ailleurs que de la terre, si vous êtes une "envahisseuse"."

Il eut un rictus, mais qui reflétait bien plus de tristesse que d'amusement, qui s'effaça cependant rapidement alors qu'il poursuivit.

"Le terme est peu flatteur, hein ? C'est celui qu'utilisait mon fils pour parler de ceux qui ne viendraient pas de la Terre. Une idée fantasque qu'il avait depuis toujours, persuadé qu'ils viendraient et qu'il allait falloir se défendre contre eux ! C'était... Obsessionnel chez lui, mais j'ai longtemps pensé que c'était inoffensif, après tout ça n'existait pas. Et puis, il y a eu ces événements, où on a jamais su ce qui c'est vraiment passé, ces êtres qui on détruit des territoires entiers, ou cette ville qui a vu apparaître un singe géant au milieu d'un combat cataclysmique avant que tout les blessés ne soient guéris et les bâtiments reconstruits. Le tout serait probablement passé pour une hallucination collective, s'il n'y avait pas eu les vidéos ! Et puis il y a ces corps, qui ne sont clairement pas terriens. Il y a plusieurs théories, des mutations, des peuples qu'on ignorerait, mais je me dis que la théorie de mon fils est peut être vrai..."

Il était... A vrai dire un peu perdu au sein de tout cela. Dans le fond, il se souvenait très clairement de ces images, et il lui semblait difficile de nier l'évidence, de douter qu'ils soient seul dans l'univers mais les gens n'en parlaient presque pas, et aucune réponse n'était apporté par quoi que ce soit d'autres que d'incertaines observations.

"En tout cas lui y croit dur comme faire, et il fait ce qu'il a toujours juré de faire, les éliminer... Ça fait plusieurs fois qu'on trouve des corps qui ne ressemblent à rien de ce qu'on connait, et dans le fond on ne va pas s'en plaindre, car tout laisse à penser que c'est eux qui ont causés ces destructions... Si seulement c'était si simple, mais j'ai du mal à le croire."

Sa voix se fit un peu hésitante, alors qu'il parlait de ce qu'il percevait tout simplement comme son plus grand échec. Il avait honte que les choses en soient arrivés là, qu'il n'ait pas été capable de l'en empêcher. Mais en même temps, il refusait de ne rien faire pour empêcher les dommages que pourrait causer son échec.

"Supposons que vous êtes effectivement une "envahisseuse" comme il le dirait si bien... Je crois qu'il n'aurait rien à faire du fait que vous soignez les gens, il voudrait juste votre mort. Je ne vois pas une autre issue, je l'ai vu grandir avec ce vœu de mort sans jamais avoir été capable de le lui faire oublier, et maintenant qu'il y a trouvé un exutoire, je doute qu'il s'arrête... Je pense à la dernière fois que je l'ai vu, il venait nous annoncer la réussite de ses études, mais nous avions vu avant un de ses combats, sa violence, son sadisme... Je n'ai pas su quoi faire, mais dès que je l'ai vu il m'a terrifié. Il a toujours été un peu troublant, mais là il avait encore changé, ou plutôt, évolué, l'impression que sous son sourire il allait se jeter à notre gorge à tout instant... Et justement, pour en venir à votre ami, j'ai essaye de lui parler, de comprendre pour au final le raisonner... Mais il s'est emporté dans un grand discours dont je vous épargnerai les détails, mais dans lequel votre amie était mentionnée en d'étrange terme. Une traîtresse, à l'aura corrompu, Ryanne Hilaris... C'est bien votre amie, hein ? J'en suis à peu près sûr, car les cheveux mauve c'est déjà rare, mais j'ai en plus fait quelques recherches de mon côté et j'ai eu confirmation, mais peut être que vous me réservez une autre surprise. Déjà que je trouve ça étonnant qu'elle même ne vous en ait pas parlé, mais peut être voulait elle justement éviter que vous vous intéressiez à lui..."


Il essayait de plaisanter, encore, mais le cœur n'y était pas, bien trop lourd pour cela... D'un geste un peu songeur il finit par ôter ses gants de chirurgie, avant de conclure ses propos.

"La haine qu'il avait envers elle, c'était encore plus intense que tout ce que j'avais vu, il n'y avait pas que de la colère, mais une véritable extase rien qu'à la perspective de la faire souffrir, ELLE en particulier ! Et quelque chose me dit que rien que pour cela il n'hésiterait pas à s'en prendre à ses amis."

Il se souvenait alors des discussion qu'il avait pu avoir avec lui alors même qu'il n'était qu'un adolescent, les ruses, les fourberies et la détermination impitoyable dans le projet, alors fantasques qu'avait son fils... Non en effet, il ne reculerait devant rien pour faire souffrir celle qu'il avait désigné comme sa proie... Parfois il arrivait même à William de douter que son fils soit encore humain. Il avait vu ce qu'il avait fait à la télé et ça PERSONNE ne pouvait le faire ! C'était impossible ! Mais cela dit il ne savait pas ce qui était le plus dur entre les gens qui le percevait comme un psychopate, alors qu'il était son fils, et entre ceux qui le voyait comme un héros protecteur, alors que William savait pertinemment quelles étaient les turpitudes de ce jeune homme.

"Et très sincèrement, je suis déjà assez attristé comme cela, cela me peinerait d'autant plus s'il venait à lever la main sur vous alors que vous semblez être la bonté incarnée... Mais si... Si vous parveniez, je ne sais comment à l'influencer je... Je vous serai profondément reconnaissant."

C'était un espoir absurde, une idée idiote, mais elle avait franchi ses lèvres avant que sa raison ne le tempère. C'était stupide oui, mais elle semblait être tant dévouée à aider les autres... Néanmoins, il tenta de se rattraper, ajoutant avec un maigre sourire.

"Mais n'allez pas vous mettre en danger, il y a tant de gens qui auraient besoin de vous, votre perte serait un malheur bien plus grand que la... Folie de mon fils. Et je m'en voudrai si en voulant vous mettre en garde je vous amène à prendre des risques inconsidérés !"

Mais alors même qu'il prononçait ses mots, une silhouette s'approcha d'eux, attirant l'attention du médecin, qui tourna vivement la tête, marquant un temps d'arrêt et d'incompréhension.

"Euh... Mademoiselle ? Il faut que je rentre vous pourriez reprendre le, euh... travail de votre grand mère ?"

La mine du journaliste laissait apparaît le plus grand embarras du monde et l a scène avait un côté si absurde que William, malgré la conversation en cours ne put s'empêcher de laisser échapper un éclat de rire sincère. Il ne comprenait pas exactement de quoi il en retournait, mais rien que voir cela suffisait à son amusement, bien qu'il se reprit rapidement, bien qu'ayant un peu de mal à ne plus rire.

"Aha... Quoi qu'il en soit, si je peux faire quoi que ce soit pour vous mademoiselle Arcadia, ce sera avec plaisir..."





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Arcadia

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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Dim Oct 15, 2017 4:05 pm

Arcadia était très gênée avec l'homme qui réclamait des soins, ils étaient, certes, mineurs, mais elle ne pouvait rien faire. Le karma ou plutôt la manière de vivre de cet homme n’était pas la bonne. Il y avait donc des prérequis à sa magie, ou alors c’était simplement moral. L’extraterrestre ne pouvait dire comment ni pourquoi elle le savait, c’était ainsi. Elle voyait comme une aura autour de cet homme, une sensation désagréable qui lui donnait des frissons de dégoût. Elle apprécia quoi qu’il en soit les mots du docteur à prendre soin de cet homme d’une manière plus conventionnelle. Cela permettait de ne plus l’entendre, et de pouvoir focaliser son attention sur autre chose, comme le gentil monsieur, ce William.
 
La blanchette se faisait toute petite alors qu’elle entendit la voix autoritaire du chef médecin. C’était presque comme si s’était-elle qui se faisait taper sur les doigts. Elle se les tortillait d’ailleurs entre eux en regardant le sol, tandis que d’un bref coup d’œil, elle remarqua une aide-soignante se diriger vers le mauvais homme. Il aurait des séquelles et un temps de guérison, certes non, instantanées par rapport aux autres blessés. Elle sourit doucement au médecin, alors qu’elle se détendait petit à petit de cette épreuve. Arcadia était l’innocence même, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Quoique pas forcément, vu qu'elle ne faisait pas de faute ou d'acte mauvais. Elle ne cherchait pas la gloire, l’argent ou le pouvoir. C’étaient des notions extrêmement loin de sa personne, elle ne cherchait qu’à apporter la joie et le bonheur autour d’elle.
 
 « Ho, j'en suis certaine, mais je crois que le dialogue mènera toujours à la paix et à des meilleures choses qu'utiliser la force. Le sang appelle le sang, et les larmes appellent les larmes. Je ne saurais vous dire pourquoi je dis cela, mais c’est ma conviction.  »  
 
Beaucoup de ce qu'elle savait était inné, comme si elle avait accès à une large connaissance dès sa naissance, qui ne datait d'ailleurs de peu. Arcadia avait bien appris plusieurs choses depuis sa naissance sur Terre, mais elle n’avait jamais eu besoin d’aller à l’école. La blanche de peau était une éponge qui absorbait tout autour d’elle. La shinjin ne comprit pas tellement le rire, mais elle appréciait ce son. On aurait dit que le chant de l’âme. Arcadia était toujours honnête, quand on lui posait une question, elle y répondait simplement avec le plus de détail possible. Cependant, elle remarqua un trouble chez cet homme un bref instant. Elle vivait le plus clair de son temps qu’avec sa mère adoptive, alors ce qui était normal était des pouvoirs et des capacités complètement démentes pour de simples humains. Elle observa la carte et la prit comme un réflexe. Il y avait un nom, un prénom, des numéros, qui devait être un téléphone, et un email, mais elle n'était guère au faîte de ce genre de technologie. Elle ne les utilisait pas vraiment.
 
 « Oui c’est cela, maman m’a donné ce nom quand je suis venue au monde. Cela fait référence au paradis que les croyantes mythiques indouistes. J’imagine que c’est quelque chose d’assez positif pour tout le monde. La preuve, dans beaucoup d’œuvre ce nom est repris, mais hmm … je ne crois pas que c’était le propos.  »  
 
Dit alors Arcadia avec un petit sourire, elle débitait ses connaissances comme si cela lui venait naturellement. Elle était née quelque temps avant la maturation de son fruit doré, mais elle avait eu le temps d'avoir beaucoup d'informations.
 
 « Ha oui je vois, j’essaierai de trouver un téléphone si jamais, je vous remercie beaucoup monsieur ! Et bien … je n’ai pas de téléphone, enfin chez ma mère évidemment, ou ma grand-mère. C’est vrai que ce grand malheur, je l’ai vu à la télévision.  »  
 
La jeune fille se frotta un peu le bras hésitante.
 
 « Mon propre téléphone ? et bien … je ne sais pas trop, je devrais peut-être demander à ma mère. C’est très gentil à vous, vraiment, mais je ne sais pas si je peux accepter.  »  
 
La shinjin avait toujours vécu très simplement, il n’y avait qu’à voir les vêtements simples qu’elle portait. Elle n’avait pas vraiment de bijoux ou de signes distinctifs à part de curieux tatouages sur le visage ou des marques de naissances en forme de triangle et cette curieuse marque sur son front.
 
 « J’imagine que ce serait plus pratique que de passer un message à la télévision oui. Je vais y réfléchir, enfin, demander à maman. Je peux bien rester un petit peu, personne n’est au courant, enfin personne …  »  
 
Arcadia regardait alors un bref instant le journaliste pas si loin que cela, qui ne manquait pas de filmer encore et encore. Elle haussa les épaules doucement, comme si attirer l’attention était sans importance.
 
 « Je voudrais aider tout le monde, je suppose que cela devrait être mon rôle quelque part. Ce que je sais faire, je ne saurai l’expliquer, mais c’est une bonne chose j’imagine. Je ne comprends pas en tout cas que les gens deviennent agressifs ou comme fous à me voir agir. Je pense que je ne pourrais pas guérir ce genre de choses chez eux.  »  
 
Dit alors simplement l’extraterrestre en regardant ses propres mains, comme si elle réfléchissait vraiment à comment guérir ou aider même les gens un petit peu trop curieux. Elle était capable de soigner les blessures physiques, mais certainement pas mentales. Elle avait une limite et cela l’ennuyait.
 
 « J’ai cru voir cela quand je vais dans certains hôpitaux. Cela doit être terrible de souffrir autant de temps. Je dois bien avouer, que je ne connais pas vraiment cela, même si j’imagine que je pourrais être blessée ou tuée comme tout le monde.   »  
 
Arcadia hocha la tête doucement en posant sa main contre sa poitrine.
 
 « Oui, c'est de la magie, de l'art ésotériques, mais pour cela tout le monde avec de l'entraînement peut faire de la magie. Cependant, pas forcément comme je le fais évidemment. J'utilise mes bons sentiments, je me concentre sur ma positivité pour aider à refermer les plais. Cela ne fonctionne sur des gens foncièrement bons ou neutres, mais pas les gens méchants. Je ne sais pas trop pourquoi, mais c’est ainsi. Si je pouvais enseigner ma façon de faire, je le ferais au plus grand monde, mais je ne sais même pas comment cela m’est arrivé. Je sais le faire, c’est ainsi, comme si depuis ma naissance … je le savais …   »  
 
La jeune fille était un peu perdue, cela faisait partie de ses questions qu’elle ne trouvait pas de réponse. Elle leva ses yeux vers le ciel, une inspiration peut-être. Elle ne savait pas qui elle était ou ce qu’elle était. Était-elle la seule de son espèce ou de son genre ? En tout cas, jamais elle n’avait rencontré quelqu’un comme elle. Un doux rire enfantin se fit entendre en entendant le docteur essayer de prendre des gants pour ses mots.
 
 « C’est gentil, on m’a traité de pire que cela. Je suis peut-être unique qui sait ? Pour ma couleur de ma peau grise ou blanche, cela s’explique assez facilement. La mélanine que l'on trouve chez tous les individus afin de protéger le corps des rayons du soleil, certains corps en fabrique lors d'expositions prolongées, d'autres utilisent leurs réserves, mais mon corps y résiste totalement. Un jour, je me suis même retrouvé par hasard en orbite dans l’espace. Cela ne m’a rien fait du tout. Pour la téléportation, plusieurs personnes ont ce genre de capacité, je ne suis pas la seule. »  
 
Arcadia ne pensait jamais à mal, que les autres ou ce docteur essayait de lui tirer les vers du nez, comme l’on disait. Elle y répondait consciencieusement, du mieux qu’elle le pouvait. Elle secoua la tête doucement en croisant les mains dans son dos.
 
 « Je suis née sur Terre il y a de cela un peu plus d’une année, peut-être même bientôt deux d’ailleurs quand j’y pense. Je n’y réfléchis pas vraiment à ce genre de choses. J’imagine que vu que j’ai apparu sur Terre pour mes premiers pas, je suis une terrienne non ? Que je viens d’ailleurs ? Je ne sais pas du tout, je suis née d’un fruit, j’imagine d’un arbre alors ? Je dois être donc un gros pépin d’une pomme.  »  
 
Dit alors avec un grand sourire naturel la blanchette.
 
 « Votre fils doit avoir une terrible peur, cela pousse à faire des choses que l’on regrette, le pauvre … Il faut absolument l’aider, le guider et lui montrer. Je dois absolument le rencontrer. Je ne saurais pas dire si la vie existe en dehors de la Terre, d’après les spécialistes, c’est possible. Après, j’imagine que s’il y a des bons et de mauvais humains, il doit avoir de bons et de mauvais envahisseurs. Je pense qu’il ne faut pas lui en vouloir, défendre sa maison, c’est une noble cause. Il se trompe simplement de chemin, il s’est juste égaré.  »  
 
Arcadia se gratta la joue en essayant d'imaginer un singe géant.
 
 « On m’a raconté de me méfier des singes géants, qu’ils sont puissants et dévastateurs. C’était un jeune garçon, un peu perdu et timide. Une race particulière à ce qu'il paraît. Détruire un immeuble ou une ville, j’imagine que cela ait possible. La reconstruire par magie, cela serait sans doute possible. Si vous l’avez vu, c’est que cela existe, mais vous ne devez pas en avoir peur. L'inconnu n'est pas forcément glaçant, il peut être rose bonbon avec un goût sucré ! »  
 
Finit par dire avec plein de positivisme Arcadia avec un grand sourire.


 « J'imagine que si ces extraterrestres sont si forts, si extraordinaires que ceux-là pour tout détruire, c'est qu'ils sont dus affronter de terribles épreuves. Ils ont dû pour survivre se battre contre des monstres horriblement plus fort que sur Terre, sinon comment seraient-ils devenus ainsi ? Ils ont sûrement une motivation pour venir jusqu'ici, laquelle. Je doute que ce soit pour nos plages de sable fins. »  
 
Dit alors d’une voix amusée la jeune fille. Sans faire trop attention, elle focalisa son attention sur les pensées de l’homme, c’était une seconde nature que de lire dans les pensées. Sa mère adoptive n’aimait pas trop cela et essayait de lutter contre cette habitude, mais c’était bien plus pratique.
 
 « Vous ne devez pas vous sentir coupable, votre fils a fait ses propres choix. Si je venais à faire du mal, j’imagine que ça serait mieux que je meurs, mais en attendant il vaut mieux que ça ne soit pas le cas, j’ai encore beaucoup à faire ! Vous savez, je m'entraîne beaucoup pour devenir plus forte, pour maîtriser mieux mes pouvoirs. Cela pourra peut-être un jour de pouvoir aider votre fils. »  
 
Arcadia était assez confiante sur ce fait, elle voulait rencontrer cet homme qui avait si peur. Sans doute devrait-elle être prudente avant de le rencontrer ou la manière, mais c’était une bonne chose à faire.
 
 « Avez-vous peur de moi ? Je ne suis sans doute pas aussi fort que votre fils, mais je pourrais sans doute en faire. C’est votre enfant, et de ce que je sais, enfin … de ce que j’ai vu, c’est un sentiment fort. Il vous reviendra. »  
 
La jeune fille était un peu perdue au début quand le médecin parlait de son « amie », mais elle rit en couvrant un peu sa bouche par la suite.
 
 « Ce n’est pas mon amie, c’est ma mère ! Enfin … ma mère adoptive, je n’ai jamais vu maman faire un fruit, enfin pas comme cela. Maman maîtrise la magie, c'est tout, je ne vois pas en quoi elle pourrait être méchante, je le sentirais. Maman m’apprend plein de choses, mais à part sa petite amie, je n’ai pas vraiment rencontré d’autres personnes ou en tout cas, elle ne m’en a pas parlé. Je soupçonne maman d’essayer de me laisser loin du danger, je lui ai promis de ne plus lire dans ses pensées.  »  
 
Lâcha alors Arcadia en tirant la langue, comme si c’était totalement normal. Elle se contenta de hocher la tête doucement en entendant les gentils mots du médecin. Elle ne chercha en rien à tirer la couverture vers elle, c’était sans importance, mais c’était tout ce qu’elle rêvait d’aider tout le monde, peu importe qui. Elle sentit bien que William n’y croyait plus vraiment, il avait perdu l’espoir.
 
 « Besoin de moi …. Je ne suis pas certaine que l’on ait besoin de moi tant que cela. Le monde et la vie existaient avant moi et elle existerait après moi. Si pendant mon passage, je peux faire de mon mieux, alors c’est bien.   »  
 
Alors qu’elle se rapprochait du médecin pour une petite surprise, Arcadia remarqua le journaliste qui désirait sûrement partir. Elle l’avait complètement oublié il fallait bien dire ! Elle rosit légèrement des joues, en quelque sorte vu sa peau blanche, et elle s'empressa de reprendre la pelote de laine.
 
 « Vous n’avez rien démêlé ? Vous auriez pu m’avancer un petit peu, ce n’est pas très gentil. D’ailleurs, je devrais peut-être rentrer lui ramener, mais avant je voulais vous faire une surprise !   »  
 
Dit alors la shinjin en venant prendre les mains du docteur.

 « Vous avez un coin que vous auriez rêvé de découvrir ? On pourrait y aller ! Je pense que j’ai encore l’énergie pour le faire. Cela vous dirait ? Évitez de me dire dans l'espace, je ne suis pas certaine que je puisse maintenir votre intégrité physique. »  
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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Mar Oct 17, 2017 11:07 pm







Un voeu

A ses premiers propos, la jeune femme ne faisait que confirmer le sentiment que le docteur avait à son égard, à savoir cette impression d'être tombée sur la personne à l'esprit le plus bienveillant et innocent qui soit ! Même si lui même savait être, et tant pis pour l’orgueil, être quelqu'un de plutôt bienveillant, il devait à titre de reconnaissance admettre qu'il lui était parfois arrivé de songer que parfois certains méritaient de souffrir, voir de périr. Or, bien qu'il ait toujours fait son travail consciencieusement malgré ces pensées, il n'en restait pas moins qu'il les avait eu, alors que pareilles idées semblaient constituer un concept totalement étranger à son interlocutrice. Sa conviction ? Il voulait bien le croire, il suffisait de l'entendre à cet instant pour en être convaincu, et quand bien même ça ne serait pas le cas, rien dans les propos qui suivirent, bien que changeant de sujet, ne laissait à penser qu'elle fasse montre de la moindre hypocrisie en la matière. Au contraire même. C'était presque troublant dans le fond d'être confronté à quelqu'un d'aussi... Pur ? Un terme un peu étrange, mais dans le fond c'est le seul terme qui traversait l'esprit du docteur.

En fait, même la notion de mensonge semblait étrangère à cette jeune femme... Et il ne s'agissait pas juste de ne jamais formuler de mensonge direct, mais de jouer sur les mots ou d'omettre la vérité. Non, elle faisait preuve d'une véritable sincérité, répondant avec bien plus de précision et de détails aux propos du docteur, au point que ce dernier eut l'impression d'être presque indiscret, alors que cela n'avait à aucun moment était son intention ! Il se reprit néanmoins rapidement, sachant qu'il n'y était pour rien, juste qu'il était tant habitué à certaines codes sociaux que ceux de la jeune femme le troublaient légèrement, mais cela l'inquiétait aussi. Qu'elle lui parle ainsi n'était pas un problème, seulement, auprès d'autres personnes, ça pourrait être problématique... Mais il n'en dit rien, chercher à la convaincre était absurde, et déplacé. Il ne pouvait qu'espérer qu'elle ne soit jamais confronté à une telle situation, en tout cas pas face à quelqu'un qu'elle ne serait pas capable d'attendrir...

Et justement à propos de ces informations, la première d'entre elle fut la mention de sa mère, et du nom qu'elle lui avait donné. Un élément anodin a priori, mais qui n'en était rien, car cela trahissait une connaissance approfondie des cultures de la Terre et de leur signification. De fait si cette jeune femme était une "envahisseuse", sa mère en était logiquement également une, mais qui avait assez étudié la Terre pour acquérir de telles connaissances. Voilà une chose qui aurait probablement rendu son fils fou, enfin encore plus qu'il ne l'était déjà...

Cette anecdote mise à part, se posait la problématique du téléphone, Arcadia ne semblant pas en avoir qui lui appartienne personnellement. C'était un problème, mais au moins le concept ne lui était pas entièrement étranger, confirmant la culture Terrienne dans laquelle semblait l'avoir fait baigner sa mère et... Même sa grand mère ? Voilà qui rendait la chose d'autant plus surprenante aux yeux du docteur. Cette espèce avait elle une courte période de maturation ou bien cette famille était établie depuis très longtemps sur Terre ? Ces questions traversèrent l'esprit de William, mais il les chassa, ce n'était pas le sujet ! Se reconcentrant sur la question du téléphone, il fut un peu surpris de la gêne d'Arcadia, c'était une femme maintenant, elle aurait réellement eut besoin d'une autorisation pour un téléphone portable ? Il y avait des personnes sans doute bien plus jeunes qu'elles qui en avaient depuis longtemps. Cependant, encore une fois, ce n'était pas à lui d'insister, ça serait à elle de régler la question en famille, même s'il allait tout de même, par prudence, devoir lui demander de l'appeler une fois le sujet clarifié avec sa mère afin de savoir de quoi il en retournait.

Non pas qu'il la pensait assez sotte pour tout bonnement ne pas envisager de l'appeler, elle avait déjà fait montre de son intelligence... Mais de la même façon qu'elle ne semblait pas exactement comprendre pourquoi les gens étaient aussi fascinés par elle, il avait la sensation que son aptitude à apprendre et son intelligence ne lui permettaient pas encore de suivre toutes les habitudes sociales qui paraissaient évident pour presque tout les terriens ! Seulement, alors même que Williaù était satisfait de cette docte approche de la chose, il ne put laisser échapper un soupir décontenancé quand Arcadia lui confirma le plus naturellement du monde que tout ce qu'elle faisait était de la magie. Bien sûr il avait lui même avancé cette hypothèse, qui paraissait d'une certaine façon être la plus évidente, mais... Il avait l'impression de radoter avec lui même, mais décidément se voir exposer des faits aussi troublants avec une telle innocence avait de quoi perturber n'importe qui ! Sans même parler du fait que visiblement n'importe qui pourrait faire de la magie pour peu qu'ils s'en donnent la peine. Cela, à défaut de preuve, William eut tout de même du mal à le croire. Si c'était le cas, il y aurait forcément eut des magiciens de temps à autre, même rarement ! L'humanité était trop avide de gloire et de célébrité pour cacher de tels pouvoirs ! Et même entre les mains d'individus aussi purs qu'Arcadia, cela aurait finit par être découvert, à moins bien sûr que la découverte de ce pouvoir n'amène qu'à sa dissimulation, mais cela, il avait du mal à y croire !

Ce fut quelque part apaisant de fait de revenir sur un sujet qu'il pouvait mieux appréhender. Certes, si elle n'avait pas été si innocente, son interlocutrice aurait presque pu paraître pédante en lui exposant des faits qu'il connaissait bien en tant que médecin, mais il y avait cette innocence, et la conclusion en valait la peine. Un corps qui n'aurait tout simplement pas besoin de la mélanine ? Et non par une défaillance comme chez les Albinos ? Voilà qui tendait à confirmer qu'elle n'était pas exactement une terrienne... Et c'était sans parler du fait de se retrouver sans problème dans l'espace ou encore de l'idée que la téléportation était une chose banale... Elle était juste différente...

Par contre, il manqua de s'étrangler purement et simplement à l'annonce qui suivit, concernant son âge et ses origines ! Certes ça expliquerait partiellement son innocence, mais même avec une maturation rapide et une faculté d'apprentissage conséquente il était impossible qu'un être biologique ait autant de connaissances et d'aptitude ! Et tout cela en étant issu d'un fruit ?! Comment un être vivant pouvait naître d'un arbre ?! Et si ce dernier était sur Terre à quel endroit était donc cet arbre pour n'avoir JAMAIS été découvert ?! Et alors qu'est ce que c'était que cette histoire de mère et de grand mère ? Malgré sa stupeur apparente, il se reprit rapidement, se calmant un peu en se raisonnant. Admettons qu'elle soit si jeune, et apte à apprendre tant de choses, peut être tout simplement que sa mère lui avait conté cette histoire d'arbre et de fruit afin de ne pas avoir à expliqué avec tout l'embarras du monde comment avaient lieu les naissances, hein ? Bien sûr le docteur n'était pas imperméable à l'idée qu'il existait d'autres modes de reproduction, mais imaginer qu'un être pensant, aucunement végétal a priori, soit issu d'un fruit relevait de l'absurde... Enfin encore plus que l'idée que la magie ou des êtres venus d'autres mondes existent !

Mais justement il lui fallait du temps pour organiser ses pensées, et de fait il continua ses propos, sur un autre sujet, ne s'interrompant que pour écouter les réponses de son interlocutrice. Le sujet suivant quant à son fils n'en fut pas moins déplaisant à évoquer mais une fois encore, Arcadia fit montre d'une compassion, d'une compréhension, aussi bien à l'égard du docteur que du jeune homme, qu'elle cerna particulièrement bien aux yeux de William, qui en était arrivé à des constatations similaires, sauf que cela lui avait pris des années... Et malheureusement, malgré ce qu'il avait dans le fond espéré, la jeune femme fut bien incapable de lui dire grand chose sur les envahisseurs, ce qui était logique si elle avait vécue toute sa vie sur Terre. Cela étant le docteur avait une vision moins bienveillante qu'elle concernant ces êtres. Les aptitudes et capacités ne résultent pas forcément d'épreuve difficile, du moins pas à l'échelle des individus... Mais alors que l'instant d'après il s'épanchait sur sa honte vis à vis de ce qu'était devenu son fils, il fut surpris de la perspicacité d'Arcadia quant à son ressenti. Avait il laissé transparaître quelque chose dans sa voix ? Dans son attitude ? Quoi qu'il en soit ce qu'elle évoquait mériter précision, mais ça serait pour plus tard.

Enfin, la dernière information notable évoquait par la jeune femme, portée sur son amie... Qui était en fait celle qu'elle désignait comme mère adoptive ! Cela clarifiait un peu la contradiction avec l'histoire de l'arbre, mais n'expliquait pas pour autant ce dernier... Cela expliquait également pourquoi Arcadia n'avait jamais entendu parler de Ferliost. William lui même aurait probablement préféré que son enfant ne soit pas au courant de l'existence d'une telle meance. D'ailleurs, cela l'encouragea à éventuellement clarifier un point concernant son fils, le fait que... Lui aussi était adopté, et qu'il n'était pas véritablement son père. Un état de fait qui n'apaisait pas son trouble quant à ce qu'il était devenu. Bien au contraire même, cela ne faisait que renforcer l'impression de s'être assigné une tache et de l'avoir échoué.

Entre les derniers propos d'Arcadia, et l'intervention impromptue du journaliste, William, bien qu'amusé, parvint à ordonner ses pensées et réflexions, à les clarifier. En observant Arcadia "réprimander" le journaliste qui lui remit, tout penaud, son oeuvre de laine, il lui sembla avoir la confirmation que l'innocence de la jeune femme était dû par ce jeune âge. Malgré toutes les capacités d'apprentissage imaginables il y avait certaines choses qui ne venaient qu'avec l'âge et l'expérience, et cela comprenait les "filtres" sociaux... Mais bon, une remontrance n'était pas grand chose surtout si, comme elle l'avait mentionné elle même, Arcadia disposait également d'une potentielle puissance plus agressive.

Mais alors que le journaliste s'éloigner, visiblement soulagé d'avoir réglé ce problème, le docteur se vit pour le moins adressé une offre qui le prit, une fois de plus, au dépourvu, ne sachant quoi répondre.

"Euh... Je ne sais pas trop... Ma femme va s'inquiéter je pense si je met trop de temps à rentrer..."

Une raison valable, a priori, mais un part de son esprit lui rappela un vieux rêve, et puis, ça ne prendrait pas trop de temps après coups, surtout si elle pouvait le ramener après coups.

"Mais à bien y penser... Quand j'étais jeune je pratiquais l'escalade, mais je n'ai jamais eu l'occasion de grimper le mont Paozu, et depuis que je suis docteur, je n'ai plus eu le temps, ni probablement la forme physique... Mais quand j'y pense, je crois que c'est un de mes quelques regrets...De ne jamais pu avoir admiré le monde depuis son sommet."

Il n'eut pas besoin de dire plus... La magie d'Arcadie fit effet, et il fut téléporté au plus haut sommet du mont Paozu, de cette région montagneuse qui, depuis cette position, offrait un paysage splendide... Mais il n'y avait pas que cela, la fraîcheur de l'air, sa rareté même, la morsure du froid sur les habits du docteur... Toutes ces sensations de sa jeune qu'il avait oublié et qui contribuait pour lui à ce sentiment d'apaisement qu'il avait en cet instant, en observant le panorama devant lui. Oh il n'avait pas la tenue appropriée, et il ne pourrait pas rester très longtemps avant que la morsure du froid ne se fasse trop pénible. Pour autant il comptait bien profiter de cet instant de sérénité, s'asseyant sans peur au bord du vide, son regard perdu droit devant lui, avant de prendre la parole, d'une voix presque songeuse tant elle était calme.

"Vous suscitez bien des questions dans mon esprit Arcadia... Votre très jeune âge associé à votre savoir, cette histoire d'arbre et de fruits, vos origines exacts, vos pouvoirs bien sûr et même cette bonté dont vous faites preuves à chaque instant. Mais vous savez quoi ? Je ne suis pas sûr de vouloir les réponses à ces questions. Par contre ce que je peux vous dire, c’est que vous pouvez vous permettre d’être un peu moins humble ! Bien sûr le monde continuerait à exister sans vous, ainsi que sans aucune personne vivante ! Mais c’est bien la présence des êtres bons qui font que la vie est plus agréable alors… Si les gens ont besoin de vous, et de tout ceux qui vous ressemblent"

Il inspira alors profondément, savourant l'air pur de la monture, fermant un bref instant les yeux, avant de poursuivre.

"Vous savez... J'ai crains un instant d'être déçu de cet instant suite à votre offre. J'ai pensé que n'arriverai pas à apprécier d'être au sommet car je n'aurai pas...Vaincu la montagne moi même et ses difficultés, ce qui est vrai ! Pourtant, ça ne gâte pas cette "victoire", peut être car je me dis que c'est autrement que j'ai triomphé, en devenant ce docteur qui a délaissé sa passion, mais qui a pu vous rencontrer."

Sur ces mots il se redressa, se retournant alors vers son interlocutrice en se frottant brièvement les bras, le froid commençant à se défaire un peu trop ressentir.

"Vous m'aviez demandé si j'avais peur de vous...  Non, aucunement, quand bien même vous seriez puissante et à même de faire le mal, je crois pouvoir affirmer sans me tromper que vous ne le ferez jamais ! Cela dit, votre puissance, c’est pour moi la preuve que les personnes puissantes n’ont pas forcément vécue de terribles épreuves qui excuseraient leurs actes néfastes, mais vous… Même sous le coups de la haine ou de la peur tant vous semblez être consciente de cette situation.... Car, en effet, c'est la peur qui a, selon toute probabilité, poussé mon fils vers cette folie."

Il finissait de nouveau par revenir à ce sujet, mais après les déclarations qu'elle lui avait faite, il se sentait comme un devoir de lui rendre la pareille ou de lui confirmer ses hypothèses.

"Enfin, je devrai plutôt dire mon fils adoptif... Si seulement j'avais fais de l'aussi bon travail que votre mère... Je me souviens encore de ce jour, il y a plus de dix ans, c’était ma première intervention, et j’étais parti directement sur le terrain. Je n’y oublierai ce que j’ai vu, un massacre immonde, des dizaines de corps ensanglantés, plusieurs des personnes qui y ont travaillé n’ont pas très bien dormi dans les mois qui ont suivi. Enfin bref, du village il ne restait que des maisons en ruines, certaines calcinées… Et dans l’une d’entre elle, la forge, qui avait probablement été l’origine de l’incendie, on a trouvé le dernier survivant, coincé sous une poutre. C’était un gamin, le seul survivant. Il tenait encore entre ses bras le corps d’une fillette, asphyxiée par la fumée, qu’on eu bien du mal à lui arracher pour l’enterrer. Lui même avait été défiguré par les flammes et même à ce jour c’est demeuré une de mes opérations les plus délicates, mais à force d'effort j'ai réussi à lui rendre un visage humain, même s’il a gardé des cicatrices ailleurs, et je ne parle pas que de son esprit."

Sa main se porta à un poche de pantalon en un geste réflexe... Mais c'est vrai il avait arrêté de fumer, depuis 3 ans maintenant, mais certains réflexes lui étaient restés, notamment quand il racontait cette histoire, qui n'avait plus été entendue depuis bien longtemps.

"Mais pour quoi ? Il était seul, sa famille, tout ceux qu'il avait connu, avaient disparu. J'ai été... Attendri, ainsi que ma femme, et nous l'avons adopté. Peut être bien ma première erreur... Pourtant je me doutais qu'il serait traumatisé, et je m'y étais préparé. Ainsi son récit sur des envahisseurs non humain m'a semblé être l'explication confuse d'un enfant encore perdu, et sa terreur des flammes était des plus compréhensibles, même s’il était vrai qu’elle le fascinait dès qu’il s’agissait d’une forge... Mais si seulement ça n'avait été que cela... Malgré notre affection il ne nous a jamais aimé. Je dirai même qu'il m'a personnellement haï pendant plusieurs mois quand il appris pour son opération, m'accusant de lui avoir volé son visage, jusqu'à ce que son propre esprit occulte cet événement, allant même jusqu'à oblitérer le fait que je suis chirurgien, et plutôt me considérer comme un cadre, comme ma femme. D'un point de vue médical c'était assez fascinant, lorsqu'il était confronté à certaines vérités, son esprit les occultait purement et simplement. Mais pour le père que je tentais d’être, c’était un spectacle déchirant."

Malgré le froid, le docteur ne se laissait pas abattre, son regard s'attardant de nouveau sur l'horizon alors, qu'en même temps qu'il parlait, il faisait le point sur ce qui était arrivé, s’interrompant alors dans un silence contemplatif, son regard s’abîmant sur les merveilles du paysage, ne sachant trop s’il attendait une réponse d’Arcadia.






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Arcadia

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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Ven Oct 20, 2017 5:59 pm

Arcadia était d'une honnêteté sans faille jusqu'à en devenir dangereux pour elle-même tant elle se livrait sans ombrage d'aucune sorte. Fallait-il lui pardonner alors qu'elle n'avait qu'une seule année de vie ? Elle avait beau voir beaucoup de malheurs, de souffrance et tout ce que l'on pouvait imaginer, la shinjin ne changeait pas. Elle avait un esprit scientifique et analytique assez poussé, c'était sa manière alors de toujours développer au maximum ses pensées. Que l'on susses tout de sa personne ne la dérangeait aucunement, bien au contraire.

Arcadia n'avait connu que la terre, c'était sa patrie  et l'unique endroit de vie à sa connaissance, alors qu'elle était censée surveiller tout l'univers. Il était certain que si une race extraterrestre donnait des enfants adultes au bout de seulement une ou deux révolutions terrestres, ils pourraient devenir très dangereux. Elle n'avait connu qu'un seul corps, celui d'adulte. Elle avait beaucoup de difficulté avec les enfants, les minis humains. Elle se sentait obliger alors à agir comme les enfants de la terre, donc à être dépendant de sa mère et de demander pour quelque chose comme cela. Elle n'avait pas trop d'avis, pire, elle n'avait pas du tout pensé au risque que cela pouvait paraître. Ce n'était qu'à ses yeux un moyen d'aider encore plus les gens qui l'entouraient. La blanchette ne comprit pas pourquoi le gentil docteur soupira à l'évocation de la magie, c'était quelque chose de naturel. Pire, elle pouvait même penser que la plupart des humains l'utilisaient vu l'approche de sa mère. Elle lui avait beaucoup enseigné à ce propos et on pouvait penser que si elle se tournait précisément dans cette direction, c'était l'influence de Ryanne.

 «    Est-ce que tout va bien ?     »  

Demanda simplement Arcadia alors que le docteur semblait avoir un problème à la gorge lors de son annonce de son âge. Elle ne comprit pas bien le souci, même si on lui avait dit que les enfants devaient grandir pendant de nombreuses années avant d'arriver à maturité comme elle. Ce dernier semblait vraiment se torturer l'esprit avec tout ce qu'il se demandait, pendant qu'elle espérait simplement qu'il ne soit pas tombé malade. Elle ne semblait avoir aucun attrait ou même intérêt pour la sexualité malgré un corps d'adulte. La shinjin ne lançait aucun regard en biais, aucune réaction à aucun stimulus habituel pour une jeune fille de son âge. C'était tout bonnement absent, peut-être que cela pouvait ainsi indiquer un autre mode de fonctionnement. L'esprit d'Arcadia fusait dans tous les sens sans se retenir aucunement. Elle lisait les pensées du docteur comme l'on lisait un livre, ce n'était pas très difficile après tout, si ? Seuls quelques esprits étaient capables de lui résister, mais ce n'était pas comme si elle y voyait à mal de toute façon.

 «   Je serais contente de rencontrer votre femme, je suis sûre qu'elle est adorable comme vous ! Elle est médecin également ?     »  

Dit alors toute contente et souriante la jeune fille. Elle voyait bien avec la relation de sa mère adoptive et cette Pan, que cela devait être merveilleux, mais elle n'arrivait pas à ressentir ce besoin. Peut-être que cela viendrait plus tard ? Elle ne s'en inquiétait aucunement tant les autres étaient heureux, c'était le principal. Le mont Paozu, elle connaissait en image et représentation, alors il lui serait facile de se concentrer dessus. Elle ferma les yeux en s'imaginant là-bas, non sans garder une main dans celle du docteur comme l'aurait fait un enfant, sauf que pour le coup, c'était elle qui guidait. En un instant, tous deux se retrouvèrent alors tout en haut de la montagne. Il y faisait froid, il y avait du vent et de la neige et malgré les conditions difficiles, la shinjin ne semblait pas en être affectée. Elle observait alors sans aucune réaction corporelle due au froid le paysage grandiose. Elle avançait jusqu'au bord de la falaise sans une once d'hésitation, mais c'était plus facile de réagir ainsi quand on pouvait voler. Après tout, quand on pouvait se téléporter, voler devenait banal non ? La différence de pression atmosphérique pouvait être importante lorsque l'on passait du plancher des vaches au sommet d'une montagne, mais même la raréfaction de l'oxygène n'empêchait pas de s'extasier comme une enfant Arcadia.

 «    C'est amusant ! On est au-dessus des nuages ! La vue est vraiment magnifique ! Je me demande bien si un nuage ça a du goût ? On va y faire un tour si vous voulez !   »  

Dit alors Arcadia en faisant signe dans le vide, comme si c'était normal de voler. Elle ne semblait pas se moquer ou plaisanter, comme une enfant, elle débordait d'énergie. Elle vit rapidement que le docteur avait froid ici, il commençait à frissonner. C'était peut-être un peu trop pour lui. Elle ne s'était pas posé la question pour elle-même, l'important était le bonheur des autres. Elle se pinça les lèvres en réfléchissant à une solution, la blanchette pouvait bien lui donner ses vêtements, mais elle ne portait pas grand-chose non plus. Elle eut alors une idée, elle commença à former des symboles lumineux  dans les airs, qui semblaient flotter d'une manière irréelle. Puis elle les frappa en les brisant après avoir dit une suite de mots ne voulant apparemment rien dire. Immédiatement, le  docteur ne ressentait plus du tout la sensation de froid, un peu comme si la température venait de devenir normale.

 «   Faites attention tout de même, le froid est toujours présent ! Il ne faudra pas s'exposer trop longtemps ici. J'ai beau avoir neutralisé votre perception au froid, cela ne règle pas le problème.       »  

Ajouta alors Arcadia en ayant capté grâce à sa lecture de pensée le froid intense que ressentait le docteur. C'était plus fort qu'elle, la blanchette pouvait se connecter à un esprit sans souci, seuls quelques rares esprits étaient capables d'y résister.

 «     Vous pensez qu'un nuage a un goût particulier ?     »  

Demanda innocemment alors Arcadia à William alors qu'elle se rapprochait l'air de rien de la falaise.

 «   Des questions ? Et bien si je peux y répondre, il ne fait pas hésiter. Je ne saurais pas vous dire pourquoi, mais j'ai l'impression qu'il y a tout un tas d'informations que j'ai toujours su. J'ai bien appris plusieurs choses, mais cela reste secondaire.   »  

C'était peut-être par ce qu'elle avait été influencée par son séjour sur terre. Elle se lança dans le vide en volant l'air de rien, comme si c'était la même chose que marcher. C'était quelque chose de si simple, qu'elle  ne pouvait imaginer que tout le monde ne puisse pas voler. Cependant, elle éclata de rire.

 «   Ma bonté s'était quelque chose de si étrange ? Vous savez,  parfois, il vaut mieux garder une part de mystère.     »    

Arcadia  se retourna alors en direction du docteur dans les airs.

 «   Moins humble ? Comment cela ? Vous êtes gentil vous savez, mais quand un terrible monstre arrive, ce n'est pas mon que l'on appel. Il y a des personnes bien plus efficaces pour moi pour sauver le monde. Je ne fais qu'une petite partie pour soulager les gens.       »  

Arcadia tendit alors ses mains vers le docteur encore dans le vide.

 «   Si vous souhaitez partir, on peut redescendre tranquillement. Sans effort, le plaisir serait moins grand. Le plus important est le chemin et moins le but à atteindre, oui je vois ce que vous voulez dire.   »  

Répliqua alors la Shinjin simplement faisant office également de philosophe à ses heures.

 «   Je serais bien incapable de faire le moindre mal et ce peu importe la vie, ce serait vraiment trop horrible !     »  

Arcadia glissa alors tendrement ses mains sur les épaules du docteur.

 «   Si la haine à forger votre fils adoptif ainsi, alors l'amour me ramènera à la lumière. Je suis convaincue ! C'est gentil, je lui dirais vos gentils mots.     »  

Cependant, elle ne put que se taire pour écouter le récit tragique de l'histoire de son fils adoptif. Elle se pinça les lèvres légèrement, puis elle sembla avoir une idée révolutionnaire !

 «   Vous avez bien fait ne vous inquiétez pas, il fallait donner sa chance à ce petit garçon. Vous ne pouviez pas me laisser ainsi ! Vous voudriez parler à votre fils ? Je veux dire par là... Lui parler à distance ? Sans aucun risque ! Mais oui ! Je... J'ai l'intime conviction que je peux le faire, oui... Si je me concentre suffisamment avec votre aide.       »  
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Ferliost

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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Dim Nov 05, 2017 1:35 pm







Incident de communication
Ainsi donc Arcadia y était pour quelque chose quant au fait que le docteur parvenait à étrangement bien supporter le froid... Un autre sujet de ronchonnerie pour l'homme appréciant l'effort, mais William n'était pas sot, il savait que sans l'équipement adapté être venu en ce lieu avait été une idée risquée, voir stupide, alors il n'allait pas se plaindre de cette méthode qui résolvait ce problème... Et puis dans le fond son interlocutrice était fidèle à elle même, le soutenant et l'apaisant, êt ce malgré toute l’étrangeté qu’il y avait à la voir voler dans le vide. C'était d'ailleurs justement pour cela qu'il parvenait à lui parler de ces sujets si pénibles, car elle était présente, tant pas son attention que par ses propos. Certains s'offusqueraient probablement de la légèreté avec laquelle elle évoquait certains sujets, mais au moins William ne craignait pas d'être jugé pour ses échecs, il ne trouvait que de la compassion... Et pour lui qui n'avait jamais voulu s'épancher auprès des autres afin de ne pas alourdir leur propres peines, et car dans son métier on ne pouvait se permettre de telle chose, c'était un véritable soulagement. Et ainsi l'optimisme d'Arcadia se communiqua de plus en plus au médecin, certes il avait tout fait pour donner son amour à cet enfant perdu, mais il était vrai que ces dernières années il avait baissé les bras, il n'avait pas essayé autant qu'il l'aurait pu, alors... Après tout pourquoi pas ? Il n'était plus un enfant maintenant, son esprit pourrait probablement être raisonné bien plus aisément

C'est alors qu'Arcadia fit une offre pour le moins étonnante, mais cohérente. Après tout si elle pouvait lire dans les esprits des personnes elle pouvait bien aussi leur parler. Il y avait une certaine logique quelque part à ce qu'elle en soit capable vu ce dont elle avait déjà fait montre. Néanmoins, à l'entendre cela était loin d'être une chose aisée et l’aide de William lui était nécessaire. Le médecin cependant était quelque peu incertain concernant la marche à suivre, mais surtout, malgré toute la confiance qu’il avait à l’égard de son interlocutrice il doutait quelque peu que cela soit une si bonne idée que cela. Après tout il connaissait assez Ferliost pour savoir qu’il était plus que paranoïaque et qu’entendre une telle voix dans son esprit causerait un contrecoups violent… Mais qui ne tente rien n’a rien comme on dit, et pour répondre à la question d’Arcadia oui… Il souhaitait lui parler, ça faisait longtemps et peut être… Peut être qu’ainsi, de cette façon, sans avoir à se faire face, il serait capable de le raisonner. Peut être qu’il s’adresserait à lui à un instant où sa démence était apaisée.

"Oui… Cela vaut sans doute la peine d’essayer."

Il ne savait pas trop ce qu’il lui dirait exactement, mais… Cela viendrait sans doute le moment venu, et à défaut d’instruction précise, il posa ses mains sur les épaules d’Arcadia, comme elle le faisait déjà envers lui, puis ferma les yeux, pensant fortement à cet enfant perdu, se remémorant aussi bien qu’il le pouvait les dernières fois qu’il l’avait vu, son apparence d’alors, ses dernières paroles… Puis brusquement il eut une sensation étrange, comme s’il… Voyait quelque chose alors que ses yeux étaient fermés, comme s’il pouvait parler sans que sa bouche ne se meuve.

Seulement ce constat n’accapara son intention qu’un bref instant, bien plus troublé qu’il était parce qu’il percevait ainsi...Un chaos informe et menaçant, des formes invisible mais perceptibles qui ne cessaient de se mouvoir, menaçant de l’écraser. Un bref instant la panique saisit le docteur. Est ce que c’était toujours cela qui était ressenti quand un lien psychique était formé ? Ou bien était ce parce qu’il s’agissait en effet de l’esprit dérangé de Ferliost ? Malheureusement il se doutait que la seconde réponse était la bonne, mais il se reprit, se disant que c’était normal au vu de sa folie, et que justement il était ici pour l’apaiser comme il le pouvait, et de fait… Il parla, simplement en se concentrant sur sa pensée, sans faire le moindre geste.

"Ferliost ?! Ecoute moi je..."

Il n’y eut aucune réponse, mais pourtant le docteur fut incapable de continuer sa phrase, la sensation oppressante qu’il éprouvait s’accentuant soudainement comme si...Comme si on essayait de l’écraser ! Il sentit l’instant d’après une vive douleur lui traverser l’esprit et il eut l’impression de sombrer dans l’inconscience…

----------------------------------------------------------

Par le lien tissé avec ce jeune homme Arcadia put également avoir un aperçu de son esprit, et pour elle qui était bien plus familière avec le fait d’entrer en contact avec la pensée d’autrui,la vision qui s’offrait à elle était la fois plus et plus troublante que pour William. L’esprit avec lequel elle était en contact était déformé, dans un état de conflit perpétuel, se réprimant lui même, des souvenirs pourtant profondément ancrés étant effacés encore et encore, tandis que d’autres étaient amplifiés, magnifiés, mais cela ne résultait d’aucune réflexion, d’aucune réelle logique, simplement d’un mode de pensée malade et déréglé.

Mais l’esprit était loin d’être passif. Au contraire, il irradiait d’agressivité et réagit brusquement à l’intrusion dès lors qu’elle se fit connaître de lui par les propos de William, toutes les irrégularités de l’esprit, convergeant alors brusquement en une marée violente et dépourvue de cohérence sur les intrus, et plus particulièrement sur la source même de l’intrusion, elle même… Et tout malade que soit cet esprit il était à la fois puissant et agressif, rompant avec force le lien conclu avec lui, mais non sans tenter d’écraser avec violence l’esprit d’Arcadia, faisant ressentir à cette dernière une intense douleur, qu’elle put percevoir comme source de joie dans l’esprit hostile, avant de sombrer dans l’inconscience.

------------------------------------------------------------------------------------

L’inconscience dura juste un bref instant, juste le temps que son corps ne tombe au sol et que le contact de la neige froide et poudreuse se fasse ressentir, le temps de retrouver les sensations physiques dont il avait été privé l’instant d’avant. Encore troublé il se redressa soudainement, avec une pointe de panique et regarda autour de lui… Il était toujours sur le mont Paozu, au même endroit, mais il était simplement tombé… ? Non il y avait eu autre chose, la douleur dans son esprit était encore présente, et visiblement il n’était pas le seul à avoir subi un contrecoups, son regard se portant sur Arcadia, à terre. Elle, elle ne semblait pas avoir retrouver ses esprits.

"Bon sang..."


S’inquiétant du sort de l’étrange femme, il se dirigea vers elle, sentant le froid se faire plus mordant qu’avant ,la protection qu’elle lui offrait ayant sans doute été dissipé. Il  s’en soucia peu cependant, prenant le poignet d’Arcadia et l’oscultant rapidement. Elle était vivante, mais tout son corps semblait être tétanisé, quant à savoir pourquoi, c’était au-delà des moyens du docteur en ce moment. Ce qui était certain cependant c’est qu’il ne serait pas possible de la réanimer, ou tout du moins, c’était un risque qu’il ne voulait pas prendre, ignorant ce qu’elle a pu subir et les conséquences que cela a pu avoir.

Par contre ce qui était encore plus dangereux, c’était de rester ici, sans moyen de contacter qui que ce soit, et dans un froid qui allait s’accroître d’instant en instant… Alors, malgré le manque de professionnalisme de la chose, il saisit la jeune femme, heureusement légère, pour la caler sur son épaule, et commença une descente qui promettait d’être périlleuse le long du mont Paozu…

-------------------------------------------------------------------------------------------------------

Combien de temps s’était écoulé ? Arcadia n’eut aucun moyen de le savoir, mais ce qui était certain c’est que quand elle se réveilla, ce fut dans un lit, avec de nombreuses couverture sur elle, et visiblement dans une grande pièce, une chambre d’ami avec peu de décorations, mais aux meubles de qualité. En regardant autour d’elle elle put apercevoir une femme, à peu près de l’âge de William et vêtue d’un épais pull, en train de saisir un plateau, posé sur un meuble à côté, avant de le lui tendre en un sourire.

"Bonjour Mademoiselle, je me présente, Matylde, je suis la femme de William… Vous nous avez fait peur vous savez tout les deux. D’abord vous disparaissez ,pour recevoir un appel une heure plus tard demandant des secours. Heureusement, tout est bien qui finit bien. A part quelques engelures, aucun de vous n’a quoi que ce soit, même si avec votre tétanie, on a craint le pire. Comment vous sentez vous ?"

Elle lui sourit doucement, se voulant rassurante dans ses propos, évitant de brusquer son interlocutrice en insistant bien sur l’absence de réel dégât a priori, mais cela se voyait qu’elle avait été rongée par l’inquiétude peu avant.

Spoiler:
 





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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Mar Nov 07, 2017 5:19 pm

Dans la communication spirituelle avec Ferliost, Arcadia avait tout fait pour protéger le docteur de la protection mentale de son fils adoptif. Elle souhaitait prendre toutes les douleurs et les peines pour elle, après tout, c'était l'extraterrestre qui avait lancé l'idée, mais elle ne doutait pas la tournure des évènements. Elle ressentit une vive douleur dans son esprit comme si on essayait de la broyer, puis plus rien. Elle n'était sans doute pas du tout tailler pour affronter pareil adversaire. C'était d'ailleurs dangereux, car elle venait de se révéler à lui d'une certaine façon. Peut-être allait-il maintenant la chercher ou au moins rester attentif à son mental. Cependant et ce malgré cette bévue, elle continuait de penser que c'était la meilleure méthode.

Arcadia ne sut pas combien de temps elle venait de passer ainsi, mais elle se réveilla brusquement en essayant de se relever, mais un solide mal de crâne la saisit. Elle se recoucha alors rapidement en posant une main sur sa tête, perplexe. Il était certain qu'il devait lui manquer quelques épisodes.

 « La montagne... La neige... Ferliost... La connexion mentale... Je... Oui... William !   »  

Rapidement, la shinjin se rappela des dernières choses qu'elle avait eu consciente et ses pensées se tournèrent alors immédiatement en direction du docteur comme si son sort n'avait pas d'importance. Elle poussa alors doucement les couvertures de son corps en se sentant fébrile. Ses membres semblaient avoir comme des courbatures après un long entraînement, mais il n'en était rien. Son regard parcourut les environs et elle put se rendre compte qu'elle se trouvait dans une maison cossue, mais cela n'avait que peu d'importance à ses yeux. La blanchette vivait d'un rien, il suffisait de la voir pour s'en convaincre. Puis se fut à ce moment là qu'elle s'aperçut de la présence d'une femme. Elle lui rendit le sourire toute contente et rayonnante comme à son habitude de gentillesse.

 « Ho ! La femme de William oui bien entendu ! Matylde... Enchantée, moi je suis Arcadia. Je suis enchantée de vous rencontrer ! Comment va William ? Des engelures !? Ho le pauvre... Tout ça à cause de moi ! Je... Je peux le soigner !   »  

Dit alors Arcadia avec empressement et d'un naturel comme si c'était tout à fait normal de pouvoir faire cela, mais elle était loin d'être une médecin comme son mari. Elle essaya alors de se lever, mais elle se sentit si fébrile, qu'elle dit se tenir au mur pour ne pas tomber. Elle grimaça, sa tête lui tournait légèrement, mais elle se devait d'aider le mari de Matylde immédiatement ignorant son propre sort.

 «  Ne vous inquiétez pas, je suis plus résistante qu'il n'y paraît, je... Je m'en remettrait, mais William m'a descendu de la montagne seul ! C'est tout bonnement admirable ! Ça veut dire qu'il m'a porté jusqu'à un abri de haute montagne j'imagine. De là, il a dû appeler les secours avec moi sur le dos ! Je devrais lui apprendre à voler... Ce sera plus simple pour la prochaine fois... Enfin je n'ai pas l'habitude de m'evanouir.   »  

Commença à expliquer en essayant d'être rassurante la jeune femme. Elle tenta de se mouvoir en se tenant au mur avec difficultés car elle n'était pas totalement remise. Elle avait encore quelques engelures ci et là, un contrecoup normal dans ce genre de situations. D'ailleurs cela la gênait dans sa progression, surtout au niveau de ses jambes et de ses pieds. Elle soupira légèrement tandis qu'elle s'arrêta un bref instant pour poser sa main de libre sur sa jambe. Une sorte d'étrange lumière apparut alors entourant son genou gauche douloureux. En l'espace de quelques secondes, toute trace d'engelure disparut comme si rien ne s'était passé.

 « Ha ! Voilà qui est mieux...     »  

Commenta la shinjin en toute simplicité, elle pouvait maintenant marcher bien plus facilement. Elle ne chercha pas à soigner le reste tant que cela lui permettait de remplir la mission qu'elle s'était toujours donnée, soigner autrui.

 « Je dois voir William... Je dois le soulager... C'est important.   »  

Arcadia ne prêtait pas attention à son propre sort, sans doute que Matylde chercha à l'en dissuader, ce n'était vraiment pas le moment de jouer à l'héroïne, mais elle était ainsi que voulez-vous. Elle évolua tant bien que mal jusqu'à la chambre de William, guidée par sa femme vu qu'elle ne connaissait pas les lieux. Une fois arrivée, la shinjin tomba alors à genoux au chevet de son sauveur. Elle ne tarda pas à poser ses mains sur lui afin de s'assurer de guérir toutes les maux qu'il pouvait souffrir.

 « Bonjour ! Je... Ne vous inquiétez pas... Je vais  m'occuper de vous !   »  

Laissa alors dire Arcadia alors qu'une lumière blanchâtre commença à entourer ses deux mains. Les blessures de William se refermerent rapidement sous sa magie  et elle se paya le luxe de lui donner un petit peu d'énergie en prime afin qu'il se sente parfaitement bien. Cependant, c'était sans compter sur sa fatigue  et l'on voyait clairement qu'elle avait du mal à rester éveillée.

 « Votre fils... Il... Je suis certaine qu'il n'est pas perdu. Il fait juste que je devienne plus forte, que je puisses lui ouvrir les yeux, mais avec ces quelques secondes, j'ai pu en apprendre beaucoup. Il semble avoir une lutte entre deux personnalités. Son esprit tente d'effacer des souvenirs ou au moins les rendre inaccessible afin de bien se plonger dans sa propre illusion. Il est en colère, mais je pense que c'est envers lui-même. Une fois que je pourrais parler avec lui... Je... Je lui ouvrirais les yeux petit à petit... Cela demandera du temps...   »  

Déclama alors la shinjin épuisée, qui ne tarda pas à rapidement s'endormir affalée sur le lit de William.
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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Mer Nov 22, 2017 10:45 pm







Soins et Repos

Dès l'instant où la jeune femme tenta de se relever, son interlocutrice parut s'inquiéter quelque peu tendant la main vers elle, comme pour l'inviter à se rallonger, peine perdue, Arcadia étant bien déterminée à se relever et Matylde ne comptant pas aller jusqu'à la faire retourner de force au lit, bien qu'elle semblait aux aguets, du moindre signe de faiblesse chez la soigneuse.

"Ce n'est pas si grave hein ! Mon casse cou d'époux a déjà connu bien pire et il lui suffirait d'un peu de repos, comme pour vous ! N'allez pas trop forcer, je ne voudrais pas que ça empire..."


Mais ce n'était pas le genre de chose qui semblait pouvoir arrêter la jeune femme qui s'était redressée et marchait déjà pour aller aider William, dont elle fit d'ailleurs des éloges qui arrachèrent un sourire à l'épouse de ce dernier qui confirma ses dires.

"C'est en effet cela... C'est que malgré son âge il est encore robuste, et ce n'est pas son genre de laisser quelqu'un derrière... Mais je ne sais pas s'il sera capable d'apprendre à voler, il est un peu trop terre à terre pour cela."


Il s'agissait bien sûr plus d'une blague qu'autre chose, Matylde n'affichant d'ailleurs nulle surprise, ayant déjà eu le temps de la manifester face au récit qu'avait pu lui faire William. Néanmoins, si elle ne pensait pas à forcer l'étrange femme à se rallonger, elle remarqua les difficultés qu'elle avait pour se mouvoir et s'avança pour lui apporter son aide.

A peine tendit elle la main vers son bras afin de la soutenir cependant qu'Arcadia usa de ses étrangers pouvoir pour se soulager elle même, mais seulement partiellement, juste ses jambes, sans doute afin de mieux se mouvoir... Mais cela ne fit que rajouter à la réprobation de l'épouse de William qui prit la parole sur un ton maternel.

"Il est assez grand pour pouvoir attendre que vous soyez remise, surtout si vous avez la capacité de vous soigner intégralement... Toute la bonne volonté du monde ne sert à rien si c'est pour que vous vous effondriez à mi chemin parce que vous avez présumé de vos forces."

Elle semblait un peu amère en disant cela, comme si elle parlait d'expérience... Mais son interlocutrice étant de toute façon bien trop têtue pour penser à son propre bien , elle n'allait pas la forcer à s'épuiser inutilement en luttant face à son désir, et elle continua donc de la soutenir, la guidant jusqu'à la chambre conjugale, dans laquelle reposait William, allongé dans le vaste lit, visiblement en train de lire une revue médicale malgré son teint pale et sa fatigue apparente. Il ne se rendit pas tout de suite compte de la présence d'Arcadia, mais quand ce fut le cas il se redressa vivement, visiblement soucieux de l'état de la jeune femme.

"Qu'est ce que tu fais là ?! Je vais m'en remettre, ça peut attendre, ne va pas t'épuiser !"

Mais ça servait à rien de protester, déjà Arcadia s'était mise à l'oeuvre et les deux époux ne purent que l'observer faire, bien qu'il était évident qu'ils n'appréciaient pas qu'elle s'épuise ainsi... Pour autant les efforts de la guérisseuse furent appréciés, William ayant en vérité était plus atteint qu'elle par le froid, et ayant subies quelques blessures plus ou moins graves lors des quelques chutes survenues lors de sa descente de la montagne... Et le couple ne réagit pas de suite lorsqu'elle acheva ses soins écoutant avec attention ses propos, et l'espoir qu'elle entretenait avec son assurance quant à sa capacité à venir en aide à Ferliost, William commentant songeur.

"Ce n'est pas très étonnant qu'il cherche à effacer certains souvenirs... Vu comment ont réagis certains de ceux qui n'ont fait que voir les conséquences ce qui est advenu à son village, je n'ose imaginer pour un enfant qui y a assisté..."

Mais à peine disait il cela, prêt à sortir du lit en se sentant revigoré, qu'Arcadia s'effondrait au milieu des draps, ayant vraisemblablement trop abusé de ses forces. Après une brève inquiétude, de rapides examens fait par le docteur montrèrent qu'elle avait a priori juste besoin d'un peu de repos elle aussi, ne serait ce que pour user de nouveau de sa magie sur elle, pour se débarrasser des engelures restantes... Mais quoi qu'il en soit, le couple la fit s'allonger, sur leur propre lit, préférant éviter de trop la déplacer...

---------------------------------------------------------------------------------

Quand Arcadia se réveilla, c'était cette fois ci William qui était à son chevet, enfin à peu près... Il n'était pas très loin, mais pas tout à fait aux côtés du lit, assis sur une chaise près de ce qui ressemblait à un bureau, tourné vers elle. En plus de divers dossiers, il y avait une bouteille sur la table, visiblement d'alcool, ouverte, mais sur laquelle était une des mains du docteur. Il remarqua rapidement son réveil et l'accueillit d'un maigre sourire.

"Tu as bien récupéré cette fois ? Tu devrais te soigner... Tu sais, ce que je te disais quant au fait de prendre des risques, ce genre de choses... Mais c'est d'autant plus vrai quand il s'agit de prendre un minimum soin de toi. Ça ne sert à rien de te priver de repos si c'est pour te rendre incapable d'agir... C'est louable, mais au bout d'un moment ça devient presque de l'orgueil, même si on ne s'en rend pas compte. Ça m'est arrivé une fois, et... Disons pour faire bref que heureusement que j'ai rencontré Matylde peu après, sinon je serai devenu une véritable épave, cette bouteille me le rappelle chaque fois que je la regarde..."

En effet à bien y regarder, la bouteille avait un certain âge, et vu qu'elle était ouverte il était plus que probable que l'alcool qui s'y trouvait n'était plus buvable depuis un certain temps... Mais quoi qu'il en soit, William se releva, laissant la bouteille sur le bureau, alors qu'il se rapprochait du lit, avant de reprendre.

"Et justement, c'est un médecin qui te parle, je préfère éviter que tu prennes le risque à t'épuiser à rentrer chez toi avant que tu te sois pleinement reposé, alors je t'invite à me dire le numéro de ta grand mère, que je puisse la prévenir de ton absence... Et de ne pas trop s'en faire  pour son tricot !"

Tout en disant cela il eut un léger rire, la porte s'ouvrant alors sur Matylde, qui apportait de nouveau un plateau, comme celui qu'elle avait eu au premier réveil d'Arcadia, mais dont le contenu avait été préparée de nouveau.

"Je me disais bien que j'avais entendu des voix ! Cette fois ci jeune dame vous n'y échapperez pas ! Vous restez vous reposer au lit et vous allez reprendre des forces que ce soit avec du repos, mon thé ou mes petits gâteaux !"


"Le thé je ne dis pas, les petits gâteaux par contre, tu es sûr qu'elle a assez d'énergie pour les croquer ?"


"Oh ! Arrête de dire cela si c'est juste pour que tu puisses les mangerr après !"


Faussement outragée, Matylde, posa le plateau près d'Arcadia, et raffermit sa prise sur un torchon qu'elle avait en main pour le faire claquer, faussement menaçante vers William qui rit de nouveau... Malgré ces petites taquineries, l'affection entre les deux membres du couple était évidente. Ils furent néanmoins interrompu par une sonnerie de téléphone, et William se leva pour y répondre, sortant de la chambre... Ce n'est qu'alors que femme âgée finit par se tourner vers leur hôte, semblant hésiter.

"Et je... J'y pensais, peut être que vous voudriez voir la chambre de Ferliost... Vous y trouverez peut être des indices sur comment l'aider. Il n'aime pas trop qu'on y rentre, mais ça fait tellement de temps qu'il n'est pas venu."

A peine disait elle cela qu'une exclamation de stupeur se fit entendre dans une pièce voisine, William semblant visiblement surpris et choqué par l'appel... Et il ne tarda pas à raccrocher, revenant dans la chambre, blême avant d'annoncer d'une voix soucieuse.

"Un corps a été trouvé dans les ruines de Place-Gaie, le village natal de Ferliost... Il date de plusieurs mois, mais ça ressemble à quelque chose qu'il aurait pu faire et surtout c'était...C'était un des habitants dont on n'avait pas retrouvé le corps, un ancien auteur à la retraite je crois."

Visiblement la nouvelle avait eu l'effet d'une bombe et il était aisé de comprendre pourquoi, l'affaire était ancienne et c'était là un événement tout nouveau qui apparaissait, incompréhensible à première vue... Mais William se reprit en regardant Arcadia.

"Et avant que tu ne penses à quoi que ce soit, reposes toi ! Si tu t'endors sur place il n'y aura pas un lit cette fois pour te réceptionner."

Il ne plaisantait qu'à moitié cette fois, même s'il savait que si Arcadia décidait de se téléporter, comme elle l'avait mentionné, il ne pourrait pas y faire grand chose...





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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Lun Nov 27, 2017 5:32 pm


C'était peut-être idiot de réagir ainsi, de tout donner quitte à tomber plusieurs fois pour soigner un autre, mais son sort à ses yeux n'avait pas d'importance. Elle estimait qu'elle était capable d'encaisser des dommages bien plus importants en comparaison à ce gentil docteur. Elle ne savait même pas si les rôles avaient été inversés si elle en aurait été capable, transporter quelqu'un le long d'une montagne simplement par sa seule force. La shinjin était moins touchée par le froid pour la simple raison qu'elle était ça par de résister à l'espace, ça lors une petite brise de montagne. Elle fut rapidement essoufflée par l'effort en sentant son corps étrangement lourd. Elle ne s'était jamais retrouvée en situation de combat compliquée, et si difficile que tout disait d'abandonner, mais qu'une étrange force réussissait encore à trouver l'énergie de poser un pied supplémentaire devant soi.

« Je... Je dois le faire... Je... Ce serait trop injuste et moi je pourrais toujours retrouver des forces aisément. »

Arcadia se montra alors assez tête de mule pour le coup, mais cela lui semblait être une évidence. Elle utilisait le mur, il fallait avancer encore et encore.

« Il faut monopoliser son énergie, c'est un travail mental sur son aura, ce n'est pas si compliqué que cela puisse paraître. »

Répondit avec sérieux la blanchette face à l'humour mal compris de la jeune fille. Elle accepta néanmoins l'aide de la femme du médecin tant qu'elle se rendait dans la bonne direction.

« Mon sort n'est pas important, je peux tenir n'importe quoi. Je... Je pense que j'ai été taillé pour faire de grandes choses... Je... Je crois. »

Arcadia ne savait pas trop si ce qu'elle disait était vraiment la vérité, mais elle le sentait ainsi. C'était son rôle que de soutenir les autres. Quelque chose lui manquait, peut-être compensait elle cette absence dans sa mémoire par ce que les autres jugeaient comme de nobles gestes. C'était son instinct qui parlait, la jeune fille était presque comme une coquille vide. Un être étranger à ce monde qu'était cette belle planète bleue, bien étranger encore face à son rôle véritable. Elle était consciente de ne pas avoir la force de soigner elle et William. C'était comme si elle s'était réveillée prématurément comme guider par le besoin d'aider son compagnon d'infortune. Elle avait bien remarquer la fatigue dans les traits du médecin, c'était de sa faute. Elle s'en voulait d'une force tellement grande, qu'elle se sentait obligée de le soulager de toutes ses forces.

« Non... Je... Je dois le faire... Je... Vous aider, vous soulager. »

Il était aisé pour Arcadia que de soigner tous les maux existants chez un être vivant, que cela soit des blessures graves, l'épuisement, la maladie. Elle ne pouvait encore vaincre la mort, même si cela également, elle y pensait évidemment. Elle ressentit l'ensemble des blessures de cet homme, et il en avait de multiples. Il était sans doute lus atteint qu'il ne voulait l'admettre, et ce n'était pas pour la détourner de la voie, bien au contraire. Cela la confortait dans l'idée de le soigner purement et simplement. Elle était certaine de pouvoir aider le couple, de pouvoir guider l'âme de Ferliost. Elle devait devenir bien plus forte, elle ne s'était que rarement sentit si faible qu'aujourd'hui. C'était bien un signe qu'elle avait beaucoup de chemin à parcourir.

« Cela ne doit pas devenir une excuse à faire le mal, ne vous inquiétez pas, je ferais ce qu'il faudrait. »

Dit alors avec un tendre sourire rassurant, mais elle se sentait totalement vidée de toute force. La shinjin avait les yeux qui se fermaient tout seul. Elle avait pu soulager, donner de l'énergie à cet homme. Il allait très bien s'en sortir, alors maintenant, elle pouvait penser un peu à elle, ce fut pour cette raison qu'elle s'effondra sans force sur le lit conjugal. Elle ne faisait que dormir simplement, il y avait d'autres endroits pour s'écrouler moins agréable qu'un lit évidemment. Elle semblait être toute légère, la jeune fille offrait un doux sourire de satisfaction à ce qu'elle venait de faire.

Arcadia fit un drôle de rêve, où plutôt un sombre souvenir qu'elle avait parfaitement en tête. Elle n'avait beau qu'à voir une année terrestre de vie, bientôt deux, elle se rappelait parfaitement de tout. Elle avait dormi paisiblement, mais alors qu'elle était sur le point de se réveiller, de mauvaises pensées firent leur apparition. On pouvait la sentir agiter, se tournant et se retournant dans tous les sens dans le lit. Ses mains étaient crispées sur les draps, alors qu'une légère sueur fit son apparition sur son visage. Elle parlait toute seule dans son sommeil.

« Le... Le démon... Voler... L'arbre monde... Un pacte noir... La naissance... Je... Ryanne... Le démon... Il me cherche... Il est toujours là... Je... »

Sans vraiment y faire attention et ce à l'insu de son plein gré, la shinjin communiqua alors des images assez net de ce qu'elle voyait à l'instant à ceux autour d'elle grâce à sa faculté de parler dans l'esprit. On pouvait la voir parfaitement la scène, Arcadia nue sortant à peine d'une sorte d'énorme fruit dorée ne comprenant visiblement pas tout ce qu'il lui arrivait, puis cet être diabolique au-dessus d'elle. Puis un ange passa dans son champ de vision, alors qu'elle peinait à se relever, parfaitement adulte d'ailleurs. Ryanne, cette femme aux cheveux violet, qui allait devenir sa mère adoptive épée à la main . enfin et ce après avoir fait fuir le démon, une main tendue vers elle, celle de cette femme sauveuse, qui semblait être surprise et un peu sidérée, mais elle était celle qui l'avait sauver. Elle se sentirait pas pleinement redevable et comme une mère, elle serait une sorte de guide dans sa jeune vie. Sa race était du genre à ne coqs avoir de parents si ce n'est cet arbre monde capable de donner naissance à des êtres comme la shinjin. Même elle, alors qu'elle aurait dû savoir, se sentait perdue.

Après quelques brèves images, Arcadia se réveilla un peu en sursaut en regardant autour d'elle. La jeune femme se trouvait dans un grand lit tout somme agréable évidemment. Elle regarda autour d'elle, et il lui fut nécessaire quelques longues secondes avant de se rappeler pourquoi elle se trouvait ici. Le rêve s'effaçait petit à petit, son rythme cardiaque rapide se baissait et une sorte de crainte manifeste disparut pour retrouver cette quiétude paisible visible par tous en tout instant. Elle souriait à William en remarquant qu'il allait plutôt bien visiblement, elle était rudement contente. Elle fut alors quelques peu surprise de se rendre compte d'une bouteille d'alcool à ses côtés. Avait-il eu si peur que cela pour son sort ? Elle trouvait l'idée de compenser si gravement un problème par l'alcool ou peu importe le moyen plutôt que d'affronter la source du mal très mauvais. Cependant et si elle arrivait à guérir les corps, elle ne pouvait le faire pour l'esprit. C'était à chacun d'avancer sur la voie de la guérison, elle ne pourrait que guider l'âme troublée. Cependant, la blanchette n'eut pas à tenir un discours moralisateur, car cette bouteille n'était paquebot faite pour être bu, mais surtout pour se rappeler.

« Je... Oui... Je me sens plutôt bien, je crois que l'on énergie est quasiment au maximum. On pourrait retourner à l'hôpital ! Peut-être qu'il y aura des personnes à aider ! »

Dit alors Arcadia toute contente à l'idée d'y aller. Elle n'espérait pas évidemment qu'il y ait des personnes blessées, même s'il y avait tout le temps quelqu'un à aider. C'était immuable. Elle ne pensait pas non plus à son propre état, car elle sentait bien quelques douleurs sans trop y faire attention. Puis William lui rappela que cela serait bénéfique de se soigner, il avait sans doute raison.

« Ho oui bien sûr, que je suis sotte. »

Se congratula alors la jeune fille avant de se découvrir sans la moindre hésitation des draps sur son corps. Elle n'avait aucune espèce de honte, ni gêne. Elle ne pouvait même l'imaginer. Sa mère adoptive lui avait bien dit tout de même de ne pas se mettre nue devant tout le monde. Elle entoura alors ses mains de son habituelle aura blanche, et elle l'appliqua alors tel un baume sur les parties du corps à guérir, comme une gomme efface le crayon sur une feuille de papier.

« Ne vous inquiétez pas pour moi, je suis plus solide qu'il n'y paraît, mais ce n'est pas votre cas. De plus, c'était de ma faute, c'est moi qui vous ai présenté l'idée de vous rendre tout en haut de ce mont. Je n'ai pas pensé aux conséquences, mais la prochaine fois, je ferais plus attention à rentrant en communication avec votre fils. Si j'aide les autres, c'est davantage parce que je pense que c'est mon rôle. Je dois le faire. »

Arcadia posa alors un doigt au bord de ses lèvres en levant son regard apparemment pour réfléchir.

« Je ne pense pas que cela serait mieux pour moi que je m'unis à un homme. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, j'ai tout de même presque 2 ans, et j'ai lu dans un livre qu'en général cela commence à dix sept ans, alors j'ai le temps ! Et puis, je crois que maman n'aimerait pas. »

Dit alors toute contente la shinjin souriante.

« L'alcool est un inhibiteur puissant, mais cela altère les facultés cognitives, je ne pense pas que cela soit réellement un avantage à part la courte sensation de bonheur qui peut aider un bref instant le corps, mais il y a trop de dommage par la suite. Je suppose que je pourrais corriger ce genre de choses d'ailleurs. »

Se demanda donc Arcadia, mais elle était plutôt confiante.

« Ne vous inquiétez pas, il suffirait que je me teleportes pour que j'arrive chez moi, mais hmmm.... Le numéro se telephone ? Ho je... Je ne sais pas trop. Généralement, je suis avec ma mère, ou je parle en télépathie. J'espère qu'elle s'en sort pour le tricot, c'est une écharpe pour maman, mais généralement, je suis présente pour l'aider à tenir la laine ! Elle me dit que c'est très utile ! »

Répondit alors très sérieusement la jeune fille. Elle semblait être préoccupée si son rôle n'était pas trop important et qu'elle devait rapidement rentrer. Innocente qu'elle était, elle ne pouvait penser que ce n'était qu'une manière d'être gentille.

« Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas m'enfuir. Je veux en de vos petits gâteaux et de votre thé, vous êtes vraiment gentille avec moi, il ne fallait pas. »

Arcadia se tourna alors en direction de William en hocha la tête.

« Ho oui en sûre, j'ai assez d'énergie pour cela. Je pense même pour guérir trois ou quatre personnes encore ! »

Tenta Arcadia de rassurer le médecin, elle avait beaucoup de mal avec les expressions ou l'humour, qu'elle ne comprenait généralement pas. Elle observa l'étrange manière de traiter un homme de la part de sa femme. Elle pencha la tête doucement en observant. Apparemment, il était nécessité parfois de frapper doucement son mari, mais elle n'arrivait pas à comprendre quand. Cela semblait être un rituel complexe et difficile d'être marital avec quelqu'un.

« Pourquoi pas oui ! Cela sera intéressant ! »

Répondit alors ma shinjin à propos de visiter la chambre de Ferliost. Elle se leva alors d'un seul bon du lit, plein d'énergie toute contente en chantonnant. Elle se sentait légèrement fébrile sur ses jambes, elle s'exerça alors quelques fois afin de tester son équilibre. Bien entendu, c'était assez triste de constater la mort de quelqu'un mais elle ne saisissait pas pourquoi cela affectait autant le docteur. Décidément, tout était bien compliqué.

« Nous ne pouvons malheureusement plus rien pour le malheureux, et je ne pense pas que se rendre là-bas soit une bonne idée ou vraiment utile. Je dois développer mon énergie, mon mental, quand je serais assez forte, je pourrais communiquer avec votre fils. »
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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Mer Nov 29, 2017 10:44 pm







L'antre de la folie

Bien sûr, le couple avait aperçu le trouble de la jeune femme durant son sommeil, mais ils ne savaient pas réellement comment interpréter cela. Sans doute cela avait il un lien avec ses étranges origines, cet arbre monde qu'elle mentionnait étant peut être celui dont elle était née. Néanmoins la mention d'un démon ne fut pas sans les troubler et les interloquer... Mais ils avaient tout deux mis leurs interrogation de côté à ce sujet, ne voulant pas embarrasser Arcadia sur des rêves qu'elle ne contrôlait sans doute pas et ce malgré toutes les facultés psychiques dont elle avait fait montre... Mais pour les mêmes raisons l'information ne serait pas à mettre de côté, et ils se mirent d'accord quant à la pertinence de prévenir Ryanne du fait que sa protégée avait de tels songes et se sentait traquée, peut être inconsciemment...

Mais pour le moment, il était surtout question d'accueillir la Shinjin qui venait de se réveiller, et dont les remarques arrachèrent des sourires aux deux intéressés. William ainsi ne pouvait qu'être d'accord concernant ses affirmations sur l'alcool, même s'il se voyait mal lui répondre que justement s'abrutir était une issue pour certaines personnes dans certaines circonstances. C'étant sans doute mieux dans le fond qu'elle en ignore les détails, l'ignorance étant parfois une bénédiction. Cela étant il était un peu plus inquiet quant au fait qu'Arcadia semblait écarter avec enthousiasme ses mises en garde, ce qui lui arracha une légère moue. Son ambition était bien sûr louable, et tant qu'elle ne faisait qu’œuvrer auprès des hôpitaux comme elle proposait de le faire de nouveau, ça ne poserait pas tant de problème, mais dans d'autres circonstance ça pourrait être fâcheux, notamment en amenant à des situations comme au Mont Paozu...

Pour autant l'atmosphère était demeurée assez joyeuse jusqu'à ce que survienne le coup de fil, rendant William bien plus grave, ce dernier fut un peu rassuré quant au fait qu'Arcadia ne manifesta aucune volonté de s'épuiser à se rendre à Place Gaie, mais... Pour autant il se sentait obligé de toute même clarifier la situation, Arcadia semblant penser que la présence de ce mort était sans importance.

"Bien sûr on ne peut pas sauver cet homme, mais le rapport que j'ai reçu laisse à penser que c'est Ferliost qui aurait fait cela... Or, je veux vérifier si c'est bien le cas, si ça correspond bien à son mode opératoire, car si c'est le cas, ce sera la première fois à ma connaissance qu'il tue un terrien, ce qui est préoccupant... Sans même parler du fait que ça soit un ancien habitant de son village, dans les ruines de ce dernier, alors même qu'il semblait en avoir effacé le nom de sa mémoire d'aussi loin que je m'en souvienne... Et pour être honnête je ne crois pas aux coïncidences. Je m'excuse donc Arcadia, mais je dois partir avant que son corps ne soit emporté pour études ou que sais je. Il ne vaut mieux pas que tu attendes mon retour avant de rentrer chez toi..."

Sur ces mots, il vint embrasser brièvement Matylde, lui promettant de rentrer ce soir au plus tard, avant de sortir de leur demeure d'un pas rapide. Décidément, cette annonce semblait l'avoir sérieusement ébranler.

Après cela, son épouse se releva, souriant à leur hôte qui semblait capable de tenir à peu près solidement sur ses jambes, ce qui ne l'empêcha pas néanmoins de venir vers elle pour lui tendre de nouveau son bras, juste par prudence. Qu'elle l'accepte ou pas, elle ne l'en guida pas moins travers un couloir, la chambre de Ferliost n'étant cela dit pas très loin de celle de ses parents adoptifs, presque juste à côté à vrai dire...

Quant à la pièce même... Cela se voyait tout de suite que quelque chose clochait dans ses lieux. Ils étaient certes propres et bien rangés, mais un des murs étaient couverts de nombreux feuillets imprimés, aussi bien raturés que surlignés de façon très anarchiques, avec des annotations particulièrement vindicatives pour approuver ou réfuter ce qui était indiqué, les textes semblant être tirés de manuels portant sur l'histoire de la Terre, parlant de quelques conflits anciens menés par l'humanité... Mais il n'y avait pas que cela, c'était une multitude de détails qui laissait transparaître l'esprit dérangé qui y avait résidé, telle la mappe monde dont un point particulièrement précis n'avait pas juste été rayé, mais transpercé de part en part. Un acte de destruction calculé et précis, laissant le reste de l'objet instance... Et à y regarder de plus près, malgré les nettoyages successifs, les couches de peinture et de vernis réappliqués successivement, les murs comme les meubles portaient de nombreuses marques de griffures et de coups, et cela étant notamment vrai pour le lit le mur contre lequel il était posé... Et puis il y avait ces feuilles,  rédigées à la main celles là, dont la lecture sonnait un peu comme des prophéties alarmistes mettant en garde contre la menace de l'ennemi venu d'ailleurs

Mais à côté de cela il y avait des éléments plus ordinaire, tels les livres d'histoire d'où étaient extraits les feuillets, des manuels de niveau universitaire qui trahissaient les études précises faites par l'habitant de cette chambre, ou encore, parmi les pamphlets alarmistes se distinguait d'autres écrits, des poèmes étrangement sensibles venant de la part d'un individu aussi dérangés, ou encore des descriptif de procédé de forge, rédigé avec un profond intérêt et une passion certaine... Laissant Arcadia fouiller plus en détail si elle le souhaitait, Matylde resta quant à elle sur le pas de la porte, les mains jointes, commentant faiblement.

"On a parfois essayé de... "Ranger" sa chambre, en espérant qu'il irait mieux, mais à chaque fois il n'a pas apprécié et ça a empiré...Depuis on n'y touche plus. Si vous avez la moindre question cela étant n'hésitez pas, j'y répondrai du mieux que je peux."

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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Mar Déc 05, 2017 11:49 am

L'ignorance, voilà bien quelque chose qui faisait très souvent défaut à la shinjin. Elle avait la malheureuse habitude de tout savoir sur tout ou presque. Il lui manquait d'habitude ce qui était omit dans les livres, la relation sociale entre les personnes. Elle ne pouvait imaginer la protection psychique de Ferliost, car jamais elle ne mettrait quelqu'un en danger, elle préférait cent fois souffrir le martyre à la place. Le fait d'aider les autres était une manière d'éxorciser son besoin d'aider toute la galaxie, cette mission que son peuple si particulier et rare faisait l'objet. Elle avait beau l'ignorer, cela marquait malgré elle sa vie. S'il était important à ses yeux de protéger toute vie, un cadavre retrouvé des mois après n'apporterait pas grand chose. Elle ne désirait aucunement aller voir ce mort malgré la bonté dont elle faisait preuve.

« Oui je comprends, c'est comme si dans sa folie, il venait de passer un cap dangereux, une pente douce et vicieuse. Peut-être bien qu'il se rappel plus d'éléments qu'il veut bien l'admettre. Je vous souhaite bon voyage alors, mais ne faite pas de zèle... »

Se contenta alors de dire Arcadia. Bien entendu, elle faisait référence au fait d'aller trop loin, de découvrir des choses ou se rendre malade pour rien dans cette quête contre le destin. Quelque chose de vicié habitait son enfant adoptif, et malheureusement, le docteur était mal tombé. Elle sentait le trouble en son compagnon d'infortune, mais malheureusement, elle ne pouvait rien faire du tout pour lui. Il y avait de ce genre d'épreuve que mon devait affronter seul. Elle glissa une main en souriant doucement posant simplement une main sur le bras de Mathilde. On aurait dit un petit faon qui venait de naître, mais elle était tout de même capable de s'en sortir. Elle estimait qu'elle avait un petit peu trop abusé du temps et de la gentillesse de ce couple. Elle suivit alors le mouvement jusque dans la chambre de Ferliost. Ce n'était pas quelque chose d'exceptionnel à ses yeux. La jeune fille ne souffrait pas du besoin d'avoir des portes ou de limiter l'accès. Elle n'avait pas vraiment d'intimité après tout.

Arcadia observait alors la pièce avec des yeux innocents, elle passa doucement ses doigts en lisant rapidement les sujets des articles ou des pages affichés sur le mur. À voir ainsi, il était évident que le jeune garçon qui avait grandit ici était toujours obnubilé par son propre sort. Il avait dû chercher et chercher encore des raisons de prouver ce qu'il pensait. Si l'humanité ou n'importe quelle race d'ailleurs était capable de grandeur, c'était bien dans le pire qu'ils étaient le meilleur. On pouvait suivre la lente descente aux enfers de son esprit au travers de la souffrance qu'il avait exprimé ici. Si on cherchait absolument quelque chose au travers d'un texte ou de fait relater par d'autres, on pouvait y voir presque ce que l'on voulait. La shinjin passa doucement sa main le long des différentes marques de coups et d'impacts un petit peu partout.

« Le pauvre, cela dû être vraiment très dur de se sentir si seul, un petit peu comme s'il estimait que vous ne pouviez comprendre. Je pense que quelque part, il vous aime, mais il l à une quête importante à faire, c'est plus fort que lui. À ce genre de propos je peux quotionner, dommage que cela soit pareil mort que son esprit à choisi. Ceux qui sont différents, ceux qui viennent d'ailleurs aisément perçu comme dangereux. Il est tellement plus simple que de rester entre personne semblable, surtout lorsque mon voit le danger de certains qui sont venus sur la belle planète bleue. »

Arcadia faisait référence aux conflits passés, elle ne les avait pas vécu, aucunement mais elle pouvait comprendre. Elle lut plus attentivement un poème que Ferliost avait visiblement écrit lui-même, il était assez beau et sensible. Cela ne pouvait que prouver de la bonne personne qui tentait d'émerger de toute cette haine et de cette colère.

« De la forge ? Comme c'est étrange, je me demande si c'est pour être capable de fabriquer des outils seul. Après tout, si jamais une guerre totale devait arriver sur Terre, dans doute qu'il serait nécessaire de pouvoir fabriquer quelque chose de soi-même, un petit côté survivaliste. »

Cela ne faisait que conforter son idée du personnage, c'était logique en somme. Elle ressentir la douleur d'une mère dans ses propos, elle lui sourit doucement alors par compassion.

« J'imagine que cela doit être difficile de voir tout cela, de se sentir impuissante, mais tout cela n'est pas de votre faute. Ce qui est passé, est passé, maintenant voyons l'avenir. Je pense que j'en ai assez vu , je pense en avoir assez pour la suite. Cela ne sera pas pour tout de suite, je dois devenir bien plus forte pour réussir à atteindre ce petit enfant apeuré qui se cache derrière toute cette violence, mais je suis certaine que cela arrivera. Croyez encore à l'avenir, ayez espoir. »

Dit alors d'une manière réconfortante la shinjin en sortant doucement de la chambre, transformé en lieu de culte presque par le couple. Sans doute que Ferliost ne reviendra jamais ici d'ailleurs, il avait bien plus à traquer. Il ne fallait pas non plus attirer l'attention de cet homme vers ces parents adoptifs, sinon il les tuerait sans doute comme des traîtres sans aucune hésitation.

« Je vais vous laisser, j'ai bien assez prit de votre temps, je vous remercie pour tout. »

Arcadia laissa alors le temps à Mathilde de répondre avant de s'éclipser par teleportation chez sa grand-mère, après moult aventures rocambolesques.
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MessageSujet: Re: La trace de la folie   Mar Déc 05, 2017 5:33 pm







Le nom

Ce fut sans plus un mot que Matylde laissa Arcadia observer et fouiller la chambre de leur fils adoptif. Elle ne voulait pas la déranger dans ses recherches, et n'avait de toute façon pas grand chose de plus à dire qui lui venait à l'esprit, se sentant simplement quelque peu amère en revoyant une nouvelle fois cette chambre... Une chambre qui datait d'avant l'arrivée de Ferliost même, préparée avant qu'elle ne découvre qu'elle ne pouvait pas porter la vie et il restait quelque part la pensée de n'avoir jamais réellement élevée d'enfant... Mais c'était là un songe qu'elle chassa rapidement, car c'était se mentir. Bien que Ferliost n'avait jamais été aussi amant que ce qu'on pouvait espérer de la part d'un fils, il avait parfois été un enfant adorable et attentionnée, quand elle et William parvenait à le faire penser à autre chose qu'à ses envahisseurs, qu'à son traumatisme. Une chose qui devint de plus en plus ardue avec le temps, mais qui constituaient des souvenirs qu'elle chérissait... De fait, elle savait qu'Arcadia avait raison, Ferliost était persuadé de n'avoir jamais été compris, et dans le fond il avait raison, pendant longtemps elle même et son époux n'avaient vu dans ses récits que des explications inventées de toute pièce par un enfant, et non la vérité qu'il y avait derrière cela. Malgré cela, il les aimait, elle en était persuadée, la preuve étant à ses yeux que malgré la distance qu'il avait pris à leur égard il n'avait jamais manqué d'envoyer un petit quelque chose le jour de leurs anniversaires respectifs...

"Dans le fond... Je pense qu'on peut dire que ce serait un jeune homme plein de qualité, dévoué et persévérant notamment, si seulement il réussissait à orienter ses aptitudes sur autre chose."

Tout en disant cela, elle suivit la progression du regard d'Arcadia, se doutant quelque peu de ce qu'elle devait penser face à ce qu'elle découvrait au fur et à mesure... Mais quand elle parla de la forge, Matylde préféra préciser un élément qui lui semblait important. L'étrange jeune femme avait sans doute raison, mais il y avait autre chose.

"Pas tant que cela, car après les premiers jours de l'enquête il a été dévoilé que le bâtiment dans lequel il a été trouvé était la forge du village... Ils avaient pour habitude de garder ce genre d'artisanat rustique, juste au cas où la technologie leur faisait défaut. Bien qu'on n'en soit pas absolument sûr, on a toujours supposé qu'il était le fils du forgeron, et la forge, c'est bien un des rares éléments qu'il n'a pas rejeté de son passé, même s'il était bien incapable de dire pourquoi..."

Puis il y eut ces mots rassurant qu'elle eut à son égard, arrachant un sourire à Matylde qui acquiesça doucement. Malgré toute la tristesse et l'amertume qu'elle pouvait avoir elle n'avait en vérité jamais perdu espoir de voir Ferliost tel qu'il était réellement... Cependant alors qu'Arcadia annonçait son départ, un dernier détail vint à l'esprit de son interlocutrice, qui la retint, juste le temps de le lui dire.

"A ce sujet... C'est peut être sans importance, mais... Lui même l'ignore, mais Ferliost n'est pas son vrai nom. Quand il s'est réveillé il ne s'en souvenait pas et les archives du village avaient été détruites. Ce n'est sans doute pas grand chose, mais peut être... Peut être que cela vous sera utile... Mais quoi qu'il en soit cela a été un plaisir que de vous rencontrer mademoiselle, et ce sera un plaisir de vous revoir avec ou sans Ferliost..."

S'inclinant légèrement elle ne la retint pas plus longtemps, observant sa téléportation avec surprise... Elle avait beau avoir été prévenu cela faisait toujours son petit effet, mais une fois ce dernier passé, la vie reprit son cours ordinaire, et elle se préparé à reprendre son travail administratif là où elle l'avait laissée.





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La trace de la folie

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