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 La règle change, mais la thématique reste la même [Pv Kodaïan]

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MessageSujet: La règle change, mais la thématique reste la même [Pv Kodaïan]   Dim Avr 10, 2016 12:10 pm

Mars, la Naine Rouge.
Enfin, selon ce qu'il disait ce vaisseau cargo. Tu n'avais que de faibles connaissances en matière d'astronautisme, lié à un manque total d'orientation dans cet océan sans sens qu'était l'infinité de l'espace. Baignant dans ces mers sombres, tu ne pouvais que contempler l'infinité de l'espace. C'était… Froid. Très froid. Sans animosité, comme si tout restait en suspension. Tu avais plus l'impression d'observer une gélatine flotter au gré de l'eau, sans vent ni marée. Juste poussée par sa force locomotrice. Le vide et l'immensité de cet endroit ne donnait que peu enclin à accepter l'invitation au jeu. Il te donnait plutôt l'impression d'être un espace, un microcosme à lui seul, pour réfléchir sur l'être qu'on est. Bien évidement, cette notion t'échappait, comme tout bon conseil que l'on pouvait te prodiguer sur le fait de te tenir, ou alors de grandir un peu. Tsss… Tu naquis ainsi, et tu resteras ainsi, pour encore longtemps, très longtemps. Tu n'avais rien à te reprocher actuellement, car tu sais que tu as mis tous les moyens en place pour pouvoir trouver ne serait-ce qu'une réponse.


SCYLLA , murmurant ce mot, comme un mirage, comme une éphéméride, s'écourtant dans le temps qui lui était imparti - « Mars... »
??? - « Ouais. Ça vient d'une divinité terrestre. Il représente la guerre. »


Tu tournais lentement la tête vers l'individu qui se posait à côté de toi, examinant lui aussi cette carte holographique. Ton regard, dénué de cette BLANCHEUR qu'a cette individu, laisse plutôt place au sombre élément qu'était le NOIR. Ce NOIR mortel qui était la contradiction même de ton essence. Tu étais grise… Partagée entre ces deux éléments déchirant leur légitimité dans ce monde. Tes yeux finirent par se détourner de l'individu, pour ne plus qu'examiner cet objet vert. Cette technologie de ce système et qui pointait un curseur vers leur destination.

SCYLLA, de sa voix dans les soprano, quoiqu'un peu aiguë, dû sans doute à sa taille - «  … C'est dû à sa couleur, alors. Couleur rouge…. Sang. »
??? - « Non, quand même pas. La planète n'est pas aussi rouge que pourrait être la couleur du sang terrien. »

Tu en restais pensive. Si ce n'était pas cette couleur, a quoi pourrait-elle faire référence ? Quel en était le sens ? Comme à ton habitude, quand tu réfléchissais, tu posais la pointe d'un de tes précieux pieds au sol, glissant ta main droite sur la joue, expirant de l'air accumulé. Tu en étais presque agacée de devoir deviner cela toute seule. Tu n'avais point tant de connaissance en la matière que lui. Cette pensée serra lentement tes dents, comme un étau forçant ta mâchoire à se joindre de nouveau. Sauf que tu ne mangeais rien. Si… Peut-être de la colère. Et si….

C'était ça la réponse au problème énoncé un peu plus avant ?

Un combattant impulsif, fonçant et fendant les champs de bataille comme ferait une lame coupant à vive allure une motte de beurre. Un être dont sa soif ne sera calmée qu'en faisant saigner l'adversaire. Disons que… C'était une forme…. De domination ? Que la personne nous laissera tranquille une fois morte ?… NON.
Tu n'étais pas d'accord avec ce fait. Autant que tu as encore du mal avec les langues, récitant tes récits à l'imparfait au moment du passé simple. Car pour toi, tu voulais prolonger le temps. Jamais tu laisseras mourir un être dont ce n'est pas son rôle de mourir. Tu voulais que cela dure éternellement dans le temps.


L'imparfait faisait en sorte d'exprimer la perfection de ta vision.

???, sous une voix robotisée à ton féminin et froid, ce qui faisait tiquer Scylla – Nous sommes arrivés vers le Hangar 267. Nous vous prions de bien vouloir vous poser pour procéder à l'identification de votre cargaison.

Pas d'âme. Cette voix sonnait pour toi comme une cacophonie ambiante. Immondice créature de métal, qui ne pouvait exprimer les couleurs du langage. Honte à cette machine remplaçant la chaleur, la froideur, le dédain, la joie ou quoique t'en sais. Cependant, tu ne pouvais rester de marbre devant ce qu'elle venait de dire. Ton regard se posait donc en direction d'un des hublots formant le cockpit. Tes mirettes pouvait entrapercevoir différents mouvements, des silhouettes. Un spectacle muet s'ouvrait à toi, alors que tu posais tes mains autour de cette vitre en une matière dont tu ne saurais dire le nom. Ton regard finissait par contempler la personnalité derrière elle, qui semblait en savoir un bout sur la planète bleu… Mais pas autant qu'Uranus, ou Neptune.

SCYLLA, s'inclinant lentement – Je vous remercie de m’avoir accepté en votre bord, capitaine. Votre générosité me touche en plein cœur.
CAPITAINE – Ce n'est rien ma petite dame. Disons juste que c'était un cadeau de bienvenue sur cette galaxie. Et puis on allait dans la même direction.

Tu hochais doucement la tête. Tu avais eu de la chance que ce navire spatial était là à ce moment là sur le spatioport, et qu'il comptait aller sur Mars récupérer de la marchandise à revendre, bien évidemment plus cher, aux autres individus pouvant ne pas avoir ces objets à portée de main. Hm… Disons qu'ils étaient un peu les transporteurs de l'extrême, dans cet halo de solitude. Tu ne mentirais pas quand ton expiration signifiait le fait d'être heureuse de te barrer de tout cela.

A chaque voyage que tu entreprenais dans l'espace, tu te sentais si seule. Ce n'était pas pour toi les jeux solitaires. Oui, dans un coin de ton esprit, tu étais une Majin plus que sociable.

Tu te hâtais donc à la tâche la plus importante une fois ici : Te diriger vers la rampe, et y descendre rapidement, en levant lentement la main, ne te retournant point. Tu sautillais sur cette rampe, sous un rythme allegretto, puis allant sur du allegro aux derniers marches, puis sauter pied joint pour faire raisonner le hangar de ton prodigieux saut. Tu fis une petite pirouette, avant de faire un petit saut sur le côté, admirant tous ces vaisseaux stationnés.

Grand.
Grand.
GRAND !

Entrouvrant tes lèvres sous la surprise, tu finissais par secouer lentement la tête de gauche à droite. Il ne fallait absolument pas commencer à avoir tes yeux en étoiles, et baver devant la grandeur du spectacle s'offrant à toi. Tu t'en allas donc quérir un peu de contact.

Et tu n'étais pas déçue. Loin de là.

Devant se dressait un tableau des plus magnifiques. Des personnes, de toute horizon, de toutes origines, se mêlèrent et se mélangèrent, pour obtenir cette foule calme au premier abord. Cela te rappela la longue escapade dans l'espace dont tu étais sujette depuis cette année. Tu as pu partager
différentes jeux avec des ethnies différentes, ou alors fuir contre leur hostilité. Au moins, cela te faisait de belles jambes, de devoir fuir tout cela. Tu avais eu l'impression d'être au centre de leur attention pendant ce moment là. C'était une forme de ralliement, non ? Grâce à toi, des dissensions furent, pendant un bref instant, mis de côté pour pouvoir se focaliser sur une « menace » commune. Cela te faisait rire, vraiment. Et tu venais de t'exclamer d'un léger rire, que tu étouffais dans
ta main gauche. Silence, ton texte, ta règle n'était pas d'attirer tant l'attention que cela. Actuellement, tu devais soit chercher des informations, soit trouver un individu capable de t'embarquer illico presto sur cette planète faite de terres, d'eau et d'autres saloperies. Tu te dirigeais donc en direction de ce qui te semblait être un genre de « panneau d'information », mais… Bon sang de bon soir. C'était terrible…


MAIS C’ÉTAIT ÉCRIT QUOI ?

Était-ce toi la cruche de service, ou alors le langage Dretzien avait un alphabet tout aussi particulier, mais aucune des lettres signifiait quelque chose pour toi. Tu perdais tout simplement le signifiant, le signifié, la sémantique sous ces phonèmes inconnus. Encore un obstacle de plus dans tes projets de visite terrestre. Posant ta main gauche sur ton front, tu te rendais enfin compte que tu avais oublié cette grosse barrière qu'était l'écriture. Tu savais étrangement le parler, mais tous ces gribouillis te filèrent surtout la gerbe visuelle, retournant entièrement les concepts connus en matière de langue.


Et si… C'était un défi ?

Tout devenait clair. Tu devais effectuer ce rite de passage. Comprendre l'universalité du langage de ce système était pour toi un nouveau « jeu » à résoudre. Alors, ton regard hébété se durcissait, affichant ce regard perçant. C'était toi face à ce panneau. Toi seule, contre cet outil de divertissement sadique. Serrant le poing, tu pointais de l'index une lettre, un « B », mais quand tu voulais le prononcer, tu sortis un « Grk ». Tu finissais par soupirer longuement. Non, cela ne servait à rien de faire une analogie entre ces genres de runes, et le Dretzien. Pour toi, le « Grk » se plaçait seulement après le « Ikw » pour renforcer l'effet négatif du « Grk », mais… Tu ne voyais pas ce phonème. TON PHONÈME. Tu finis par te reculer, tes yeux plongés dans cette étrange réflexion. Il manquait d'action dans cet histoire, tu le savais. Il fallait que cela bouge.

Allez! Que la solution tombe du ciel, pour que ce jeu ennuyeux se finisse!
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MessageSujet: Re: La règle change, mais la thématique reste la même [Pv Kodaïan]   Jeu Avr 14, 2016 6:30 pm


Une capsule spatiale de l'armée Saiyanne filait à toute vitesse dans la galaxie, en direction du système solaire auquel appartenait la planète nommée "Terre". A son bord, son occupant solitaire avec les yeux clos et les bras croisés. Son visage aux traits secs arborait une expression fermée, le guerrier au torse découvert, aux pieds apparents et tatoué des épaules aux mains portait comme d'habitude ses poids. Difficile de déterminer si le sommeil artificiel était ou non en activité, le voyageur des étoiles appartenait à une race brutale et intenable et il ne faisait pas exception à la règle, toutefois celui-là au moins savait faire abstraction du temps et de son corps pour réfléchir, tourner ses pensées vers les erreurs de son passé autant que vers les espérances de son possible avenir.
Il faut dire qu'il revenait de loin. Littéralement. Conformément aux instructions de Pan, le guerrier de l'espace évitait un maximum de recourir à sa forme de Super-Saiyan sur la planète bleue, bien que quelques fois il s'y risque dans le but d'accélérer son entraînement alors que son contrôle sur sa puissance s'accroissait de jour en jour. Désormais, se transformer lui demandait à peine un effort de concentration et il parvenait presque à rester "naturel" sous cet aspect. Seule un agacement, une susceptibilité inhabituelle persistait, quelque part dans un recoin de sa tête, alors qu'il ne faisait même plus vibrer l'air en changeant d'apparence.

Cependant, si sa priorité actuelle était d'augmenter la maîtrise de son corps et de ses pouvoirs fantastiques, Kodaïan n'en demeurait pas moins un féroce Saiyan qui aimait laisser exploser son extraordinaire puissance, de sentir ses chairs s'enflammer au coeur de son aura étincelante et de frapper, casser, hurler jusqu'à s'en épuiser. Cela l'aidait à maintenir un équilibre tant physique que mental, car la maîtrise et le calme étaient nécessaire au pouvoir, mais il avait durement appris que la sauvagerie et la violence lui étaient tout aussi indispensables. Seulement, Pan avait beau sembler...l'apprécier, c'était un bien grand mot mais il était plutôt adapté, elle avait clair quant au fait de son refus de le voir libérer son pouvoir sur Terre. Et puis, le Saiyan ne tenait pas non plus à ravager une si belle planète, alors il avait pris place dans sa petite capsule ronde, programmé un voyage vers un caillou paumé dans l'espace qui était à peine doté d'une atmosphère respirable et roulez jeunesse.
En vérité, sans son train de vie particulier et les propriétés étonnantes de son aura, le super guerrier aurait probablement suffoqué ou aurait du quitter les lieux bien plus tôt que ça. Car là, sur cette pierre volante perdue dans l'Univers, le Saiyan avait déchaîné toute sa fureur et sa violence dans le vide, mettant à l'épreuve sa puissance, son endurance et sa solitude des jours durant, s'alimentant en grinçant des dents des blocs lyophilisés - dégueulasses soit-dit en passant - d'aliments de sa capsule.
Puis, lorsque se battre contre des fantômes ne lui convenait plus, Kodaïan trouvait un endroit où s'asseoir, s'allonger, et sans quitter sa transformation il s'installait et regardait les étoiles, perdu au milieu des astres qui lui offraient une bien meilleure compagnie que n'importe quelle femme. Là, laissant ses pensées s'égarer en ralentissant sa respiration, il laissait ses sens se perdre dans le néant. Parfois, il avait l'impression de ressentir...quelque chose, dans le lointain. Le Saiyan s'était demandé si ce n'était pas sa faculté à ressentir les énergies qui s'était accrue, mais au vu des distances il jugea plutôt qu'il devait s'agir de...n'importe quoi d'autre, mais pas ça. Bah, ce n'était pas très important de toute façon.

Seulement tout a une fin. En particulier ses provisions déshydratées et le guerrier ne tenait pas à devoir rentrer mourant de faim sur Terre alors il grimpa dans sa capsule une nouvelle fois et commença à taper les coordonnées de sa nouvelle destination. Il dut naviguer sur le panneau de commande pour déterminer le lieu de son choix, définissant le parcours-cible jusqu'à atteindre le système solaire Terrien, mais au moment de sélectionner la planète d'arrivée son regard s'accrocha sur un autre astre solide, le quatrième en partant de l'étoile jaune qui avait inspiré l'Humanité.
Mars, la planète rouge. Rouge comme le sang et vêtu d'un nom guerrier. Rouge comme sa patrie, Vegeta. L'étrange sensation qu'est la nostalgie toucha le Super-Saiyan qui hésita. Durant quelques interminables secondes, il se mit à revoir les paysages désolés du monde qui l'avait vu grandir, son ciel écarlate à l'atmosphère pesante, son peuple barbare qui avait forgé sa volonté malgré tout. La Terre était une belle planète, peut-être l'une des plus délicieuses qu'il avait visité...mais c'était un monde doux et clément, sur lequel naissait des proies et des artistes.
Kodaïan demanda un agrandissement de la représentation de la planète rouge ainsi qu'une liste de donnée. L'écran afficha diverses informations, taille, masse, composition chimique, relevés géographiques... Plus il regardait ce petit caillou, brûlant le jour, glacial la nuit, plus il avait le sentiment de voir son ancien foyer, en déserté.
Mais pas tant que ça. Le Super-guerrier remarqua en fronçant les sourcils un étrange relevé. Des traces de combustion, de résidus de carburant consumé et même des débris flottaient autour de la petite Vegeta. Il y avait donc de l'activité sur ce monde, et une activité au pire récente... La combinaison de la nostalgie de retrouver des terres familières et la curiosité de ce qui pouvait bien intervenir sur Mars l'emporta et le Saiyan programma sa destination vers ce monde normalement désolé. Une voix synthétique confirma l'ordre de voyage et la porte de la capsule se referma dans un sifflement hydraulique.
Croisant les bras comme à son habitude, Kodaïan profita du décollage et du début du trajet à travers les étoiles, avant d'avoir les cheveux qui le grattent. Ce n'était pas fréquent ça en revanche, il tendit la main pour mettre fin à ce désagrément avant que ses doigts ne se heurtent à la surface de son habitacle, lui faisant lever les yeux avec surprise pour découvrir que ses mèches étaient toujours dorées. Il étouffa un juron et mit fin à sa transformation, avant de s'autoriser un sourire. Au moins, il était plus ou moins parvenu à son objectif. Être aussi à l'aise que ne semblait l'être Pan n'était plus qu'une question de jours...

Par la suite, il ferma les yeux et se laissa porter au milieu des astres par son petit vaisseau solitaire. A un moment, le Saiyan s'accorda à sombrer au sommeil artificiel et n'en sortit qu'au "bip ! bip ! bip !" désagréable annonça la fin du voyage. La capsule se posa non loin de ce qui ressemblait à un spatioport. N'ayant pas vu d'installation assurément propice à l'atterrissage...brutal de son engin, Kodaïan avait préféré une approche plus subtile, et puis...loin de cet endroit inconnu, il avait une meilleure garantie de retrouver son appareil pour le retour.
Le climat particulièrement hostile de Mars qui l'agressa à peine eut-il commencé à ouvrir la porte de sa capsule le fit sourire. A vrai dire, le guerrier de l'espace s'était permis ce genre d'approche grâce à la confiance qu'il avait en ses propres pouvoirs, qui lui assuraient d'être protégé contre les atmosphères les plus hostiles...tant qu'il en avait la force. Or, il était plutôt en forme et la cruauté de la planète rouge ne fit qu'apaiser sa nostalgie alors qu'il s'envolait comme un éclair en direction des installations.

Là, le Saiyan déambula comme n'importe quel curieux l'aurait fait. Il s'approcha des panneaux affichant des signes et des couleurs, un genre d'écran semblait débiter des informations qu'il écouta d'une oreille distraite tandis que ses yeux suivaient les allers et venues de différents représentants de races diverses et variées, qui portaient des vestes et des combinaisons qui l'étaient tout autant en déplaçant malles et caisses qui devaient probablement contenir les marchandises qui circulaient ici.
En tombant sur une boîte à priori abandonnée, Kodaïan ne chercha même pas à résister à l'envie d'en lever le couvercle pour jeter un oeil. Elle était pleine de ce qui ressemblait à de grosses conserves rondes, mais conserves de quoi, il était bien incapable de le dire. Est-ce que c'était seulement censé se manger ? Sa curiosité et son estomac Saiyan tendaient à l'encourager à en faire l'expérience, seulement avant qu'il n'ouvre à la main une de ces mystérieuses "denrées", un employé l'apostropha et le somma de partir d'ici. Ne tenant pas à créer des conflits, le guerrier haussa les épaules et s'en alla sans se faire plus de soucis.
Il arrêta ses pas quelques minutes à proximité d'une table où quatre étranges personnages semblaient disputer une partie de cartes dont il ne put estimer ni l'origine ni les règles, avant de se lasser et de continuer.

En progressant plus avant encore, le chemin commença à s'avérer fréquenté. Des gens passaient dans un sens, un autre, à pied, en véhicule, les mains vides ou transportant de - très - volumineuses marchandises et commencèrent à l'agacer. Mettre un pain à l'un de ces badauds qui osaient le frôler ou le bousculer n'arrangerait certainement rien, alors le Saiyan préféra reprendre la voie des airs, provoquant une certaine effervescence qu'il fuit en filant comme un éclair plus loin, cherchant un lieu plus propice à son caractère pour reprendre son exploration, avant d'apercevoir une très étrange créature.
Il stoppa son vol, à ras du plafond et l'observa quelques temps. Humanoïde, pouvant être considérée même plus civilisée que lui puisqu'elle prenait la peine de se vêtir complètement, sa peau était entièrement grise et ses...cheveux n'étaient pas moins perturbant que le reste. De plus, il ne parvenait pas à déterminer de quoi était fait sa chair, elle ne ressemblait pas à une peau "normale" mais ne paraissait pas non plus faite d'écailles. Bizarre...et intéressant. Les choses curieuses l'intéressaient toujours. Et en parlant de curiosité, Kodaïan croisa les bras en observant de loin l'étonnante créature en train de...se faire un tête à tête avec un panneau d'affichage avant d'avoir l'air contrariée. Enfin, si ses expressions étaient les mêmes que sur Vegeta ou la Terre, c'était probablement de la contrariété.

Trop intrigué, et sans décroiser les bras le Saiyan fila à terre se poser souplement à proximité de la créature et la détailla du regard. Tout en cette entité l'intriguait, qu'est-ce que c'était, d'où ça venait, qu'est-ce que ça pouvait faire, est-ce que ça se mangeait ? Oui, un bon Saiyan se pose toujours cette question pour tout, mais ne prend que rarement la peine de la mettre en pratique si tout se passe bien. Le guerrier jeta un coup d'oeil au panneau qu'elle consultait, puis se fixa à nouveau sur elle, dressant un sourcil curieux.


"Un problème ?"
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MessageSujet: Re: La règle change, mais la thématique reste la même [Pv Kodaïan]   Dim Avr 17, 2016 12:58 am

Ton sauveur en mettait du temps, dis donc.

C'était en là que aboutissait ta réflexion. Cette sensation de long, d'intemporalité commençait à légèrement t'agacer. Tu étais ainsi devenue esclave de ta propre réflexion, de tes pensées. Toute chose autour de toi commençait à ne plus attirer l'attention de tes capteurs optiques naturels, pour ne devenir qu'un ensemble, une unité. Et cette masse était trop grande. Tu la voyais évoluer, grouiller autour de cette pancarte. La foule fut ainsi aspirée par elle même, pour former le consensus suivant:

« L'individu n'était plus le maître. »

En général, lors d'un questionnement, on procède plutôt par l'avis général d'un individu qui ne soit pas dénué d'intelligence. La masse de population, lorsque l'on la questionne, part d'une réponse personnelle. Seulement, lors d'un vote, l'individu peut ne pas avoir son avis propre, mais celle d'une communauté. En fait, ce que tu voulais dire dans cette explication foireuse, était la possibilité que l'ensemble de la masse affirmait quelque chose de strictement faux. Cela devait normalement être inconcevable, mais hélas... La plupart de ces braves gens peuvent croire à une vérité, mais c'était faux. De ce fait, tu avais peur de cet avis général. De plus, cette masse ne faisant qu'un, répondant de différentes manières, prouverait à une non-cohésion, ce qui troublerait encore plus le jugement final.

Concrètement, tu imagines cela comme une boîte de chocolat. Hélas pour toi, tu n'aimais concrètement pas le chocolat à trop haute teneur en cacao, car il était tout noir. Et le noir, ce n'est pas une couleur, et tu as appris à t'en méfier. Tu n'arrivais pas à lire la composition des chocolats, car l'étiquette était griffonnée de par et d'autres. Tu n'avais que la forme de la boîte, ses différentes décorations et bien évidemment... Sa couleur. Tu ne pouvais goûter la boîte, au risque de devoir entièrement la manger. Alors il fallait demander à des personnes. La première personne croisée te répond que ce sont des chocolats à l'orange, au vu de la couleur atypique de la boîte. Cependant, un autre individu vient, et déclare que ce sont des chocolats noirs enrobés de chocolat blanc, au vu des différents reliefs et de la forme de la boîte. Chacun ont leur argument, leur désir de faire valoir leur réponse aux yeux de la Majin. Mais toi.... Tout petit chewing gum ambulant, tu tenais encore cette boite. Et au fur et à mesure des arguments, ton envie penchait pour une ou pour l'autre des réponses. Tu ne savais pas comment faire, et tu fixais cette petite boîte à dissension, que Pandore aurait maudite. Qui avait bon, qui avait faux? Et si tu demandais à quelqu'un d'autre, pencherait-i plutôt pour la bonne réponse ou la mauvaise, ou alors un troisième choix qui serait bonne... Ou fausse.

Alors quitte à avoir faux, que ce soit d'une unique personne.

Tu secouais un peu ta tête, pour un instant t'évader de ton esprit tortueux. En effet, quelque chose avait percuté tes orifices auditifs, répercutant ces mouvements d'airs dans tes cavités auditifs, dont il reconnaissait un son, un mot, une phrase… Un questionnement ? Bon, il faut dire que deux mots, cela n'aidait en rien à la compréhension et à l'explication de toute cette affaire. Dire que ce qui te tourmente n'est qu'un problème…. Est un euphémisme ? Hein ? N'est-ce pas ? Ce sont ce genre de petites question qui s’agglutinent lentement dans ton esprit et qui, petit à petit, te ronge les entrailles.

NON ! Tu dois le savoir!

Il fallait d'abord que tu quittes cet état de transe, où absorbée par ce petit jeu, tu n'avais même pas prise la peine de regarder en direction de cette voix. Alors dans un mutisme dont tu avais acclimaté l'individu pendant ces quelques secondes, tu te mettais quelques petites claques sur les joues, avant de poser finalement tes mirettes bleuté sur l'individu et ohmygawdilestvraimenttropgrandpourtoi. Toi qui avait déjà du mal à poser tes yeux sur le panneau sans avoir un torticolis ou la réputation de « reluqueuse de plafond ». Avec cette taille, il devait bien s'épargner les cervicales. Tu soupirais lentement en examinant de plus prêt l'individu. Il avait une peau assez… Rosée, mais pas d'un rose pêtant, mais d'un rose assez pâle, mélangé à d'autres couleurs pour avoir cette teinte. La deuxième remarque était… Qu'il n'avait pas de vêtements sur lui. C'était étrange. D'habitude, un individu se devait de bien se couvrir sous le risque d'attrapper froid. Il devait soit venir d'un pays où il faisait très froid et donc il était ainsi vêtu, ou soit il était suicidaire. A moins qu'il a une sorte de magie spécifique pour le réchauffer. Ah lala… Si seulement tu avais ça, cela te serait tellement utile. Tu voyais déjà utiliser le petit sort pour pouvoir te couvrir en paix dans une couverture bien chaude. Le problème était que…. Tu n'avais pas de couverture !

Et ça, c'était intolérable !

La couverture est une source majeure de sûreté. Normal quand quelque chose d'aussi doux recouvrait ton corps, et t'étreignait lentement et délicatement. Elle devait être ta meilleure amie, ta meilleure cachette, et surtout un moyen d'amusement pour petits et grands. Imaginez ce qu'un esprit d'enfant peut faire d'une couverture. D'un coup, il devient un super-héros, ou alorsun personnage tragique de théâtre. C'est vrai que tu aurais préféré faire cela au lieu de te creuser la tête sous cette énigme. Et la réponse à l'énigme, tu espérais vraiment que cet inconnu allait te donner une réponse, lui et sa couette invisible autour de lui.

Tu glissas ta main gauche sur ta joue, en baissant légèrement la tête, comme un gosse pris sur le fait. Et cela était vrai. Tu n'avais pas révisé ta leçon, et tu allais te faire châtier si tu ne donnais pas une réponse de suite ! Mais d'abord, réfléchissons. Tu n'étais pas vraiment la plus grande des sottes, mais tu ne voulais pas en paraître la Reine devant cet individu -ah mais aussi, quel nez ! Jamais tu n'en auras un comme cela, et cela t'attristait, d'ailleurs – à la carrure massive. Il devait bien te dépasser de deux têtes aisément, ou alors un peu moins… Ou un peu plus. Alors, il faut dire la vérité à ce géant, ou alors tu faisais comme si tu étais aveugle tiens. En regardant dans le vague, et faire genre de te prendre des murs, ce serait plausible. Seulement, il avait dû te voir fixer comme une acharnée ce pauvre petit panneau sans défense, qui faisait juste son boulot, qu'il avait sans doute d'autres petits pancartes à nourrir, et qu'il fallait qu'il montre son corps empli de rébus et gribouillis non compréhensibles.


SCYLLA, à voix basse, presque honteuse - « … Pourriez-vous m'aider à me dire ce que…. Cela veut dire, s'il vous plaît ? Je suis…. Une nouvelle venue dans ce système et…. Je n'ai que l'expression et la compréhension orale à mon actif. »

Quand tu y pensais, c'était quand même incroyable de te dire que tu comprenais ce que ces personnes disaient, mais pas ce qu'ils écrivaient. Sa capacité à être illettré est à écarter. Le nombre de livres que tu rongeais des yeux à l'époque où tu étais encore à Dretz témoignerait en ta faveur lors de ce jugement injuste ! Te tournant de nouveau devant cette pancarte, qui te souhaitant uniquement la bienvenue, tu te replongeais dans cet énigme, te disant que lui aussi pourrait peut-être avoir besoin de se plonger dans ce petit « jeu » ennuyeux.


Il fallait juste espérer que toi et lui n'allaient point se plonger en détail dans le sujet. Si cela devait être un message crypté, ou un quelconque rébus, tu ne pouvais être en reste. Si c'était à ta portée, avec tes connaissances actuelles, ton devoir était justement de résoudre cet énoncé, d'une façon ou d'une autre. Alors… Si on lui donnait un exemple, ce ne serait pas plus mal,non?

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MessageSujet: Re: La règle change, mais la thématique reste la même [Pv Kodaïan]   Dim Avr 17, 2016 11:26 pm


Non sérieusement. Il était maudit ou pas ? Kodaïan s'était déjà posé la question quelques temps auparavant car il avait le sentiment que toutes les rencontres qu'il faisait n'étaient qu'avec des trucs complètement dégénérés. Des "déesses" prétentieuses et louches accompagnés de grands cons et d'une gamine mutante à souhait - ou alors elle avait juste suivi un parcours similaire au sien mais bien plus tôt ? Cette idée lui semblait aberrante - puis des Démons du froid et des nains verts, des renards débiles, des humains et des hybrides tous plus bizarres les uns que les autres, avec des voyages dans le temps et les dimensions et blablabla, et blablabla...et puis des démons, 'parait qu'il y a des démons partout.
Bordel quoi, il était Kodaïan ! Un Saiyan qui avait vogué dans une bonne partie de l'Univers déjà - bon, tout est relatif, mais pour un être de son âge il trouvait avoir déjà sacrément bien roulé sa bosse - et combattu des centaines de races ! D'autant qu'avec sa curiosité le guerrier s'était intéressé a bien des choses, des coutumes et des individus, même si ce n'était que rarement longtemps. Il avait même visité des planètes inhabités, voire inhabitables ! Et pourtant, partout où il allait, de Vegeta jusqu'à la Terre, il trouvait encore et toujours le moyen de croiser des êtres qui lui faisait se demander qu'est-ce que foutait la sélection naturelle.

Comme ce truc tout gris dont l'esprit qui était censé gérer les commandes semblait être parti pisser puisqu'elle mit un long - trop à son goût - moment avant de réagir. Et puis merci la réaction hein, quoiqu'il pouvait bien se passer derrière ces yeux tout noir, ça devait être un sacré merdier. Et le pire, c'est qu'il avait le sentiment que ce n'était que le début de la décharge sociale, que la technique du neurone-limace serait bientôt le cadet de ses soucis...pourquoi ? Oh, probablement une intuition. Chaque fois qu'il parlait à quelqu'un ça finissait par l'énerver ou lui retourner le cerveau. Bon, certains étaient positifs...mais étrangement, les dernières occasions qui se sont ainsi présentées à lui eurent lieu avec des congénères Saiyans originaires de la planète bleue. Et, sauf erreur MONUMENTALE de sa part, ce truc là, n'était pas un Saiyan.

...
Bon. Pour l'instant, ce machin était bel et bien débile, mais au moins ça ne lui avait pas encore mis le souk dans la tête. D'autant qu'elle soulevait une question intéressante, tout le monde pouvait facilement se comprendre d'un bout à l'autre de la galaxie mais les écritures variaient facilement.
Le guerrier jeta un oeil vers le panneau d'accueil. En tant que simple troupe de choc, sans ambition ni zèle particuliers, Kodaïan n'avait pas eu à trop se soucier des protocoles, des langues et du reste. En revanche, en tant que curieux maladif - et accessoirement en tant que mec qui s'ennuie parfois royalement pendant ses voyages lorsque regarder les étoiles ne lui suffit plus - il avait pris la peine d'étudier grossièrement quelques langages, histoire d'avoir au moins quelques bases. En fait, c'était surtout car il l'aurait extrêmement mal pris si on lui avait tendu un truc à lire, basique et qu'il ne soit pas foutu de le comprendre.
Un peu comme ce machin le faisait en ce moment en fait, voilà, il ne voulait pas être à sa place. Se disant que la journée n'était peut-être pas si pourrie que ça, après tout rien d'embêtant n'était arrivé, et il y avait même pleins de curiosités pour lui, qui était pourtant un ancien soldat au service des Démons du Froid, et la boule de gomme paraissait moins...envahissante que l'humaine qu'il avait croisé la dernière fois. Tout bénef' quoi !
Ce qui ne l'empêcha pas de soupirer.


"C'est écrit Bienvenue et bon séjour, en gros."

Ouaip. En gros. Il comprenait le sens approximatif de pas mal de salutations simples mais ne s'était jamais donné l'inutile peine de saisir et traduire les nuances et les subtilités. Que le panneau dise "soyez les bienvenues et passez un agréable séjour" ou "B'env'nu et bon'journée" et consorts...bah rien-à-carrer.
Le Saiyan s'intéressa alors plutôt à l'identité de sa déficiente interlocutrice. De loin elle lui avait déjà paru très bizarre, et ce malgré les fréquentations qu'il avait pu avoir dans l'armée ce qui n'était pas peu dire, mais alors de près c'est encore pire. Kodaïan avait voyagé et combattu avec des reptiles, des mammifères, des trucs dont il n'était pas certain de la comparaison animale et même des créatures difformes ou avec une gueule de fruit...mais alors ça, pas moyen de déterminer ce que c'était. En fait, c'était vraiment la texture de sa peau qui le laissait déjà sceptique et il mourait d'envie de la tripoter dans tous les sens pour en tester les propriétés.
Seulement, en dépit de ses manières rustres et de son antipathie chronique, le Saiyan avait tout de même un minimum de réserve et ne se jetait pas sur le premier venu pour explorer littéralement son corps avec ses doigts. Rien que l'idée d'ailleurs lui tira une grimace. Eurk. Et puis, s'il le faisait il couperait certainement court à la discussion en réduisant quelque peu le cobaye, or tout le monde sait bien que les morts ne racontent pas d'histoire. Il fronça un peu les sourcils en se demandant combien de questions cette créature allait soulever, combien de réponse elle allait apporter et combien de temps mettrait-elle à lui faire péter une durite.


"Je suis Kodaïan, qu'est-ce que tu es ?"

Ouaip, même pas peur de donner son vrai nom, et généralement le faire aide à délier les langues. Par contre sa finesse sociale s'arrête là hein, on va pas trop en demander non plus Il veut bien être sympa, calme, et attendre au moins d'avoir une raison de s'énerver pour commencer à distribuer des baffes - sauf s'il a faim, mais ça, ça ne compte pas - mais faudrait-y pas voir à le prendre pour une bonne poire. Mince à la fin, il avait beau ne pas être si violent que ça et certainement pas cruel, surtout pour un Saiyan, il avait quand même passé sa vie en tabassant des trucs par plaisir, par envie ou par nécessité et ça lui manquait à la longue, de pas casser quelque chose...sans vraiment de raison.
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La règle change, mais la thématique reste la même [Pv Kodaïan]

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