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 Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]

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MessageSujet: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Lun Avr 04, 2016 7:53 pm




UN, DEUX, TROIS...


La route avait été longue jusqu'à la Terre. Bien plus que ce à quoi je m'étais attendue d'ailleurs, et ce pour une raison très simple : Il avait fallu que je m’arrête en chemin pour soigner mon doigt amputé. Certes, j'étais une Saiyane, et par la même plutôt solide, mais il ne fallait tout de même pas pousser le bouchon trop loin... Je m'étais réveillée au beau milieu de mon trajet, la douleur à ma main m'aveuglant presque, et il m'avait fallu plusieurs minutes pour reprendre suffisamment de contenance pour rediriger ma capsule vers la planète peuplée la plus proche. Faire un pansement improvisé c'est bien beau, mais j'avais une grosse plaie ouverte qui avait profité de mon sommeil pour s'infecter.
J'ai eu de la chance encore, je suis tombée non loin d'un village d'autochtones un peu simples qui ne m'ont pas prise pour une menace. Certes, j'étais étrange à leurs yeux, puisqu'il s'agissait d'une race de genre de semi-lézards, mais ils s'y connaissaient avec les plantes, et une fois qu'ils ont trouvé lesquelles se montraient efficaces avec moi, les soins ont pris... un mois ? Le temps de bien résorber l'infection, de nettoyer la plaie correctement et de la faire cicatriser... Je crois que j'ai un déliré à certains moments. Je revoyais des images de notre combat contre l'horrible nain vert qui avait arraché mon doigt, et à chaque fois que je reprenais ne serai-ce qu'un peu conscience, mon impuissance me frappait comme une masse et je restai apathique jusqu'à sombrer à nouveau.
Au bout d'un moment, mes sauveurs ont réussi à combattre l'infection, et j'ai cessé de délirer. Mais je restai toujours autant frappée par mon degré d'inutilité. Je ne suis pas spécialement fière de ce que j'ai pu penser à ces moments... Je suis plutôt du genre déterminée, mais je dois bien admettre, au moins pour moi-même, qu'à certains moment, j'ai eu la forte tentation de simplement me laisser aller... Et puis la santé revenant, j'ai lentement retrouvé un semblant de combativité.
Je ne pouvais pas rester sur un échec. Je ne pouvais pas me laisser marcher sur les pieds. Un avait eu la capacité de me blesser aussi sérieusement. Cela n'arriverait plus. Je ne voulais plus ressentir ce profond sentiment d'inutilité, ni la frustration qui allait avec. Je voulais pouvoir rendre coup sur coup à n'importe qui, fusse-t-il un démon du froid, un alien vert chelou, ou même un compatriote, comme Kodaïan...
Tss... Lui, à chaque fois que j'y repensais, j'avais envie de frapper des gens. Mes sauveurs ne faisant pas des cibles acceptables - ils étaient bien trop altruiste pour cela - je me suis rabattue sur les animaux sauvages qui traînaient aux alentours. En particulier les monstres qui conduisaient souvent les lézards à se cacher. Ce qui s'était passé au cours de ce combat, sur Cooler 404, était parfaitement injuste. Certes, il en était presque mort... Mais il avait été miraculeusement sauvé par je ne sais quoi, avait terminé le combat sans aucune séquelle et en plus avec une puissance digne de rivaliser avec le nain... Rageant. Je crois que cette pensée m'a aidé à forger ma détermination vacillante. Je ne pouvais pas en rester là. Il y a moyen de devenir plus fort, bien plus fort, et il est hors de question que je me laisse marcher dessus par ceux qui ont eu de la chance.
Lorsqu'enfin je fus suffisamment remise pour voyager, je remerciai mes hôtes pour leurs soins et leur gentillesse, puis regagnai la capsule de voyage pour, cette fois, achever mon voyage vers la terre.

Lorsque j'y arrivai, encore quelques semaines plus tard et après un long sommeil artificiel, j'étais pratiquement guérie... Mais aussi parfaitement affamée. Mon corps avait travaillé à guérir ma blessure encore en phase de cicatrisation, et n'avait reçu aucun autre apport en énergie que celui du sommeil... Lorsque j'émergeai de la capsule, j'étais tellement affamée que j'aurais pu manger bien cinq fois ma dose de nourriture habituelle. Je regardai un peu autour de moi cela dit, pleine de curiosité pour cette planète reculée, peuplée d'êtres prétendument fragiles mais d'où viendrait des personnes assez fortes pour mettre Freezer à mal. L'endroit était très différent de la planète Vegeta. Elle ressemblait plus à la planète où j'avais fait halte durant mon voyage, en réalité... Le ciel était gris, couvert d'une lourde masse de nuages, et je sentais à l'air qu'il n'allait probablement pas tarder à pleuvoir. Mais la lumière était moins rouge que sur Vegeta, plus... Verte ? Cela venait peut-être de la végétation qui m'entourait, puisque j'avais atterri en plein milieu d'une immense forêt assez proche dans son esthétique que celle des lézards, si ce n'était que les arbres étaient un peu moins imposants. Encore que certains atteignaient de belles tailles... Cela changeait des étendues de caillasses rosées de ma planète natale, et je trouvais l'effet rafraîchissant. Et puis je fus ramenée sur terre par ma faim.

- Argh...

Je regardai autour de moi, à la recherche de la moindre trace de vie... de viande. Mais le ciel était couvert, et peu de créatures étaient encore dehors. Laissant la capsule sur place, de toute manière vidée de ses provisions, je me lançai à la recherche de quelque chose à manger. Il me fallut une bonne heure pour enfin trouver mon bonheur, et c'est en salivant que j'observai un genre de dinosaure en train de courir après un cerf. Le dinosaure faisait bien trois fois la taille du cerf... Plus intéressant. Je concentrai une boule de Ki dans ma main mutilée, la droite, pour la lancer droit sur la tête de ma cible, qui s'écroula par terre, inerte. Parfait. Le cerf, toujours paniqué, s'enfuit dans les frondaisons, mais je ne cherchai pas à le rattraper. Je levai les yeux vers le ciel. Il n'allait pas être évident de maintenir un feu pour faire chauffer la viande... Je soupirai. Attrapant la queue du dinosaure, je le traînai en direction de la capsule.
Le ciel était menaçant, mais j'avais peut-être tout de même le temps de faire un feu pour faire cuire de la viande. Rapidement, je ramassai du bois mort pour lancer mon projet. Le bois vert à tendance à mal brûler, et je n'avais pas besoin de ça, déjà que l'air était humide... Une fois mon feu parti, je dépeçai le dinosaure pour en découper de large steaks que je mis à cuir perchés sur des branches épaisses. Bien, la pluie n'était pas encore partie... J'avais encore un peu de temps devant moi.
Je me lavai rapidement les mains dans un ruisseau proche avant de retourner surveiller la cuisson de mon repas. J'en avais mal au ventre tant j'avais faim, et la bouche pleine de salive à l'idée de la viande que j'allais enfin déguster. Elle mettait du temps à cuir, mais elle cuirait, et moi je me ferais un véritable festin ! Et une fois cela réglé... Et bien, je n'aurais plus qu'à partir en quête de quelqu'un capable de m'apprendre à détecter les énergies, puisque c'était pour cela que j'étais venue à la base. Avec mon détecteur cassé, j'en aurais bien besoin.



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Ryanne Hilaris

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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Mar Avr 05, 2016 10:56 pm


Aaaah, Les bois ! L'apanage de notre bonne vieille planète bleue située au niveau de l'étroite zone propice à la vie dans notre système solaire. Je sillonnais les sentiers durant plusieurs heures - sans voler, car je tenais fermement à rencontrer la faune et la flore de la région de près - et je prenais donc mon temps. Le genre de chose qui ne mettait guère autorisé lors de ces trois dernières années passées avec le Maître, sauf en prenant en compte les heures passées à méditer. Sauf si, d'un point de vue plus pessimiste, on comptabilisait le nombre d'heures écoulées sous la cascade glacée. Lors de mes débuts les plus laborieux, quand je peinais à me tenir au chaud avec ma misérable toge rapiécée, incapable de mettre correctement en pratique les conseils avisés du maître, grelottant ainsi dans le froid au-dessus d'une montagne entourée par la brume.
Un léger frisson me fit tressaillir en me remémorant les prémices de mes nombreux échecs sous ladite cascade. Je me rappelais la vision d'un monde qui devenait flou, puis qui s'obscurcissait petit à petit, par intermittence. Les surfaces alentours les plus éclairées semblaient clignoter pour au final se faire gober par les ténèbres de l'inconscience. Puis je me réveillais dans ma chambre, au sein de la demeure du Maître, dans un silence de mort, revenant lentement à flots... pour redoubler d'efforts et comater à maintes reprises par la suite !
Les principes mêmes d'un entraînement efficace quoique dangereux : l'assiduité et la résilience.
Je secouai la tête pour me remettre les idées en place et m'occuper du moment présent avec bien plus d'attention. Le regard tourné vers le ciel, perçant à travers les branchages épineux de quelques épicéas, je remarquai l'omniprésence des nuages grisâtres synonymes d'un futur mauvais temps. Je haussai les épaules, parfaitement consciente que ma toge suffirait pour me protéger de la pluie à venir. Et puis un peu de pluie permettrait aux arbres alentours de continuer à pousser. Voir le bon côtés des choses, toujours ! L'eau ne fait-elle pas partie de la vie ? Ne sommes-nous pas composé de 60% d'eau en moyenne ? Alors pourquoi bouder devant une potentielle averse ? Je prenais constamment les choses avec mon indéfectible sourire. La perception de notre monde ne dépend que d'une chose : notre point de vue, élément propre à chaque individu. Le fameux prisme individuel détaillé par Fritz Perls, pour les plus curieux. La pluie n'est pas forcément désagréable si l'on en perçoit l'utilité.
Je posai mon regard sur le sol terreux sans piper mot. Là par contre, le sol risquait très certainement de se transformer en boue. Cherchons donc le bon compromis... ma faculté de voler me permettrait de léviter à quelques centimètres du sol pendant un petit moment !
C'était le tutoriel de l'optimisme énoncé par moi-même, Ryanne Hilairs ! Pour vous servir.
J'esquissai une révérence exagérée à un individu invisible. Ou à des interlocuteurs existants seulement au plus profond de mes pensées. Des personnages imaginaires aussi affables que moi ! Ah ha ha ha ! Un moyen subtil d'éviter l'ennui apporté par la solitude.
En tendant l'oreille, prête à écouter l'un de mes interlocuteurs imaginaires me répondre avec un "Merci pour vos conseils avisés, Dame Hilaris !" très prononcé, j'entendis l'écoulement lointain de l'eau.
Je me redressai d'un coup, plus attentive que jamais !


- De l'eau !... Quelque part... vers la droite ? Oui ! Vers la droite ! fis-je en indiquant l'endroit du bout des doigts, les yeux fermés.

En les rouvrant, je scrutai un petit passage étroit perpendiculaire au sentier que je foulais depuis quelques minutes, le bras inlassablement tendu vers la direction définie.
Sans la monde hésitation, je me dirigeai vers le cours d'eau en sautillant et en fredonnant la petite comptine qui trottait dans ma tête, répétée par Mère dans ma plus tendre jeunesse passée à ses côtés !


- *Une goutte d'eau est tombée du ciel. Et sur mon carreau là, elle ruisselle. Elle glissera dans le caniveau. Pour aller grossir un petit ruisseau !* continuai sans ressentir le besoin de m'interrompre.

Je contemplai la nature alentour, admirant chaque jeune pousse situées sur les bas-côtés du petit chemin escarpé, de plus en plus étroit, de moins en moins espacé. Les oiseaux pépiaient, me donnant l'impression qu'ils essayaient de m'imiter. Ou que l'inverse se produisait. Joli concert de gazouillis, de bruits de pas et de fredonnements parmi la végétation bruissante !
Puis je fredonnai de plus belle ! Avec une série de pirouettes illustrant l'océan de bonheur dans lequel je pataugeais.


- *Ce petit ruisseau devenant rivière. Rejoindra un jour les bords de la mer. La goutte chauffée par notre soleil. Deviendra buée là-haut dans le c- ?!*

Un éclair blanc, un vacarme assourdissant ressemblant au passage foudroyant d'un avion suivi d'une sorte d'explosion encore plus terrible !
Je m'étais immobilisée l'espace d'une poignée de secondes, proprement interloquée par ce curieux phénomène. S'agissait-il d'une météorite ? Blanche ? Peu probable. Et les environs auraient dû être soufflées suite à un tel crash.
Sondant les bois, je choisis d'aller inspecter les lieux en quête de l'origine de l'OVNI récemment atterri avec fracas. Au final, il se trouva que l'objet en question s'était posé tout proche du ruisseau, à quelques pas. D'une pierre deux coups, même si mon attention se focalisait désormais sur l’intrigante capsule blanchâtre mouchetée par des éclats de terre à l'intérieur de son cratère.
J'observai la chose depuis les bois, dissimulée derrière quelques arbres accompagnés de buissons denses, en hauteur pour plus de visibilité. Je lévitais durant la phase d’observation tout en me tâtant pour prendre le risque de m'approcher de l'engin. J'allais me lancer quand une silhouette féminine s'approcha des environs en trainant... un dinosaure dans son sillage. Et pas des plus petits ! Elle... comptait... manger ça ?! La forêt venait d'accueillir une prédatrice de haut vol ! Tarzan pouvait aller se rhabiller, même s'il ne portait que très peu de vêtements.
Bref, le sujet de ma curiosité fit cuire la gigantesque créature tranche par tranche. Et la cuisinière brûlait d'impatience de se remplir l'estomac avec. Je la comprenais en reniflant les effluves émises par la viande en pleine cuisson.
Je m'approchai donc furtivement du feu de camp, quittant ainsi ma cachette des plus discrètes et, à quelques pas de l'intéressée, en inspirant l'air à pleins poumons, je m'exclamai d'une voix très audible (un peu de trop peut-être) en regardant la femme de dos :


- Booooooonjour ! Et bon appétit ! Du grand lézard au dîner, ça fait toujours saliver !

En ajoutant à mes salutations verbales une révérence des plus.... flagorneuses ! Debout, Les jambes croisées, le corps penché en avant et la tête touchant presque le sol. Ma capuche se rabattit pendant l'esquisse de mon geste exagérément respectueux. Je la levai en me redressant, un grand sourire aux lèvres !
Un petit exemple d'une de mes stratégies d'approche hautement bienveillantes !
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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Lun Avr 11, 2016 6:01 pm




UN, DEUX, TROIS...


- Booooooonjour ! Et bon appétit ! Du grand lézard au dîner, ça fait toujours saliver !

La voix avait raisonnée derrière moi, puissante bien que claire, féminine. A vrai dire, tellement fort que j'avais fait un bond de deux mètres pour me remettre sur mes pieds et me tourner vers l'intruse, une boule de Ki déjà prête dans ma main. Une forêt, lieux désert par excellence, et voila ce qui me tombait dessus ! Une femme, deux bras, deux jambes, visiblement assez jeune, et armée d'un immense sourire... Je me retint d'envoyer ma boule de Ki juste à temps. Ne connaissant pas bien la résistance des habitants de cette planète, et surtout étant venue ici pour leur demander de m'apprendre quelque chose, la meilleur chose à faire n'était probablement pas de les bombarder de boules d'énergie ! Faisant disparaître le projectile, je posai ma main droite sur mon cœur pour lui permettre de se calmer alors que je contraignais ma respiration à se calmer.

- Wow... Tu m'as surprise ! Ca va pas non ?

Elle devait faire partie de la race des "humains". D'après ce que j'avais lu dans les dossiers disponibles dans ma capsule, c'était une race ressemblant beaucoup, physiquement, aux Saiyans, mais sans queue de singe et sans possibilité de se transformer en gorilles géants. Censément, c'étaient des êtres faibles, mais ces données étaient à relativiser. Si freezer avait été mis en échec par des terriens, c'était qu'ils étaient plus forts que ce que nous croyions. Au moins pour certains d'entre eux. Et quelque chose me disait que cette humaine en faisait partie. Peut-être parce-qu'elle se baladait seule le plus tranquillement du monde dans une zone peuplée d'animaux sauvages et de dinosaures ? D'après mes données, les humains aimaient plutôt se réunir dans des villes pour vivre ensembles et s'entraider...

Je fus rappelée à l'ordre par un monstrueux grondement provenant de mon estomac en souffrance. Un son qui eut le don de désamorcer la tension qui s'installait lentement mais surement dans le petit coin de foret. Je poussai un soupire et jetai un œil à la viande que je faisais cuire. Avec l'humidité, elle avait vraiment beaucoup de mal à cuir... Bien, aux grands mots les grands moyens ! Concentrant mon Ki autour de mes mains, je les appliquais sur une grosse tranche de viande pour la faire cuir plus rapidement, puis sans m’embarrasser de couverts - de toute manière je n'en avais pas - je portai la viande à ma bouche pour commencer à l'engouffrer. Me rasseyant dans les feuilles mortes, j'oubliai totalement la fille derrière moi tant mon repas accaparait soudainement toute mon attention
En faite, ce ne fut qu'une fois une bonne moitié du dinosaure ainsi avalé que je me souvint enfin qu'il y avait quelqu'un derrière moi. En partie rassasiée, j'en vint à me dire que c'était tout de même peu sympathique de manger en laissant les autres debout derrière soi, quand bien même je fus installée comme une sauvage pour mon repas. J'avalai rapidement une bouchée avant de me tourner vers la fille.

- Tu peux t'asseoir si tu veux, et si tu as envie d'un bout de viande, sert-toi. Essaye juste de me laisser encore...

Je regardai le reste de viande d'un œil critique avant de poursuivre :

- ...disons encore la moitié de ça.

je ne connaissais pas grand chose au régime alimentaire des humains, et je ne savais pas si elle aurait un appétit aussi développé que le mien, alors autant la prévenir tout de suite. Avec mes semaines de convalescence et le trajet beaucoup trop long pour venir ici, plus l'énergie qu'il me fallait encore pour achever la guérison de mon doigt, j'allais avoir besoin de brûler un nombre assez anormal de calories, même pour un Saiyan. Me tournant à nouveau vers ma viande, je repris le cours de mon repas, jetant néanmoins un œil sur le ciel chargé de nuages menaçants. J'avais l'impression que la couverture nuageuse état tendue sous la quantité d'eau qu'elle retenait, et que le ciel allait se déchirer d'un instant à l'autre pour laisser s'abattre sur nous des trombes d'eau monumentales. Je devais me dépêcher de finir de manger !



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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Lun Avr 11, 2016 11:06 pm

Force était de constater que mon irruption soudaine attira l'attention de mon intrigante interlocutrice à l'appétit gigantesque. Cette dernière bondit en avant, surprise comme si le grondement du tonnerre venait de lui secouer les tympans (j'imagine que ma voix s'en était rapprochée à cet instant), et me regarda avec de grands yeux. Si seulement il ne s'agissait que de ça. Au moment où je levai la tête, j'entraperçus une boule de Ki dans sa main droite. Elle allait me la balancer mais se ravisa au dernier moment. Ce qui signifiait que mon interlocutrice extra-terrestre ne comptait pas massacrer les habitants de cette planète. Ou ne comptait pas tous les dévorer, à l'instar de ce pauvre dinosaure découpé en tranches.
Aussitôt redressée, j'avais levé mes mains devant moi en signe d'apaisement, prête à faire émerger mon Ki en guise de protection... juste au cas où.
Je ne me sentais pas affolée, quoiqu'un peu sur la défensive. Mon rythme cardiaque se régulant automatiquement via l'usage du Cœur de pierre, contrairement à la femme qui portait sa main au niveau dudit muscle vital. Elle s'exclama après avoir fait disparaître sa menaçante sphère de Ki.


- Wow... Tu m'as surprise ! Ça va pas non ?

Hu Hu Hu ! L'effet escompté. Mais inutile de l'ébruiter. Je pouvais donc me montrer confiante vis-à-vis de ma nouvelle rencontre. Son caractère n'avait, de prime abord, rien à voir avec celui de Kodaïan. Elle ne ressentait pas le besoin fou de s'opposer à des combattants dignes de ce nom, même si je ne me considérais pas vraiment comme tel. Dans tous les cas, cela arrangeait mes affaires. Pourquoi souiller une nature aussi luxuriante avec du sang ? Ça n'aiderait pas la végétation à pousser plus haut. Je préférais de loin ne pas voir la couleur de mon propre sang. Et appréciais notamment le sentir circuler dans mes veines, à sa place d'origine. Comme tout le monde, me diriez-vous. Si l'on omettait le cas de Kodaïan qui préférait faire trempette dans celui de son entourage - voire dans le sien également - pour gagner en puissance. Une perspective peu ragoûtante. La viande saignante... très peu pour moi.
Je regardai mon interlocutrice alerte en souriant, laissant volontairement paraître une aura de douceur destinée à la réconforter davantage.


- Ah ha ha ha ! Vraiment désolée ! Je me suis montrée un peu curieuse puis... je vous ai trouvée sur le chemin de la rivière. Un heureux hasard ! Et pour ce qui est de moi, je me porte très bi-

Les puissants borborygmes de l'inconnue résonnèrent à travers l'immensité forestière. Je me demandai même, en jetant un bref coup d’œil à la viande en train de cuire, si le grondement de son estomac ne dépasserait pas les décibels produites par le hurlement d'un prédateur de cette taille. Même Kodaïan n'avait pas émis un son aussi puissant, c'est vous dire ! Elle battait des records. Surtout celui des humains. Je regrettai de ne pas avoir de médaille à lui confier sous la main. Voire même un trophée...
Bref, l'étrangère se retourna, brûlante d'impatience, et fit cuire la viande à une vitesse prodigieuse par le biais de son Ki. A ses yeux, je... n'existais plus. Carrément transparente. Ou oubliée comme un fantôme en plein balade au beau milieu des bois avant qu'un orage ne le pousse à s'éclipser.
Alors je l'observai donner des coups de crocs dans la viande tendre. Elle n'y allait pas de main-morte, pardi ! Une véritable goinfre ! Un ventre sur pattes ! Une dévoreuse chevronnée !
Cela me fit penser encore une fois à Kodaïan. Une version féminine de ce dernier, avec un doigt en moins et un caractère moins féroce. Avec de tels énergumènes sur nos terres, la faune allait diminuer de façon drastique. Les chasseurs pouvaient d'ores et déjà ranger leur fusil et se préparer à la retraite... ou à la reconversion. Les bouchers aussi d'ailleurs. En l'absence de viande...
Mais je ne voulais pas la déranger. Raison pour laquelle je m'étais accroupie non loin d'elle, silencieuse comme jamais.
Et à la moitié du festin consommé, ma patience finit par payer !


- Tu peux t'asseoir si tu veux, et si tu as envie d'un bout de viande, sers-toi. Essaye juste de me laisser encore... disons encore la moitié de ça.

Je haussai les sourcils en me rendant compte des kilos de viande restants.
Mon Dieu ! A moi seule, je ne parviendrais jamais à dévorer tout ça ! Difficile de ne pas accepter une telle offre. Mais j'acceptai volontiers de me joindre au festin.
Je bondis sur mes jambes, rayonnante de bonne humeur. Le quotidien, vous savez...


- J'en serais ravie !, fis-je aussitôt. Ce serait terriblement impoli de vous laisser manger seule après me l'avoir si gentiment proposé ! Merci beaucoup, ravissante étrangère ! continuai avec une courbette pour ponctuer ma phrase.

Je pris une tranche de viande d'une taille raisonnable pour la dévorer à mains nues, comme ma nouvelle amie, histoire de me montrer ouverte à sa façon de faire. Sans compter que je me voyais mal dégainer mon épée pour m'en servir de fourchette ou de couteau. Elle pourrait très bien voir la chose d'un mauvais œil et me balancer une boule de Ki dans la nuque. Quelque chose d'infiniment plus déstabilisant qu'une goutte d'eau glissant le long de votre colonne vertébrale... et de plus dommageable également. Surtout de plus dommageable.
Le dinosaure avait bon goût, en tout cas !


- Succulent ! Dix sur dix ! Vous êtes une cuisinière de talent ! commentai-je d'un ton jovial avant de continuer le repas, plus affamée que je ne l'aurais cru possible.

L'air s'alourdissait presque imperceptiblement, et le ciel s'assombrissait par la même occasion. Tout cela sentait l'orage en approche, et je voyais l'inconnue dévorer la viande de dinosaure avec le même appétit monstrueux... mais à une vitesse encore plus étonnante. Laaaaa vache !
Je la regardai faire, bouche-bée, avant de me reprendre et de secouer la tête.


- Je m'appelle Ryanne Hialris ! Puis-je connaître le nom de l'admirable personnalité qui m'a invitée à diner ? m'enquis-je en esquissant mon sourire le plus aimable. Vous me rappelez quelqu'un... d'aussi gourmand que vous ! Une rencontre récente ! Un grand bonhomme se faisant appeler Kodaïan.

Je mâchonnai la viande en lui jetant un regard en coin, curieuse de voir sa réaction suite à l'énonciation de ce nom... un petit test en somme. Je ne risquais pas grand-chose, après tout. Du moins je l’espérais. Et cela faisait un sujet de conversation à côté du feu de camp. De quoi nous occuper un peu avant que l'eau ne tombe du ciel, même si cela ne me dérangerait pas le moins du monde.
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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Jeu Avr 14, 2016 2:49 am




UN, DEUX, TROIS...


Le repas avançait, mon estomac se remplissait, et je devais admettre trouver très drôle l'air surpris de l'humaine alors qu'elle me regardait manger. Mais alors que je me concentrais à nouveau sur mon repas, je levai les yeux pour observer la forêt d'un air songeur. Cet orage qui menaçait très sérieusement au dessus de nos têtes m'inquiétait, car je n'avais que ma capsule pour m'abriter et que je n'avais aucune, mais alors AUCUNE, envie d'y foutre à nouveau les pieds de sitôt. Je venais d'y passer un long moment, et cet espace confiné me dérangeait à présent plus qu'autre chose. Je devais en outre me mettre en route aussitôt que possible à la recherche de gens forts pour m'expliquer le fonctionnement de la détection des énergies, or j'allais avoir du mal sans mon détecteur, puisqu'il s'était cassé sur Cooler 404. Hum...
Je levai les yeux sur la fille alors qu'elle se présentait. Peut-être qu'elle pourrait me renseigner, elle, puisqu'elle était originaire de cette planète ? Les gens forts étaient probablement connus, puisque la norme semblait être la faiblesse ici. Alors que j'ouvrai la bouche pour poser la question, un nom prononcé par l'humaine me la fit fermer aussi sec.

Kodaïan... Bien entendu qu'il était sur terre ! Il avait, comme moi, été témoin des aveu d'Ilias et il savait où on pouvait apprendre à détecter soi-même les énergies... Depuis combien de temps était-il ici ? Avait-il eu le temps d'apprendre, de devenir encore plus fort ? Je serrai les poings, et malgré la faim que je ressentais encore, je plantai mon steak sur un bâton pour le suspendre au dessus du feu. Mes mains tremblaient, et lorsque je m'en rendis compte, je pris enfin conscience de la fureur dans laquelle ce simple nom m'avais plongée.

Il fallait toujours qu'il soit là, hein ! Il était là sur Vegeta, le jour où j'avais été envoyée vérifier l'identité d'Ilias et de Brassica, il en avait même profité pour me foutre une tannée de la manière la plus lâche qui soit, il n'avait pas osé s'approcher ! Nos niveaux étaient alors sensiblement proche, mais à présent... Lorsque je l'avais rencontré sur Coolet 404, contre le nain, nous étions encore assez proches l'un de l'autre, mais au cours de ce combat, il avait connu l'évolution la plus frustrante que j'ai jamais vue. Et avec cette foutue blessure, j'avais encore pris du retard...

Qu'est-ce que je foutais encore à manger !? Je devais m'améliorer ! Devenir meilleur ! La mâchoire crispée, je levai les yeux vers l'humaine.

- Kodaïan... Tu l'as croisé y'a à peu près combien de temps ?

Et encore, elle parlait d'une rencontre récente... Mais il était probablement là depuis plus longtemps l'en..! Je m'emparai de ma tranche de steak pour l'engouffrer encore plus rapidement qu'auparavant, pressée d'en finir pour pouvoir retourner à quelque chose de plus sérieux. Je grinçai des dents. Je le rattraperais, j'y mettrais tout mon temps, toute mon énergie s'il le fallait, mais je le rattraperais... Et je ne compterais pas sur un foutu miracle ! Mais avant, trouver enfin comment apprendre à détecter les énergies... Ainsi, j'aurais peut-être la possibilité de le retrouver et de jauger un peu de son évolution. Et aussi d'aller lui mettre une peignée... Mais chaque chose en son temps. Je levai à nouveau les yeux sur Rhyanne, me souvenant au passage qu'elle m'avait demandé mon nom.

- M'appelle Khail... Dis-moi, je sais pas si tu pourrais me renseigner mais... J'ai entendu dire que certains, sur cette planète, étaient capable de détecter les énergies. Tu saurais où je peux trouver quelqu'un qui pourrait m'expliquer ?



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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Ven Avr 15, 2016 9:18 pm


Cette tête mémorable à l'annonce du nom de ce grand gaillard aux cheveux changeants ! J'eus le temps d'apercevoir sur le visage de mon interlocutrice un mélange de surprise, de férocité, de colère, de déception et de tout un tas d'autres émotions que je ne me sens toujours pas capable de nommer. Également, l'étrangère tremblait, les poings serrés et les mâchoires crispées. Ce que je venais de mentionner fit passer la viande au second plan. Pour elle seulement, moi je dégustais inlassablement mon gros morceau de bidoche bien cuit tout en feignant l'insouciance. J'aurais pu siffloter si ma bouche n'était pas occupée entre-temps.
En tout cas, les gestes nerveux et soudains de notre brave extraterrestre me donnèrent quelques réponses à mes suppositions. Non seulement elle connaissait le puissant guerrier aux cheveux ébouriffés, mais en plus de cela elle ne semblait pas le porter dans son cœur. Si un sac de frappe s'était trouvé à proximité, j'imagine qu'elle l'aurait massacré dans un excès de fureur. Heureusement pour moi, elle ne me comparait manifestement pas à cela. Au travers de ses yeux rivés dans le néant, je sentais qu'elle se remémorait tout un tas d’événements liés à Kodaïan. Le genre de scènes pas très glamour, si vous voyez ce que je veux dire... mais étant donné le personnage concerné par de telles pensées, inutile d'être un génie pour s'en rendre compte.
J'arrachai un autre bout de ma grande et délicieuse tranche de viande en me disant intérieurement que la chair de dinosaure méritait d'être tranchée plus souvent et, bien évidement, de garnir nos assiettes dans la foulée ! Mon frère esquisserait certainement un air totalement ahuri devant un tel repas. Potentiellement encore plus ridicule et absurde que le mien, ce qui représentait déjà un défi colossal à surmonter. Une telle perspective méritait que je me lance à la chasse au dinosaure un de ces jours.
Le regard de mon interlocutrice se braqua sur moi telle une chape de plomb posée sur mes épaules. Ou jetée sur mes épaules, en l’occurrence. Mais je ne me voûtai pas sous la pression, trop occupée à me remplir l'estomac.


- Kodaïan... Tu l'as croisé y'a à peu près combien de temps ?

Je m'interrompis en écartant doucement la viande encore fumante de mon visage figé. Les yeux braqués vers le ciel de plus en plus gris, je réfléchis une poignée de secondes avant de me remémorer les jours passés à sillonner les alentours, jonglant entre de nombreux paysages tous aussi fabuleux les uns que les autres. Le froid du lac glacé remplacé des plaines de moins en moins enneigées. Les grandes étendues occupées par des champs à perte de vue, où deux gentilles fermières m'eurent accueillie chez elles pour en apprendre plus sur le pouvoir de sillonner les cieux ! Puis défila l'immense forêt dans laquelle je déjeunais actuellement. Cela dit, je m'étais souvent égarée en cours de route. Car oui, il est très déconseillé d'oublier une carte de la région quand on se met en tête de voyager par delà les frontières de notre belle petite ville. Ne faites ça que chez vous. Sauf si vous comptez passer la nuit à être éclaboussé par de violentes averses dans des zones inconnues. Et ce, capacité de voler ou non. Le monde reste vaste, même avec des ailes... façon de parler.
Bref, l'intéressée me demandait un chiffre... et je ne pouvais pas lui donner quelque chose de précis en retour. Une information bateau, rien de plus.


- Quelques jours... Impossible de me rappeler le nombre exact. Plus d'une semaine, il me semble. J'ai passé tant de nuits dehors que je ne m'en souviens pas vraiment. Et j'ai également passé quelques jours avec de braves personnes donc... le temps défile trop vite ! Vraiment trop vite ! En tout cas, le concerné s'entraînait dans d'impressionnantes conditions climatiques, bien à l'aise sur notre ravissante planète bleue. Dans un froid mordant, pour tout vous dire. Et avec une volonté de fer ! Une expression combative sur un visage de pierre surmontée de cheveux dorés. Mais je doute de vous apprendre grand-chose sur le personnage, n'est-ce pas ? fis-je sur un ton neutre en haussant simplement les épaules.

En posant de nouveau les yeux sur la femme aux cheveux noirs, je la vis dévorer sa viande à une vitesse encore plus... aberrante que précédemment. Soufflée par cette vélocité pour manger des steaks d'une taille tout aussi aberrante, je l'observai en peinant pour finir ma ration. A vrai dire, elle me faisait un peu peur sur le coup. A sa place, mon ventre aurait fini en lambeaux, éclaté comme un ballon de baudruche. Ou alors, je me serais retrouvée pliée en deux par terre, vaincue par l'excès de nourriture et par la vitesse de consommation exaspérante, à dégobiller mon foie, mon estomac et mes reins dans une succession de râles de douleur, de grognements plaintifs et de petits cris d'agonie étouffés. Le simple fait d'imaginer la scène me fit glousser, puis me donna un peu la nausée.
En tout cas, l'indigestion ne faisait pas parti du vocabulaire de ma compagne de table. Et probablement pas de celui de ses congénères.


- M'appelle Khail... Dis-moi, je sais pas si tu pourrais me renseigner mais... J'ai entendu dire que certains, sur cette planète, étaient capable de détecter les énergies. Tu saurais où je peux trouver quelqu'un qui pourrait m'expliquer ?

Je contemplai les flammes du feux de camp danser tandis que le ciel gagnait en obscurité, un sourcil arqué suite à cette question peu orthodoxe.
La détection des énergies ? Je n'y avais jamais prêté grande attention. La majorité de mon temps, durant mon long voyage, je me réservais la surprise de découvrir les peuples de ce monde sans jamais la gâcher avec une quelconque forme de perception. De plus, force était de constater que les individus aptes à la maîtrise du Ki ne couraient pas les rues. Idem pour ceux qui espéraient parcourir les cieux. Les énergies marquantes ne l'étaient que de nom et brillaient trop souvent par leur absence.
Néanmoins, je me sentais parfaitement capable de suivre le chemin emprunté par le Maître. Peut-être grâce au temps passé à ses côtés, qui sait ? Et ce même sous sa forme humaine, lorsqu'il n'irradiait pas de sa puissance démoniaque. Était-ce là une forme de perception particulière liée à la détection du Ki ? Possible, mais sa portée me paraissait plutôt limitée... un handicap facilement surmontable avec la pratique. Une fois rodée avec la méditation sous toutes ses formes, les techniques basées sur une concentration poussée rentraient aisément dans mon domaine d’apprentissage. L'idée de me pencher davantage sur cette faculté spéciale croissait dès lors.
J'esquissai un sourire amical à l'intention de la dénommée Khail.


- Vous soulevez un point très intéressant ! Je ne sais pas si cette capacité porte un nom particulier mais je pense être capable de localiser quelqu'un qui soit assez puissant pour se différencier de ses semblables dans un certain périmètre. Peut-être pas du premier coup car je n'y ai pas prêté grande attention dernièrement, mais ce "pouvoir" ne m'est pas totalement inconnu... Mon Maître ne s'est visiblement pas attardé sur le sujet. D'ailleurs, si ce dernier se trouvait dans les parages, je le saurais !, soulignai-je en avalant un petit morceau dans la foulée et en levant une main en l'air pour demander le silence. Hummm... Non. Il n'est pas dans les parages. Pas de trace de sa "signature énergétique", dirons-nous.

Tout cela ressemblait un peu à cette théorie sur la perception des chasseurs aguerris, mais avec la notion du Ki en supplément. Certains supposent que les chasseurs sont capables de percevoir les mouvements de l'air à une distance plus ou moins réduite, ce qui leur permet de localiser leurs proies et de... travailler, en somme.
Une perspective d’évolution très alléchante, et je commençai tout juste à me demander où Khail avait-elle pu bien entendre parler de ce type de perception ?
Je finis mon repas en tapotant sur mon ventre, penchée en arrière, gavée comme jamais, puis je me tournai vers l'intéressée pour la scruter intensément, un côté de son visage partiellement illuminé par les flammes.


- Puis-je connaître l'identité de ladite personne vous ayant fourni cette curieuse information ? Il faut dire que notre petite planète accueille de plus en plus d'inconnus en provenance de planètes... encore plus inconnues, demandai-je en lançant un regard vers la capsule nichée dans son cratère fraîchement creusé, puis en l'indiquant du pouce. Drôle de moyen de transport. Vous voyagez souvent pliée en deux dans un espace aussi restreint ? Ça ne doit pas être très agréable, à la longue...

Une sphère blanche munie d'une espèce de petite fenêtre ronde vitrée donnant sur l'extérieur. Cela ressemblait à... un pacman inexpressif. Au niveau du design, les concepteurs de ce moyen de transport ne s'étaient vraiment pas foulés. Et, à la vue des ravages provoqués par son atterrissage en trombe, je suspectais également que la notion d'écologie ne leur inspirait rien de commun. En même temps, si ces derniers pensaient comme Kodaïan, une poignée d'arbres en moins ne les chagrineraient pas.
Qui daignera un jour s'intéresser à l’atmosphère de notre Terre saccagée ?
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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Mer Juin 15, 2016 3:10 am




UN, DEUX, TROIS...


J'avais l'impression de ne plus tenir en place. Je voulais me lever, planter mon repas sur place pour m'entraîner. Lorsque Ryanne l'avait rencontré, il avait les cheveux dorés... Cela signifiait que cette transformation étrange dont j'avais été témoin sur Cold 404 pouvait être reproduite, et j'avais beau m'en douter, j'en avais à présent la certitude. Je me contraignit néanmoins à finir mon repas. Déjà, parce-que Ryanne était en train de répondre à ma seconde question, et ensuite parce-que j'avais encore faim après tous ces jours passée en hibernation dans ma capsule. Alors que je finissait une énième tranche de dinosaure, je sentit une lourde goutte d'eau s'écraser sur le sommet de mon crâne. L'orage qui menaçait depuis que j'étais arrivée semblait enfin éclater, en témoignait le monstrueux bruit d'éclair qui vrilla mes tympans et la soudaine luminosité dans le ciel. La pluie ne me dérangeait pas réellement en soi, mais elle allait gâcher la viande, et cela... Je ne pouvais pas me le permettre. Je me levai donc, entreprenant de répondre aux dernières question de l'humaine tandis que je transportais les restes de mon repas a l'intérieur de la capsule.

- C'est une femme nommée Ilias qui m'en a parlé. Kodaïan était là aussi quand elle a évoqué le sujet, et je pense que c'est la raison qui l'a poussé à venir ici... Il est juste arrivé avant moi. Fais chier... Et ceci, c'est une capsule Saiyane. C'est un transport monoplace, et son intérêt n'est pas d'être confortable puisqu'il nous plonge dans le sommeil lorsque nous voyageons.

Le dernier morceau de viande rejoignit les autres à l'intérieur de la capsule et je la refermai d'une pression sur un bouton, au moment pile où les cieux se déchirèrent pour laisser tomber sur nous une chape d'eau glaciale qui eut tôt fait de plaquer contre mon corps les vêtements que m'avaient donnés ceux qui m'avaient soigné, à savoir une tunique brune et un simple pantalon de tissu. Des vêtements pratiques, mais tellement fragiles... Et qui, en prime, allaient être trempés. Mon tee-shirt rouge me manquait.

- Tu dis donc que ton maître pourrait connaître la détection des énergies ? Mais qu'il n'est pas dans le coin... A tout hasard, tu aurais moyen de m'aider à le trouver ?

A vrai dire, je commençait vraiment à avoir la bougeotte, d'autant plus que la gravité de cette planète était vraiment faible et ne mettait pas vraiment mon corps à l'épreuve. La fraîcheur de la pluie, en outre, me remplissait d'énergie, et je mourrais d'envie de m'entraîner. Alors autant que ce soit à quelque chose de constructif... D'autant plus que mon scouteur avait explosé sur Cooler 404, et que je trouvais déstabilisant de ne plus pouvoir percevoir une menace potentielle...



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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Mer Juin 15, 2016 9:30 pm


J'ai beau vanter mon absence de dégoût pour la pluie, il fallait tout de même bien reconnaître que le ciel ne brillait pas par sa beauté. Non seulement le gris envahissant virait au noir mais, en plus de cela, les nuages grondaient férocement, un peu comme le cri déchirant et rauque d'un barbare mécontent. Ou, sous la forme d'un exemple un peu plus concret, ce son ressemblait au bruit émit par un tremblement de terre sans pour autant que nous en ressentions les désagréables secousses.
A la place des vibrations, le ciel perlait, laissant choir de grosses gouttes dans les environs. Un ou deux éclairs déchiraient les cieux, mais je me contentai tout simplement de porter ma capuche, nullement effrayée par les intempéries de ce genre. Le seul danger possible résidait du côté des arbres. L'un de ces nombreux occupants de la forêt pouvait bien finir par attirer la foudre et se briser à son contact, puis chuter dans notre direction, comme le sous-entendrait le comble de la malchance.
Quelle fantastique imagination ! Cette pensée me fit glousser tandis que Khail prenait des mesures pour préserver la viande de dinosaure déjà bien entamée. Comme elle savait manifestement bien s'en occuper, je me cantonnais à de la simple observation tout en restant à son écoute. De plus, comme énoncée précédemment, la taille de l'engin ne permettait pas de s'y affairer à deux. D'ailleurs, tout en travaillant avec ses bras robustes et puissants, la propriétaire de ce curieux moyen de transport m'annonça que ledit appareil était une "Capsule Saiyane". Capsule, je comprenais, mais le mot "Saiyane" ne me disait rien du tout. Après un petit moment de réflexion, je compris qu'il s'agissait du nom de la race de ma nouvelle rencontre, et non pas du nom de la société l'ayant construite.
J'assimilai les informations en hochant doucement la tête, les lèvres momentanément scellées.
Autre information plus ou moins importante, d'autres aliens connaissaient notre existence. Non seulement ils savaient que notre belle planète bleue était occupée, mais en plus de cela les plus avisés disposaient d'un savoir assez surprenant à notre égard. Comme ce fut le cas pour une femme nommée Ilias, selon les dires de Khail.
Je haussai un sourcil en levant les yeux vers les nuages, imaginant des extraterrestres braquer des longues-vues sur notre civilisation. Pourquoi nous observer, étant donné leur avancée technologique ? Par simple curiosité ? Pour chercher de nouveaux défis à relever ? Pour chercher à nous dominer ? Impossible d'émettre un raisonnement susceptible de regrouper les intentions de tout un peuple. Sauf peut-être pour une partie, à l'instar des guerriers aussi motivés que Kodaïan, avides de monter en puissance au prix de la vie de leurs ennemis... comme de leurs amis.
Quelle idée morbide !
Je secouai la tête, les yeux rivés sur le sol humide martelé par la pluie avant de les lever vers mon interlocutrice.


- Tu dis donc que ton maître pourrait connaître la détection des énergies ? Mais qu'il n'est pas dans le coin... A tout hasard, tu aurais moyen de m'aider à le trouver ?

Ouhla ! Je doutais fort que cette idée en soit une bonne. Quel tête ferait le Maître si je me mettais à escorter des extraterrestres vers son domaine ? Après tout, si ce dernier avait décidé d'emménager au sommet d'une montagne recouverte par une brume opaque, il ne désirait sûrement pas recevoir des visiteurs d'une autre planète...
En clair, il n'apprécierait guère mon geste, et me le ferait payer d'une certaine manière, sans m'en faire part directement, lors d'une prochaine confrontation par exemple. Je restais persuadée que je n'en avais pas fini avec lui. D'où mon envie de progresser hors de sa portée ! Tout en veillant à aider mon entourage, bien entendu. D'une pierre deux coups !
Je devais travailler ma réponse, histoire de ne pas froisser Khail visiblement très motivée. Je déglutis avant d'entamer ma réplique avec un sourire triste.


- Hum... Loin de moi l'envie de mettre à mal vos projets, mais mon maître n'est pas très sociable. A vrai dire, il prend même soin de se tenir à l'écart des hum-...

Je m'interrompis un instant, détournant le regard en roulant des yeux.
Quelle bourde !
Une information à ne surtout pas ébruiter ! Autant crier au loup et brailler sous tous les toits que mon Maître était une sorte d'hybride pouvant prendre l'apparence d'une chauve-souris humanoïde avec pour idée de vous faire flamber en usant du Ki. Bon, j'exagère un peu sur les véritables intentions du concerné mais quand même !
Elle ne devait pas savoir.
Je pris les devants sans lui laisser le temps de cogiter sur mon erreur :


- Je ne peux pas retourner le voir. Nous nous sommes séparés en bons termes suite à la conclusion de mon entraînement. Je lui dois beaucoup, et je m'en voudrais terriblement de le déranger... même pour accéder à votre requête, continuai-je d'une voix aussi claire que douce, avec une pointe de regret quasi-imperceptible. Cela dit, nous pouvons toujours travailler sur cette capacité de perception ensemble et en découvrir le système ici-même, dans ces bois. Je suis prête à vous aider !

Une opportunité rêvée pour tester Khail aussi bien au niveau de son potentiel que de sa façon de voir le monde qui l'entoure. Et idéalement de vérifier si celle-ci ne ferait pas montre d'une volonté de puissance destructrice vis-à-vis de mes semblables.
Le pire diable n'est-il pas celui qui prie, après tout ?
Par mesure de sécurité, il restait quelques facteurs à définir concernant Khail. Peut-être que la vie de mon entourage en dépendait ? Je ne comptais pas prendre des mesures radicales tel qu'un isolement de ma nouvelle rencontre, ou une surveillance pesante et probablement très encombrante orchestrée par mes soins. Pour l'instant, je doutais fort qu'elle méritait un tel traitement. Hors de question de la froisser avec de tels procédés. Je jouais donc joyeusement le rôle de l'humaine parfaitement compréhensive et serviable, dans la mesure du possible. En trouvant le plus souvent le bon compromis !
Telle fut donc la voie que j'eus choisie en cet instant : un jugement clément des plus discrets.


Dernière édition par Ryanne Hilaris le Ven Juin 24, 2016 11:02 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Ven Juin 24, 2016 3:21 pm




UN, DEUX, TROIS...


Bon, elle ne voulait pas me mener à son maître... Elle en avait tout a fait le droit, mais cela m'agaçait, m'enlevant une opportunité d'en apprendre plus, de gagner en expérience et en efficacité. Bourriner à la force des poings c'est bien, mais Kodaïan m'avait prouvé lors de notre affrontement que ce n'était pas suffisant, et que je devais aussi me servir de ma technique et de mon cerveau. Détecter les énergies serait un atout plus que conséquent lors d'un affrontement, et Ryanne me proposait à présent que nous apprenions ensembles cette technique, perdus dans les bois...
J'étais une autodidacte par nature, j'avais acquis ma puissance et mes techniques lors de mes combats contre les démons sous les ordres de l'empire des démons du froids... Mais une technique aussi singulière que celle de la perception du Ki pouvait-elle s'apprendre sans un professeur ? Seule, certainement pas, puisque je n'aurais eu aucune énergie à détecter... Mais avec Ryanne, cela devenait possible. Je ne comprenais pas pourquoi je n'y avais pas pensé lorsque j'étais encore sur Vegeta, ou encore lors de ma convalescence suite à la bataille de Cold 404. Puis, en y réfléchissant, je compris pourquoi je n'y avais pas pensé. J'avais été trop énervée, trop empressée. Exactement ce qui avait causé ma défaire face à Kodaïan, et ce qui avait provoqué ma blessure sur Cold 404.

- ...Je suis vraiment trop nul.

La pluie contenait à marteler le couvert des arbres, nous atteignant assez souvent pour que je fusse à présent totalement trempée. J'aurais aussi bien pu avoir sauté dans une rivière. Poussant un soupire, je relevai les yeux vers Ryanne en hochant la tête, quoi qu'à retardement, pour approuver sa proposition. Quelque chose me disait que cette fille méritait mon respect. Elle avait eu un maître, ce qui impliquait qu'elle s'était entraîné dur, et si à l'heure actuelle je ne pouvais pas évaluer sa force, le fait qu'elle me propose de s’entraîner avec moi prouvait qu'elle cherchait encore à progresser. Quelque soit son niveau de puissance, quelqu'un qui cherche à progresser mérite qu'on juge ses efforts à leur juste valeur.

Quelque part, trottant dans mon esprit, la réflexion que Kodaïan cherchait lui aussi à gagner en puissance en venant sur cette planète se fraya un chemin. Mais il avait été trop prétentieux, trop hautain, et son attitude me faisait énormément penser à celle des élites Saiyanes qui n'avaient pas eu à travailler pour acquérir leur force. Sans parler de son évolution fulgurante sur Cold 404, cet espèce de miracle débile qui lui avait permis de tenir tête à Bujin.

Bon, je cesse de penser à Kodaïan quand je veux hein...

- Si tu pense qu'on peut trouver sans personne pour nous apprendre, je sus tout à fait partante. J'ai un peu de mal avec l'autorité à vrai dire...

Un léger rire m'échappa. Même avec le Saiyan qui m'avais plus ou moins prise sous son aile lorsque j'étais enfant, notre relation n'avait jamais vraiment été celle d'un maître et de son élève.

- Oh, et arrêtes de me donner du "vous", ça m'énerves.

Je fis quelques pas dans une direction au hasard, toujours avide de me dépenser. L'apprentissage de la détection des énergies ne nécessiterait probablement pas de se battre ou de bouger, et je le déplorais déjà, mais si je pouvais en tirer quelque chose d'utile alors je pourrais composer avec.

- Par contre, si t'as une idée de par quoi commencer...

Parce-que moi, là, j'étais totalement en dehors de mes domaines d'expertise. C'était le principe de l'apprentissage, mais tout de même...



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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Sam Juin 25, 2016 12:34 am


Khail semblait déçue de ma réponse. Je la comprenais et je ne pouvais que compatir. C'était pour son bien... peut-être le mien aussi. Un tout petit peu, dirions-nous. Mais avec un démon taciturne en guise de Maître, il valait mieux éviter de trop le surprendre. Père n'aimait pas vraiment les surprises et sachant que ce dernier avait réussi à garder contact avec le Maître, j'ai fini par en conclure que ces deux-là n'aimaient pas qu'on les bouscule. Seule Mère partageait mon grand plaisir de la découverte !
J'affichai un air rêveur, puis posai mon regard sur mon interlocutrice motivée par la perspective d'en apprendre plus sur la "perception des énergies". Avant de l'entendre se blâmer pour des raisons qui m'étaient inconnues, attitude me laissant quelque peu sceptique sur le coup. Son passé devait plus la troubler que son arrivée préméditée sur notre ravissante planète bleue, d'où son irrésistible envie de progresser au plus vite. On se retrouvait sur la même longueur d'onde, même si mes antécédents paraissaient à priori moins lourds à porter.
Khail surenchérit après un petit moment de songes passé sous la pluie :


- Si tu penses qu'on peut trouver sans personne pour nous apprendre, je suis tout à fait partante. J'ai un peu de mal avec l'autorité à vrai dire...

Je secouai doucement la tête avec un petit sourire en coin à l'écoute cette remarque. Elle ressemblait un peu à Kodaïan, mais le lui en faire part risquait d'embrasser la forêt sous l'effet de son courroux vengeur.
Récapitulons : Khail voulait en apprendre plus sur cette faculté... mystique. Je ne m’enorgueillissais pas de la maîtriser à la perfection, et encore moins d'en connaître les fondements. Pour tout vous dire, je trouvais que cette compétence ressemblait fort à de la psychanalyse dans le sens où cette dernière me paraissait très abstraite. Je me sentais capable d'évaluer le niveau de mon Maître - méchamment plus élevé que le mien, et de loin - mais pas celui de n'importe qui quand je le désirais. Certaines choses me dépassaient, mais il fallait que je les découvre ici-même, avec ma partenaire d'entraînement ! Je ne tenais pas à passer pour une sophiste alors qu'à en croire les dires de ma récente rencontre ce pouvoir de perception était l'apanage de tout être humain qui se respecte.
Je supposai donc que cette capacité se basait sur l'instinct et sur une autre forme de concentration.
Avant d'approfondir ma théorie sur le sujet, une mise au point sur notre collaboration s'imposait.


- Je ne compte pas vous donner des ordres. La "Perception" reste en partie un mystère pour moi aussi, mais à vous entendre je dispose déjà de cette capacité innée. Alors nous allons essayer de nous conseiller mutuellement afin de nous aiguiller plus facilement vers la résolution de cette énigme ! Je sens qu'on va s'éclater entre copines ! m'exaltai-je d'une voix amusée sous mon capuchon.

J'allai lever une main ouverte pour en taper cinq avec Khail quand celle-ci me rabroua au sujet de mon vouvoiement-réflexe. Car oui, je vouvoyais Mère autant que Père ! Et je n'y pouvais rien. L'éducation, la droiture, l'environnement, mon passé dans les camps militaires ou sur une chaise à étudier... tout cela jouait un grand rôle dans ma façon de parler. Mais je pris note de cette petite réflexion si l'intéressée ne voyait aucun mal à ce que je m'adresse à elle avec moins de formalités.

- Désolée ! Pure réflexe. Alors je vais vo-... t'appeler Khail et essayer de m'y faire. Cela ne devrait pas être trop compliqué, répliquai-je presque à voix basse.

Ça commençait bien ! Les habitudes malignes me jouaient de vilains tours. Je jetai un bref coup d’œil vers la jeune femme histoire de me risquer à déceler une pointe d'irritation sur son visage, mais je ne vis heureusement rien de bien méchant.
Bénie soit la magnanimité de mon entourage en provenance d'une autre galaxie !
Cela dit, la pauvre Khail nageait déjà dans le brouillard :


- Par contre, si t'as une idée de par quoi commencer...

En prononçant ses mots, elle effectuait les cent pas et je la regardai en imaginant un programme d'entraînement aussi rapide qu'efficace. De quoi contenter une pile électrique du calibre de Marisa, ma nouvelle petite sœur adoptive qui faisait également office de disciple. Sauf que là, je me retrouvais avec une guerrière sur les bras qui désirait en apprendre plus sur une forme de perception dont j'ignorais beaucoup de choses.
La vie ne pouvait pas être aussi simple ! Mais expérience est mère de science, et je comptais bien parvenir à résoudre ce petit problème dans un cadre idéal pour jouer à cache-cache.
Je levai un index professoral et énonciateur devant mon visage tout en formulant une proposition décente :


- J'ai ma petite idée ! Du moins je crois avoir mis le doigt sur le planning de notre entraînement, commençai-je avec des manies de conspirateurs, sans vraiment le vouloir. J'imagine que tu es capable de ressentir ta propre énergie ? Si c'est le cas, essaye de faire de même en te focalisant sur mon cas ! Je pense que le secret de cette curieuse capacité psychique repose sur la concentration. Mais sans s'enfermer dans une bulle ! Nous devons essayer de sonder autrui. Comme pour essayer de percevoir une lumière souterraine à travers l'eau d'un lac. De prime abord, elle nous paraîtra floue, voire brisée ou morcelée. Mais avec de la pratique et de la concentration portée sur notre entourage, nous développerons sûrement une sorte de sixième sens. Un peu comme un radar. J'imagine que cette... fonctionnalité se base sur le calcul d'une forme d'énergie comme le Ki ? m'enquis-je en fronçant brièvement les sourcils. Si tel est le cas, nous allons commencer par nous habituer à "capter" nos énergies respectives. Une fois chose faite, nous nous éloignerons un peu, puis nous nous cacherons dans les bois et nous essayerons au final de nous retrouver sans utiliser notre vue. Qu'en penses-tu, Khail ? Je trouve que ce raisonnement tient la route et mérite qu'on s'y attelle, dis-je en toute franchise et droite comme un "i" sous la pluie drue !

Dès le début de ma dernière phrase, je cherchai à habituer mon esprit à la présence de Khail, ou plutôt à sa "signature énergétique". Afin de facilité les choses et de pousser mon cerveau à travailler davantage, je gardai les yeux clos sans émettre un seul son susceptible de nuire à ma concentration. Si ma théorie fonctionnait bel et bien, alors il nous suffirait à l'avenir de rester vigilantes sur notre environnement et de découvrir d'autres énergies par le biais de la "Perception" par contraste avec la nôtre. En s'y habituant, la tâche finirait pas devenir beaucoup plus simple.
Pour commencer, il suffisait déjà d'y croire !
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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Jeu Juil 21, 2016 8:20 pm



feat. Ryanne


Un, deux, trois...

Il est temps d'apprendre quelque chose d'utile !






J'écoutai Ryanne m'exposer la manière dont nous allions travailler. Son idée ne me semblait pas mauvaise, restait à voir si nous allions y arriver... Cela dit, j'étais plutôt optimiste. En revanche, je me demandais ce que je devais penser du "On va bien s'amuser entre copines" qu'elle avait dit plus tôt. Je n'avais pas vraiment l'habitude d'avoir des "copines", les Saiyans étant par nature un peuple de guerriers nous ne nous attachions pas si fort. Sans compter le fait que se battre signifiait pouvoir mourir à tout instant, nous étions en outre pétris d'une fierté qui nous empêchait souvent d'admettre que nous avions besoin d'aide.

Mais alors que je me faisais cette réflexion, je me souvint que je venais moi-même de demander de l'aide à la jeune Terrienne en face de moi. Au temps pour la fierté Saiyane... Je concentrai donc à nouveau mon esprit sur le sujet qui nous occupaient aujourd'hui.

« Ca m'a l'air d'être une bonne idée. On commence tout de suite ? »

Je ne pensais pas que la pluie nous poserait problème. J'aimais l'eau, et j'étais de toute manière totalement trempée, alors un peu plus ou un peu moins, cela ne changerait rien pour moi.

Ainsi, je cherchai rapidement des yeux un endroit où m'installer pour me concentrer. Je repérai non loin un gros rocher sur lequel je m'installai en tailleur, laissant mes mains reposer sur mes genoux. Pour pouvoir trouver l'énergie de Ryanne, je devais donc d'abord trouver la mienne, au fond de moi... Consciente que cette perception n'avait rien à voir avec le regard, je fermai les yeux pour ne pas parasiter mon cerveau avec des choses dont il n'avait pas besoin. Avant toute chose, je devais calmer mon envie de me dépenser.

Pour ce faire, je me concentrai sur la pluie qui tombait autour de moi et s'écrasait sur le tissu trempé de mes vêtements et sur mes bras nus. Le son était apaisant, et a force de prendre de grandes inspirations pour les expirer longuement, je finit par réussir à me calmer au bout de plusieurs minutes. Alors je me concentrai sur autre chose que mon souffle, enfin. Il s'agissait à présent de réussir à capter ma propre énergie... J'avais une petite idée de la manière dont je devais m'y prendre, mais rien de très précis ni de très fiable... Peu-être y arriverais-je mieux en concentrant mon énergie, comme pour lancer une attaque ?

C'est ce que je fis donc, ramassant mon Ki à l'intérieur de mon corps comme si je m'apprêtait à le laisser jaillir. Le but n'était cependant pas d'attaquer, aussi le gardais-je en moi, alors que je tentais de le percevoir avec mon esprit. Mais n'étais-je pas déjà ce que je faisais, quelque part ? Lorsqu'elle sentait son énergie bouillonner en elle, et même lorsqu'elle étais au repos... Elle sentais au moins sa propre énergie, il fallait au moins ça pour parvenir à s'en servir non ? Ne serai-ce que pour doser la puissance de mes coups... Comment avais-je pu m'en passer jusqu'à présent ?

C'était parfaitement simple. Je m'en étais passé parce-que je n'avais pas eu conscience de cette forme de perception. Je m'étais toujours fié à mon scouteur pour percevoir les puissances des autres, et pour ce qui était de la mienne et bien... cela avait toujours été si naturel que je ne m'en étais même pas rendu compte, un peu comme de marcher. Maintenant je devais apprendre à détecter l'énergie des autres comme j'arrivais à percevoir la mienne. Mais avant...

J'ouvrai les yeux pour les poser sur Ryanne, histoire de voir où elle en était.

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Ryanne Hilaris

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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Jeu Juil 21, 2016 11:28 pm


Mes yeux étaient déjà clos lorsque Khail m'interrogea brièvement sur le lancement de notre entraînement. Le bruit du tonnerre dispersait un peu mon attention, tout en recouvrant légèrement les mots de ma compagne d'entraînement. Je hochai la tête à l'attention de Khail, histoire de lui signaler que tout avait déjà commencé sans prendre la peine de prononcer le moindre mot.
Il ne me fallut pas longtemps pour mettre de côté les sons de la nature, y compris ceux issus du ciel en proie à la foudre. Je me plongeai dans une méditation de pleine conscience, ignorant toute sensation extérieure s'éloignant d'une forme énergétique comparable au Ki.
La première source entraperçue fut bien évidemment la mienne. Auparavant, durant les trois années passées aux côtés du Maître, il m'arrivait souvent de sonder mes plus profondes pensées, et d'y repérer maladroitement une sorte de lueur vacillante. Un peu comme le faible éclat d'une bougie. Une fine lumière blanchâtre dansant au beau milieu d'une petite pièce sombre. Je ressentais sa douce chaleur - faible à l'instar de mon ancien niveau - et je m'en servais inconsciemment pour éviter de trembler sous la cascade sous laquelle je passais des heures à méditer calmement. Dés lors, le bruit de l'eau m'était devenu familier. Mais la nature, peu importe sa forme, ne pénétrait pas dans mon esprit ordonné.

J'inspirai plus profondément.
La lumière réapparut. Celle-ci illuminait la petite chambre noire de mon esprit avec bien plus de panache ! Elle s'agitait au rythme des battements de mon cœur. Je battis la cadence avec deux de me doigts posés sur l'un de mes genoux, les yeux encore et toujours clos. Hormis la taille de ce que je nomme le "Noyau de Ki", plusieurs petits détails attisaient ma curiosité. D'étranges feux-follets dansaient en orbite autour de la lumière majeure. Des sphères rouges aux contours irréguliers. Elles crépitaient de temps en temps, mais ne se heurtaient jamais. Le cœur de mon spectacle intérieur ressemblait à un petit soleil d'un doux violet proche de la lavande.
Je trouvais ça génial. Un peu comme un nouveau monde à explorer !
Ensuite me vint l'idée d'analyser le tout avec un œil un peu plus avisé. La taille du "Noyau de Ki" correspondait sûrement au niveau de puissance de l'individu - ici, il s'agissait bien évidemment de moi et non de Khail dont je ne percevais pas encore la source de sa puissance. La couleur demeurait un mystère pour moi. Virer du blanc au violet entouré d'éclats d'un rouge vif n'était pas vraiment explicite. D'autant plus que la première manifestation de mon Ki - externe et non interne comme ce fut le cas pour ma première visualisation - était violette, sous forme sphérique à l'instar de la première compétence apprise auprès du Maître.
Je haussai les épaules avant de quitter cet état de transe. C'était comme quitter une salle en fermant doucement la porte derrière soi avant de se diriger vers une nouvelle source de lumière plus naturelle : celle du monde qui nous entoure.

J'ouvris les yeux pour les poser sur Khail.
Elle ne me voyait pas. Pas encore, du moins. Je ne voulais pas la déranger. Ce serait très regrettable. Même si l'idée de lui faire une petite farce m'effleura l'esprit l'espace d'une seconde. Pour le peu que je la connaissais, j'imaginais qu'elle allait répondre d'un coup de poing réflexe. Ce serait encore plus regrettable. Plus pour mon visage que pour elle.
Alors je m'étais mis en tête de gagner du temps.
Ce coup-ci, j'entrepris de me concentrer activement sur la présence de Khail, les yeux clos comme à l'accoutumée. J'entraperçus une esquisse de flux énergétique. Un vision interne très brouillon. Je cherchai à la sonder, comme on s'escrime à améliorer sa vue en plissant fortement les yeux. Durant de longues minutes, une sorte de mur opaque m'empêchait de visualiser son aura. Un peu comme l'énergie noire quasi-omniprésente dans le cosmos. On ne la voit pas vraiment, mais on la ressent autour de nous.
Il me fallait briser ce maudit voile !
Je me concentrai encore plus, sans pour autant faire mine de forcer. Tout cela me donnait l'impression de faire sauter un ou plusieurs verrous psychiques à l’intérieur même de mon esprit. Mon imagination débordante et ma volonté eurent raison de la barrière responsable de mon entêtement. J'avisai ce qui semblait être une sphère de Ki de taille moyenne. Un astre rouge aux contours aussi lisses que mon Noyau de Ki. J'en conclus qu'il s'agissait de la représentation de la puissance de Khail. Encore une fois, je préférai ne pas m'attarder sur la couleur et sa signification. Un rouge qui, au passage, ne ressemblait pas exactement à celui des petites sphères en orbite autour de mon Noyau de Ki.
...Mais comment expliquer leur présence en ma personne? Ou leur absence autour du Cœur énergétique de Khail ? Très étrange...
Bref, d'après la taille du Noyau de Ki de Khail, sa puissance se trouvait juste au-dessus de la mienne. Je la talonnais de près ! Je m'en doutais un peu depuis le début, et ce inconsciemment. Maintenant, j'y voyais plus clair.
Néanmoins, cela ne faisait que commencer. Mon centre d'attention se tenait à quelques pas de moi. Il n'en irait pas de même à une distance plus élevée. Cette perception méritait que je m'y exerce davantage. Un travail de longue haleine, et probablement de plus en plus intuitif à force d'expérience.
Je mis un terme à ma concentration, retournant ainsi sous la pluie battante.


Un éclair déchira le ciel et émit un autre boucan infernal.
J'avais les yeux rivés sur Khail, l'esprit un peu dans le vague. Lorsque l'intéressée ouvrit les yeux, mes méninges se remirent aussitôt à fonctionner correctement.
Je levai une main en souriant de toutes mes dents. Une simple salutation que je comptais associer poliment à une révélation :


- Rouge, dis-je simplement avant d'ajouter après une courte pause : Ton aura. Elle est de couleur rouge à l'instar de ton Ki. Mais ne me demande pas le sens de cette couleur, je n'en ai pas la moindre idée. Et j'ajoute à cela sa forme sphérique proche de la perfection, un peu comme un petit soleil rougeâtre. Si l'on en croit sa taille, je dirais que ton aura est légèrement plus dense que la mienne. Une différence minime.

Je mimai cet écart de diamètre entre mon pouce et mon index avant de reprendre doucement :

- Mais ça n'a pas grande importance. Le plus dur est à venir : espérer ressentir ton énergie en créant de la distance entre nous, expliquai-je en respectant le planning d’entraînement imaginé avant la pratique. Et toi ? Ça avance ? demandai-je en penchant la tête d'un côté.

J'essayai de lire la réponse dans ses yeux, sans grand succès. Peut-être que le fait de m'exercer continuellement à la méditation me permettait d'avancer rapidement dans ce domaine étrangement familier ? Mais qu'en était-il du quotidien de Khail ?
Avant de me lever, je devais prendre en compte le temps qu'elle mettait à assimiler cette nouvelle manière de percevoir l'énergie.
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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Mar Nov 08, 2016 4:44 pm


Constatant que Ryanne ouvrait les yeux quelques secondes après moi, je lui adressai un léger sourire, contente de mes propres progrès. Répondant à ma question informulée, elle me révéla la couleur qu'elle avait perçu de mon propre Ki, ce qui me fit froncer les sourcils, une expression renfrognée remplaçant le sourire bref que j'avais arboré. Elle semblait progresser plus vite que moi... Encore. Je poussai un soupire. Même les humains, pourtant censés être faibles par rapport à nous autres Saiyans, se montraient plus doués que moi... C'était rageant.

Une autre de ses remarques me fit également tiquer. D'après elle, nos énergies étaient sensiblement différentes, et même si j'avais l'avantage... Comment cette femme pouvait-elle se prétendre arriver presque à mon niveau alors qu'elle était d'une race si faible selon les données récoltées par les renseignements de l'empire des Cold ? Et ce, alors même que mes efforts m'avaient hissée au niveau de l'élite des Saiyans... Est-ce que c'était elle qui avait quelque chose de spécial, ou tous les humains étaient-ils ainsi ? Je secouai légèrement la tête à l'adresse de Ryanne, passant ma main à quatre doigts dans mes cheveux noirs pour les rabattre en arrière et dégager ma vue, un geste parfaitement machinale.

« Pour l'instant, j'ai réussi à prendre conscience que je percevait ma propre énergie... Je vais essayer de trouver la tienne à présent. »

Ma voix était empreinte d'une certaine dose de rancune, mais je n'en voulais qu'à moi-même, à mon incapacité à apprendre rapidement. Tant d'efforts, pour ne jamais réussir à obtenir plus que ce que d'autres arrivaient à avoir avec moins de mal. Quelque part, même si je méprisait la facilité, je ne pouvais pas m'empêcher de me montrer un peu... Jalouse.

Bon, stop l’apitoiement sur soi-même. J'avais un objectif, et il était temps que je m'y concentre. Refermant les yeux, je repris ma méditation là où elle s'était arrêtée, percevant à présent ma propre énergie de manière parfaitement consciente. Me restait à percevoir celle de l'humaine. Je la savais non loin de moi, il m'était donc facile de savoir où diriger mon attention... J'essayai d'ouvrir mes perceptions, mais j'avais l'impression que mon crâne était pris dans un haut mur de briques qui m'empêchait d'aller plus loin que la surface de mon crâne... Je m'échinai alors à le briser, à briser ce mur qui me séparait du monde, mais j'avais l'impression de me battre contre de l'eau...

Je frappai du poing le rocher sur lequel j'étais assise, le fissurant, mais je conservai mon équilibre. Puis je me massai à nouveau le crâne, soufflant longuement. S'énerver ne servirait à rien... Mais je ne pouvais pas m'en empêcher.

L'impatience faisait parti des traits communs à la plupart des Saiyans. Un trait que je partageait. Aussi, ne pas parvenir à réaliser aussi facilement, aussi rapidement que Ryanne, quelque chose de si simple en apparence me rendait furieuse. Et brusquement, je me rendit compte que cette colère me parasitait et m'empêchait de me concentrer.

« J'en ai marre... »

Arrêtes de penser... Arrêtes de penser.

Inspirer, expirer, inspirer et expirer à nouveau... Résolument, je chassai toute émotion négative de mon cœur, tendant l'oreille au son de la pluie qui battait le monde autour de moi, à la sensation des gouttes d'eau qui s'écrasaient sur mon corps. Plusieurs minutes s'écoulèrent, mais je ne bougeai pas d'un poil, mon corps s'étant comme figé dans la pierre. J'avais l'impression... que le monde s'étendait. Un éclat chatouilla ma conscience, quelque part sur ma droite. Mais ce n'était qu'une simple étincelle, fugace, qui se défila rapidement à travers les arbres. Puis quelque chose de plus gros, bien plus gros, en face de moi...

J'ouvrai les yeux pour constater la présence de Ryanne. Est-ce que ca y était ? J'arrivais enfin à la percevoir ? Elle me semblait plus vivante qu'avant, et je voyais à travers elle, mais pas avec mes yeux... Quelque chose de plus impressionnant, mais d’étonnamment doux. D'un violet pâle, qui me faisait penser au lilas, ou au levé de soleil sur ma planète, très très tôt le matin... Si j'en jugeai par la taille, cette masse d'énergie était effectivement proche de mon niveau. Cela dit, je la trouvait apaisante, d'une certaine manière, malgré les taches de rouge qui l'entourait. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres.

« Je crois que... j'y suis arrivée. »

J'avais l'impression qu'une fenêtre jusqu'ici fermée s'était ouverte dans mon esprit. Maintenant que j'avais perçut l'énergie de Rianne, je ne pouvais plus faire autrement que de la voir, même si cela ne m'empêchait pas de voir le monde comme il était, de choses solides et colorées, bien qu'affadit par la pluie. Je ne pensais pas avoir besoin de vérifier à quelle distance je pouvais la percevoir... Cette "distance de perception", je pourrais probablement l’entraîner petit à petit.

Je ne pouvais cependant pas m'empêcher d'avoir l'impression d'avoir été aveugle pendant presque une trentaine d'années..
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MessageSujet: Re: Un, deux trois... [PV : Rhyanne Hilaris]   Dim Nov 13, 2016 10:46 pm


Khail évoluait à son rythme, apparemment plus à l'aise en brandissant ses poings ou en partant à la recherche d'un gibier de taille monstrueuse comme le dinosaure chassé par sa seule force. Je lisais aussi un grand, très grand désir de progresser dans sa voix. Elle semblait se blâmer pour sa vitesse d’apprentissage, à fortiori inadaptée à ses exigences. A mon avis, Khail ne prenait pas souvent le temps de méditer, voire très rarement. Ses traits étaient crispés par la frustration, et je sentais sa nervosité de façon presque palpable. J'en déduisais que si, par malheur, je venais à me déplacer alors qu'elle cherchait à percevoir mon Noyau de Ki, elle serait bien capable de me visser les fesses à mon support mouillé par la pluie et de me commander de ne pas bouger d'un pouce pendant son expérience psychique.
Là encore, l'idée de la déranger pendant le travail ne méritait guère considération.
Alors j'attendais, les mains jointes, en observant la pluie tomber et les éclairs dessiner des bandes ramifiés luisantes quoique brèves dans le ciel ombragé. Par intermittence, mon regard se posait sur mon interlocutrice concentrée. Elle serrait souvent les dents, tout en fronçant les sourcils.
Une femme de caractère, vraiment !
 Et dire que, tout à l'heure, avant l'averse, j'avais en tête de lui faire une ou deux farces pour détendre l’atmosphère...
Je levai les yeux au ciel, battant des jambes sous les pans de ma toge inondée par la pluie encore et toujours tombante. Comme pour suivre le rythme d'une chansonnette dont je ne me souvenais pas la provenance ni même l'auteur, avec pour objectif de m'occuper entre-temps, je dodelinai silencieusement de la tête de droite à gauche et inversement.
Oui, je sais : Khail mettait du temps à l'ouvrage. Et mon lecteur en pâtit ! Ah ha ha ha ! Bon courage cher correcteur~... mais ne me quittez pas, j'ai encore beaucoup de choses à vous raconter !
Bref, je patientais, emmurée dans un long silence, et... je plaisaaaaanteuh.
Un sursaut me prit en entendant un bruit sourd accompagné d'une série de craquements retentir. Je faillis bondir de ma place, les yeux ronds de stupéfaction devant le terrible poing de la guerrière enfoncé dans le rocher sur lequel elle se trouvait. Elle n'avait vraiment pas besoin de m'énoncer ce fait. Sa colère et son indignation, le tout couplé à une lassitude grandissante, me donnaient des frissons !
Je me fis toute petite - par réflexe - en rentrant ma tête dans les épaules... avant de trouver mon attitude apeurée stupide et risible, et de prendre mon courage à deux mains afin de conseiller prudemment ma brusque interlocutrice :


- Inutile de forcer, Khail. Tu dois faire le vide dans ton esprit. Les émotions ne serviront qu'à crypter ta perception dans le cas contraire. Le meilleur moyen reste de te focaliser sur ta propre respiration avant tout, puis d'entreprendre lentement de retirer le voile qui recouvre ton esprit, soufflai-je comme dans un murmure.

C'est dans ce genre de moment qu'on regrette de ne pas disposer de talents télépathiques; l'absence de son et l'émission d'une voix "spirituelle" ou "désincarnée" rendrait la réception de mes conseils beaucoup plus agréables.
Comme je me trouvais légèrement penchée en avant après avoir fourni mes brèves explications à Khail, je me redressai doucement et gardai la tête haute. Je me demandai si le Maître avait ressenti cette douce fierté en me gratifiant de ses astuces et de son enseignement, puis je me rendis compte de l'absurdité de cet auto-questionnement étant donné le stoïcisme coutumier du personnage concerné. L'image que je me faisais de lui s'arrêtait à un simple haussement de sourcil de sa part - l'ombre d'un sourire tenait vraiment du mythe sur son visage de marbre. Son panel émotionnel demeurait aussi limité que la fortune d'un SDF.
Je secouai la tête à cette idée, et blêmis l'espace d'un instant en pensant au châtiment qui m'attendrait si le Maître parvenait à m'entendre penser de la sorte. Gênée par cette perspective horrifique, je m'abstins d'en rajouter à son égard et me passai une main dans les cheveux pour me redonner contenance.

En relevant les yeux, j'avisai le visage de Khail fendu d'un petit sourire satisfait. Et bah voila ! elle avait bien meilleure mine, comme ça ! Du coup, moi aussi je me fendis d'un sourire ! Aaah, l'optimisme ! Existe-il meilleure façon de voir les choses ? Impossible !
La confirmation de mon interlocutrice me fit rayonner de joie.


- Fantastique, Khail ! J'étais persuadée que tu y arriverais. Quoi de plus normal ? Tu es une battante ! m'époumonai-je gaiement, tout en me retenant de lui infliger une bourrade amicale.

Bon, l'ombre d'un regret incongru demeurait encore malheureusement présent sur son joli visage encadré de ses cheveux noir mi-longs, certes, mais c'est toujours mieux que de jouer les casseurs de cailloux surpuissants en martelant des rochers à main-nue sous le coup de la colère et de la frustration.
Khail en sortait victorieuse, et cet heureuse finalité me convenait parfaitement !
Je tapai dans mes mains avant de reprendre la parole avec un tout nouvel entrain ô combien supérieur à ma précédente crise de joie.


- Du coup, en continuant à nous exercer de la sorte, nous percevrons les choses avec beaucoup plus d'aisance ! Comme je l'ai dit tout à l'heure, nous pourrons localiser les sources de Ki de plus en plus loin à force d'usage. Pourvu que cela devienne une habitude, bien évidemment, ajoutai-je en hochant la tête à mes paroles.

Après ce petit rappel, je bondis sur mes jambes et m'étirai, bras tendus sur les côtés, ignorant toujours la pluie qui ne s'arrêtait toujours pas de tomber sur nos têtes. Dormir ici, malgré la présence rassurante de Khail à mes côtés, ne me disait rien. J'avais envie de bouger, de me dégourdir les membres en sautillant bêtement dans la gadoue !
Une activité que mon interlocutrice, je le savais, ne voudrait pas partager avec moi.
Dommage. Je haussai les épaules à cette idée et regardai en direction d'un chemin choisi au hasard, avant de poser mes yeux avides de découvertes sur ma nouvelle amie pour un dernier échange.


- Je pense qu'il nous est inutile de jouer à cache-cache pour tester nos distances de perception respectives : laissons le temps et la pratique faire les choses ! En plus, j'ai envie de bouger, alors je ne vais pas te déranger plus longtemps, dis-je en sautillant vers ma destination du moment, la tête tournée vers mon homologue. Ravie de t'avoir été utile, Khail ! Et passe le bonjour de ma part à Kodaïan si tu le vois ! la taquinai-je dans un bref éclat de rire, en enchaînant avec une petite pirouette sur le chemin sinueux tapissé de boue.

Je salissais mes bottes, mais je m'en moquais puisqu'elle servait à ça. En secouant une main au-dessus de ma tête, loin de la guerrière de l'espace mais toujours en vue de cette dernière, je lui adressai une dernière salutation distinguée bourrée d'énergie et m'enfonçai aussitôt dans les bois.
En route vers de nouvelles aventures !
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