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 Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]

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MessageSujet: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Lun Mar 28, 2016 6:36 am


Cocoricooooooo !

Hmmm...déjà l'heure de se lever ? Misère de misère...bon, ben tant pis, quand faut y aller faut y aller hein, les vaches ne vont pas se traire toutes seules !
Valéria peina à ouvrir des yeux encore ensommeillés par une trop courte nuit, puis poussa sa cadette pour sortir du lit et gagna alors sa cuisine pour mettre du thé à chauffer, elle allait en avoir bien besoin créfieu. La fermière bailla à s'en décrocher la mâchoire avant de faire un tour à la salle de bain, pour se débarbouiller un coup et se passer un coup de peigne puis elle regagna sa chambre le temps de se changer, jetant un coup d'oeil en passant à la gamine qui dormait refusait de se lever. Alàlà, quelle flemmarde celle-là...

La rouquine noua ses cheveux en une couette derrière la nuque, plus pratique pour le travail à la ferme, et secoua ensuite doucement sa jeune soeur par l'épaule qui grommela en tentant de s'enterrer sous la couverture. D'une pensée, son aînée dégagea l'abri duveteux pour découvrir une gamine nue qui lui lança un regard contrarié d'être ainsi tirée du lit. Valéria posa les poings sur ses hanches et fit la moue habituelle destinée à la réprimander.


"Chalut Val'..."
"Marisa, je t'ai déjà dit cent fois de mettre un pyjama pour dormir !"
"Meeeh...y fait trop chaud sous ta couette si j'en porte un."
"hé bien tu n'as qu'à arrêter de venir dormir sous la mienne ! En attendant vas t'habiller et nous chercher des oeufs pour le p'tit-déj."
"Ouais ! Des oeufs !"


Subitement tout à fait réveillée par la perspective d'un repas riche en protéines, la cadette bondit littéralement du lit, fonçant dans sa chambre pour enfiler sa bonne vieille robe avant de filer tout droit en direction du poulailler. Sa grande soeur soupira d'un air amusé, bon sang...qu'est-ce que ça lui faisait chaud au coeur de la voir comme ça au quotidien désormais, après tous ces mois, ces années d'inquiétude, d'angoisse grandissante, de désespoir aussi. Rien ne pouvait la rendre plus heureuse que de voir sa cadette courir partout et faire des bêtises comme n'importe quel enfant de son âge.
Même quand cela devenait envahissant, comme cette nuit. Car oui, Marisa est censée dormir dans sa propre chambre, hélas elle aussi était très heureuse de pouvoir à nouveau squatter le lit de sa frangine et de temps en temps, toutes les réprimandes du monde - souvent assez faibles en conviction - ne suffisaient pas à repousser la petite miraculée qui venait lui faire la fête au beau milieu de la nuit. Bon, c'était adorable, surtout qu'elles avaient vraiment passé un bon moment, elle ne pouvait pas le cacher.
Valéria bailla à nouveau avant de mettre un grand chapeau de paille et de faire le tour des étables pour aller distribuer leur ration à ses bestiaux. C'était bien mignon de passer à nouveau du temps avec sa cadette, mais cette petite pile sur patte ne s'arrêtait jamais et cela se faisait souvent au détriment de son temps de sommeil. Cela dit, ce n'était vraiment pas cher payé pour avoir une petite sœur en parfaite santé, sans parler du fait que désormais elle pouvait profiter d'un repos véritablement réparateur, même lorsqu'il se voyait écourté. La vie est belle !

C'était une chouette journée qui se profilait quand même. Le ciel était bien bleu, dégagé à souhait, annonçant un beau temps pour la semaine probablement, tout bénef pour ses cultures et le moral. La fermière fit griller des oeufs au plat, les accompagnant d'un bout de pain de la veille, un peu sec mais encore bon et d'un petit morceau de gruyère. Un bon p'tit-déj qui tient bien à l'estomac ! La meilleure façon de commencer la journée.
Elles se brossèrent les dents, puis allèrent travailler aux champs, Valéria pouvant abattre efficacement le travail de deux personnes presque grâce à ses pouvoirs, tandis que sa cadette paraissait inépuisable et ne cessait de courir d'un bout à l'autre de leur terrain, à la recherche de tout. D'insectes, de serpents, de fleurs, de champignons, de graines, ou d'une façon plus utile, de plants qui auraient l'air bizarres. Rien n'est pire pour une fermière que d'avoir une mauvaise récolte après tout. Elle chargea ensuite Marisa de s'occuper des poules tandis qu'elle allait traire les vaches, sa télékinésie s'avérant bien pratique pour transporter les seaux.
Un quotidien bien sympathique, avec une frangine qui l'était encore plus. Que demander d'autre ?

Elles se firent des tartines beurrées qu'elles trempèrent dans un lait au chocolat chaud pour le repas de midi, puis le début d'après-midi s'annonçant particulièrement rude, les deux fermières tombèrent d'accord pour se reposer un peu pendant que le soleil monterait dans le ciel, histoire de rattraper un peu leur nuit quelque peu écourtée. D'habitude, Valéria n'aime pas trop flâner la journée, mais elle devait bien avouer qu'en l'absence de semis à répandre ou de champs à faucher ou mettre à l'abri, il y avait de temps en temps moyen de caler une petite pause comme ça...allez, c'était pas de refus, surtout avec une météo pareille !
La rouquine se tira une chaise longue à l'ombre des arbres, descendit un peu son chapeau pour se couvrir et s'étala pour profiter du beau temps. Marisa au début envisagea d'en faire autant, puis préféra rapidement aller jouer dans les environs. Ah, roulez jeunesse comme on dit...

Deux bonnes heures s'écoulèrent avant que la paysanne ne se remette sur pieds, s'étirant un bon coup. Hou que ça fait du bien une petite sieste par une telle journée. Rapidement, elle s'interrogea sur la position de sa soeur qu'elle ne voyait pas dans les parages. Elle essaya de l'appeler, et n'entendit qu'un vague "aïe" provenir de derrière les arbres. Allons bon, qu'avait-elle encore fait celle-là...
Valéria ajusta son chapeau et alla voir en quoi consistait les saines occupations de sa cadette. Elle la trouva en train d'escalader un arbre, ayant troqué sa robe contre une tenue plus proche du corps et plus fonctionnelle. Moui, jusque là rien de surprenant, le bruit de tout à l'heure devait être du au fait que, à tous les coups, une branche lui a cassé sous la main et qu'elle a glissé.


"Cette fois-ci, j'y arriverais ! Yaaah !"

Ou alors au fait qu'elle s'élance à plusieurs mètres de haut dans le vide avec tout l'entrain du monde. La rouquine poussa un cri terrifié, l'imaginant déjà blessé, peut-être gravement, étalée une nouvelle fois sur un lit, et tendit la main par réflexe vers sa frangine, focalisant tout son pouvoir pour l'arrêter net en plein vol.

"Ouais ! Ca y est ! J'y arrive ! Je vole ! Je v...hein ? Ah, c'est toi qui m'a arrêté en fait, c'est pas drôle Val' ! Tu me casses tout le truc là !"
"Par tous les dieux Marisa ! Mais qu'est-ce qui t'as pris ?"
"J'essaye de faire comme Radditz, je veux apprendre à voler ! Mais j'y arrive pas des masses..."
fit la gamine en commençant à s'installer dans les airs comme si elle était sur un canapé.
"Misère de misère, Mari... soupira son aînée en se pinçant l'arrête du nez, le coeur cognant encore comme un fou à cause de la frayeur soudaine "Ce sont des aliens, c'est...probablement normal qu'ils puissent faire des trucs bizarres, si les terriens pouvaient voler on en aurait déjà vu ailleurs que dans les bandes-dessinées non ?"
"Bah...toi tu fais bien voler des trucs par la pensée non ? Je trouve ça beaucoup plus bizarre que de flotter dans les airs tout court...bon, allez, tu me reposes ? J'y retourne !"


Valéria plissa les yeux, fixant avec un air consterné sa cadette décidément très rêveuse. Hé bien soit ! Sans prévenir, la fermière relâcha subitement sa télékinésie, laissant la gravité agir sur sa frangine qui échappa un "Wah !" avant de s'écraser face contre terre d'une façon assez lamentable. La rouquine ramassa son chapeau, qu'elle avait fait tomber en "sauvant" sa soeur et le remit sur sa tête avant de croiser les bras, regardant avec dépit la petite Marisa bondir sur ses pieds et remonter sur son arbre, pour faire à nouveau le saut de l'ange et s'aplatir à moitié à deux mètres d'elle.

"...Me regardes pas comme ça ! J'suis sûre qu'avec de la volonté, j'peux y arriver !"
"Mari, écoutes moi...
prenant un ton plus doux, la paysanne vient prendre dans ses bras sa chère cadette "On est juste des humaines, voler comme super-man c'est pas pour nous. Regardes ce ciel ! On a jamais vu une seule personne s'y balader sans aucun artifice avant de tomber sur le pack d'aliens, ce n'est pas pour rien."

Si elle s'agrippa à elle en retour, la cadette fit cependant la moue avant de tourner son regard vers l'horizon tout bleu, à la recherche de quelque chose, d'un miracle peut-être, qui donnerait tort à son aînée. Ce serait tellement merveilleux si elle pouvait s'envoler, même juste un peu...


Dernière édition par Valéria Teritt le Mer Juin 01, 2016 10:29 pm, édité 2 fois
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Ryanne Hilaris

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Lun Mar 28, 2016 11:51 pm


Les joies du monde forestier ! Un univers bordé d'arbres, de plantes, de chemins sinueux et d'animaux sauvages. Un peu oppressant la nuit en raison des bruits inquiétants de la faune et des ombres sinistres des branches noueuses de la végétation environnante, mais un endroit merveilleusement riche en pleine journée. Toutefois, la zone demeurait hostile de temps en temps. Et ce, même en plein jour. Et croyez-moi, c'est du vécu ! J'avais l'inquiétante impression d'être suivie. En gros, les prémices aux hostilités débutent le jour, et finissent la nuit.
Je m'étais réveillée dans la nuit, perchée entre les branches d'un arbre robuste faute d'avoir trouvé un abri plus décent. Des grognements résonnaient dans l'obscurité, me privant de tout sommeil réparateur. D'autant plus que je venais de rencontrer un extra-terrestre, la veille. Ce dénommé "Kodaïan", un guerrier au sang chaud et aux expression faciales aussi limitées que celles du Maître. Une fois seule, je m'étais un peu épuisée lors de mon entraînement dans le froid, à force d'abuser de mes acquis relatifs à la méditation. D'un point de vue physique, je tenais le coup, mais d'un point de vue mental, une satanée migraine m'élançait par intermittence ! Il fallait faire avec, le temps de trouver un endroit où dormir. Les arbres me protégeaient du vent alors je ne voyais pas d'inconvénient à dormir parmi les chouettes. Mais rien ne me protégeait de cet horrible mal de crâne ! Alors je remerciais silencieusement le Maître d'avoir eu la bienveillance de me prévenir du violent revers spirituel lié à l'usage intensif du "compartimentage de l'esprit".
Je supposais tout de même que cet oubli n'en était pas vraiment un. Sans trop sombrer dans la paranoïa, le Maître répétait souvent cet axiome : "L'expérience douloureuse est un bon maître". Oui, je ne pouvais décidément que le remercier à ma manière et blasphémer dans son dos !
Bref, dérangée par les bruits de la faune, je descendis de l'arbre d'un bond en me tenant le front d'un air las. Une meute de loups sortit des buissons, myriade de paires d'yeux jaunes luisants accompagnée de grognements menaçants. A les regarder, je sentais qu'ils désiraient faire de moi leur casse-croûte. Je commençai tout juste à me maudire d'être descendue de cet arbre par pur caprice ! Mais je ne me sentais pas prête pour voler. Pas sans prendre le risque de percuter un arbre ou même un rocher.
Je ne pris pas la peine de poser la main sur la garde de mon épée, très respectueuse des consignes données par le Maître malgré ses vilaines petites cachoteries au sujet des effets secondaires de ses propres techniques. J'attendais presque de la reconnaissance de sa part, tant le mal de tête me perturbait dans l'instant.


- Si vous pouviez passer votre chemin... Ce serait génial ! Et éviter de grogner aussi, je ne demande pas mieux. Histoire de-

Mes vaines protestations prirent fin quand l'un de mes adversaires à quatre pattes bondit dans ma direction. D'une simple pirouette, je lévitai de justesse. Ses camarades se joignirent à la fête avec force grognements. Ces sons m'agaçaient de plus en plus, et rester calme au beau milieu de ce cortège d’hostilité tenait de l'exploit ! Surtout avec un esprit tourmenté par un mal de crâne lancinant. Je m'efforçai d'ignorer cette douleur sans utiliser le Cœur de pierre tandis que je propulsai un loup contre un arbre à l'aide d'un violent coup de latte. Il couina et tomba mollement contre le sol, la langue pendante. Ses congénères passèrent juste au-dessus de ma tête avant de retomber sur leurs pattes et de se restabiliser pour lancer un énième assaut groupé. Ils en voulaient vraiment, les saligauds ! Je soupirai devant tant d'animosité...
Les deux premiers assaillants se ruèrent donc vers moi, un à ma gauche et l'autre à ma droite, histoire de me prendre en sandwich. Quels petits coquins !
Je me décalai au dernier moment, effleurant le poil rêche du loup à ma droite mais l'entraînant davantage dans son élan. Il heurta son comparse tandis que je reculai d'un pas pour les expédier dans l'au-delà avec une sphère de Ki détonante. Il ne restait plus que deux corps de quadrupèdes mêlés dans une étreinte fumante, et le bruit de la petite explosion fit reculer les loups restants. Ce qui n’empêcha pas l'un de ces derniers d'essayer de me prendre en traître, crocs et griffes en première ligne. Malheureusement, je l'avais déjà remarqué avant son assaut et je murmurai la seule incantation de mon répertoire dans la langue cabalistique du Maître. Le Coeur de pierre inversé, plus communément appelé le "Grātĭa". Le fauve s'immobilisa durant deux petites secondes, des lettres mystiques imprimées momentanément sur son pelage grisâtre. Suffisamment longtemps pour lui trancher la gorge du tranchant de la main, agrémenté par le Discĭdĭum qui consiste à produire un slash de Ki via un geste ample. La bête concernée rendit l'âme, une plaie béante découpant son cou poilu.
Je me retournai vers les autres loups, une boule de Ki en suspension au-dessus de ma main.


- Au suivant, ou ce sera tout pour ce soir ? A noter que vous me servirez de steak dans un avenir proche si vous vous y risquez, dis-je en souriant, toujours victime de cette maudite barre au niveau de mon front.

Je fis mine de lancer ma sphère - un Sătellĕs parfaitement contrôlé - en direction de mes ennemis et ces derniers décampèrent à une vitesse surprenante, comme si la faucheuse leur collait au train.
D'un simple claquement de doigts, je contrôlai ma sphère de Ki pour attiser un feu de camp à partir des restes des deux loups calcinés au-dessus desquels je rajoutai des brindilles sèches, idéales pour garder les flammes vivaces.
Mon regard bascula sur le loup égorgé et j'extirpai mon épée de son fourreau, attentive à cette somptueuse note métallique qui accompagna mon geste.


- J'ai toujours adoré la viande ! Mais je n'ai jamais mangé du loup... l'idée ne risque pas de me déplaire, commentai-je avant de dépecer la bête en toute candeur.

Je la fis cuire un moment au-dessus du brasier et mangeai la viande à même la lame, un peu comme une sauvage. Comme un Kodaïan, en quelque sorte. Mais moins vite, histoire de ne pas chopper une indigestion. C'était étonnamment bon ! Et j'en profitai pour boire l'étrange breuvage du Maître qui fit aussitôt passer mon mal de tête. Je me trouvai un peu stupide quand je me suis mise à lire les écrits du Maître dans son petit carnet baptisé "Obscūrus". Pour cause, dans le chapitre correspondant, il mentionnait clairement les risques associés à l'usage excessif de la méditation de haut vol. Ce coup-ci, ce vaurien de Maître méritait mes plus sincères remerciements !
Et je m'endormis pendant la lecture.

Une fois debout, je m'étirai de tout mon long avant de rengainer mon épée dans son fourreau. je me sentais... Impec' ! Formidablement bien ! Capable de décrocher la lune ! De boire les nuages ! De... on va s'arrêter là.
Et donc, je pris mon envol en prenant soin d'emporter les restes de mon repas de la nuit passée dans la forêt, bien emballés dans un sac approprié. Je survolai les arbres en effectuant quelques pirouettes aériennes, le visage fouetté par les courants d'air de la matinée. Ou du midi, ne sachant pas vraiment combien de temps je m'étais assoupie dans les bois. Peu à peu les arbres laissèrent place à des clairières, qui elles-mêmes s’abandonnèrent à quelques sentiers travaillés par les véhicules des propriétaires des lieux, entourés par des champs fertiles... La vie bucolique !
Je remarquai un arbre à l'écart et je m'élançai dans les airs aussi vite que je le pouvais. L'air siffla dans mes oreilles et je sentis le sol sous mes pieds. Un petit peu trop fort, cela dit. Et un peu trop tôt aussi. Les talons de mes bottes s'enfoncèrent dans l'herbe tandis que je passais à toute vitesse devant une personne. Une femme selon mon bref coup d’œil de dernière minute absolument paniqué. Ou deux. Je sentis une goutte de sueur se frayer un chemin le long de ma tempe quand ma course s'arrêta à quelques mètres des habitants des lieux. Je me retournai, délogeant mes bottes fumantes des deux sillons laissés sur mon chemin. On aurait dit qu'un train était passé par là, et que ses freins avaient fonctionné au dernier moment. Je poussai un petit rire nerveux en me passant une main dans les cheveux avant de m'adresser aux propriétaires des lieux, un peu gênée par mon arrivée en fanfares.


- Euh... Waouh ! C'était pas passé loin !... Bonjour ! Navrée pour mon irruption peu orthodoxe ! Je venais de là-haut, fis-je en levant un index vers le ciel azuré. Et j'allais visiblement un peu trop vite. Heureusement, l'Etat ne sanctionne pas les excès de vitesse dans les cieux ! Ah ha ha ha.. ha...

En balayant les alentours du regard, je trouvais l'endroit très charmant. Calme, éloigné de la civilisation. Tout le contraire de mon milieu de vie ! Et un semblant de déjà-vu aux côtés du Maître. Hormis la présence des champs et des arbres, et l'absence de brume et de relief.

- Encore désolée pour cette entrée fracassante !... Je suppose que vous êtes les propriétaires des lieux ?... Oh ? Vous vous ressemblez ! C'est... tellement choux ! remarquai-je en souriant béatement, balayant aussitôt ma bourde pourtant récente.

Deux rouquines, dont l'une plus âgée que l'autre. Elles me paraissaient sympathiques, de prime abord. Surtout la moins âgée. Je les gratifiai de mon plus grand sourire, louchant un peu sur les champs alentour.

_________________

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- Attaque = 1 397 830 / Défense = 696 596 / Vitesse = 1 848 283 / Magie = 1 692 762 / Résistance magique = 830 628 -


Dernière édition par Ryanne Hilaris le Mer Avr 20, 2016 4:40 pm, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Mar Mar 29, 2016 5:19 pm


Valéria câlina chaudement sa soeur, s'efforçant de la réconforter. Elle-même devait bien avouer que l'idée de s'élever dans les cieux, d'être libre comme l'air ou même d'avoir la force monumentale de Radditz - et par extension de tous ses semblables ? - serait un véritable rêve vivant. Plus besoin de se taper les chemins pénibles à pieds, plus besoin de se prendre la tête pour transporter du matos. Ah qu'est-ce que ça serait bien...mais les humains sont des humains, c'est difficile pour eux de transporter leur propre poids sur leurs deux jambes, alors dans les airs...et puis depuis le temps, ça serait su si des gens volaient. Bon remarque, il y a bien eu quelques rumeurs, dans les années précédentes, de mecs qui volaient dans les tournois d'arts martiaux mais bon, c'était probablement un clip pour une pub de sport ou un truc du genre, comme au cinéma.
La paysanne sortit de ses pensées quand sa sœur la tira par la manche. Elle desserra un peu son étreinte et la regarda, elle ne l'avait pas pourtant étouffé par mégarde dans sa poitrine, comme c'était arrivé y'a quatre jours lors d'une étreinte vigoureuse pour fêter - comme d'hab - le rétablissement miraculeux de la cadette. En fait, elle paraissait fixer avec intensité quelque chose...


"Dis Val', c'est quoi ça ?"
"Ça quoi ?"

Sa frangine désigna un truc dans le ciel. Elle chercha un peu des yeux, puis aperçut finalement un point noir se rapprocher. Ses traits se tordirent en une moue très contrariée. Sérieusement ? Elle avait passé vingt ans, dans un monde qui avait vécu des dizaines, des centaines de millions d'années sans voir des humanoïdes se prendre pour des piafs, et voilà qu'en quelques semaines, quelques mois, c'était l'invasion. Et surtout pile à ce moment-là hein ? Il suffisait qu'elle dise "c'était un truc unique qu'on a vu" et paf ! Un autre singe de l'espace qui débarque à toute vitesse !
Ouais, à toute vitesse...son expression renfrognée commença à se teinter de doute. Ce...ce truc était en train de venir dans leur direction ? Bon sang, mais à quelle vitesse il allait ?
Mais ça leur fonce carrément dessus en fait !?


"Euh...Val'..?"
"Restes pas là !"

L'individu volant non-identifié fila comme une balle dans leur direction. La fermière attrapa à bras-le-coeur sa cadette et sauta sur le côté, arrachant du sol la petite paysanne pour l'écarter de la trajectoire de l'autre anomalie de l'espace qui fit un atterrissage un peu en catastrophe qui traça de profonds sillons fumants dans le sol, à quelques mètres de là.
On aurait dit une femme, fringuée bizarre. Qu'est-ce qu'elle leur voulait spécialement à elles, deux malheureuses fermières qui n'ont rien demandé à personne ? Une attaque ? Ben tiens qu'elle essaye de s'en prendre à Marisa pour voir ! Val' se plaça devant sa petite sœur et repéra une grosse pierre sur le côté du coin de l'oeil, avant de fixer à nouveau l'intruse. Cela devrait faire l'affaire si jamais cette saleté essayait de leur faire du mal.
Au moins, la rouquine, le visage fermé à cause de la concentration, se préparant au pire, eut le mérite d'attendre, tant par pacifisme que par expérience, le premier geste de la part de l'ovni humain. Après tout, Radditz avait été bien plus effrayant qu'elle et n'avait pas fait une arrivée moins spectaculaire.
...
Ouf. D'après son attitude et sa façon de parler au moins, c'est pas une ennemie. Tout au plus une touriste étourdie, ou un truc du genre. Quel soulagement ! Valéria se relâcha soudainement, toute la brutale pression retombant d'un seul coup alors qu'elle écoutait les explications de la créature volante.
Non, sérieusement ? Faut vraiment qu'elle dise à sa frangine que les humaines ne volent pas pour qu'il y en ait une qui apparaisse, comme ça, pouf ? Oui, car en plus elle semblait beaucoup plus humaines que les autres, elle parlait d'état, de taxe, d'excès de vitesse...alors que Pan, Radditz et Trunks avaient parlé de planètes, de vie après la mort et de téléportation.

Valéria se passa la main sur le front, soupirant profondément alors que l'intruse s'extasiait devant la ressemblance des deux rouquines. Bon, au moins cette fille du ciel semblait être gentille et assez polie, c'est toujours bon à prendre après tout ! Mais avant qu'elle n'ait le temps de lui ouvrir la bouche, Marisa recommence à s'exciter et à déborder d'énergie.


"Val' val' val' ! Tavutavutavu ? Elle est venue du ciel ! Je te l'avais dis ! Je t'avais dis que les humains peuvent voler ! Disdisdis mada...blagh !"
"Toi tu te calmes et tu restes ici" la rabroua la paysanne en l'attrapant par le col pour l'empêcher de sauter sur l'inconnue.
"Maaaiiiiiis !"
"Tiens toi tranquille un peu !"

Elle claqua sèchement des doigts pour marquer le coup tandis qu'elle focalisait son pouvoir pour soulever sa sœur à une trentaine de centimètres du sol, histoire qu'elle se calme un peu pendant qu'elle essayait de comprendre ce qui venait de se passer. La gamine protesta, se débattit, mais ne pouvait rien faire contre la télékinésie de sa soeur alors finit par déposer les armes et croiser les bras en faisant la moue.

"Oui mamaaaan..."

Valéria lui caressa un peu la tête dans l'espoir de la détendre un peu, n'aimant pas devoir engueuler sa frangine, pas plus qu'elle n'aimait qu'elle l'appelle comme ça puisque leur fameuse "mère" les avait magistralement négligées puis abandonnées. C'est vrai qu'elle en avait tenu le rôle, quelque part, mais même.
Elle soupira avant de se concentrer à nouveau sur l'inconnue, la détaillant rapidement à nouveau du regard. C'est vrai qu'à première vue, elle avait tout ce qu'il y a de plus terrien...mais sans des démonstrations d'anormalité exceptionnelle, elle aurait été persuadé que Pan ou Trunks en étaient aussi, bon ils étaient partiellement des leurs si elle avait bien compris, quant à Radditz...moui, sans la chute depuis...euh...on ne sait où et l'amure, il aurait pu ressembler à un humain un peu marginal également. Bon, on verra bien. Polie, la fermière s'inclina légèrement pour saluer leur "invitée" qui n'avait au moins pas de mauvaises intentions, et qui était bien moins effrayante qu'un homme mastoc de deux fois son poids.


"Je m'appelle Valéria, et elle c'est Marisa. On s'occupe de la ferme et des champs, qui sont juste là."

Ouais mais bon, de quoi peut-on bien parler avec un...une...euh...avec ce truc quoi ! Elle jeta un regard vers sa cadette qui avait fini par se laisser pendouiller sous la télékinésie. Bon, c'est bon elle s'était calmée. Elle relâcha doucement son pouvoir pour la faire redescendre au sol...mais à peine ses pieds touchèrent terre que la petite fermière se transforma à nouveau en pile survoltée, sautillant sur place.

"Disdisdis t'es une terrienne hein ? Comment t'as appris à voler ? Tu peux m'apprendre ? Steuplé ! Steuplésteuplésteuplé ! Aieuh !"

Et vlan ! Une grande claque à l'arrière de la tête pour la morveuse insupportable et un grand soupir de lassitude pour Valéria qui n'en pouvait plus de lui dire un truc pour que ça rentre dans une oreille et ressorte par l'autre. Mais bon, comment aurait-elle pu retenir sa frangine qui découvrait sans doute là la preuve que ses rêves pouvaient devenir réalité...ah, la plus grande peur que la fermière résidait dans le fait que, si sa soeur avait toute sa volonté et son énergie parvenait à prendre la voie des airs, elle ne pourrait plus la surveiller, la suivre...et elle craignait de la voir partir loin d'elle...
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Ryanne Hilaris

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Mer Mar 30, 2016 11:32 pm


Je reluquai les deux sillons laissés par mon atterrissage en catastrophe. Une poignée de mètres de longueur et une profondeur assez marquée. Je pouvais me réjouir, en baissant brièvement les yeux, que mes bottes n'avaient pas pris feu sur le chemin. Et éventuellement que mes jambes ne se soient pas brisées pendant la course. Je poussai un soupir discret, synonyme de mon soulagement.
Mais revenons-en à la réaction des mes interlocutrices, dont l'une qui me fit bien rire ! Pleine de vie, elle rivalisait allégrement avec moi dans le domaine de la jovialité ! Elle me plaisait déjà, cette petite. Quant à sa grande sœur, elle me faisait penser à ma mère : protectrice, calme et sage. Cette dernière tendit le bras pour retenir sa jumelle qui comptait manifestement me sauter dessus et me poser - avec insistance - une montagne de questions les yeux pétillants d'admiration. Je me voyais en elle comme dans un miroir ! Comme au camp d'entraînement militaire : surexcitée, taquine avec les autres et toujours pleine d'entrain. On allait assurément bien s'entendre !
Mais quelque chose d'intéressant attira mon attention concernant la grande sœur. Elle claqua soudainement des doigts et souleva sa sœur dans les airs avec une facilité étonnante, sans même la toucher ! Et en observant la gestuelle de la cadette, j'en conclus définitivement que le vol restait hors de sa portée (pour le moment), tout comme je sus de suite que ce genre d'interaction entre les deux sœurs était... normale. Je pouffai de rire devant la scène, ravie d'assister à une telle complicité. Mon rire s'accentua lorsque la mention du mot "mamaaan" jaillit de la bouche de la petite boule de nerf suspendue dans les airs. Voir la grande sœur réconforter la moins âgée me mit en confiance. Au moins, ces deux fermières ne risquaient pas de me sauter à la gorge, ou même de me balancer du Ki par simple envie d'en découdre. Je continuai donc de les observer, immobile, reniflant la fumée s'échappant des sillons brûlés laissés par mes bottes un peu usées par cette folie. Une folie non-consentie, je tiens vraiment à le rappeler.
J'attirai visiblement l'attention de l'aînée, sans grand surprise. Je devais très certainement avoir l'air d'un cas à part en arrivant ainsi depuis les cieux. L'intéressée s'inclina poliment pour se présenter, elle et sa sœur.


- Je m'appelle Valéria, et elle c'est Marisa. On s'occupe de la ferme et des champs, qui sont juste là.

De très jolis noms ! J'en profitait également pour inspecter une nouvelle fois les environs, entourant la tête de droite à gauche et inversement. Le travail à la ferme est connu pour son dur labeur, son quotidien particulièrement éprouvant. Et je respectais les gens de cette profession plus que n'importe quel autre travailleur ! Je me demandais ce que cela ferait, de travailler ici ? De travailler d'arrache-pied avec des personnes douées dans le domaine ? De se réveiller tôt pour s'occuper des animaux, des champs et de tout le reste ? Ayant grandi en ville, je trouvais cette perspective très intéressante ! Terriblement excitante ! Et puis cela tuerait la solitude et le temps. Vivre cette expérience bucolique me donnait énormément envie de suivre ces deux sœurs que je connaissais pourtant à peine.
Et cette étrange faculté télékinétique utilisée par Valéria accroissait ma curiosité à son égard. Elle maitrisait si bien cette curieuse compétence que je partageais leur étonnement. La petite sœur aux bras ballants, fraîchement relâchée de l'emprise de sa sœur jumelle, ne tarda pas à récupérer sa vivacité pour me mitrailler de questions et me proposer de lui apprendre à voler.


- Disdisdis t'es une terrienne hein ? Comment t'as appris à voler ? Tu peux m'apprendre ? Steuplé ! Steuplésteuplésteuplé ! Aieuh !

Je m'esclaffai, incapable de contenir mon hilarité. Et tout cela me donnait une idée ! Une idée formidable, mais qui reposait sur le jugement de Valéria. Qu'en penserait-elle ? Autant le lui demander directement, n'est-ce pas ?
Une fois mon rire éteint, qui au passage me tambourina dans l'estomac au point de me pousser à me tenir le ventre, je pris une grande inspiration en esquissant un grand sourire à l'attention des deux jumelles. Les bras croisés et la tête penchée d'un côté, je m'adressai à eux avec calme et sagesse. Ou du moins, j’essayai.


- Ravie de vous connaître, Marisa et Valéria ! Je me nomme Ryanne Hilaris et je voyage dans les parages ! Guidée par les vents, tout ça tout ça. Même si ces derniers m'ont poussé un peu trop bas à mon goût. Mais je ne regrette rien, car je suis tombée dans un endroit géniaaaal ! m'exclamai-je en levant les bras pour ponctuer ma phrase.

Moui... Un peu raté pour le côté sage. Mais je continuai sur ma lancée, en gratifiant au préalable la plus jeune d'un petit clin d’œil complice.

- Je peux vous aider à sillonner les cieux avec panache ! Je pense que c'est dans mes cordes. Toutefois... C'est à "Maman" de décider ! déclarai-je en riant aussitôt, avant d'agiter une main devant mon visage pour faire passer ces propos pour une simple blague. Je plaisante ! Vous êtes toutes les deux ravissantes ! Et je vous aime déjà ! Rien que pour ça ! Surtout Marisa, elle me ressemble au niveau du comportement ! J'adore les gens qui rayonnent de bonne humeur !

Je marchai un peu pour me rapprocher de mes deux interlocutrices en jonglant visuellement entre le paysage et Valéria.
Trop regarder Marissa me rendait quelque peu nostalgique, me faisant ainsi penser à ma toute petite sœur qui me ressemblait comme deux gouttes d'eau. Je regrettais un peu de ne pas la connaître davantage, mais je voyageais pour le bien de ma petite famille. Pour pouvoir les protéger par la suite...
Neryos s'occuperait bien d'elle, avec Mère également. Ils avaient toute ma confiance ! Et... si j'entrainais Marisa à voler, peut-être finirais-je par entraîner ma propre sœur un de ces jours ? Sans pour autant les jeter toutes les deux dans la mêlée.
Je levai un index devant mon visage, pointant ainsi le ciel en esquissant un autre sourire.


- La personne qui m'a apprise à voler n'était pas un tendre, mais il savait ce qu'il faisait. Je peux vous enseigner cette faculté durant quelques jours, sachant que vous n'y parviendrez pas avant un petit moment. Mais si je m'y risque, je veux que vous y participiez toutes les deux ! Comme ça, vous resterez soudées ! Et promettez-moi de ne pas essayer d'atterrir comme je l'ai fait en arrivant ici. Sans de bonnes bottes, vous pouvez vous brûler les pieds, vous fouler la cheville ou perdre une jambe, dis-je sur un ton aigre-doux en haussant les épaules. Et je ne veux pas non plus vous encombrer. Si vous acceptez que je reste un peu auprès de vous, je serai encline à vous venir en aide au quotidien ! Je suis curieuse par nature, alors si je peux travailler à vos côtés... pourquoi pas ? Ce serait géniaaal ! On pourrait même devenir des pot-... de grandes amies ! proposai-je en sautillant sur une jambe, les mains jointes.

Je regardai Valéria et Marisa tour à tour, super motivée par l'idée de bosser ici et de leur enseigner la capacité de voler par la même occasion ! Et je voulais bien évidemment créer des liens avec ces deux filles agréables ! Apprendre à voler pourrait leur épargner bien des heures de déplacement à pieds ou dans un quelconque véhicule. De plus, j'avais un peu massacrer la pelouse, même si je ne comptais pas leur faire part de ce petit détail.

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Jeu Mar 31, 2016 5:09 pm


Le tgv féminin venu des cieux se présenta comme étant Ryanne Hilaris. On va dire que c'était un nom marrant au moins. Valéria soupira rapidement quand leur "invitée" s'avéra très dynamique elle aussi, faisant écho à l'excitation de sa cadette. Misère, maintenant elle en avait deux sur les bras, manquait vraiment plus que ça.
Son coeur se serra quand elle leur affirma qu'elle pouvait leur apprendre à voler. Et merde, elle commençait à peine à se remettre du chamboulement colossal qu'avait provoqué l'arrivée de Radditz dans tout ce en quoi elle croyait et voilà qu'une espèce de Marisa en violet débarque pour leur dire que oui, Superman existe et que tout le monde peut l'imiter. En volant hein, pas niveau des goûts vestimentaires, parce que le slip rouge au-dessus de la robe bleue ça serait pas terrible.


"Yes !! Tu vois, je te l'avais dis que c'était possible !"

La fermière n'eut pas le courage de lui répondre, ni même de conserver une bonne figure. Elle avait peur que sa frangine ne puisse s'envoler au loin, la connaissant elle s'attirerait rapidement des ennuis beaucoup trop gros pour elle, surtout si cette faculté n'était pas si...impossible que ça, cela signifiait qu'il y en avait d'autres, et qu'ils n'étaient pas tous forcément gentils. Que ferait-elle si elle tombait sur un méchant Radditz ?
Elle s'efforça de rendre un sourire un peu triste à Ryanne. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, ni à elle qui débarquait dans sa vie comme une tornade - rencontrerait-elle un jour quelqu'un de normal d'une façon normale ? - et qui annonçait subitement que tout le monde pouvait voler si bon lui semblait. Elle était...comme sa soeur, dynamique, pleine de vie, pure...et si leur invitée la troublait par l'inquiétude qu'elle lui causa, il fallait aussi prendre en compte que c'était désormais le rêve de Marisa qui devenait réalité, et ça...ça valait de l'or.

Surtout qu'elle leur proposa de leur apprendre à toutes les deux, avec déjà quelques consignes assez évidentes, que même la petite fermière accepta en hochant la tête avec sérieux tandis qu'elle surprit Valéria en offrant de leur enseigner comment voler en plus de rester squatter un peu, et de les aider dans leur quotidien.
Bon sang, c'était vraiment une deuxième Marisa mais avec quelques années de plus. Sa cadette se retourna d'ailleurs vers elle en serrant ses petits poings, les yeux brillants. Oh, elle connaissait ce regard...la dernière fois qu'elle y avait eu droit, elle voulait adopter un serpent qu'elle avait réussi à attraper on ne sait comment dans les champs.
Misère de misère...la paysanne fut prise d'une grande lassitude, poussant un profond soupir avant de retrouver un sourire plus franc en posant les mains sur ses hanches et secouant la tête.


"Je ne sais pas si j'arriverais à vous supporter toutes les deux ensemble..."

Marisa finirait par prendre son envol un jour ou l'autre de toute façon, métaphoriquement ou pas, alors il était inutile d'essayer de la retenir. Cela ne ferait que l'attrister. Et puis, elle songeait aussi au fait que cela pouvait être vraiment très pratique dans la vie quotidienne. Plus besoin de risquer de se rompre le cou pour réparer les tuiles du toit, plus besoin de se tourner en ridicule ou de se casser la tête pour cueillir des fruits en hauteur. Et puis, les déplacements seraient beaucoup plus aisés ainsi, comme elle y avait songé un peu plus tôt.
Elle jeta un regard à sa cadette en soupirant, un sourire au coin des lèvres. Marisa...qu'est-ce qu'elle serait heureuse de pouvoir parcourir le ciel à sa guise.


"Je crois que je n'ai pas vraiment le choix, sinon elle va être invivable..."
"Ouais ! T'es la meilleure Val' !" s'exclama la petite fille en lui sautant au cou, manquant la faire tomber tant elle débordait de joie.
"Par contre je voudrais te prévenir, le travail à la ferme n'est vraiment pas facile tu sais, tu n'es pas obligée de nous aider."

Et puis, ça, elle ne l'avouerait pas, mais elle trouvait triste que Marisa n'ait pas vraiment d'ami à cause de sa maladie et du travail aux champs. A son âge, sa frangine devrait jouer et s'amuser plutôt que bosser la plupart de la journée et la fermière avait le sentiment que lui offrir une camarade aussi déjantée qu'elle allait la rendre heureuse comme pas possible.
La fillette se décrocha finalement de son aînée et alla sautiller devant Ryanne en lui attrapant les mains, commençant déjà à l'embarquer pour débuter l'entraînement.


"Apprends moi à voler ! Apprends moi à voler ! 'Pis après j'te montrerais les coins sympa ! Vaaaal ! Viens aussi !"
"Oula, je crois que je vais passer mon tour pour cette fois. Ryanne, tu devrais commencer avec elle, je vous rejoindrais plus tard."

Cela l'avait remise de bonne humeur tiens ! En même temps, comment déprimer quand elle se retrouve avec deux piles humaines ? Mais bon, entre le travail qu'elle avait encore, et le fait qu'elle ne pensait pas être déjà prête à les supporter toutes les deux en même temps à s'entraîner pour un concept qu'elle assimilait encore très mal. C'est vrai quoi, après l'arrivée du guerrier de l'espace elle avait déjà eu beaucoup de mal à retrouver des repères car sa venue avait tout chamboulé en elle. Elle avait appris en l'espace de quelques heures à peine qu'il existait d'autres formes de vie intelligentes - et beaucoup car il y avait au moins ces...Zélodiens avec leurs grandes oreilles pelucheuses et les Saiyans tout chevelus - de la magie, des gens qui pouvaient voler et l'existence d'une vie après la mort.

C'était...beaucoup trop pour elle. Ce n'était qu'une fermière faisant un peu de télékinésie et réduite à vendre son corps pour remplir la caisse lorsque les récoltes étaient mauvaises ou que sa cadette avait un problème, tout ce cataclysme ésotérique et tout le reste...ça la dépassait, et elle avait encore du mal à le digérer. Alors une terrienne - donc une fille de chez eux - qui débarquait en remettant un coup de talon dans la fourmilière en voulant leur apprendre à voler, ça réveillait ses troubles. Marisa était encore jeune et pleine d'imagination et d'innocence, au contraire elle peut-être même un peu trop rêveuse...mais au moins elle assimilait parfaitement tout ça, bien mieux qu'elle d'ailleurs. Ah, c'est beau la jeunesse quand même.


Dernière édition par Valéria Teritt le Lun Avr 04, 2016 5:14 pm, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Ven Avr 01, 2016 9:38 pm


- Yes !! Tu vois, je te l'avais dis que c'était possible ! fit la plus jeune en bondissant de joie !

Ha-Ha ! Ce genre de réaction me faisait toujours plaisir ! Elle avait de l'avenir, cette petite ! Je voulais définitivement que ma petite sœur prenne exemple sur Marisa. Ou qu'elle devienne un mélange entre moi et cette dernière ! Un prodige d'endurance, de bonne humeur, de célérité et j'en passe. J'y tenais vraiment, et c'était peu de le dire !
Mais pour l'heure, je devais entraîner cette jolie petite rousse bourrée d'enthousiasme. Avec moins de stoïcisme que le Maître, bien entendu. Plus d'empathie, d'action (de bêtises/folies), de complicité, de bonne humeur. Mais avec autant de patience - élément indispensable tout au long de la manœuvre ! Tout cela me rappelait les longs mois passés à m'exercer pour maîtriser cette fantastique capacité. Un temps qui fut néanmoins raccourci par l'horrible et douloureux défi du Maître, lorsque ce dernier m'eut enseigné l'existence du Ki... Je grimaçai en me souvenant de cet épisode de ma si courte vie... vautrée dans la poussière, fauchée par un "Drone du Maître", épuisée et vaincue. Je pleurais, à ce moment, si je me souviens bien. Je ne comptais pas faire subir le même supplice à ma potentielle nouvelle amie ! Considérons cela comme une petite vengeance envers l’entraînement tyrannique du Maître.
J’attendais la réaction de Valéria avec impatience, le sourire aux lèvres. Même si le sien me parut triste, je restais confiante. Sa petite sœur ne la lâcherait pas, pour rien au monde !


- Je ne sais pas si j'arriverais à vous supporter toutes les deux ensemble...

J'étouffai un rire, une main devant la bouche et légèrement penchée en avant. Il y eut des jours où le Maître devait très certainement penser la même chose de moi sans pour autant m'en faire part. Le voir soupirer était assez rare, mais je sentais que je l'agaçais. Et il me le faisait payer en toute discrétion. Ça aussi je le sentais, et avec d'autant plus d'intensité... ou de douleur... d'épuisement. L'entraînement excessif, ça calme !
Mais je ne lui en voulais pas. Je voyais le bon côté des choses, comme toujours ! Grâce à lui, à ses efforts... et grâce à Père, également. Cette étrange histoire de dette.


- Hi hi ! Je vais prendre ça pour un compliment, commentai-je en adressant un clin d’œil amical à la grande sœur.

Là encore, Valéria sembla réfléchir. Elle regardait sa sœur, comme si cette dernière risquait de se volatiliser du jour au lendemain. L'une des raisons pour laquelle je souhaitais leur apprendre à toutes les deux le moyen de voler ! Je ne voulais absolument pas briser la bonne entente qui régnait dans cette adorable petite famille. Je m'en serais voulue. Non, je voyais le côté pratique et fonctionnel de la chose : moins d'efforts à la ferme, plus de temps de gagner vis-à-vis des déplacements et de bien meilleurs jours à passer ensemble en perspective !

- Je crois que je n'ai pas vraiment le choix, sinon elle va être invivable...

Je bondis de joie dans la seconde, en me rendant compte que Marisa fit de même. Une synchronisation parfaite ! Cette vision d'amour fraternel entre les deux jumelles me réchauffa le cœur. Même si j'avais plutôt l'impression de voir une fille sautant au cou de sa mère. Comme ce fut mon cas avec ma très chère mère, entre deux lectures, comblée d'attention ! Quand Père ne me traînait pas au camp d’entraînement militaire pour que j'humilie ses subordonnés dans le carré. Je pouffai de rire en me remémorant quelques affrontements, surtout face aux plus robustes et aux plus âgés. Où les "boules" transmettaient une douleur foudroyante à leur propriétaire, si vous voyez ce que je veux dire...
Toujours frapper là où ça fait mal, surtout en cas de coup dur. Et je ne sous-estimais jamais mes adversaires, raison de plus pour frapper fort au bon endroit.
Valéria m'extirpa de ma petite bulle d’allégresse en m'avertissant des difficultés de sa profession.


- Par contre je voudrais te prévenir, le travail à la ferme n'est vraiment pas facile tu sais, tu n'es pas obligée de nous aider.

Je balayai ce commentaire d'un geste désinvolte sans pour autant me détacher de mon habituelle bonhomie. Si je ne souhaitais pas que les deux jumelles se perdent de vue, je voulais encore moins que l'aînée se tue à la tâche pendant que sa petite sœur s'entraînerait. Je ne connaissais pas leur emploi du temps, certes, mais je tenais absolument à prendre part à cette activité bucolique ! Un moment ou à un autre. Par simple curiosité... quoique, j'aimais aussi rendre service !
Je finis par lever un doigt devant mon visage, une main posée sur la hanche en secouant doucement la tête.


- J'en ai entendu parler et je comprends votre point de vue. Mais l'idée de vous venir en aide me plairait énormément ! Et je ne voudrais pas vous voir épuisée avant que vous ne vous entr- Ouaaah ?! m'interrompis-je, un peu surprise par la petite sœur survoltée.

- Apprends moi à voler ! Apprends moi à voler ! 'Pis après j'te montrerais les coins sympa ! Vaaaal ! Viens aussi !

Elle sautait comme une puce, incapable de se retenir ! Mes mains agrippées, je me sentis tirée dans une direction. J'allais vraiment galérer pour assagir Marisa, car pour devoir voler le Maître m'avait appris au préalable à méditer sous une cascade. En somme, je devais faire en sorte que la petite rouquine fasse preuve de patience, de sagesse, de contrôle de soi et de tout un tas d'autres choses essentielles et indispensables pour le vol.
Surtout lors de ses débuts.
Impossible d'en placer une avant la grande sœur, manifestement ravie d'assister à cette scène et très certainement habituée de voir sa petite sœur bondir de joie, pleine d'entrain.


- Oula, je crois que je vais passer mon tour pour cette fois. Ryanne, tu devrais commencer avec elle, je vous rejoindrais plus tard.

Inutile d'objecter face à cette décision. En espérant que la grande sœur se joigne vraiment à l’entraînement, cela dit ! Sinon, j'irais la chercher moi-même et je la tirerais hors des champs. L'imaginer travailler seule me mettait un peu mal à l'aise, mais voir Marisa bourrée d'énergie et de motivation me permettait de surmonter cette sensation.
Cette fois-ci, avant de me faire définitivement emportée par la tornade humaine portant le nom de Marisa, j'eus le temps d'en placer une.


- Très bien ! Je compte sur vous ! Je vais transformer votre petite sœur en aigle royal ! Avec un peu de temps, bien entendu, lançai-je en suivant la petite jumelle.

Ne connaissant pas les environs, je me demandais où cette dernière allait m'emmener pour que je puisse lui faire assimiler les conditions nécessaires en toute tranquillité. Mais cela ne me dérangeait en aucun cas, les prémices se transmettaient par voie orale. Ensuite viendrait la pratique !
D'une voix claire et amicale, j'entamai la discussion.


- J'admire votre curiosité ! C'est une qualité essentielle pour apprendre à voler ! Et vous savoir pleine de vie rendra les choses beaucoup plus faciles. L'entraînement sera épuisant sur le long terme, expliquai-je en souriant de plus belle avant de continuer à parloter : Vous connaissez sûrement le fameux conte relatant les aventures de Peter Pan ? Histoire soulignant le fait que le vol n'est possible qu'à ceux qui y croient dur comme fer ? Le principe n'est pas exactement le même, même si les débuts sont un peu semblables. La volonté n'est qu'un facteur parmi tant d'autres... Vous n'avez rien contre vous asseoir et réfléchir un peu, au calme ? Aimez-vous lire des livres ? m'enquis-je en haussant un sourcil.

Une question à priori banale. Toutefois, il fallait que j'obtienne une réponse. Positive, de préférence. Lire ouvre l'esprit et facilite grandement l'acquisition des informations. Lire demande du temps et de la patience. Lire implique que l'esprit du lecteur ou de la lectrice soit concentré sur l'objectif.
La méditation jouait fortement sur ce phénomène. Voilà la raison première de ce petit questionnement.
Je me demandais comment Marisa voyait les choses ?

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Lun Avr 04, 2016 5:02 pm


Pfiou...comme quoi quand même, le ciel peut vraiment offrir des cadeaux fantastiques. La première fois que quelque chose est tombé des nuages...euh...c'était un alien meurtrier qui...est revenu depuis l'outre-monde en lui tombant droit dessus et qui...s'avérait être sympa en fait, et à cause de ses origines a attiré une...autre...partiellement extra-terrestre qui a sauvé sa cadette, et pour finir voilà qu'une terrienne tout ce qu'il a de plus terrienne débarque façon Superman du dimanche avec toute la joie de vivre du monde pour faire la paire infernale avec la petite Marisa et lui donner du rêve à l'état brut.
Car il fallait bien l'avouer, mais cette Ryanne semblait vraiment pleine de bonne volonté. Enjouée, dynamique, certainement très sincère et en plus généreuse. Voilà qui ferait une excellente amie pour sa frangine qui commençait à kidnapper la fille de l'air qui promettait d'en faire un "aigle royal", une idée assez déplaisante sur le concept car elle planait déjà assez haut à son goût comme ça.

Avec un sourire amusé, Valéria poussa un long soupir avant de motiver à retourner au travail. Elle avait l'habitude de travailler seule - et sous pression s'il vous plaît - car à l'époque où Marisa était alitée, la fermière devait faire un maximum de profit aussi vite que possible et n'avait pas hésité à bosser jusqu'à l'épuisement physique et mental. Heureusement qu'elle avait sa télékinésie pour l'aider...
Mais aujourd'hui, c'était différent. Certes, c'était toujours important de faire du profit car sinon la p'tite gamine approchant de la poussée de croissance de l'adolescence allait être affamée - et seigneur qu'elle était pénible lorsque son estomac grondait - mais...Valéria pouvait travailler avec le sourire, être détendue au milieu de ses champs et prendre son temps lorsqu'elle était trop fatiguée. Le plus important c'est d'avoir le moral, et depuis la guérison de sa frangine, il crevait tous les plafonds, même lorsqu'elle était persuadé que Marisa lui parlerait durant des semaines, voire des mois, cette histoire de lévitation.
Tiens, d'ailleurs...en parlant de lévitation. Sa cadette cherchera certainement à l'imiter, à s'inspirer de ses propres efforts. En tant qu'aînée, c'était son rôle de devoir l'inciter à persévérer et à lui servir de modèle, seulement la fermière avait le sentiment qu'apprendre à voler serait très long et compliqué, surtout avec une motivation...un peu compliquée à définir.
Valéria regarda la faux qui flottait à un mètre d'elle par la force de sa volonté, et sourit.


Et pendant ce temps-là, dans le monde merveilleux de Marisa.


Plus excitée qu'une puce sous caféine, la petite fermière traîna sa nouvelle amie jusqu'à une clairière où elle et sa soeur avaient l'habitude de venir jouer étant petites. On pouvait encore voir la tentative assez misérable de construction d'une cabane, un...truc branlant composé de grosses branches - essentiellement transportées grâce aux pouvoirs de son aînée - de planches vermoulues et de ficelles sorties dont ne sait quel débarras. Au sol subsistaient des traces de campement ou de jeux, certaines mottes de terre n'étaient pas très naturelles et l'on pouvait apercevoir des cercles noircis par des feux qui n'avaient pas du chauffer grand chose. Quelques arbres portaient les marques des tentatives excitées de deux gamines voulant faire quelque chose qui resterait longtemps, sauf que l'écorce n'est vraiment pas un matériau pratique à travailler et la plupart des mots restaient incomplets.
Marisa fit une petite pirouette en lâchant enfin son amie, histoire de ne pas l'entraîner avec elle en faisant la toupie, et se mit face à elle alors qu'elle prenait déjà la parole. Elle se figea pour l'écouter très attentivement alors que Ryanne commençait déjà à lui dire qu'elle partait bien pour l'apprentissage car elle était curieuse et pleine d'énergie.

La gamine pencha la tête lorsque sa professeure lui parla de Peter Pan. Elle hocha vigoureusement la tête en assentiment, puis la dévisagea avec un peu de surprise lorsqu'elle lui demanda si elle aimait lire ou appréciait de s'asseoir tranquillement. Elle croisa les mains derrière sa nuque et leva la tête pour regarder le peu de ciel qu'on pouvait apercevoir d'ici, entre les branchages. Mince, pour s'élever il fallait commencer par s'asseoir ? Bah ! Tant pis, peu importe le temps que ça prendra elle y arrivera !


"Val' n'aura aucun problème de ce côté-là, elle est toujours très calme et très réfléchie...moi j'ai plutôt tendance à sauter partout. Et pour ce qui est de la lecture c'est un peu pareil, d'habitude c'est elle qui me lit des histoires, après le fait que j'ai failli mourir n'aide probablement pas non...mais je les écoute toujours avec attention !"

Il est vrai qu'avant, elle était peut-être un peu trop jeune pour vraiment s'intéresser à la lecture personnelle et qu'après...hé bien, elle n'en avait plus du tout, mais alors du tout la force. Sinon la petite fermière espérait vraiment que ça ne lui porterait pas préjudice d'être un peu...survoltée. Elle se gratta la joue en réfléchissant, puis rebaissa les yeux sur sa nouvelle amie et sourit de plus belle. Bien sûr que non ça ne l'handicaperait pas ! Son humeur remontant encore d'un cran, la gamine commença à sautiller un peu sur place, n'en pouvant plus d'attendre de commencer à apprendre, même si ça consistait à faire la planche par terre au début.

"Et sinon j'adore les histoires ! Les récits fantastiques où les gens s'envolent, lancent des sorts stupéfiants avec leurs mains, créent du feu d'un simple regard, combattent des monstres ou des dragons, sauvent des princesses ou voyagent à travers les étoi-ouaaaah !"

Trop énergique, la jeune sœur avait décidé de joindre le geste à la parole et commençait à mimer sa réponse, faisant de grands gestes théâtraux en sautant d'un coin à l'autre, sauf qu'au moment de bondir comme un cosmonaute, une fourbe racine de l'espace décida de mettre fin à ses projets de gloire et de liberté en lui faisant un magnifique croche-patte qui l'envoya s'étaler par la poussière et les feuilles mortes avec un "plaf" très évocateur. Et merde, Val' allait lui faire la peau au moment de la lessive avec tout ce qu'elle a fait aujourd'hui.
Toutefois cela n'entama pas sa vaillance car la gamine se remit rapidement sur pieds avant de s’épousseter un minimum et de se racler la gorge, se redressant pour tenter de se donner une contenance après s'être tournée en ridicule.

De son côté, l'aînée continuait à travailler, jetant de temps en temps un coup d’œil vers leur ancien terrain de jeu d'où elle entendait parfois les cris extatiques de sa cadette. Elle tourna la tête, laissant en suspens sa faux qui ne pesait rien pour son esprit, lorsqu'elle l'entendit crier. Valéria n'avait aucune idée du temps que mettrait sa frangine à quitter le sol...mais s'inquiétait surtout de celui qu'elle mettrait pour y retomber. Ryanne avait l'air d'être une fille bien, elle surveillerait certainement sérieusement la petite Mari' mais...impossible d'être sereine après la période de cauchemar qu'elles ont traversé.
Bon, d'un autre côté, vu ce qu'elle pensait entendre, ça devait plutôt bien se fendre la poire. Bien, si elles s'amusent c'est qu'il n'y a aucun danger alors. Pfiou...il y a encore trop de travail à faire pour aujourd'hui, autant remettre ça à demain quand elles seront trois pour s'en occuper. Oui, ça sonne bien comme ça, elle s'occupe de ce dernier bout là puis elle ira les rejoindre.
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Lun Avr 04, 2016 11:54 pm


Marisa m'entraîna dans un ravissant petit havre de paix entouré d'une rafraîchissante végétation. Ça et là sur le sol touffu, dans sa grande majorité, se trouvaient quelques reliquats de feux de camp ou de loisirs diversifiés. Des marques noires et de la terre retournée. Et non loin se dressait les... restes d'une cabane construite avec les moyens du bord. Pas grand-chose, donc.
Via plusieurs coups d’œil furtifs, je remarquai des traces sur les arbres. De petites inscriptions creusées dans l'écorce des gardiens noueux de cette clairière. Nullement étonnée par ce genre d'activité, je n'y prêtai pas grande attention. D'ailleurs je n'en avais pas le temps, tirée par Marisa extrêmement motivée par la perspective de sillonner les cieux comme le plus majestueux des volatiles. Que dirait les autres fermiers lorsqu'ils verraient une petite rouquine se balader dans les airs en tout candeur ? Ils en resteraient bouche-bée ! En espérant qu'ils ne tirent pas à vue, par contre. La grande sœur me tiendrait pour responsable et me lapiderait avec tous les projectiles envisageables, y compris les plus lourds grâce à sa télékinésie. Cette pensée me fit rire, aussi affreux que soit le point de départ de ce scénario. Avant toute chose, comme dans toute activité qui se respecte, je devais mettre Marisa en garde sur les dangers liées à la faculté de voler. Nommons cette pratique peu courante d'une toute autre manière ! Avec un petit côté chouette et épique ! Voyons voir... La "Danse Céleste" ? Un peu trop exagéré, avec une sorte de référence au paradis en prime. De quoi motiver mon apprentie à traverser les cieux pour espérer se rendre dans l'espace... sans pour autant y parvenir du fait qu'elle se transformerait très certainement en glaçon à une certaine altitude.
Alors quoi d'autre ? "L'Art des Sylphes" ? Classe ! Mais l'existence des Sylphes restait à prouver, et je risquais d'émerveiller de trop mon interlocutrice déjà surexcitée. Bien plus que moi lors de mon apprentissage, il fallait le reconnaître !
Je réfléchissais donc, aussi bien pendant la balade qu'après mon petit speech.
La réponse à ma question ne se fit pas attendre. Marisa me vanta la capacité de concentration de sa sœur au détriment de la sienne, me révélant également un passage marquant et inquiétant de sa courte existence.
Je grimaçai brièvement, assez vite pour ne pas que cela se remarque de trop.


- Navrée d'apprendre une telle chose... et contente de vous savoir encore parmi nous ! dis-je en agrémentant mes propos d'un large sourire !

Je ne souhaitais pas m'attarder sur un épisode aussi dramatique de son passé, et elle non plus très certainement. Cela ne lui rendrait pas service, et j'aimais bien la voir sourire ! Le genre d'expression étincelante mise en valeur par les quelques rayons du soleil filtrant entre les branchages noueux de la végétation environnante. Il n'en fallut pas plus pour que Marisa se mette à bondir sur place pour extérioriser son incroyable joie de vivre mêlée à l'envie d'apprendre à voler.

- Et sinon j'adore les histoires ! Les récits fantastiques où les gens s'envolent, lancent des sorts stupéfiants avec leurs mains, créent du feu d'un simple regard, combattent des monstres ou des dragons, sauvent des princesses ou voyagent à travers les étoi-ouaaaah !

Ah ha ha ha ! Elle ne manquait ni d'imagination, ni d'inspiration. Et comme elle m'avait soulignée son attention, j'éprouvais une grande confiance en elle. Elle parviendrait à voler, j'en étais certaine. Avec du temps, de l'entraînement, du courage, de la volonté, de l'assiduité... Un peu d'avance sur sa sœur ne serait pas de trop non plus, pensai-je en la regardant gesticuler dans tous les sens, mimant des lancés de boule de feu, de poses de combats loufoques et autres gestes exagérés.
Je continuai de faire travailler mes méninges au sujet d'un petit nom sympathique pour cette fantastique capacité à voler. Une pensée dérisoire, me diriez-vous, mais j'appréciais l'idée !
Je n'eus guère le temps de clore mon projet que Marisa s'écrasa par terre, victime d'un croche-patte dans sa hâte distraite. J'étouffai un rire, en évitant au mieux de le laisser transparaître.
Sans grand succès.
Je ris sans pouvoir m'arrêter, surtout lorsque Marisa se redressa après avoir essuyé laborieusement ses vêtements. Tout cela commençait bien !
Je repris mon sérieux sans pour autant laisser mon sourire derrière moi. D'un geste de la main, je fis griller la méchante racine via une petite boule de Ki pour éviter un incident autre qu'une simple humiliation. En quelques secondes, il ne restait plus rien du danger.


- Ah ha ha ! Vous êtes géniale, vraiment ! Je sens qu'on va bien s'amuser durant ces prochains jours ! Mais avant l'exercice vient la théorie: revenons-en donc à nos moutons, soufflai-je fièrement, les bras croisés et les appuis ancrés au sol.

Les règles de sécurité, oui. Un passage un peu... chiant, certes, mais nécessaire. Surtout avec une pile électrique du calibre de Marisa. La voir se ramasser par terre était drôle, mais l'imaginer chuter de haut s'avérerait être une perspective beaucoup moins comique. Il fallait donc mettre les choses au clair, et avant même qu'elle puisse s'élever à quelque centimètres du sol.
Je levai un doigt en l'air, l'air sage et les yeux rivés sur mon apprentie du jour. En évitant de penser à la réaction du Maître si ce dernier m'espionnerait par je-ne-savais-quel-procédé-magique-ou-démoniaque. Peut-être m'enverrait-il un de ses Drones de Ki pour me rappeler à l'ordre, qui sait ? Dans tous les cas, je risquais de me perdre dans un flot de rires incontrôlés rien qu'en y songeant.
Pour garder un minimum de sérieux, j'appliquai la méthode du Cœur de pierre. Oui, je dus en arriver à cela. Comme quoi même les sujets les plus chiants peuvent rapidement devenir comiques !


- Avant de vous parler de volonté, de capacité de concentration, de la force de la pensée ou de tout autre qualité nécessaire pour ne serait-ce que léviter, je tiens à vous faire part du danger lié à "l'Art des Chevauche-Tempêtes"... Oh oui ! Je pense nommer cette technique ainsi, à compter de ce jour ! déclarai-je en m'égarant quelque peu, avant de me reprendre en toussotant. Bref. Jurez-moi de ne pas tenter d'essayer d'attendre la Mésosphère - autrement dit la couche atmosphérique avant d'arriver dans l'espace - lors d'une de vos futures ascensions bourrée d'enthousiasme ! Votre sœur risquerait de me suivre jusqu’aux antipodes pour me flageller et vous, vous risqueriez de virer au bleu et de devenir un glaçon avant de retomber sur la terre ferme et de vous transformer en puzzle glacé. Ou en bouts de verre, si vous préférez. Ou en pièces de Lego, à la rigueur, commençai-je en haussant les sourcils. De plus, voler peut vous épuiser mentalement. Sans l'énergie nécessaire à l'ouvrage, vous pourriez tomber de haut et vous aplatir comme un crêpe. Vous ne disposez pas d'ailes pour vous retenir dans de telles circonstances, contrairement à nos amis les oiseaux : ne l'oubliez jamais. Raison pour laquelle nous travaillerons votre endurance pour éviter ce genre de... désagrément. D'accord ? Est-ce bien clair ?

Mieux valait prévenir que guérir. Surtout en prenant en compte le caractère de Marisa, même si la grande sœur saurait garder un œil sur elle en cas de pépin. Je tenais à mettre les choses au clair. Les points sur les "i", comme on dit.
Je fis signe à Marisa de s'asseoir dans l'herbe avant de m'installer dans la position du Lotus.


- Pour commencer, je vais vous apprendre à garder les pieds sur terre. A respirer convenablement, à garder une concentration durable et à gérer votre énergie comme il se doit. Cela nous évitera les plus horribles des dérapages envisageables, continuai-je en mimant la respiration abdominale via un geste de la main approprié (paume vers le ciel) et par le biais d'un léger bombement du torse adéquat en guise de préludes à une grande inspiration.

Dés lors commençait la phase de concentration pour ne pas s'agiter inutilement dans tous les sens, bercées comme nous étions par les courants d'air sillonnant la clairière. Ensuite viendrait la concentration durable, à l'instar du conducteur vigilant sur la route des vacances. Si l'on évitait de tomber par manque total d'énergie, il n'était pas à exclure que l'exercée rencontre un obstacle sur son chemin, une fois lancée à pleine vitesse. Loin de moi l'envie d'assister à un crash test avec ma première disciple comme actrice principale...

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Ven Avr 08, 2016 6:52 pm


C'est avec beaucoup d'attention et d'impatience que Marisa écouta sa professeure fraîchement débarquée commencer ses explications. Elle brûlait d'envie de pouvoir déjà s'élancer dans les airs mais tenait à ne rien manquer des détails de la leçon tandis que Ryanne prenait un air plus sage et sérieuse avant de nommer l'art du vol par "Chevauche-tempête".
La petite fermière pencha la tête sur le côté, sceptique pour le coup, mais se rangea à cette idée car ne trouvant pas de meilleur nom pour le moment puis hocha déjà la tête lorsque son enseignante lui demanda de jurer de ne pas s'élever jusqu'aux frontières de la planète. Elle n'en avait pas l'intention de toute façon...en fait, qu'est-ce qu'elle voulait faire en volant, sinon...euh...rien de particulier en vérité, elle souhaitait juste pouvoir parcourir les cieux à sa guise.

Marisa grimaça avec dégoût sous la description du tragique sort qui l'attendait si elle faisait n'importe quoi, tout d'abord avec le destin qui la guettait si elle dépassait l'atmosphère mais également à propos d'un éventuel épuisement. Mince, ça devait être pour ça que personne ne volait jamais. Elle n'en approuva que de plus belle, complètement angoissée à l'idée de mourir bêtement et de laisser son aînée toute seule pour un stupide caprice, lorsque Ryanne lui annonça qu'elles commenceraient par développer son endurance. "Yep !" dit-elle d'une voix énergique lorsqu'elle elle lui demanda si c'était bien clair. La petite paysanne n'avait pas l'intention de mourir, certainement pas après avoir retrouvé la vie comme ça et certainement pas de cette manière.

Lorsque Ryanne l'y invita, avant de prendre elle même une position bizarre, la gamine s'assit en tailleur, les mains posées sur ses cuisses pour écouter la suite. Elle ne put retenir un gémissement de dépit. On lui disait d'apprendre à voler et la première leçon était..."restes à terre". Pas glop comme on dit. Toutefois elle se remotiva rapidement, se disant que ce n'était que le premier pas d'un long chemin qui porterait de beaux fruits.
La jeune fille se redressa dans une position un peu plus sérieuse et ferma les yeux avant d'imiter sa maîtresse, essayant de respirer calmement. Ca, elle savait le faire. Respirer lentement, prendre de longs moments pour une malheureuse bouffée d'air, elle avait eu le temps de l'expérimenter lorsqu'elle était malade et que rester en vie demandait déjà un gros effort de concentration. Si la fermière était d'un naturel enthousiaste et spontané, le souvenir de sa permanente agonie la fit grimacer, et plus encore alors qu'elle devait se rappeler comment elle respirait pour effectuer l'exercice demandé.
...
Marisa commença à se tortiller un peu au bout de quelques minutes. Elle gardait les yeux clos mais trouvait peu à peu inconfortable cette position, alors elle bougeait un peu, posant les mains derrière elle pour se tendre un peu, ou s'avachissant en avant, changeant même de place ses jambes pour se caler dans un sens, puis un autre.
Un bon moment plus tard, alors qu'elle persistait à essayer de suivre les consignes, elle commença à s'ennuyer. En quoi ça allait vraiment l'avancer de juste rester assise par terre à respirer comme si elle était en train de crever ? Autant la mettre directement en situation pour qu'elle s'exerce en direct, ça serait beaucoup plus efficace ! Grr...malheureusement y doit y avoir une bonne raison à faire tout ça, Val' lui disait toujours d'essayer d'écouter les personnes de confiance ou ceux qui savent ce qu'ils font. Si la fiabilité de Ryanne restait à déterminer - après tout elles ne la connaissaient que depuis...une demi-heure ? Une heure ? Même pas ? - la fillette ne pouvait en revanche pas contester qu'elle s'y connaissait dans un domaine jusqu'alors considéré comme mythique. Elle soupira et essaya de se concentrer sur sa respiration, sans pouvoir empêcher son esprit de vagabonder en songeant à toutes les choses qu'elle pourrait faire une fois qu'elle volerait comme un oiseau..ou comme un kryptonien plutôt

Finalement, elle bâilla à s'en décrocher la mâchoire, toujours les yeux clos, sans cesser de remuer toutes les deux minutes. La gamine en avait marre, mais marre...à quoi bon rester planter là à faire la morte ? Tiens, tant qu'à faire, puisqu'il fallait se détendre et se concentrer, et au passage rappeler de très mauvais souvenirs, hé bien autant le faire à fond ! Si quelque chose mérite d'être fait, autant y mettre les moyens. C'est ce que répète parfois Val'.
Marisa se laissa tomber sur le dos, s'étalant à même le sol - trouvant au passage une position bien plus confortable après s'être tortillée dans la poussière, les cailloux et la mousse - rangea ses bras le long du corps et respira plus lentement, n'ayant plus rien d'autre à faire subitement que se concentrer sur l'air qui entrait interminablement dans ses petits poumons, y stagnait quelques brèves secondes, avant de ressortir d'une façon aussi traînante qu'il n'était entré.
La voilà revenue quelques semaines plus tôt, allongée sur un lit de feuilles plutôt que de lin, à n'avoir pour seule distraction que le battement bourdonnant de son sang dans ses oreilles, à ne faire qu'inspirer, expirer. Elle commença même à oublier le but de l'activité, la présence de Ryanne, l'envie de voler. Elle voulait juste respirer, juste une fois de plus, savourant goulûment l'air qui emplissait sa poitrine avant de le rejeter une fois consumé, n'espérait que pouvoir le faire encore une fois. La gamine commença à avoir froid, pourquoi était-elle toute seule et sans couverture. Val'...où était sa soeur ? Elle voulait la voir, l'entendre lui dire des paroles réconfortantes en lui tenant la main.


De son côté, la grande rouquine avait bien sué dans les champs, mais elle l'avait fait avec le sourire en se disant qu'au moins sa frangine s'éclatait bien, même si ne pas l'entendre hurler ou foncer tous azimut la laissait sceptique. Devait-elle être contente qu'il ne se passe rien ou supposer que ça n'avançait pas autant que le voudrait sa cadette ? Bah, un truc pareil ne devait probablement pas s'apprendre en une heure ou deux, même pour quelqu'un d'aussi dynamique que la p'tite Mari.
Lorsqu'elle eut effectué assez de travail à son goût pour la journée, Valéria alla ranger les divers matériels, faire un brin de ménage pour pouvoir accueillir leur invitée cette nuit, puis alla les rejoindre sans se soucier de l'état de sa tenue. Ryanne semblait aussi énergique et franche que Marisa et ne se formaliserait probablement pas de se retrouver dans la poussière et les plumes. Ne les voyant pas dans les alentours immédiats, la fermière se dirigea vers leur ancien terrain de jeu pour trouver les deux disjonctées...par terre. La fille de l'air dans une posture de méditation et sa frangine étalée dans une position qui lui rappelait des jours bien sombre.

Elle chassa rapidement son inquiétude en devinant rapidement la situation. Ryanne avait du lui parler de méditation, de concentration, d'immobilité...et sa petite Mari avait rapidement craqué et préféré s'étaler par terre. Alàlàla...ce n'était probablement pas gagné pour sa frangine tiens, faudra la motiver en l'épatant avec l'idée qu'elle a eu dans les champs tout à l'heure.
Mais pour l'heure, Valéria s'accroupit à côté d'elle et lui secoua doucement l'épaule en l'appelant par son nom. La fermière espérait surtout ne pas casser une intense séance de méditation fructueuse, mais le crépuscule n'allait pas tarder à tomber et elles auraient tout leur temps pour s'entraîner dans les jours à venir.
La paysanne regarda sa jeune soeur commencer à réagir, revenant péniblement à la conscience en grimaçant d'un air fatigué. Elle cligna lentement des yeux, puis les écarquilla en l'apercevant avant de prendre une violente inspiration sifflante qui figea Valéria qui ne s'attendait définitivement pas à une telle réaction. La seconde d'après, Marisa lui sautait au cou pour la serrer contre elle avec une force presque désespérée.
Prise de court, mais pas dépourvue d'option, la fermière l'enlaça et lui caressa l'arrière du crâne en lui parlant doucement pour la réconforter...même si elle ne savait pas trop de quoi. Oui, il était grand temps qu'elles fassent une pause. La pauvre gamine respirait nerveusement et s'agrippait à elle avec panique, elle lui en faisait même mal. Valéria la serrant de plus belle contre elle et jeta un regard vers leur invitée.


"Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que tout va bien ?"

Sa soeur était dans un sale état alors qu'elle paraissait en parfaite santé, alors la situation commençait à l'inquiéter un peu. Après, Ryanne ne semblait pas lui avoir fait de mal, d'une façon ou d'une autre alors c'était plus compliqué que ça.
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Ryanne Hilaris

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Sam Avr 09, 2016 9:32 pm

Lors de ma mise en garde et de mes nombreuses insistances sur les mesures de sécurité à prendre en compte afin d'entamer un vol d'oiseau des plus avisés, Marisa se montra très compréhensive et à l'écoute. Comme moi face au Maître. Je vérifiai tout de même l'attitude de ma jeune interlocutrice à l'aide de quelques petits coups d’œil discrets.
Pour le moment, tout allait bien.
Une fois assise, je compatissais vis-à-vis de ma nouvelle amie. Rester planter là "à ne rien faire" devait très certainement l’agacer. Et cela se ferait davantage ressentir sur le long terme. Me concernant, je m'en sortais, bien évidemment. L'expérience ne ment jamais. Je pris donc la peine de feindre le début de l'exercice pour observer discrètement Marisa en pleine méditation. Et, plus particulièrement, j'écoutais sa respiration au travers des bruissements de la végétation ambiante et des légers courants d'air qui faisaient parfois irruption dans la clairière.
Là encore, mon adorable apprentie suivit les consignes à la lettre.

Après quelques misérables minutes, j'entrepris ma propre méditation. Comme ce fut le cas de nombreuses fois sous la cascade, au beau milieu de la forêt luxuriante perchée au sommet de la montagne où créchait le Maître. Cela me permettait de communier avec la nature (quand je ne m'évanouissais pas pendant le processus) en toute sérénité. L'idéal pour se purger l'esprit de toutes les horribles pensées susceptibles de vous nuire.
Faire le vide, en somme.
Tout le long de l'exercice, je laissais mon aura se manifester lentement et prudemment sous la forme de volutes d'un doux violet. Rien de tel pour se détendre que de s'entretenir silencieusement avec les alentours. Mon aura s'exprimait calmement, fusionnant avec l'air environnant tel le flot d'une rivière épousant parfaitement son lit. J'écoutais ma respiration couplée aux sons alentours. Douce symphonie en constant renouvellement.
Le temps s'écoula.
Un bâillement. Un petit peu de mouvements désordonnés. Des feuillages secoués par la délicate petite brise. Mais je m'efforçais de garder les yeux clos pour ne pas briser le cycle. J’espérais également que Marisa fasse de même sur le long terme. D’ailleurs cette dernière ne produisit plus le moindre bruit dérangeant, bien que sa respiration mua légèrement, presque imperceptiblement.
Après quelques instants, j'entendis quelqu'un approcher. D'après les foulées, il s'agissait de Valéria. J'ouvris doucement les yeux comme pour me sortir d'un long sommeil, mettant également un terme à la danse effectuée par mon aura serpentine. La méditation prit fin, mais quelque chose clochait du côté de mon apprentie. Surtout à en voir la réaction de sa sœur. L'étrange sifflement émis par Marisa m'en apprit implicitement la raison.
Devant les deux sœurs en train de se réconforter mutuellement, je restai muette. J'attendais que l'une d'entre-elles me questionne à ce sujet, et en l’occurrence la grande sœur ne tarda pas à agir comme je l'escomptais.


- Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que tout va bien ?

Pas pour tout le monde apparemment.
Je regardai Marisa en esquissant un sourire triste tout en expirant doucement. Puis je tapotai ma tempe du bout du doigt, les yeux braqués sur Valéria, avant d'expliquer le pourquoi du comment et tout autre indication potentiellement utile à la compréhension de cette réaction subite.
Le job d'un Maître, tout simplement.


- Tout va bien. Pour certains, la méditation peut se montrer complexe. Ou plutôt... tortueuse. Comme un labyrinthe dans lequel nous pouvons emprunter plusieurs chemins. Cela dit, il faut choisir la voie la plus éclairée. Voyons les choses avec une métaphore digne d'un mythe universellement connu ! m'exclamai-je en me préparant au long discours explicatif. Le Labyrinthe illustre notre esprit; les voies à emprunter représentent nos pensées; les chemins les plus sombres abritent... le méchant Minotaure ! fis-je en écartant vivement les bras pour surprendre mes auditrices avant de continuer : Ce "Minotaure" incarne les pensées néfastes. Les pensées dites "destructrices". J'en conclus donc que votre sœur s'est focalisée sur celles-ci. Une mauvaise concentration de ce type entraîne un échec particulièrement éreintant. Dans la méditation, le mieux est de se focaliser sur ce qui nous tient à cœur, sur ce qui nous sécurise. Le but premier étant de nous relaxer et de nous purger de nos pulsions destructrices, précisai-je en haussant les épaules.

Je fis une pause, afin que les intéressées assimilent mes conseils et traitent correctement les données. Ensuite, de ma main droite, je levai trois doigts écartés juste devant mon visage.

- Volonté, concentration et force d'esprit ! Les trois branches nécessaires à l'ouvrage. Nous ne pouvons ignorer les effets de la gravité sans ces trois compétences primordiales, c'est inévitable. Marisa ne manque pas de volonté, vous la connaissez mieux que moi dans ce domaine. Sa concentration peut chanceler, cela dit. Comme chez n'importe qui. Toutefois, ici, nous nous intéressons à la concentration durable ! L'attention sur le long terme. Tout cela s'apprend, ne vous inquiétez pas. Processus psychologique naturel, déclarai-je solennellement en roulant des yeux. La force de l'esprit se développe grâce à l'assiduité et varie selon les individus. Elle est comparable à la résilience qui consiste à ne pas nous laisser abattre par l'échec. L'erreur est humaine, tout le monde peut se tromper de voie. Néanmoins, il faut savoir se relever et éviter de commettre les mêmes erreurs que par le passé. Vider votre esprit et communier avec la nature vous rendront toutes les deux bien plus légères ! Physiquement et mentalement parlant, argumentai-je dans la continuité.

Sans forcer le moins du monde, je m'élevai doucement du sol dans la position du lotus. Une petite démonstration de la finalité d'une telle approche. Comme quoi tout débutait dans notre monde intérieur pour ensuite s'étendre autour de nous. La marche à suivre pour espérer se décoller du sol, petit à petit, avec la volonté comme point de départ, la concentration comme ligne à suivre et la force d'esprit comme évolution majeure.

- L'état psychologique de votre sœur va se stabiliser dans très peu de temps, nul besoin de s'en faire ! Mais je suis tout de même navrée de lui avoir fait subir cette épreuve. Vous comprenez désormais toutes les deux la raison pour laquelle la méditation permet de parvenir à s'élever. Si l'on ne tient pas sur ses fesses, on ne peut pas permettre à son enveloppe charnelle de s'élever parmi les nuages, précisai-je sur un ton neutre, héritage glauque de mon Maître.

J'interrompis mon ascension pour retomber sur mes jambes avec une grâce féline, les pans de ma toge effleurant le sol. Une fois redressée, il fallait prendre connaissance de la décision des deux sœurs vis-à-vis de ce projet peu commun. Elles parviendraient à s'envoler, je le savais. Mais je devais les soutenir. Non, mieux encore : les deux jumelles allaient travailler main dans la main, évoluer ensemble, se développer en toute tranquillité à l'instar de la fleur en pleine expansion sous un soleil d'été. Moi ? J’incarnerai l'arrosoir leur permettant de s'épanouir dans les champs.
D'une grande courbette, j'en profitai pour clore l'entraînement du jour de la façon la plus respectueuse qui soit.


- Je ne vous forcerai pas la main. Si vous souhaitez renoncer à votre projet commun, je comprendrai. Sachez juste que rien n'est perdu et que seuls le temps et les exercices vous permettront d'atteindre la finalité désirée. Un dernier conseil : la méditation est envisageable à deux. Vous savoir l'une à côté de l'autre vous sera hautement bénéfique, encore plus si vous vous tenez la main lors de la manœuvre. Bref, je vous annonce que la leçon du jour est terminée ! déclarai-je ponctuant ma phrase d'un grand sourire débordant de vitalité.

En attendant la décision de mes auditrices, j'inspectais discrètement les lieux, encore et toujours fascinée par la nature de notre belle planète bleue ! Même si le plus intéressant se trouvait déjà devant moi, en deux exemplaires. Deux rouquines très proches de la nature.

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Jeu Avr 14, 2016 3:32 pm


D'une façon assez peu surprenante, Ryanne s'étendit en d'interminables explications qui tenaient plus de la philosophie, voire de la théologie, que de l'apprentissage martial. Présenté de cette façon, Valéria eut le sentiment de ne comprendre que pouic à toute cette histoire, à part des banalités évidentes même pour ceux qui n'essayent pas de voler. En revanche, elle en retira deux points qui la dérangeaient, l'assurance perturbante de la jeune terrienne et l'état prostrée de sa petite soeur qui refusait de la lâcher, enfouissant son visage dans son épaule.
Toujours aussi théâtrale, leur nouvelle "amie" proposa de mettre fin à l'entraînement pour aujourd'hui et la fermière n'allait pas s'y opposer. Caressant le dos et les cheveux de sa frangine, Valéria tenta de la rassurer pour lui faire lâcher prise, mais rien à faire, la pauvre enfant était complètement crispée. Tant pis, la rouquine l'enserra solidement et s'aida un peu de sa télékinésie pour la soutenir avant de se relever en la tenant contre elle, lui chuchotant qu'elles allaient rentrer et se faire un bon chocolat chaud, avant de porter son regard sur la fille du ciel.


"Je ne m'inquiètes pas pour le temps que ça prendra, mais plutôt de l'état que ça va provoquer chez elle..."

Valéria n'était pas dupe. La tétanie et les sanglots de sa cadette, avec les explications un peu trop profondes métaphoriquement à son goût, lui laissaient supposer que la pauvre avait du repenser ou revivre la plus sombre période de leur vie...et si apprendre à voler devait obligatoirement passer par des semaines entières à revivre ce calvaire, l'une comme l'autre, alors la rouquine persuaderait - et probablement aisément - de rester sur le plancher des vaches avec les leurs. En dépit du retour de sa bonne humeur et de son entrain, sa pauvre Marisa était bel et bien traumatisée par cette terrible expérience...

"Il n'y a pas moyen de l'aider à améliorer sa concentration, à tendre vers la lévitation...sans passer par la case méditation catastrophique ? Non parce qu'en plus...ce n'est pas si difficile que ça..."

Lentement, très prudemment car cela lui demandait un effort considérable, Valéria serra un peu plus sa soeur contre elle en s'élevant progressivement à quelques pouces du sol grâce ) sa télékinésie, la concentrant sur elle-même pour soustraire sa masse - et celle de sa soeur, ce qui constituait le plus dur de l'expérience - à la gravité. La fermière sentait toutefois que l'idée, bien qu'intéressante, mériterait d'être très sévèrement développée car elle se doutait de ne pouvoir tenir longtemps ainsi, même si elle n'avait pas sa cadette sur le bras, et encore moins de se déplacer.
Doucement, elle posa un baiser sur la joue de sa fragine et lui parla à voix basse. Elle ne voulait pas brusquer les choses, ou la dégoûter. La paysanne espérait simplement que "voler" un petit peu, avec son aînée, lui changerait suffisamment les idées pour qu'elle retrouve sa bonne humeur et pour renforcer sa motivation. Si sa soeur y arrivait comme ça pouf, alors elle aussi devrait pouvoir le faire avec un peu de volonté. Restait plus qu'à espérer que ça ait l'effet escompté...et que ça ne marche pas "trop" bien. Cela serait gênant de voir sa cadette dépasser le mur du son d'ici une semaine.


"Hé Mari', regardes par terre."
"Hmm..? Hein, mais qu'est-ce que...n vole !?"
"Plus ou moins. Surprise !"
"La vache ! On vole ! T'es trop forte Val' ! Comment t'as fais ? Dismoidismoidismoi !"
"Arrêtes arrêtes on va tomber là !"


Trop efficace en effet. Si la fermière sentait que sa benjamine était encore tendue, sous le choc d'avoir revécu une pénible période, sa naïveté et son innocence n'avaient vu que du feu à la ruse de Valéria qui avait trouvé la bonne astuce pour redonner la pêche à sa frangine. Trop en fait, car au lieu de simplement ouvrir de grands yeux émerveillés, la gamine s'était soudainement agité comme une furie extatique, ce qui avait non seulement perturbé la difficile concentration de la grande rouquine mais aussi son équilibre aérien, ce qui avait failli rapidement se solder par un crash à dix centimètres du sol.
En difficulté, l'aînée s'était rapidement posée pour se focaliser sur le maintien de sa soeur qui exorcisait ses angoisses par une excitation croissante. Même une fois à terre, elle continua à essayer de sauter sur sa frangine qui peina à la maintenir en place avant de finalement l'attirer à elle pour l'enlacer fermement, heureuse de la retrouver avec le sourire. Rassurée de savoir que Val' était là pour la protéger comme toujours, la guider lorsqu'elle était perdue ou la veiller quand elle se sentait mal, Marisa parvint à se détendre un peu.


"Pfiou...quand on comprend un peu le truc, ce n'est pas si dur, par contre en effet ça flanque une sacrée migraine hein fit la paysanne en posant ses mains sur les épaules de sa cadette, avec un doux sourire "Je vous propose d'aller se faire un bon chocolat chaud pour toutes nous remettre de cette, hum...éprouvante journée."

Sa télékinésie avait beau lui paraître parfaitement naturel, il n'en demeurait pas moins que soulever plusieurs masses à la fois l'épuisait grandement et lui donnait un aperçu de ce que pouvait demander la pratique du vol. Toutefois, la position d'une tasse pour se réchauffer en se gavant de sucre et de calcium reçut immédiatement l'approbation de la petite paysanne par un "Yay" sans équivoque alors que Valéria soupira d'amusement, se demandant si elle allait réussir à dormir avec les deux excitées qu'elle aurait sous son toit cette nuit.
Les deux sœurs commencèrent à marcher vers la ferme en se tenant la main, la petite sautillant en entonnant un genre de chanson guillerette tandis que la grande invitait leur professeur de vol à les suivre jusqu'à leur modeste demeure, où elle ferait chauffer un peu du lait du jour histoire de remettre d'aplomb tout ce petit monde qui ne manquerait probablement pas d'énergie de toute façon. Car pendant qu'elle s'occuperait de leur remontant commun, sans parler du repas qu'elle préparerait plus tard sous la forme d'une bonne soupe aux légumes frais avec un peu de pain, Marisa embarquerait certainement Ryanne pour lui montrer la maison, sa chambre, ses jouets... Il ne restait plus qu'à espérer que leur invitée apprécie encore les jeux plein d'innocence et de simplicité d'une jeune fermière, de toupies, de petites voitures, de poupées qui allaient certainement voler à travers toute la maison pendant la soirée.
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Ven Avr 15, 2016 3:10 pm


Les premières phases de la méditation sont simples à comprendre pour certaines personnes, mais plus compliquées pour d'autres. A vrai dire, les individus qui peinent à se tenir droit, en silence, remplissent la seconde catégorie dans leur grande majorité. Et comme Marisa ne lisait pas souvent par elle-même, elle allait avoir besoin d'un coup de pouce !
Je la regardais, cette dernière profondément atteinte par ses propres pensées, incapable de lâcher sa sœur qui la réconfortait en retour avec grande attention.
Au moins, même si les deux sœurs parvenaient à voler un jour, elles ne risquaient pas de se séparer. Pas avant longtemps.
Cela me fit de la peine de la voir ainsi, férocement agrippée à sa sœur comme une naufragée à sa bouée de sauvetage. Je sentis un léger pincement au cœur mais je m'efforçais de ne pas activer le Cœur de pierre. Si je pouvais partager un minimum de sa souffrance en compensation, autant que cela me serve de leçon...


- Je ne m'inquiète pas pour le temps que ça prendra, mais plutôt de l'état que ça va provoquer chez elle...

Je haussai les sourcils suite à cette déclaration, mais pas pour exprimer ma surprise.
Je venais peut-être de sous-estimer la fragilité de Marisa ? Cela m'en avait tout l'air. Des mauvais souvenirs dont je n'avais pas imaginé l'ampleur se dissimulaient profondément dans l'esprit de ma nouvelle amie. Et ma technique de méditation supposément curative et relaxante eut malencontreusement l'effet inverse : l’émergence des angoisses liées au passé.
Comment allais-je bien pouvoir procéder pour contourner ce problème ? Mon petit discours au sujet de la résilience commençait à s'effriter. En continuant sur cette voie, Marisa heurterait certainement la même barrière et ne parviendrait pas à l'enjamber correctement. La présence de sa grande sœur pourrait changer la donne, à la rigueur, mais elle ne serait pas toujours présente pour l'assister. Ce qui signifiait qu'il fallait revoir ma formule... m'adapter aux circonstances... agrémenter mes suppositions avec des méthodes parallèles. Prenons l'exemple d'une chaise dont les pieds sont usés, ce qui rend logiquement cette dernière bancale. Que faire pour la rendre plus stable ? Changer les pieds ? Pas nécessairement. Pourquoi ne pas poser des cales appropriées ? Ainsi, le problème est contourné.
Plus j'y pensais, plus l'idée me paraissait bonne.


- Il n'y a pas moyen de l'aider à améliorer sa concentration, à tendre vers la lévitation...sans passer par la case méditation catastrophique ? Non parce qu'en plus...ce n'est pas si difficile que ça...

- Eh bien... Je pourrai toujours trouver une alternative que j'adapterai suivant les... Pas si difficile ? m’interrogeai-je en haussant les sourcil de plus belle.

Valéria commença tout doucement à s'élever dans les airs, à quelques centimètres du sol.
En si peu de temps ? Impossible. J'observai la scène, incrédule.
Puis je me souvins des étranges facultés mentales de la grande sœur. Elle venait tout juste de s'en servir pour donner l'illusion de voler à la cadette ! Un mensonge pour un bien. Comme quoi la vérité peut parfois revêtir le linceul de la méchanceté... la "cruelle vérité", quand bien même l'orateur ou l'oratrice en question ne souhaite pas faire preuve d'hostilité à l'égard de son auditoire.
Cette comédie semblait fonctionner à merveille, si bien que la plus jeune des jumelles s'agita dans tous les sens, revigorée en un éclair. Une pile électrique rechargée à bloc par la bonne volonté et les doux mensonges de son aînée.
Je ris de bon cœur, heureuse de voir un nouveau sourire étinceler sur les lèvres de la cadette.


- Excellent ! Une volonté infaillible et une bonne dose de concentration. Vous êtes douée, Valéria ! Je vais en prendre de la graine et revoir soigneusement le planning de Marisa. Sans trop la brusquer, cela va de soi ! m'exclamai-je sur un ton jovial.

Une question me vint à l'esprit. Pourquoi la grande sœur maitrisait une telle compétence alors que la plus jeune n'y parvenait pas ? Était-ce en raison de son passé traumatisant ? Ou tout cela se décidait-il dès la naissance, suivant le concept de l'"inné" ?
Étrange. Très étrange.
Néanmoins, je ne comptais pas enquêter sur le passé des deux sœurs, non désireuse de soulever d'autres souvenirs malsains. Réprimer ma curiosité, un véritable défi...
Je poussai un soupir avant d'entendre les mots "un bon chocolat chaud". Et ce même soupir s'étendit en un sifflement de joie très évocateur. Le genre de boisson qui ne me filerait pas la nausée, à la différence de cette mixture... peu ragoûtante... mêlée à du sang et je-ne savais-quoi d'aussi mystique !


- Chocolat ?! Mais c'est génial ! Je vous suis ! Comme votre ombre ! Comptez la dessus ! De quoi nous encourager à nous surpasser demain ! Ah ha ha ha ha ! J'ai tellement hââââte ! déclarai-je en sautillant dans tous les sens, à la limite de la lévitation ou du grand bond.

Ma joie grimpait les échelons en apercevant la maison des deux sœurs. Un petit endroit bien agréable. Plus que les arbres bossus de la forêt, en tout cas ! Quelle chance de pouvoir partager la demeure des deux rouquines, et de pouvoir passer une nuit à l'abri des loups et des autres prédateurs susceptibles de se repaître de ma tendre chaire pendant mon sommeil.
Aussi surexcitée que Marisa, je contemplai l'intérieur de la demeure, littéralement fascinée par la simplicité et le côté rustique des lieux. Ça changeait de la ville, et pas en mal ! Sans compter la décoration lugubre du temple du Maître. Un changement radical et hautement bienvenu !


- Merveilleux ! J'ai toujours rêvé de mettre les pieds dans une maison de campagne ! Un endroit encore plus charmant que je l'espérais ! m'émerveillai-je en tournant la tête de tous les côtés, avant d'atterrir dans la chambre de Marisa, tractée par cette dernière.

Et là, je vis un endroit bourré de jouets en tout genre ! Je balayai la chambre du regard, la bouche entrouverte, les yeux grands ouverts. Puis, incapable de contenir mes pulsions enfantines, dominée par ma curiosité, je touchai à tout sans pour autant mettre à sac la chambre. Malgré l'absence de livres, je me sentais dans mon élément. Étant petite, les livres occupaient la quasi-totalité de mon temps, les jouets n'étaient pas légion. Mais cela ne m'avait pas dérangé le moins du monde car je chérissais chaque moment passé avec Mère ! Alors... autant m'amuser un peu et revenir allégrement dans le monde de l'insouciance, avec des jouets en prime !

- Vous êtes drôlement bien équipée ! Une fantastique collection ! Ma petite sœur serait aux anges ! Et, tout autant que moi, elle sauterait sur l'occasion pour jouer avec vous. Après tout, c'est bien plus amusant et innocent que de brandir une épée ou frapper les autres avec ses poings, dis-je dans la joie et la bonne humeur.

Accroupie devant ce paradis miniature, je manipulai les poupées avec douceur d'une main et je fis tourner les toupies de l'autre, captivée par la rotation de ces dernières. Mon fourreau traînant au sol, je pris soin de le retirer pour le poser dans un coin de la chambre, sans toucher au manche de l'épée à la garde munie de cornes tordues.
Un poids en moins. Que du bonheur !

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Dernière édition par Ryanne Hilaris le Mer Avr 20, 2016 3:14 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Mar Avr 19, 2016 6:06 pm


Valéria soupira avec un sourire face à l'entrain de leur invitée lorsqu'elle entendit le mot "chocolat". Comme elle l'avait soupçonné, elle aussi était une sacrée gamine. A vrai dire, la fermière s'inquiétait un peu pour son sommeil du jour, car déjà qu'il n'était guère évident de profiter d'un repos digne de ce nom quand on a une cadette surexcitée victime d'angoisses nocturnes modérées, mais alors avec une deuxième déjantée qui allait donc amplifier toutes les tendances bruyantes et dynamiques de sa frangine ça promettait.

La rouquine n'eut même pas le temps de dire ouf que les deux "gamines" étaient déjà parties s'exiler dans la chambre de Marisa. Bon, au moins elle aurait la paix pour préparer leur goûter. Tiens, tant qu'à faire autant en faire un repas à peu près acceptable ! Elles avaient du pain, du lait, du cacao en poudre...euh, voyons voir dans le frigo. Ici une plaque de beurre, quelques bouts de fromages par-ci, par-là et en fouinant un peu elle devrait pouvoir retrouver un vieux pot de confiture. Ouais, ça allait le faire.
Ne lui restait plus qu'à passer un coup d'éponge sur la table, de mettre trois couverts et de mettre le lait à chauffer...quoique ça elle le fera un peu plus tard, histoire de laisser le temps aux deux maboules de jouer un peu, ça les mettra en appétit.

De son côté, Marisa était aux anges. Elle avait une invitée chez elle, qu'elle pouvait considérer comme une amie - qui en plus allait lui apprendre à voler, même si la petite rousse devait bien avouer être sur le cul d'avoir vu sa soeur déjà léviter un peu sans même écouter le "cours" alors qu'elle disait un peu plus tôt dans la journée que c'était impossible - et qui aimait les jouets également. Comme elle commençait à s'amuser avec, la mini-fermière en fit autant, enfilant une marionnette représentant un petit dinosaure vert avec un gros nez, elle entreprit de lancer une toupie de cette main "gantée", avec plus ou moins de succès avant de s'intéresser vivement aux dires de sa camarade, ponctuant ses phrases en agitant son dino-marionnette au pelage fatigué.


"La plupart était à Val' quand elle était petite, apparemment. Elle m'avait dit un jour que certaines nous venaient même de Papa, à l'époque où il était encore là. Comme cette toupie là par exemple."

La gamine fouilla, utilisant consciencieusement son dinosaure pour écarter les jouets à l'apparence massive alors que sa main nue se faufilait plutôt entre ceux qui étaient simplement empilés, jusqu'à dégager la merveille d'équilibre dont elle parlait. Une vulgaire toupie en chêne, qui avait autrefois été couverte d'une peinture noire sur laquelle des petits dessins avaient été fait avec diverses couleurs, pour lui donner un peu de vie, avant d'être recouverte d'un vernis. Aujourd'hui, ses teintes étaient souvent effacées, usées par de longues décennies et par les innombrables rotations qu'elle avait du effectuer même dans les pires environnements. Avec un sourire, Marisa serra pourtant doucement le petit jouet dans sa main.

"J'étais encore très petite lorsqu'il est mort, alors je ne m'en souviens pas très bien...mais ma soeur dit qu'il était très gentil, même si sa maladie l'avait rendu un peu bizarre parfois."

Oui...un peu bizarre. Cela remontait à trop longtemps maintenant alors la fermière n'en gardait que des images floues, et probablement déformées par la croissance d'une petite enfant à l'imagination fertile mais...elle pensait se rappeler d'un comportement étrange. Il avait l'air gentil en effet, et Valéria en parlait avec trop de douceur pour que ce ne soit pas vrai...mais il y avait aussi une réticence chaque fois qu'elle l'évoquait, et ça concordait avec l'attitude anormale qu'il adoptait parfois envers son aînée.
Bah. La petite fermière secoua vivement la tête avant de s'illuminer d'un grand sourire. C'était loin derrière elles tout ça, et maintenant fallait se tourner vers l'avenir !


"T'as une petite soeur alors ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle a appris à voler elle aussi ? Pourquoi elle n'est pas venue avec toi ?"

Ah, Val' aurait probablement fait une crise de nerfs si ça avait été le cas...mais qu'est-ce qu'elle aurait été contente d'avoir une amie de plus ! Il n'y avait pas beaucoup d'enfants dans la région déjà, enfin...pas de son âge, ou qui partagent ses goûts. Il y avait bien les deux frangines du vieux, à une trentaine de minutes de marche, mais elles ne faisaient que parler de robes, de coiffures et de chaussures...aucun intérêt.

"Quant à taper les autres...C'est sûr que je préférerais m'amuser que me battre moi aussi, enfin, me battre sérieusement en tout cas, car je ne cacherais pas que je m'éclate quand je colle une raclée aux garçons qui se croient plus forts, tout ça parce qu'ils sont grands et pas bien futés, hihihi."

C'était un beau souvenir en effet, et peut-être aussi pour ça que la p'tite Mari' n'avait pas beaucoup d'amis. Quelques temps après son rétablissement, alors qu'elle avait pu se reposer et retrouver complètement la pèche, la rouquine avait voulu retrouver quelques camarades de jeux et sa chance du jour lui avait fait croiser le chemin d'un groupe de garçon jouant à la bagarre. Evidemment, ils n'avaient au début pas voulu qu'elle joue avec eux, mais puisqu'elle insistait ils tentèrent de la faire partir de force, et le jeu...est devenu un peu plus sérieux. Juste un tout petit peu, mais elle a probablement perdu pas mal de camarades potentiels lorsqu'elle renvoya chez leur mère en pleurant tous ces "grands" qui la prenaient pour une crevette.

A l'étage inférieur, Valéria avait fini de nettoyer un peu la cuisine et la table. Elle avait disposé sur cette dernière un pot de confiture de myrtille et un de fraise, un beurre à moitié entamé, une assiette avec les restes de gruyère, fromage de chèvre et de bleu et du pain. Le lait avait été mis à chauffer, le gaz avait bien été allumé...ah oui, il manquait les verres.
La grande rouquine les disposa alors, ayant installé son assiette du côté de la casserole sur le feu pour accéder plus facilement à la chose, et les deux amies survoltées côtes à côtes, de l'autre côté de leur petite table avec sa nappe blanche et ses carreaux d'un rouge-rosé puis alla crier depuis le pied de l'escalier.


"Mari', Ryanne, à table !"

Nul doute qu'elles ne la feraient pas répéter. En revanche, il ne restait plus qu'à espérer qu'elles ne se fassent pas mal en dégringolant comme des folles les marches ! Quoique ça devait être pratique à transporter au docteur, quelqu'un qui vole. Même avec une jambe cassée ça peut se déplacer...mais on va éviter quand même hein ?
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Mer Avr 20, 2016 8:59 pm


L’émergence d'une nouvelle jeunesse ! Si l'on m'avait dit que j'atterrirais un jour dans un endroit aussi attrayant et incontestablement amusant au beau milieu d'une campagne, avec des personnes aussi sympathiques et pleines de vie que Marisa et Valéria, je n'aurais pas hésité une seule seconde pour visiter la région de fond en comble !
Il pleuvait des jouets et je pouvais donc laisser libre cours à mon imagination débordante pour concevoir des scénarios tous aussi délirants les uns que les autres, en jouant par exemple une marionnette à l'effigie d'un personnage souriant (à l'instar de moi !) contre une autre d'un gabarit un peu plus impressionnant tirant la gueule (à l'image du Maître). Tout en évitant de risquer d'y laisser ma peau, avec l'ajout d'une touche infiniment plus comique ! Et, bien sûr,  je gagnerais le combat ce coup-ci. La tête haute, le menton relevé, un pied sur le corps amoché du Maître et un indéfectible sourire sur mon visage. La toupie ferait office de boule de Ki, faute d'avoir quelque-chose de mieux sous la main...
Mais ma fascination pour les jouets ne m'empêchait pas d'écouter ma ravissante amie expliquer l'origine de ce matériel ludique.


- La plupart était à Val' quand elle était petite, apparemment. Elle m'avait dit un jour que certaines nous venaient même de Papa, à l'époque où il était encore là. Comme cette toupie là par exemple.

Effectivement, certains objets semblaient dater de quelques années. Mais la palme de l'antiquité revenait indubitablement à cette toupie usée par le temps. Je n'osai pas la toucher de peur de l'abîmer dans mon euphorie, plus qu'elle ne l'était déjà. Elle devait receler pas mal de petites histoires bourrées d'imagination ! Un lègue passé de génération en génération. Une toupie en chêne à priori banale. Pas pour tout le monde, néanmoins.
Je déposai les marionnettes pour contempler Marisa en train de serrer ladite toupie, un sourire aux lèvres.
Cela me donnait une idée. Un moyen de parvenir à accroître la concentration de ma jeune interlocutrice, sans éveiller de mauvais souvenirs lors du processus. Mais l’heure ne se présentait pas aux exercices. J'avais la chance d'en savoir plus sur les deux jumelles et je ne voulais pas louper une bribe d'information à leur sujet !
Elle continua de me parler du passé, une expression de pure nostalgie sur son visage d'ange.


- J'étais encore très petite lorsqu'il est mort, alors je ne m'en souviens pas très bien...mais ma sœur dit qu'il était très gentil, même si sa maladie l'avait rendu un peu bizarre parfois.

Je hochai doucement la tête en méditant sur les propos de Marisa.
Cette histoire de maladie expliquait l'absence des parents. Ou du parent affecté, du moins. L'existence de la mère restait un mystère, mais si je m'étais lancée dans de telles interrogations, je risquais fort de déterrer de déplaisantes péripéties de leur passé et de jeter un froid dans la conversation. Et il en allait logiquement de même pour cette histoire de maladie, sachant que Marisa s'était remémorée de mauvais souvenirs lors de notre phase de méditation... Qu'il est dur de retenir sa curiosité dans de tels moments ! Je m'efforçai de focaliser mon attention sur la toupie pour éviter à ma bouche bavarde de débiter trop de questions indiscrètes.


- T'as une petite sœur alors ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle a appris à voler elle aussi ? Pourquoi elle n'est pas venue avec toi ?

Je souriais. Parler de mon adorable petite famille ne risquait pas de mettre mal à l’aise qui que ce soit, et certainement pas moi ! Et cela me faisait plaisir d'en parler à Marisa, elle qui me ressemblait tellement au niveau du comportement. Et puis... les nuits passées en forêt, seule et perchée entre les branches noueuses des arbres... discuter avec une personne aussi ouverte me revitalisait !
En somme, de ce sujet de conversation ne s'échappaient que de bonnes opportunités.
Assise, les mains jointes, je pris un air sage pour parler des miens. Pas une expression faciale comme celle de mon Maître, plutôt comme celle de ma mère lorsqu'elle cette dernière me lisait un livre dans mon innocente jeunesse. Souriante, ravissante et détendue.


- Elle s'appelle Aneth, et mon petit-frère et ma mère s'en occupent avec la plus grande attention ! Ma petite-sœur qui me ressemble comme deux gouttes d'eau est beaucoup trop jeune pour voyager à mes côtés, ou même pour apprendre à voler. Elle n'a que deux ans, après tout. Neryos, mon petit-frère, pourrait certainement me suivre mais je ne lui ai pas appris à voler. Il sait se battre, mais je préfère le savoir aux côtés des miens pour qu'il veille sur eux en mon absence. Je lui apprendrai les ficelles du vol, à l'avenir, si le Maître ne s'en occupe pas entre-temps... vous êtes donc ma première disciple, expliquai-je en acquiesçant à mes propres paroles d'un simple hochement de tête.

Je venais de résumer plus ou moins la situation familiale, en omettant volontairement la raison de mon voyage à travers les contrées de notre belle planète bleue, ainsi que les trois dernières années passées en compagnie du Maître. Inutile d'en venir à de telles explications pour le moment.
Marisa finit par rebondir sur ma précédente tirade au sujet d'user de ses poings en m'expliquant avec entrain la raclée qu'elle mettait aux rustres qui essayaient de la ridiculiser de toute leur hauteur. Ah ha ha ha ha ! Bien fait pour ces vilains petits bouseux ! Une bonne raclée, c'est tout ce qu'ils méritent ! Girl Powa ! Tape m'en cinq, Marisa !
Je riais pendant que mon moi intérieur s'éclatait à l'écoute de mon interlocutrice non désireuse de se laisser marcher sur les pieds par la gente masculine. Un doigt levé, je m'apprêtai à lui révéler les faiblesses de nos ennemis communs...


- Ah Ha Ha... Hum. Magnifique ! De la combativité justifiée. Mais je tiens à vous apprendre où frapper pour mettre à terre les garçons les plus endurants ! Cela pourrait vous aider dans les situations délicates. Soyez rapide et visez les... boules ! L'entrejambe ne pardonne jamais l'inattention ! Un coup bien placé et hop ! Le "brise-noisettes" par excellence ! Ils ne viendront plus jamais vous embêter après ça. La douleur remonte tout le long du corps jusqu'à la gorge pendant une bonne minute ! fis-je en esquissant une grimace des plus éloquentes, une main positionnée au niveau du cou.

Une frappe vicieuse testée et approuvée face aux militaires entraînés par mon défunt père. J'en gardais d'excellents souvenirs, même si je trouvais cela un peu cruel avec un peu de recul...
J'allais continuer mon explication, les bras croisés et l'air fier quand une voix retentit dans mes oreilles. Un appel irrésistible ! De délicieuses décibels résonnant en écho à travers les parois de mon estomac meurtri ! Le dernier mot prononcé par Valéria m'alerta comme le puissant son émit par un concert de cloches ! Le message salvateur nous disait...


- Mari', Ryanne, à table !

Je bondis sur mes jambes, plus affamée que jamais, et je me dirigeai vers la porte de la chambre en trombe... avant de m'arrêter brusquement et de palper ma toge de long en large. Sacrebleu ! J'ai dû faire tomber les restes de la viande de loup pendant le vol, lors de mon atterrissage en catastrophe tout à l'heure ! Alors que je comptais la faire goûter à mes nouvelles amies ! Mais quelle... gourdasse !...Tant pis. Valéria venait certainement de cuisiner quelque-chose d’extrêmement appétissant, après tout. Je repris donc ma course en sautant sur la rampe de l'escalier pour descendre encore plus rapidement, prête à faire honneur à la somptueuse préparation de l’aînée ! Et en laissant Marisa dans mon sillage.
Un peu de compétition ne fait de mal à personne. Même s'il s'agissait-là plutôt d'une course contre la faim qui me tiraillait l'estomac. Généralement, mon ventre s'éveille à la mention des mots « Table », « Faim », « Repas » ou « Manger ».
Puis lors de ma glissade éclair, je vis Valéria aux pieds de l'escalier. Avec une manœuvre d'esquive de dernière minute, je parvins à retomber juste à côté d'elle, entraînant dans mon atterrissage une bourrasque suffisamment forte pour froisser les vêtements de la grande jumelle.
Je levai la tête vers elle, une mains dans les cheveux, un peu gênée.


- Désolée ! L'adrénaline... et la faim. Surtout la faim, dis-je en louchant vers la cuisine, penchée d'un côté, les mains dans le dos. Mais.... ça m'a l'air fichtrement délicieux tout ça ! Plus encore que dans mon imagination. Sans nul doute que je vais a-do-rer ! ajoutai-je d'une voix de plus en plus aiguë, galvanisée par l'excitation.

Valéria ferait une excellente mère ! Et je trouvais qu'elle se comportait comme telle avec sa cadette. Ce n'était pas un mal, loin de là. A sa place, j'aurais très certainement agi de la même manière. Et probablement avec moins de talent, car la cuisine et moi, ça fait deux. Je savais faire cuire la viande, mais cuisiner des mets qui demandent davantage d'attention représente un tout autre défi pour moi.
Je me tenais aux pieds de l'escalier, sans me rendre compte que je bouchais le chemin, et que si Marisa se mettait à descendre les marches comme une folle, je risquais fortement d'en pâtir. Moi plus que Valéria, car me connaissant, je servirais de bouclier humain par pur réflexe dans de telles circonstances...

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Jeu Mai 12, 2016 10:19 pm

En réponse à ses propres histoires, et à sa question accessoirement, Ryanne lui parla de sa famille, en particulier de sa petite sœur qui lui ressemblait comme une jumelle, en plus petite. La coïncidence interpella Marisa, jusqu'à ce qu'elle annonce qu'elle n'ait que deux ans. Ensuite elle parla de Neyros, son jeune frère, qui savait se battre mais pas voler. La nouvelle amie des fermières annonça à la cadette qu'elles étaient ses premières disciples, ce qui la fit beaucoup rire.
Et ce n'était que le début, car en réponse à sa combativité toute féminine, Ryanne lui expliqua comment se défaire vite et bien d'un adversaire mâle, provoquant un nouvel éclat d'hilarité - bravo Hilaris - chez la jeune paysanne. Cependant, avant qu'elle n'ait le temps de répondre, son aînée prononça les mots magiques ultimes : MANGER !!!

Visiblement aussi réactive qu'elle, leur invitée bondit directement en direction de la salle des miracles alors que la fillette s'élançait derrière elle, protestant vigoureusement quant à ce départ canon imprévu. Et le pire c'est que comme elle-même s'apprêtait à le faire, Ryanne emprunta la rampe d'escalier ! Et plus lourde qu'elle, la jeune femme volante glissa plus rapidement, passant devant Valéria en trombe.

Valéria qui, voyant débarquer comme un boulet de canon une Ryanne survoltée soupira lourdement, se disant que la soirée allait être longue alors qu'elle apercevait du coin de l'oeil sa cadette bondir sur la rampe pour s'élancer à toute vitesse, contrariée d'être la plus lente.
Avec une indescriptible lassitude, la grande fermière constata l'impact prochain des deux gamines dont elle avait désormais la charge. Oh, avec ses pouvoirs elle aurait aisément pu stopper sa frangine en plein vol et la déposer délicatement sur le sol, évitant ainsi un lamentable télescopage...
Mais nan. La jeunesse n'apprend que de ses erreurs, alors elle laissa une fermière poids-plume impacter de toute sa masse risible une fille tombée du ciel quelques heures plus tôt avec un regard fatigué. Elle n'avait vraiment pas besoin de s'en taper une deuxième, vraiment...


"Quand vous aurez fini de faire des pyramides, vous irez vous laver les mains et vous installer avant que ce soit froid ?"

La pauvre paysanne se sentait d'avance épuisée à l'idée de devoir gérer sa ferme, déjà si grande pour elle et sa cadette, plus ces deux énergumènes survoltés. Cela dit, ça mettait de l'ambiance. Après tous ces mois, ces années d'angoisse progressive, de cauchemars qui persistaient encore aujourd'hui, sentir toute cette vie, cette jeunesse énergique était un remède à ses propres peurs. La fermière se lava elle-même les mains avant de s'asseoir de son côté, avant de servir aussi généreusement que possible ses goinfres de service, puisque Ryanne semblait du genre à aimer se remplir l'estomac.

"Alors comme ça tu es de passage ? Ce ne doit pas être facile tous les jours quand même...et ton maître, il enseigne souvent à voler aux gens ?"

La question lui trottait dans la tête depuis un moment après tout. C'est vrai quoi, il y a encore...quoi, deux, trois mois même pas, Valéria était convaincue d'une certaine forme de vie après la mort - enfin, à peu près - que la magie n'existait pas...vraiment et que les gens étaient faits pour rester au sol, à part peut-être éventuellement des aliens. Et maintenant elle ne savait plus que croire, alors si une humaine avait pu apprendre à voler, surtout par l'apprentissage d'un ancien, sans doute y avait-il d'autres mystères à partager.
Marisa elle ne s'encombra pas de toutes ces réflexions, préférant prendre la vie au jour le jour et souhaita simplement un "bon appétit" général avant de se régaler de sa modeste pitance. Même après ce temps, et en particulier après les événements de la journée, la nourriture a meilleur goût lorsque l'on pense qu'on aurait très bien pu ne plus jamais en manger.
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Mar Mai 17, 2016 11:34 pm


Les mains sur les hanches devant la cuisinière dévouée, prête à dévorer le moindre met à portée de main, j'étais sur le point de me diriger joyeusement vers la cuisine. Jusqu'à ce qu'une Marisa sauvage - après une descente éclair sur la rampe de l'escalier - me soit montée sur le dos avant de provoquer, avec une lenteur presque chorégraphiée, ma chute en bas des marches. Je fis tout pour éviter de me vautrer sur la grande sœur, même si cette tentative finit par me coûter un atterrissage en catastrophe sur le front. Ça faisait mal, je l'admets, mais bien moins qu'une boule de Ki en pleine face. Ou dans le flanc. L'entraînement avec le Maître eut le privilège d'accroître "gentiment" mon seuil de tolérance à la douleur. Cela dit, si je pouvais éviter ce genre de désagrément à l'avenir, ce ne serait évidemment pas de refus !
Je me redressai depuis ma position allongée telle une carpette jetée négligemment sur un sol en bois, en faisant particulièrement attention à ne pas brusquer l'auto-tamponneuse campée sur mon dos. Marisa ne pesait pas bien lourd, mais la vitesse de sa descente fut largement suffisante pour me pousser à embrasser le sol. L'une de mes mains me massa le dos tandis que l'autre frottait mon front rougi par la culbute.


- Aïe... Tout beigne ! Tant que je ne vous vois pas en double, Valéria, ça ne devrait pas poser de soucis, fis-je en me fendant d'un sourire guindé.... et un peu plus rouge de honte sur le coup.

Les joies d'un bouclier humain inadapté à la tâche.
Il y a des jours, comme celui-ci, où je regrette de ne pas prendre davantage de poids malgré mon appétit d'ogre. Il fallait bien admettre que je n'étais pas bien épaisse... Bah ! Un détail ! Je préconisais la somptueuse qualité de ma délicate musculature pour amortir les coups les plus terribles.
Droite comme un "i", fière malgré ma bourde récente, j'adressai un clin d’œil amical à Marisa pour lui signaler que cet incident et ses piètres conséquences n'entacheraient en aucun cas notre grande amitié !
De plus, j'avais faim. Très faim. Mon ventre prit les devants sur mes jambes en laissant s'échapper un grondement sonore aisément comparable à l'hurlement guttural d'une sombre créature à l’appétit insatiable cloitrée à l'intérieur d'une grotte située dans une zone interdite au grand public afin de le préserver de sa curiosité malsaine - et de lui permettre de conserver et la vie et l'intégrité mentale.
Longue et jolie métaphore, je vous l'accorde !
Les mains plaquées sur le ventre, décidément moins fière qu'une poignée de secondes plus tôt, j'écoutai attentivement - ou presque - les consignes d'une Valéria consternée par notre spectacle.


- Quand vous aurez fini de faire des pyramides, vous irez vous laver les mains et vous installer avant que ce soit froid ?

Qu'il s'agisse-là d'une question rhétorique ou non, ma bouche bavarde trahit mon envie irrépressible de palabrer.
Je levai un doigt - presque tremblant à cause de mon ventre meurtri et affamé - avant de m'exclamer sur un ton enjoué :


- Bien sûr ! Il me tarde d'honorer les bienfaits de Mam-... Grande-sœur Valéria ! répondis-je en me rectifiant laborieusement.

Quel lapsus d'anthologie ! Celui-ci risquait fort de rester graver dans ma mémoire. Je me frappai doucement la tempe du poing en tirant la langue d'un côté pour ponctuer ma bêtise, avant d'effectuer une grande courbette en effleurant le sol avec mes cheveux pour présenter mes plus plates excuses à l'intéressée.
Je la suivis comme son ombre pour me laver joyeusement les mimines quand ce fut mon tour d'accéder à l'espace prévu à cet effet. Je fredonnai un petit air guilleret afin de mettre en parenthèses la petite barre située derrière mes yeux. Maigres vestiges douloureux de ma chute précédente.
Et enfin, servie comme une princesse par les mains expertes de l'adorable grande-sœur dévouée, j'entamais ledit repas avec la retenue d'un ogre devant sa proie entièrement à sa merci. J'ose croire que vous comprenez le sort que j'ai réservé à la nourriture qui fut mise à ma disposition ? Ha ha ha ! Cela dit, en tant qu'hôte de mes ravissantes fermières rousses, je fis un effort pour ne pas transformer mon assiette en champ de bataille. En encore moins la table, bien entendu. Bonnes manières oblige !


- Alors comme ça tu es de passage ? Ce ne doit pas être facile tous les jours quand même...et ton maître, il enseigne souvent à voler aux gens ?

J'allais répondre à ses questions la bouche pleine, mais je m'arrêtai juste à temps pour avaler copieusement ladite nourriture. Rudement bonne, au passage ! Je baissai les yeux vers mon assiette pour prendre en compte ce qui restait à dévorer et j'affichai un air satisfait.

- Oui. Je voyage par-ci par-là, histoire de découvrir le monde et de chercher un endroit idéal pour progresser ! Le Maître ayant eu la bonté de me libérer de sa montagne brumeuse, je brûle d'envie de m'enquérir de tout ce qui m'entoure. Après une poignée d'années perchée aux côtés d'un homme taciturne, vous imaginez le tableau... Mais je n'ai pas à me plaindre, ce fut très instructif, souriais-je en haussant légèrement les épaules, avant de rediriger brièvement mon regard vers Marisa. Les chemins sont parfois semés d'embuches, mais avec un peu de volonté, on finit par s'en sortir. Concernant le Maître... Non, je ne pense pas qu'il enseigne ce genre de pratique fréquemment. A la vérité, je dois ce privilège à une promesse faite à mon paternel. Je ne sais pas grand-chose au sujet de ce "marché". Le temps m'en dira peut-être davantage..., soupirai-je brièvement avant de reprendre dans la joie et la bonne humeur spécifiques à mon comportement habituel : Néanmoins, je ne me rappelle pas avoir entendu le Maître m'interdire de transmettre ce savoir à mes proches. A mon humble avis, il me regarderait faire d'un air réprobateur, avant de me faire part de son mécontentement bien plus tard. Mais bon... "quand le chat n'est pas là, les souris dansent !" Alors dansons !... Mais mangeons avant, Hi hi hi ! Je trouve que vous êtes une orfèvre culinaire !

Sans attendre que le reste de mon repas finisse regrettablement par refroidir, je pris les devants et sans ménagement ! Une véritable conquête de territoire gagnée d'avance. Et, bien entendu, j'estimais qu'il ne resterait aucun survivant afin de faire honneur à la splendide cuisine de Valéria et à mon ventre ravi par ces délices !

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Dernière édition par Ryanne Hilaris le Dim Mai 22, 2016 8:21 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Dim Mai 22, 2016 7:00 pm

Quoiqu'on puisse en dire, au moins Ryanne était une brave fille, pleine d'optimisme et de bonne volonté. Elle prenait les choses avec humour et traînait sa bonne humeur partout où elle passait. Au fond, cela rassurait Valéria de se dire qu'une chouette fille comme elle avait pu apprendre à voler et à avoir la volonté d'essayer de réaliser ses rêves, car ça prouvait que Marisa pourrait vivre comme elle l'entendait, et non pas à devoir patauger dans la poussière du matin au soir en se demandant si les récoltes suffiront pour l'hiver...

Et même à table, la jeune Hilaris s'avérait être un convive de choix, qui à défaut d'avoir de véritables bonnes manières possédait une sincérité tout à fait agréable, comme un petit feu de bonne humeur qui réchauffait ceux qui s'en approchaient. Valéria écouta alors son récit, à propos de ce maître qui avait semble-t-il véritablement changé sa vie tandis que Marisa s'efforçait de suivre l'appétit vorace de sa nouvelle amie, avalant de travers alors que cette dernière terminait sa tirade par un nouveau compliment à la fermière.
La rouquine lui adressa un grand sourire en riant un peu, cela faisait toujours plaisir d'entendre que les efforts effectuaient plaisent et se leva pour aller taper doucement dans le dos de sa frangine, définitivement pas douée.


"Tu vas finir par me faire rougir si tu continues à me complimenter ainsi, et puis ce n'est pas si terrible...ce n'est qu'un peu de pain, de confiture et de fromage. Ca ressemble plus à des restes qu'à un vrai repas."

Les joues rosies d'avoir toussé, Marisa s'empara de son verre de lait et le vida goulûment, le reposant en inspirant bruyamment. Toutefois, elle décida aussitôt remise d'approuver sa nouvelle amie et fit de grands gestes pour accentuer ses propos.

"Hé bah même ! C'est toi qui fait les meilleurs restes d'abord ! Parce que quand j'étais chez les voisins, ils...oups !"

A force de gesticuler, la petite fermière avait envoyé voler sa tartine hors de son assiette, lui offrant un aller-simple pour les chaussures de sa professeure de vol si son aînée ne l'avait pas réceptionné promptement à l'aide de ses pouvoirs avant de pousser un profond soupir. La gamine écopa d'une tape sur la tête, se plaignant d'un "aieuh" peu convainquant alors que la tartine retournait se poser dans le plat pendant que la rouquine mystique allait retrouver sa chaise, mangeant avec plus de modérations que les deux énergumènes qu'elle abritait.

"Tu es quand même très courageuse pour entreprendre ce genre de voyage toute seule, même en sachant voler je ne crois pas que j'oserais personnellement. Quoiqu'il en soit, tu as bien raison de profiter de la vie maintenant ! Même si j'espère que ton...enthousiasme quelque peu débordant ne te jettera pas dans des situations embêtantes."

En disant cela, Valéria souriait à leur invitée. Elle doutait que quoique ce soit puisse vraiment menacer leur nouvelle amie, à part peut-être l'armée qui n'apprécierait sans doute pas de voir une inconnue voler dans tous les sens en essayant de dépiauter leurs tanks pour voir comment ils sont foutus à l'intérieur, mais par instinct elle craignait quand même pour la sécurité d'une jeune femme, assez mignonne en plus, voyageant toute seule à travers le monde...
Trouvant que sa tartine manquait un peu de quelque chose, la fermière ouvrit d'un geste de la main le frigo et fit voler la bouteille de jus d'orange maison sur la table, utilisant ses doigts cette fois pour l'ouvrir et s'en servir une rasade, avant d'en proposer à ses adorables squatteuses.


"Quoiqu'il en soit, n'hésites surtout pas à repasser dans le coin si tu en as l'occasion. Cela faisait plaisir d'avoir de la bonne compagnie par ici, même si je doute que tu sois vraiment bénéfique aux manières de ma sœur."

Valéria lui lança une œillade moqueuse sur ces mots alors que l'intéressée protesta mollement d'un grognement boudeur en trempant sa tartine à la confiture de myrtille dans le jus d'orange, ramollissant le pain avant de le croquer avidement, oubliant bien vite le commentaire.
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Dim Mai 22, 2016 10:16 pm


Même si, selon les dires de Valéria, le repas n'était composé que de mets comparables à des restes, le tout faisait un excellent goûter ! Cela dit, je ne comptais pas m'arrêter aux compliments - même si ces derniers semblaient attendre leur bien aimable cible avec grande efficacité. Pour remercier convenablement la fermière attentionnée, je me mettais en tête de travailler dur durant les prochains jours à venir ! Une paire de bras supplémentaire leur ferait le plus grand bien, à ces deux jumelles débordantes de gentillesse. En tout cas, ce repas, aussi modeste fut-il, me comblait d'aise ! Mon estomac n'en dirait sûrement pas le contraire. Et mon front, ayant récemment embrassé le parquet, ne me gênait plus autant. A croire que la faim m'avait rendue légèrement plus sensible à la douleur. Légère souffrance - en comparaison au contact brûlant du Ki - que je m'étais efforcée de dissimuler par mon optimiste légendaire.

- Vos "restes" méritent bien plus que mes éloges les plus sincères ! Ils méritent qu'on leur rende hommage avec d'incroyables efforts dans les champs le lendemain, en plus des leçons de vol que je compte bien donner à votre fantastique... petite sœur, répliquai-je gaiement en arquant un sourcil vers l'intéressée.

Marisa se mit à tousser, la gorge tiraillée par le désir de faire la course avec moi. Valéria lui vint en aide, adorable grande sœur investie dans le bien-être de sa petite sœur impulsive. Me concernant, je réprimai un rire, désireuse de ne pas faire montre d'irrespect envers la cadette. Petite pile électrique qui, aussitôt après avoir consommé l'intégralité de son verre de lait, s'époumona en plaidant en ma faveur. Une chaleureuse intervention... si Marisa n'avait pas envoyer paître sa tartine d'un revers maladroit de la main. Je la voyais déjà souiller mes bottes et je pleurais intérieurement ce gâchis, la bouche entrouverte.
Imaginez la scène au ralenti !
Moi, assise devant mon assiette vide, entrebâillant lentement la bouche pour crier un "Nooo..." laissé en suspens dans l'air. Tandis que Marisa, bouffie de joie et prête à argumenter, projette la tartine d'un geste ample parfaitement... incontrôlé, tout droit vers mes pieds. Ajoutez à cela la grande sœur postée juste derrière la miss en train de loucher sur le projectile mou avec le regard blasé d'une spectatrice à fortiori habituée à ce genre de bourde.
Valéria sauva et la tartine et mes bottes avec son don psychique, à ma grande surprise. Mon expression étonnée fit place à un soupir de soulagement, une main posée sur le cœur par simple réflexe.
Puis, comme si de rien n'était, Valéria châtia sa sœur d'une tape réprobatrice à l'arrière du crâne avant de retourner s'asseoir avec le calme d'une habituée.
Je l'observais silencieusement en buvant la moindre de ses paroles. Des compliments sur mon côté "exploratrice et voyageuse". Je ne pus qu’acquiescer la joyeuse tirade de la grande rouquine en hochant doucement la tête afin de ne pas l'interrompre. Quant vint le commentaire sur mon "enthousiasme débordant", je ris gaiement ! Des "situations embêtantes", hein ? Ah ha ha ha ! Risquer de finir dévorée par les loups la veille de cette conversation, pensez-vous que ça compte ? Je m'abstins d'en parler à mes deux auditrices, d'autant plus que j'avais malencontreusement paumé la viande des bestiaux en chemin...


- Qui ne tente rien n'a rien ! Et puis les épreuves sont faites pour être surmontées. Je les attends de pied ferme ! Je vous remercie pour tous ces compliments, votre attention me va droit au cœur, répliquai-je en me fendant d'un joyeux sourire.

Mon interlocutrice affable se servit en jus d'orange fraîchement sorti du frigo avant de me proposer d'y goutter, ainsi qu'à sa petite sœur, naturellement. Je ne me fis pas prier et je lui tendis mon verre à une vitesse défiant la logique, le bras tendu comme la corde d'un arc ! Je devais très certainement avoir l'air d'une pauvre gamine perdue au beau milieu d'un désert n'ayant pas bu depuis des jours. Physiquement, ce n'était évidemment pas le cas. Mais mentalement, je voulais à tout prix boire de ce délicieux breuvage sucré qui, sans nul doute, exciterait mes papilles gustatives au point d'en redemander encore plus.
Tout le contraire de la décoction infâme du Maître.
Lorsque je vidais mon verre à la manière d'une Marisa assoiffée, Valéria continua de s'exprimer en toute sérénité.


- Quoiqu'il en soit, n'hésites surtout pas à repasser dans le coin si tu en as l'occasion. Cela nous ferait plaisir d'avoir de la bonne compagnie par ici, même si je doute que tu sois vraiment bénéfique aux manières de ma sœur.

Je m'esclaffai en oubliant toute retenue. Pourtant, j’avais fait de mon mieux ! Mais la nature en avait décidé autrement et je restais fidèle à mon comportement habituel. Du bout de mon index, j'essuyai une larme d'hilarité, mon autre main plaquée sur la table afin de ne pas me vautrer ridiculement sur le sol une seconde fois.
Quelques secondes plus tard, je fis un effort pour redevenir calme - un minimum, pars totalement - en inspirant un grand coup, le dos collé au dossier de ma chaise. Une main levée en signe d'excuse, j'entrepris alors de répondre allègrement à la grande sœur.


- Désolée ! Ah ha ha ! Vous n'avez pas tout à fait tort. Mais c'est ce qui rend Marisa aussi adorable ! En toute honnêteté, je crève d'envie de la cajoler. J'espère que ma petite sœur se montrera aussi joyeuse et charmante qu'elle à son âge ! Ce serait le comble du bonheur ! D'ailleurs, à compter de ce jour, vous faites toutes les deux parties de ma famille. Que le sang qui coule dans nos veines soit différent, cela m'importe peu, fis-je en balayant ce détail d'un tout petit geste de la main. Je vous apprécie toutes les deux comme de véritables sœurs et je suis prête à tout pour vous aider. Vous respirez la bonté et la joie de vivre et, quoiqu'il advienne, je sacrifierais même ma vie pour vous protéger. Bon... en espérant ne pas en arriver à de telles extrémités, bien entendu ! Sur ce, considérez que dorénavant vos peines seront également les miennes. Tout en prenant soin d'enseigner la capacité de voler à Marisa, je travaillerai à vos côtés à la ferme. Aussi, je ne me montrerai pas envahissante le moins du monde.

L'accueil de mes deux nouvelles amies - ou sœurs adoptives selon mes dires - fut si chaleureux dès notre rencontre jusqu'à cet instant que je manquais de verser des larmes de joie pendant mon discours. Je pensais tout ce que je leur disais, le moindre de mes mots. Je mettais à nu mon cœur à l'intention de Marisa et Valéria car ces dernières méritaient toute ma confiance et mon affection. Et je défiais quiconque de dire ou même d'en penser le contraire !
En l'attente d'une réponse, je regardai les deux intéressées tour à tour, un rictus des plus simples sur mes lèvres. Puis je me pris de contemplation pour mon verre tristement vide...


- L'émotion m'a donnée encore plus soif, dis-je d'une voix fluette avant d'indiquer la bouteille de jus d'orange d'un petit mouvement de tête. Puis-je... ?

Les bonnes manières ! Pense aux bonnes manières.

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Jeu Mai 26, 2016 7:30 pm

Olàlàlà qu'avaient-elles donc encore fait ? Décidément intarissable en matière de dynamisme et de joie de vivre, Ryanne ne cessait de déborder de bonne humeur, exprimant toute son affection et admiration envers la jeune Marisa, avant de prendre vraiment de cour la fermière en décidant de les "adopter".
Définitivement fêlée du bocal, elle explicita plus encore tout l'amour assez spontané et conséquent qu'elle leur portait déjà, mettant même mal à l'aise Valéria qui ne savait pas vraiment comment réagir à une telle...chose. La rouquine n'avait pas de terme pour décrire ça alors que leur amie paraissait prendre la chose très au sérieux. La vache ! Faudra qu'elle surveille ce qu'elle met dans son jus d'orange en fait, si elle récupère un nouveau membre dans la famille à chaque fois qu'elle en sert... Bon sang, la pauvre paraissait presque avoir envie de pleurer tant elle était émue ! Mais que lui avait donc fait son maître là-haut sur leur montagne ? Quoiqu'en connaissant un peu le personnage, Valéria se dit qu'elle ne devrait pas être étonnée que Ryanne soit si heureuse, après toutes ses années de solitudes avec un vieux ronchon, de rencontrer des gens sympas.

La jeune femme arracha même un sourire dérouté à la fermière lorsque, fidèle à sa propre logique, elle réclama avec son humeur habituelle un nouveau verre de jus. Par tous les saints, mais qu'est-ce qu'ils avaient encore ramassé, se dit la rouquine.
Visiblement enchantée par l'idée, Marisa bondit de sa place pour attraper la bouteille, au moins aussi excitée que Ryanne après ces déclarations. Valéria s'étonna même qu'elle n'ait pas explosé en même temps qu'elle...en fait, elle était sans doute juste trop sous le choc pour réagir pour le moment.
La nuit allait être longue songea l'aînée soupirante, usant ses pouvoirs pour sauver la bouteille de l'assaut de sa cadette qui s'aplatit sur la table, voyant sa proie s'élever dans les airs comme pour la narguer.


"T'es pô marrante, Val'..."

La mine boudeuse et ronchonnant, la jeune fermière se laissa glisser tel quel jusqu'à ce que son fessier retrouve sa place initiale alors que sa tutrice remplissait la coupelle de leur invitée pour le moins...entreprenante tandis qu'elle réfléchissait.
C'était...trop brusque pour elle. Bien sûr elle avait envie de décliner cette, euh, offre mais...en même temps, Valéria se disait que la présence de Ryanne pouvait leur être bénéfique. Toute seule tout le temps ici, Marisa finirait par s'ennuyer. Grandir dans une ferme avec pour seule compagnie une sœur au travail tout sauf glorieux et des vaches ruminant matin et soir...ce n'était pas une vie. Alors qu'avec elle, la ferme s'animerait à nouveau de joie toute l'année et même encore après. Ryanne paraissait plutôt forte dans son genre - après avoir vu Pan et Radditz, puis ça, Valéria ne doutait plus de rien - et elle saurait protéger et guider sa p'tite soeur lorsqu'elles exploreraient les cieux ensemble.
Ah misère, sans doute allait-elle songer le regretter durant bien longtemps mais...plus on est de fous, plus on rit. la rouquine appuya son menton dans ses mains, les coudes posés sur la table, et soupira en souriant d'un air fatigué d'avance.


"Me voilà donc avec une deuxième pile électrique en guise de soeur...comme si j'avais vraiment besoin de ça."

Pour signer sa blague, elle adressa un clin d’œil aux intéressées. Décidément, depuis quelques temps, c'était vraiment le bordel dans sa vie...mais c'était un bon bordel. Il fallait juste que son esprit s'y habitue, et ça allait prendre un bon bout de temps, et encore elle avait le sentiment que Marisa ne tarderait pas à faire des bêtises à la chaîne dès qu'elle saurait voler.

"En tout cas ta sincérité et ton amitié me touchent beaucoup Ryanne, et bien que probablement fatiguant ça sera un véritable plaisir de t'avoir avec nous !"
"Ouaaaiiiiiis ! Frangine Ryanne !"

Ah ? Voilà le cerveau de Marisa qui se réveille. Tout ça pour mieux faire une énième ânerie. Cette fille ne manquait décidément jamais d'énergie pour s'agiter dans tous les sens, elle rattrapait vraiment le temps perdu ou c'était naturel ?
Car oui, sitôt que ses neurones se connectèrent pour assimiler l'information, la jeune fermière bondit littéralement de sa chaise pour sauter au cou de sa nouvelle soeur avec toute la volonté du monde, quitte à les faire basculer toutes les deux une fois de plus. Valéria soupira lourdement, ne pouvant s'empêcher de sourire tout en se disant qu'en leur cousant des vêtements à base de serviettes et d'éponge, il suffirait de les laisser jouer ensemble pour nettoyer de fond en comble toute la maison...en détruisant également probablement tout ce qui pouvait l'être au passage.


"Bon, allez les filles. Finissez de manger, allez vous brosser les dents et au lit ! Comme je me doute que vous ne dormirez probablement pas de la nuit, autant y aller de bonne heure !"

Demain allait être une rude journée pour sûre, la première d'un tout nouveau quotidien plein de mystères et de découvertes, de fous-rires et de profonds soupirs. Brièvement, elle s'inquiéta de leurs finances, mais avec l'ardeur toute fraîche de leur nouvelle soeur et l'énergie croissante de la petite Marisa, elles devraient s'en sortir...
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Ryanne Hilaris

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Sam Mai 28, 2016 10:17 pm

Malgré le côté rustique des lieux, je me sentais chez moi. Bon, les miens n'étaient pas riches non plus, mais il fallait tout de même reconnaître que les deux jumelles vivaient avec les moyens du bord au prix de grands efforts dans les champs. Une existence bucolique pleine de tâches agricoles aussi éprouvantes que pressantes. Il fallait se caler sur le fil des saisons et s'occuper constamment de la ferme, de ses animaux comme de ses légumes. Les hivers devaient très certainement pousser Valéria à redoubler d'efforts pour subsister à ses besoins et, intérieurement, je m'en voulais un peu de dévorer quelques-uns de leurs mets succulents, quand bien même il s'agissait de "restes". Cela dit, je ne pouvais pas me permettre d'épargner le jus d'orange ! Même avec toute la volonté et la politesse du monde, il m'était impossible de renoncer à cette occasion. Vous allez sûrement penser : "Mais ce n'est qu'un jus d'orange comme un autre ! Cette fille est déjantée ! Complètement fêlée ! Une vraie fanatique des jus de fruits !". Eh bien, dans ce cas, je tiens à vous proposer la fiole confiée par mon maître et vous la faire humer. Ainsi, vous comprendrez mon enthousiasme et mon envie presque hystérique de goûter à ce breuvage sacré !
Processus purement psychologique : Ce qui vous écœure dans un domaine rendra indubitablement meilleur son délectable opposé par un violent contraste.
Du coup, en l'attente d'une réponse que j'espérais positive, je contemplais la merveilleuse bouteille contenant le divin liquide en question. Avec un contrôle mis en avant par le Cœur de pierre enseigné par le Maître, j'évitais de baver pour ne pas risquer d'entraîner le triste refus de la grande sœur.
La première à se jeter sur la bouteille fut la cadette, assurément galvanisée par mon discours des plus émotifs. Marisa, prise de court par Valéria, se vautra presque sur la table en voyant, comme moi, la bouteille se suspendre dans les airs hors de sa portée.


- T'es pô marrante, Val'...

J'étouffai un rire. Si Valéria utilisait si bien ce pouvoir, elle le devait sûrement à l'impulsivité de sa sœur qui, à force de se manifester, dût la forcer à rendre cette faculté encore plus précise et forte que par le passé. Une sorte d'entraînement forcé destiné à colmater les bêtises produites par l'agitation de sa sœur. Et à cela s'ajoutait le travail à la ferme, très certainement rendu plus vivable en terme de gestes par les bienfaits de la télékinésie.
En premier lieu, le front plissé par la réflexion, l'adorable rouquine me servit le divin breuvage et je manquai d'exploser de joie. Là encore, aidée par le Cœur de pierre et sa retenue légendaire, je me contentai d'esquisser une mine ravie agrémentée par des yeux pétillants de joie. Sans oublier les remerciements appropriés, eux-mêmes associés à de vifs hochements de tête respectueux envers la fermière.
J'observai l’intéressée avant d'entreprendre de siroter goulûment ma boisson tant convoitée. Son soupir fatigué perça le silence et me fit frémir un court instant.


- Me voilà donc avec une deuxième pile électrique en guise de sœur...comme si j'avais vraiment besoin de ça.

Bouche-bée, je gardais les yeux rivés sur Valéria. Adoptée ! Youpi ! Sans doute aurais-je dû crier ma joie sous le toit de la chaumière, mais ne voulant guère vriller les tympans de mon entourage, je fis un effort colossal pour me résoudre à m'en abstenir. Je crevais d'envie de les cajoler toutes les idées au risque de les étouffer dans ma joie ! Au lieu de ça, je vidais ma boisson qui devint encore plus délicieuse que je ne l'aurais cru possible. A vrai dire, l'attitude des deux jumelles - de mes deux sœurs, pardon - envers moi rendait la boisson encore meilleure !
L’irrésistible goût de l'euphorie, de l'amour... et de la soif.


- Je... ne trouve plus les mots pour vous décrire l'intensité de mon bonheur ! fis-je en déposant soigneusement la coupelle sur la table. Vous êtes géniales et je ne vous remercierai jamais assez pour cet accueil chaleureux.

Une main sur le cœur, je pris sur moi pour ne pas couvrir la table d'une immense flaque de larmes. Non désireuse de devoir éponger la cuisine après un sinistre de cet ampleur, j'entrepris d'inspirer et d'expirer calmement l'air pour calmer cette remontée émotionnelle prête à exploser comme un ballon de baudruche gorgé d'eau. Pour parfaire ma retenue, j'écoutai simplement Valéria me donner son avis sur ma proposition faite sous le coup de l'émotion, hochant doucement la tête durant sa tirade.

- En tout cas ta sincérité et ton amitié me touchent beaucoup Ryanne, et bien que probablement fatiguant ça sera un véritable plaisir de t'avoir avec nous !

- Ouaaaiiiiiis ! Frangine Ryanne !

- Waaaaah- ?!

De nouveau propulsée comme la flèche d'une baliste, Marisa, mue par une joie partagée, me sauta dessus et me fit basculer en arrière. Tout comme ce fut le cas aux pieds des escaliers, je réceptionnai la petite sœur en la serrant dans mes bras. J'entendis le dossier de la chaise claquer contre le sol et sentis modérément l'onde de choc me cingler le dos.
C'était toujours moins douloureux que de se rétamer le front par terre.
En aidant Marisa à se relever juste avant de lui caresser affectueusement le dos à même le sol, je suivis le pas sans omettre de vérifier que la chaise ne s'était pas démontée à l'impact. Heureusement, ce n'était pas le cas. J'ébouriffai gentiment les cheveux de la cadette pour la taquiner un peu au passage.


- Contente de voir que mon relent de tendresse est partagé... avec toujours autant d'énergie ! L'avenir nous promet de bons moments ! Avec la fantastique cuisine de Valéria, ton entraînement que j'aie hâte de continuer et la vie à la ferme ! On va s'é-cla-ter ! m'exaltai-je en tenant Marisa par les mains et en les lui secouant avec ardeur.

- Bon, allez les filles. Finissez de manger, allez vous brosser les dents et au lit ! Comme je me doute que vous ne dormirez probablement pas de la nuit, autant y aller de bonne heure !

En mettant fin à mon euphorie, je promenai mon regard de Valéria à Marisa, en passant par l'ouverture qui menait aux escaliers. Pour sûr, je risquais d'avoir du mal à fermer l’œil après tout ça ! Néanmoins, je secouai la tête en adressant un sourire affable à ma grande sœur adoptive. Puis, après avoir libéré Marisa, j’entrepris de débarrasser la table pour facilité la tâche de Valéria.

- Entièrement d'accord, grand sœur. Mais avant, les bonnes manières et le profond respect que j'ai pour vous m'oblige à vous facilité la vie et vous délester joyeusement des corvées ! Même si l'usage de la télékinésie rend bien des services, j'imagine que ce don n'est pas de tout repos et que son utilisation peut entraîner des maux de tête ou une certaine fatigue psychique plus handicapante qu'une simple fatigue physique. Alors, comme convenu, j'aide ! m'exclamai-je toute guillerette. Et ensuite, j'obéirai aux ordres de l’aînée ! Comme ça va me chaaangeeeeer ! Et ne dites rien : tout cela me fait plaisir.

Ni une ni deux sans attendre les protestations ou l'acceptation des deux frangines, je m'occupai de la vaisselle et du rangement en fredonnant un air entraînant. Venir en aide pour les corvées des deux sœurs me permit de me familiariser avec les lieux. De quoi m'occuper et me fatiguer avant de sombrer dans les bras de Morphée... ou de discuter avec Marisa en essayant de se brosser les dents.
Dans tous les cas, j'allais la rejoindre une fois mon aide apportée. D'ailleurs je n'avais aucun idée de l'endroit où j'allais dormir. Une maison aussi modeste était-elle d'ôtée d'une chambre pour accueillir des invités ? Peu probable. Le sol irait tout aussi bien. Il serait plus confortable qu'une grosse branche au beau milieu d'une forêt habitée par des loups affamés, au moins.

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Lun Mai 30, 2016 5:38 pm

Ah, que c'est mignon l'innocence et la jeunesse se dit Valéria en voyant leur nouvelle soeur répondre à l'entrain envahissant de Marisa avec une ardeur similaire, mettant une fois de plus en avant la qualité de sa cuisine, arrachant un énième soupir amusé à l'aînée de tout ce petit bordel.
Puis, faisant preuve une fois de plus de sa bienveillance, Ryanne entreprit de l'aider à débarrasser. Tout d'abord prête à protester, l'adoptée se défendit en avançant que la télékinésie devait être bien fatigante tout de même à long terme, marquant un point de ce côté-là, avant d'ajouter qu'elle obéirait à ses ordres même si ça lui faisait plaisir de rendre service ainsi.

Au début tentée d'envoyer leur nouvelle frangine loin de la cuisine - d'une part parce qu'elle craignait un peu qu'elle ne finisse par démonter la moitié de la vaisselle à force de faire de grands gestes - Valéria finit plutôt par hausser les épaules, c'est vrai que ça la changerait un peu au moins...et puis comme ça, ça leur ferait prendre un peu des responsabilités, ça pouvait être bon pour elles. Oui, elles, parce que la fermière adressa un sourire à sa cadette naturelle.


"Merci Ryanne. Mari', tu files un coup de main à ta soeur ? Et ne cassez rien ou ça sera la fessée !"

La jeune paysanne passa successivement par des états émotionnels distincts. Tout d'abord un bref instant de stupeur, suivi peu après d'un sursaut de bonne humeur en entendant Val' désigner Ryanne comme leur soeur, l'intégrant pour de bon à la famille de cette façon, puis fit une moue craintive, presque plaintive même à l'idée de la fessée, avant d'éclater de rire et d'assister leur invitée "définitive", sachant pertinemment que son aînée ne le ferait pas.
Leur faisant confiance pour faire ce qu'elle avait demandé, la grande rouquine monta à l'étage, fouillant les autres pièces à la recherche d'un vieux matelas un minimum digne de ce nom qu'elle pourrait installer dans la chambre de Marisa pour que ses deux cadettes puissent rester ensemble cette nuit, bien qu'elle éprouve quelques doutes quant au fait qu'elles restent bien longtemps chacune sur leur lit.

Plus pénible à transporter, surtout en fin de journée, Valéria se servit de ses bras autant que ses pouvoirs pour déplacer le matelas qu'elle déposa à même le sol, à défaut de pouvoir faire mieux pour l'instant, et alla chercher un oreiller et une couverture, ainsi qu'un drap. Certains dataient d'un bon moment maintenant et étaient assez poussiéreux, mais après les avoir secoué un bon coup - toussant au passage après avoir soulevé un nuage presque opaque, qu'elle chassa d'une pensée - cela ferait l'affaire.
Elle laissera ensuite les deux gamines se brosser les dents et filer au lit d'elle-même, venant leur souhaiter la bonne nuit et de ne pas faire trop de bêtises pendant la nuit, sans trop y croire, et fila elle-même prendre une tentative de repos bien mérité après une telle journée.

Nul doute que sa petite vie tranquille et parfois assez difficile allait devenir très agitée. Entre l'humeur débordant de ses deux frangines désormais, Marisa qui grandissait, et Ryanne qui allait leur apprendre des trucs à la limite de la magie, avec ces explications à propos de la gravité, de l'énergie, de la méditation, et la concentration à maintenir et des flux d'airs, ou tout autre chose, le quotidien répétitif venait probablement de partir en vacances pour un looong moment...quoique cela ne soit pas vraiment pour lui déplaire.
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Ryanne Hilaris

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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Mer Juin 01, 2016 12:40 am


Je m'étais d'ores et déjà lancée dans les corvées pour parer à un éventuel refus courtois de la part de ma nouvelle grande sœur. Elle risquait fort de m'empêcher de la délester de ses tâches quotidiennes, à l'instar d'une mère habituée à se débrouiller seule. Bon, j'évitais quand même de courir dans tous les sens avec la vaisselle sale entre les mains. Ni même de m'envoler à travers la pièce pour me faciliter la tâche. Ce serait indéniablement vu d'un mauvais œil par Valéria... comme par mon Maître heureusement absent.
Bref, je passais devant la rouquine la plus âgée, les mains chargées comme une serveuse accomplie, en esquissant un sourire affable et satisfait !


- Merci Ryanne. Mari', tu files un coup de main à ta sœur ? Et ne cassez rien ou ça sera la fessée !

Je lançai une œillade à Marisa en émettant un petit rire innocent.
"Soeur". Bien que je l'eus proposé, ce statut me prit presque au dépourvu ! Je voyais cela comme une agréable confirmation et ça me réchauffait encore le cœur. Je n'avais aucun mal à me sentir chez moi, à partager ma bonne humeur avec un entourage récemment découvert mais devenu ô combien familier en un temps record. Finalement, l'attaque des loups dans les bois fut l'émergence d'un mal pour un bien. En choisissant d'éviter de sillonner les bois denses en volant, je m'étais fait deux inséparables membres d'une nouvelle famille ! Que demander de mieux ? Pleine d'euphorie, je travaillais de concert avec mon adorable petite sœur agitée. Avant cela, je pris le temps de saluer respectueusement Valéria qui entreprit de se retirer au premier étage de la maison.


- Nous rendrons la vaisselle plus luisante que jamais, grande sœur ! Parole d'Hilaris. Et je m’efforce de ne jamais mentir aux gens que j'aime, ajoutai-je en regardant gentiment Marisa avec un sourire complice.

Inutile de vous détailler le long moment passé à astiquer la vaisselle pour la rendre plus propre et plus lisse que naguère. Ce fut durant l’exécution de cette tâche en duo que j'entrepris d'expliquer calmement à Marisa le meilleur moyen de parvenir à acquérir une capacité de concentration hors paire propice à la capacité si convoitée de sillonner les cieux. Pour parfaire sa stabilité mentale - et donc son endurance en plein vol, je lui conseillai de visualiser les éléments les plus apaisants de son existence. Des choses mobiles, pas forcément statiques. De quoi attirer l’œil et l'esprit pour baigner dans un océan de calme idéal. L'image qui me vint à l'esprit en guise d'exemple fut la fameuse toupie exposée par Marisa dans sa chambre avant d'entamer le repas. Un objet chargé d'histoire. Rien de bien compliqué ou de technique jusque-là...
Bref. Après la vaisselle rangée, le brossage de dents éclair et les innombrables sujets de discussions lancés avec la cadette aussi volubile que moi, je me sentis rejoindre le pays des songes dans un matelas assez confortable, momifiée dans des draps fraîchement dépoussiérés. Bien entendu, je n'avais guère oublié de souhaiter une bonne nuit à Valéria sans omettre de la remercier chaleureusement pour sa gentillesse exemplaire. Mais peu de temps après, au beau milieu d'une énième causette à voix basse avec Marisa, le doux sommeil finit par m'emporter.

Les journées suivantes défilèrent rudement vite tant le rythme de travail et d'apprentissage fut draconien. Sous la tutelle de Valéria, j'appris une quantité impressionnante de choses sur la ferme et les innombrables procédures à suivre pour s'occuper des bêtes comme des récoltes. Entre-temps, par le biais des lègues de mon Maître, j'enseignai à mon heureuse disciple le chemin le plus court pour apprendre à voler. Même si la maîtrise d'un tel art viendrait avec le temps, je restais optimiste. Mon Maître ne m'avait guère fait part de tous les détails nécessaires à l'acquisition de cette technique peu banale. Il m'avait laissée mariner au beau milieu d'un brouillard pour que je puisse forger moi-même mes connaissances sur le sujet. J'évoluais dans la pratique avec une théorie à priori... vaseuse. Des mots simples comme "Concentration, Force d'esprit, et Volonté" qui muèrent en une lévitation travaillée dans le calme le plus total. Une fois un stade spécifique acquis, je mentionnai l'existence du Ki à Marisa, en évitant d'exposer cette faculté d'une façon aussi grossière que mon arrivée fracassante depuis les cieux suite à un atterrissage "raté" dés notre première rencontre.
En somme, le temps s'écoula en alternant le travail intensif à la ferme et les entraînements suivis par Marisa ! Avec de sympathiques moments de joie, de rire, de repas et de nuits de sommeil douillettes.

Cela dit, je ne pouvais pas rester indéfiniment dans les parages. Le temps ne jouait pas contre moi, mais je profitais allègrement des moments passés avec les jumelles. Alors, après avoir transmis mon savoir à ma disciple pleine d'entrain, je ressentis le besoin de voyager et de continuer à m'améliorer en suivant ma propre voie. Il me restait énormément de zones à explorer, de personnalités à découvrir... Raison pour laquelle je dus annoncer mon départ auprès de ma seconde famille, le cœur chargé d'un monticule d'émotions.
Ma lame nichée dans son fourreau, lui-même attaché à ma ceinture, et ma toge sur les épaules, je saluais les deux jumelles avec reconnaissance.


- Cette période passée à vos cotés fut l'une des plus plaisantes de mon existence ! Mais je ne peux pas rester plus longtemps parmi vous, mes sœurs. Valéria... Marisa... vous allez me manquer ! fis-je en les étreignant toutes les deux, les larmes aux yeux. Comme avec ma famille d'origine, je vais devoir vous laisser. Pour suivre les pas de Père et protéger les miens, je dois progresser. Néanmoins, je reviendrai vous rendre visite car désormais nous sommes liées ! m'exclamai-je en relâchant les deux jumelles, avant de river mes yeux mauves légèrement humidifiés sur Marisa. Continuez à voler et à vous perfectionner. Je suis sûre qu'à mon retour, vous serez bien plus douée que moi ! lui assurai-je avec sincérité avant de me tourner vers Valéria et lui attraper les mains. Votre endurance mérite toute ma considération. Vous êtes une perle irremplaçable au cœur beaucoup plus grand que votre champ. Veillez sur Marisa comme vous avez toujours si bien su le faire !

Puis je me détournai, essuyant discrètement les débuts de larmes qui se mirent à perler le long de mes joues d'un revers de manche. Il n'était pas question de masquer mes émotions avec le Cœur de pierre. Pas cette fois. Je ne ressentais aucune honte face à tant d'émotivité. Mais, non désireuse de les attrister elles-aussi, je fis un effort pour tourner la tête et les gratifier d'un grand sourire par dessus mon épaule.
Dos aux deux jumelles, je pris mon envol en m'élançant doucement vers l'horizon teinté d'une lueur orange propre au début de la matinée. J'espérais que le destin m’emmènerait dans un endroit aussi charmant et accueillant que la ferme de mes deux nouvelles sœurs.

_________________

----------- Level : 6 466 099 ; ?? kilis --------------
- Attaque = 1 397 830 / Défense = 696 596 / Vitesse = 1 848 283 / Magie = 1 692 762 / Résistance magique = 830 628 -
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MessageSujet: Re: Stranges people, stranges people everywhere ! [Pv Ryanne] [terminé]   Mer Juin 01, 2016 5:27 pm


Les jours suivant s'écoulèrent pour la petite famille récemment agrandie, avec son lot de soupirs amusés, de rires et de petits bobos. Ryanne faisait preuve d'un enthousiasme à toute épreuve et d'une bonne volonté très impressionnante qui redonnait un peu de baume au coeur à la pauvre fermière qui continuait elle-aussi à se remettre de la maladie de sa jeune soeur.
Cette dernière elle, se révéla encore plus énergique qu'à son habitude. Elle gagnait en entrain et en assurance jour après jour, en particulier sous la tutelle de la nouvelle adoptée, acceptant de passer des heures entières à essayer, encore et encore de défier la gravité, passant par les moments de réflexions, de relaxations...finissant le plus souvent par craquer et essayer de voler de gré ou de force, sautant même en battant des bras et en protestant vigoureusement. Cependant l'inutilité de ce genre de tentatives finissait par la calmer et elle recommençait à écouter sa nouvelle aînée.

Valéria elle, prenait toute cette histoire avec beaucoup plus de flegme. Lorsque l'aide de ses deux frangines lui permettaient de s'éloigner de ses champs, la rouquine en profitait généralement pour se reposer, mais quelques fois elle allait assister au cours elle aussi, faisant aisément le lien entre les explications de Ryanne et la façon dont elle pratiquait déjà sa télékinésie, mais se faisant se limita également à conserver sa ruse, et la développer. Cette histoire de...Ki ne lui parlait pas des masses en revanche, et elle n'avait pas le temps d'apprendre des notions abstraites contrairement à Marisa qui avait encore un esprit tout frais prêt à intégrer n'importe quoi.

Des jours et des jours passèrent ainsi, alternant les travaux, le repos et l'entraînement, le tout récompensé le soir par un repas si possible copieux. Les choses s'accélèrent un peu également lorsque la jeune fermière commença à quitter le sol grâce à sa propre volonté, s'extasia sous les applaudissements de sa famille. Ca y est, elle arrivait enfin à voler, pensait-elle.
Avant de découvrir que le plus difficile n'était pas de quitter le plancher des vaches, mais de le faire dans la direction que l'on souhaitait. Ce jour-là, le stock de pommades et de crèmes anti-bobo furent bien sollicité, à tel point qu'on hésita même - au moins pour la blague - d'en utiliser sur l'arbre qui avait...disons, réceptionné la petite paysanne volante.
Mais sitôt la migraine passée, et motivée par une bonne gorgée de lait frais, Marisa retournait s'exercer à toute heure de la journée, arrachant de nombreux soupirs à son aînée qui la voyait parfois passer dans une trajectoire incertaine par-dessus les champs. Cela dit, rien n'entamait sa détermination et, essai après essai, cette petite folle s'avéra fichue de réussir à contrôler à peu près son vol, la rendant plus infernale que jamais.
Fort heureusement, elle n'avait pas encore l'endurance pour s'élever longtemps...pour l'instant. Avec une telle volonté, il n'y avait pas à douter que la p'tite rouquine saurait bientôt pourchasser les oiseaux toute la journée s'il le faut.

Belle époque que voilà, mais toutes les bonnes choses ont une fin. Un jour, Ryanne finit par leur faire ses adieux. Elle avait ses propres rêves à accomplir, même si pendant un instant Valéria se demanda si cet au-revoir plein d'amour et de bonté n'allait pas se transformer en grand déluge tant ses deux cadettes paraissaient prêtes à exploser en larmes.
Mais les deux jeunes filles semblaient déterminées à rester fortes, à ne pas trop se mettre à pleurer devant l'autre. Touchées par sa gentillesse et son affection, les deux jumelles le lui rendirent bien, la complimentèrent sur sa patience et la bonne humeur qu'elle avait emporté avec elle, lui souhaitant de prendre soin d'elle et de réaliser ses rêves, mais surtout qu'elle serait toujours la bienvenue et qu'il y aurait toujours une petite place dans la chambre pour accueillir leur chère sœur.

Les deux rouquines sourirent à leur amie, lorsqu'elle s'envola vers de nouvelles aventures. La grande fermière songea que cela allait leur faire un peu vide d'un seul coup, elles étaient vite habituées à sa présence pourtant inattendue... Marisa elle, décida de combattre sa brève tristesse en prenant la voie des airs peu après également, choisissant de poursuivre avec deux fois plus d'ardeur son entraînement pour répondre aux attentes de son amie, survolant les champs ou essayant de zigzaguer dans les bois près de la ferme.
Valéria ne l'empêcha pas de poursuivre ses efforts, de toute façon elle en aurait été incapable, et l'encouragea au contraire en lui assurant qu'un jour elles se reverraient, et partiraient sans doute même à l'aventure ensemble. Cette perspective redonnait du courage de la bonne humeur à sa cadette, qu'il fallut très rapidement en fait brider en imposant des "heures de vol" précises car dans le cas contraire elle se serait entraînée toute la journée.
Il fallut débattre un bon moment et user de son autorité pour réussir à faire accepter ces créneaux d'entraînement à Marisa, les plaçant en fin de matinée pour éviter de s'exercer sous le zénith, et avant le repas du soir pour la mettre en appétit et lui faire dépenser son énergie. En revanche, la cadette parvint à négocier le droit de voler pour des petites taches quotidiennes. Cela les arrangeait bien en général d'ailleurs, car la bonne volonté de la fillette s'avérait bien pratique...
Ah, quelle gamine. Elle ne tenait vraiment pas en place.

Pour sa part, l'aînée n'était pas plus pressée que ça. De temps en temps elle aussi s'exerçait, souvent en compagnie de sa benjamine pour rendre cela plus sympa, mais surtout elle réfléchissait. Ryanne avait beau être très jeune, elle parcourait déjà le monde, à la poursuite de ses rêves et paraissait très heureuse...complètement folle aussi, certes, mais ce n'est qu'un détail. Cela lui faisait réfléchir à propos du destin de Marisa, et aussi du sien car elle ne doutait pas que sa version miniature s'élancerait un jour à son tour dans le ciel, et qu'il ne restera plus qu'elle pendant longtemps...
Enfin, pour l'instant, la fermière s'efforçait de savourer autant que possible les moments qu'elle passait encore avec sa diabolique et adorable petite soeur, dont les talents grandissants se faisaient également utiles pour aller chercher de l'eau fraîche ou faire la cueillette des fruits, sans parler de son aide lorsqu'il fallait réparer le toit. Et puis, c'était étrange mais...avec cette histoire de vol, de Ki et tout ça...Valéria avait le sentiment que sa toute petite frangine développait une force anormale. Encore une histoire improbable et irréelle qui allait bientôt prendre place à part entière dans leur vie, très certainement. En tout cas, Marisa ne semblait pas encore l'avoir remarqué mais se plaisait déjà à pouvoir assister plus efficacement son aînée dans les travaux physiques. Sur ce point, c'était indiscutable qu'elle était d'une incontestable utilité, lorsqu'elle parvenait à rester en place suffisamment longtemps.
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